L’Île-de-France est une région historique et administrative du
nord
de la France métropolitaine. C'est une
région très fortement peuplée qui représente à elle seule 18,5 % de la
population de la France métropolitaine ce qui en fait
la région la plus peuplée (11,6 millions d'habitants) et la plus
densément peuplée (966 hab./km²) de France.
Ses habitants sont appelés franciliens et franciliennes.
Elle est fortement centralisée sur l’agglomération de Paris qui s’étend
sur 20 % de
la surface régionale mais absorbe 90 % de sa population. L’aire urbaine
de Paris (qui
correspond à la notion de bassin d'emploi) recouvre quant à elle la
quasi-totalité
de la superficie de l'Île-de-France.
C'était sous l'Ancien Régime une province française relevant
directement de l'autorité du roi de France. Comme toutes les autres
provinces
françaises, sa reconnaissance officielle fut supprimée en 1789 lors de
l'instauration des départements.
L'Île-de-France retrouva à nouveau un statut officiel avec la loi de
décentralisation de 1982 impulsée
par Gaston Defferre. Aujourd'hui elle regroupe huit départements :
l’Essonne, les Hauts-de-Seine, Paris, la Seine-Saint-Denis, la
Seine-et-Marne, le Val-de-Marne,
le Val-d'Oise et les Yvelines.
Avec un PIB de 480 870 millions d'euros et un PIB/habitant de 42 712
euros, c'est sans
conteste la région
qui produit le plus de richesse en France. L'Île-de-France est
également un pôle européen de premier ordre, c'est la 2e région européenne en termes de PIB PPA 1,
juste derrière la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et
la 6e région d'Europe en
termes de PIB par habitant PPA2,
derrière la région métropolitaine de Prague en République tchèque mais
devant les Southern and Eastern (Dublin)
de la République d'Irlande.
Histoire
La région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois
Capétiens.
Son nom peut apparaître assez mystérieux, l'« île » de
France étant située en pleine terre. Il semble que ce nom désigne la
langue de terre délimitée par l’Oise, la Marne et la Seine3.
Une autre explication voit en « Île de France » une altération de « Liddle
Franke », c'est-à-dire « Petite France » en langue franque. Cette
région est en
effet une des terres d'enracinement du peuple des Francs,
depuis leur pénétration en Gaule, lors des grandes invasions. D'autres
expressions franques sont passées à la postérité: la devise royale
« Montjoie Saint Denis » provient du francique Mund Gawi (qui
signifie « protection du pays par la
grâce de Saint Denis »).
Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, cette province s'étendait vers le
nord et le
nord-est, englobant les pays du Soissonnais et du Laonnois, actuellement
situés dans l'Aisne,
ainsi que le Beauvaisis et le Valois,
actuellement situés dans l'Oise (Picardie),
mais était moins étendue vers l'est, excluant la Brie champenoise,
autour de Meaux,
rattachée à la Champagne. Vers le sud ses limites était sensiblement les
mêmes qu'aujourd'hui englobant le Gâtinais,
tandis que vers l'ouest, la limite avec la Normandie est restée
inchangée le long de la ligne de l'Epte. Elle
correspondait à une zone de gouvernement militaire qui ne coïncidait pas
complètement avec la zone d'intérêts économiques des corporations
marchandes de Paris. Par parenthèse, cette remarque historique vient
renforcer l'hypothèse d'une étymologie franque (liddle franke) du
nom "île de France", et en affaiblir l'hypothèse géo-fluviale.
Au XVIIe siècle, un nombre important d'habitants
vinrent coloniser la Nouvelle-France (Québec),
en particulier les fameuses « filles du Roy ».
Elle fut découpée, à la suite de la Révolution, en cinq
départements : Seine, Seine-et-Oise,
Seine-et-Marne, Oise et Aisne. La région fut reconstituée après 1945 à
partir
des trois premiers et la décentralisation administrative à partir de
1964, puis
politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces.
En 1965,
sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la
région
parisienne, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y
compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la
moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine,
la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne, très
urbanisée et
dont la population est la plus dense avec Paris (jusqu'à 20 000
habitants au kilomètre carré). Les départements du Val-d'Oise,
des Yvelines,
de l'Essonne et de Seine-et-Marne constituent la grande couronne, moins
dense et plus
rurale. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment
politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont
le Préfet avait presque autant de pouvoir que le Premier ministre.
Cette concurrence à la tête de la région
capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier
ministre de l'époque pour entreprendre
l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi,
en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur
d'aménagement et d'urbanisme
de la région de Paris (SDAURP), un document de planification
spatiale ambitieux, qui remodèle profondément le visage et le
fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express
Régional (RER) et création des villes nouvelles (Évry, Marne-la-Vallée,
Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines et Sénart).
Le district de la région parisienne est devenu la région
Île-de-France en 1976.
Emblèmes
Héraldique
|
Ce blason est le blason de l'Île-de-France historique et n'a aucune
reconnaissance administrative ; il n'est pas utilisé officiellement
puisque l'actuelle région Île-de-France n'a pas de blason officiel. Ce
blason est en fait celui de l'ancien domaine des rois de France. Il est
parfois remplacé par le blason dit de France ancien (d'azur
semé de fleurs de lys) comme le montre un timbre poste de vingt
francs émis le 1er mai 1943. Les fleurs de
lys des blasons dits de France et de France ancien figurent dans nombre de blasons des villes d'Île-de-France (Paris,
Saint-Denis, Montreuil, Cachan, Puteaux,
Juziers,
etc.). Les « armes de l'Île-de-France » historique se
blasonnent ainsi : d'azur à trois fleurs de lys d'or4
|
Identité
visuelle
Depuis sa création en 1976, l'Île-de-France a eu plusieurs logos. Le
premier d'entre eux était formé d'une rose stylisée vue de dessus,
bleue, blanche et rouge, représentant la région, les quatre pétales
extérieurs bleus représentant les départements de la grande couronne
(Essonne, Seine-et-Marne, Val-d'Oise et Yvelines),
les trois pétales extérieurs blancs les trois départements de la petite
couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne)
et le bouton rouge le département de Paris. Cette
rose est traversée par une ligne bleue et au dessus des mots « REGION »
en lettres bleues et « ILE-DE-FRANCE » en lettres blanches sur fond
bleu.
Ce logo a ensuite été légèrement modifié, faisant apparaitre un cadre
bleu à la place de la simple ligne, et transformant le texte en « MA
REGION C'EST » (sur deux lignes, toujours en bleus sur fond blanc) et
« l'ILE-DE-FRANCE » (en blanc sur fond bleu), avec sous le cadre la
mention « Conseil régional » en lettres bleues.
Le logo a été changé en 2000, pour un logo affichant une étoile à
huit branches orange dans un tourbillon bleu, surmontant la mention
« Région Île-de-France » en lettres bleues. L'étoile représente la
région et chaque pointe l'un de ses départements. Le tourbillon bleu
symbolise le dynamisme de la région.
Ce logo a été une nouvelle fois changé en 2005, pour le logo actuel,
reprenant l'étoile à huit branche, cette fois-ci rouge, suivi de la
mention « île de France », en rouge également.
Premier logo de la région Île-de-France (1976 - ?).
|
Troisième logo de la région Île-de-France (2000 - 2005).
|
Quatrième et actuel logo de la région Île-de-France (depuis 2005).
|
Géographie
La géographie de
l'Île-de-France est marquée, sur le plan physique,
par sa situation au centre d'un bassin sédimentaire, le bassin parisien,
au relief relativement plat, irrigué par
un fleuve navigable, la Seine dont les principaux affluents convergent
précisément dans cette région, par un climat tempéré et des sols
agricoles très fertiles, et sur le plan
économique, par la présence en son centre de Paris, capitale et
principale agglomération urbaine de la France.
Avec une superficie de 12 012 km², l'Île-de-France est l'une des plus
petites régions françaises, (la plus petite de la
France métropolitaine après la Corse et l'Alsace), mais de loin la plus
importante par sa population (11,7 millions d'habitants, soit près de
19 % de la population française) et par son produit intérieur brut :
28,6 % du
PIB total de la France métropolitaine (source: INSEE).
Concentrant les pouvoirs économiques, administratif et politique d'un
pays très centralisé, elle est au centre d'un réseau de communication
qui se ramifie en étoile autour de Paris.
Environnement
Le territoire de la région est très urbanisé malgré la fragmentation
éco-paysagère d'une grande partie du territoire (par les routes) et des
grandes vallées de la Seine, de la Marne, et de l'Oise (par
l'urbanisation). Elle possède de grands massifs
forestiers (285 000 ha dont 87 000 ha de forêt publique) et
de
nombreux grands parcs urbains qui ceinturent presque la région au sud et
au nord (massif des trois forêts). La région a cependant moins perdu de
biodiversité que certaines zones d'agriculture
intensive de surface équivalente plus au nord. Cette ceinture forme un
réservoir de biodiversité, principalement constitué du Vexin, des forêts
de Rambouillet et d'Yvelines, connectés par des vallées de l'Essonne et
certaines boucles de la Seine, repérés comme éléments du Réseau
écologique national.
Selon son Profil environnemental régional,
l'Île-de-France est du point de vue de la biodiversité dans une
situation moyenne à l'échelle du continent européen, plus riche que les
régions du Nord, mais moins que celles du sud. Un réseau relictuel et
fragile, à conforter de corridors biologiques a permis un minimum de
dispersions animales et végétales entre les
grands noyaux de nature (massifs forestiers,
zones humides) par la Carte des
corridors biologiques d'intérêt régional5.
La région est à 80 % constituée d'espaces naturels et ruraux, 20 % du
territoire étant construit. On y trouve 228 espèces d'oiseaux sur les
375 observables en France, 18 000 espèces d'insectes sur 35 200 les plus
facilement observables et 60 espèces de mammifères sur 121, ou encore
1 500 espèces de plantes sur 6 0006.
Géologie
En dehors des zones construites le long des rivières, les carrières
et les zones rocheuses exploitables sont encore nombreuses dans la
région
On trouve du gypse au Nord (Cormeilles-en-Parisis, butte de
Montmorency, monts de la
Goële, etc.), beaucoup de sablons notamment dans le Gâtinais et les
boucles de la Marne, de l'argile autour de la ville de Provins
(Seine-et-Marne) et dans le Mantois ainsi que du calcaire aux limites
champardennoises et le long du Loing.7
Relief
Le point culminant de la région d'Île-de-France, au sens
administratif, est situé à Neuilly-en-Vexin (Val-d'Oise)
sur les buttes de Rosne et culmine à 217 mètres. Le
point le plus bas est à 11 mètres à Port-Villez (Yvelines). L'altitude
moyenne est de 33 m (hauteur de l'hôtel de ville de Paris).
Le point le plus haut de la région historique, qui comprend des
terres hors de la région administrative actuelle (notamment dans
l'actuel département de l'Oise), est le mont Pagnotte, en forêt
d'Halatte au nord de Senlis qui culmine à 221 mètres.
La colline d'Élancourt (anciennement colline de la Revanche)
est plus haute avec ses 231 mètres, mais il s'agit d'une colline en
partie artificielle, élevée avec les remblais de construction de la
ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines : son
sommet n'est pas d'origine naturelle.
Le point culminant de Paris et de sa proche banlieue (départements
75, 92, 93, 94) se trouve dans la forêt de Meudon qui
culmine à 180 mètres.
Hydrographie
Le « drain » principal de l'Île-de-France est la Seine.
Presque tous les cours d'eau sont des affluents de celles-ci ou d'autres
rivières se jetant plus tard dans le fleuve. La présence de forêts
(Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau) mais aussi les
quelques hauteurs naturelles éparses déforment le cours des rivières en
de nombreuses boucles typiques de l'Île-de-France.
L'altitude du terrain totalement aléatoire (oscillant toujours entre 0
et 200 m) a laissé, souvent aux abords des boucles, des lacs et des
étangs aujourd'hui aménagés en bases de loisirs (Moisson-Mousseaux,
Cergy-Neuville, Villeneuve-Saint-Georges, etc.).
À l'ouest, l'Eure draine timidement dans sa vallée le sud des
Yvelines (rivières du Perray, de Guéville, etc.), et le pays Houdanais.
Climat
La région Île-de-France bénéficie d'un climat tempéré, modéré par des
influences océaniques. La température moyenne s'élève à 11 °C et les
précipitations moyennes à 600 mm.
Occupation des
sols
Malgré sa forte urbanisation, l'Île-de-France est majoritairement
rurale : sur ses 12 070 km², 45 % sont consacrés à l'agriculture (une
des plus productives de France) et 23 % à la forêt.
Parmi les plus importantes forêts de la région, on peut citer celles de
Fontainebleau, Rambouillet, Montmorency, Saint-Germain-en-Laye et
Sénart. Cependant, la progression de
l'urbanisation continue, année après année, de grignoter la surface
agricole qui a perdu mille kilomètres carrés au cours des cinquante
dernières années face à l'étalement urbain et aux développements des
infrastructures.
Transports
Tous les modes de transport sont
représentés en
Île-de-France, hormis le transport maritime (il existe cependant
quelques ports
fluviaux en proche banlieue parisienne). Malgré sa position un peu en
marge de la banane bleue européenne, l'Île-de-France et en
particulier l'agglomération parisienne dispose
d'atouts qui contribuent à en faire un pôle essentiel des transports
européens : poids économique de la région, position sur des axes de
circulation importants entre nord et sud de l'Union, qualité du réseau
existant (en particulier du réseau TGV qui
désormais la connecte à cinq pays européens), poids de Paris en tant que
centre touristique,
première ville mondiale pour les congrès...
Infrastructures
Plan schématique du boulevard périphérique de Paris (en rouge) et des
autres autoroutes de la Petite Couronne.
TGV Thalys en gare de Paris-Nord.
Réseau routier
Le réseau routier comporte environ huit cent kilomètres d'autoroutes
en Île-de-France. On distingue une dizaine de radiales : les principales
étant l'Autoroute du Soleil (Dijon, Lyon, Marseille),
du Nord (Lille), de Normandie (Rouen, Caen, Le Havre),
de l'Est (Reims, Nancy, Strasbourg),
et l'Aquitaine et l'Océane (Nantes, Bordeaux,
Rennes)
ainsi que des autoroutes concentriques : le périphérique entoure le
Paris historique, l'A 86, la proche banlieue et la Francilienne en cours
de bouclage est située à une dizaine de kilomètres plus à
l'extérieur.
Réseau
ferroviaire
Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus assurant
à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Chaque gare dessert à
la fois une portion de la banlieue et est point de départ de grandes
lignes vers les autres régions de France et l'étranger. Le réseau ferré
de l'agglomération parisienne comporte environ cinq cent gares et mille
cinq cent kilomètres de lignes pratiquement entièrement électrifiées en
25kv alternatif ou en 1500 V continu.
Réseau fluvial
L'Île-de-France dispose d'un réseau de 700 km de voies navigables8.
Mobilité
en Île-de-France
Un jour ouvré, on compte environ vingt-trois millions de déplacements
mécanisés en Île-de-France (soit deux tiers des déplacements). Plus de
la moitié de ceux-ci sont effectués par des véhicules privés (le parc
est supérieur à quatre millions de voitures) ou par des véhicules
utilitaires. Le solde est assuré par les transports en commun.
Le trafic routier a connu une forte croissance durant les années
1980, mais cette progression n'a pas été linéaire et tend à
ralentir depuis 1992, en particulier dans la zone agglomérée. Les
déplacements routiers demeurent prépondérants, mais les flux tendent à
se au fil du temps. Si les axes radiaux et le boulevard
périphérique voient leur fréquentation stagner voire diminuer, les axes
de rocade voient leur trafic augmenter, provoquant des phénomènes de
saturation chroniques, à l'exemple du tronc commun des autoroutes A4 et
A86 dans le Val-de-Marne.
Cette évolution est en relation avec le développement des emplois,
commerces et services en banlieue, alors que l'emploi régresse dans
Paris intra-muros, les transports en commun demeurant peu compétitifs
pour des déplacements en rocade9.
Vélo
Sur les vingt-trois millions de déplacements mécanisés quotidiens en
2001, la part modale du vélo reste faible représentant 1,31 % du total
avec 302 000 déplacements10.
Si cette part était en nette augmentation à Paris, elle reste stable
voire diminue dans les autres départements de la région11.
Transports en
commun
Les transports en commun de l'agglomération
parisienne offrent plusieurs modes de transports distincts. La ville de
Paris et sa proche banlieue sont accessibles par le métro, un système
ferroviaire où les stations sont très
proches. Au-delà des limites de la ville, l'Île-de-France est couverte
par les RER et les Transiliens,
créant un réseau ferroviaire étendu. L'offre est complétée localement
par un réseau extensif de lignes de bus et quelques tramways.
Les transports en commun d'Île-de-France sont exploités par plusieurs
sociétés suivant les lignes et les modes de transports :
- La RATP, entreprise
publique, exploite des modes de transports couvrant Paris et sa proche
banlieue (métro, bus, le RER A dans Paris, dans sa partie est et sur la
branche de Saint-Germain-en-Laye de sa partie ouest ainsi que le RER B
dans Paris et dans sa partie sud).
- La Société nationale
des chemins de fer français (SNCF), l'entreprise publique
ferroviaire nationale, exploite les trains de banlieue ainsi que les RER
C, D et E en totalité, le RER A sur les branches de Poissy et de Cergy -
Le Haut de sa partie ouest ainsi que le RER B dans sa partie nord.
- L'association Optile regroupe près d'une centaine d'entreprises
privées exploitant des
lignes de bus régulières, essentiellement en moyenne et grande banlieue.
Ces exploitants sont coordonnés par le STIF, qui assure
également le financement des transports en commun d'Île-de-France.
Trafic
ferroviaire grandes lignes
Environ mille trains de grandes lignes quittent chaque jour ouvré les
six grandes gares tête de ligne parisiennes. Ceux-ci desservent
l'essentiel des villes de France, ainsi que de nombreuses villes
d'Europe occidentale, trafic en augmentation avec l'ouverture de lignes à
grande vitesse en direction de la Grande-Bretagne, de la Belgique et de
l'Allemagne en particulier. La gare de Lyon se place en tête, suivie
des gares du Nord et Montparnasse.
Le développement du TGV a permis la création de liaisons directes
entre métropoles de Province, mais passant par le réseau francilien. La
réalisation de la LGV Interconnexion Est en 1994 a ainsi permis le
net développement des relations entre le Nord et le Sud-Est ou le grand
Ouest, mais ces liaisons profitent également à la région par la
présence de gares, permettant d'assurer un meilleur remplissage des
trains et un allègement de la charge des grandes gares parisiennes, pour
l'essentiel au bord de la saturation.
Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en 2004
toutes
gares confondues) s'est considérablement développé avec les TGV qui
partent
de la gare de Lyon, de la gare Montparnasse, de la gare du Nord et
depuis 2007 de la gare de Paris-Est. La gare Saint-Lazare est la
première
gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes)
alors que la gare du Nord est la première pour le
trafic.
Transport fluvial
Le transport fluvial de voyageurs demeure globalement marginal dans
la région, mais tend à progresser. Si le tourisme fluvial à Paris est
particulièrement développé, des croisières fluviales se créent
progressivement sur les autres cours d'eau d'Île-de-France, par exemple
sur l'Oise, ou sur les canaux8.
Un nouveau service régulier sur la Seine et la Marne, Voguéo,
accessible aux personnes titulaires d'un abonnement de transport, a été
inauguré en 2008.
Transport
aérien
Vue aérienne du complexe aéroportuaire de Paris-Charles de Gaulle.
Paris possède trois aéroports qui ont accueilli en 2005 plus de 78
millions de passagers et 1,86 millions de tonnes de fret. Paris-le
Bourget, historiquement le premier aéroport, trop proche du
centre-ville est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires. Orly créé
après la dernière guerre est
dédié au trafic intérieur épargné par les TGV et à la
desserte de l'Europe du Sud et de l'Afrique du Nord (25 millions de
passagers). L'aéroport Paris-Charles de Gaulle (54 millions passagers),
le plus récent (1974), reçoit
aujourd'hui l'essentiel du trafic international et du fret.
L'aéroport de Beauvais-Tillé (2 millions de passagers en 2005) qui
est bien plus éloigné, est utilisé par les
compagnies à bas coût desservant Paris.
L'Aéroport Paris Vatry,
spécialisé dans le fret aérien et également éloigné de la métropole,
reste, malgré une forte croissance de son trafic, un aéroport
relativement secondaire.
Transport
de marchandises
En 2006, 296 millions de tonnes de marchandises ont transité en
Île-de-France, soit environ 12 % du tonnage total transporté en France,
volume en hausse de 2 % par rapport à l'an 2000. Quatre catégories de
marchandises représentent à elles seules 90 % du total : les matériaux
de construction représentent 101 millions de tonnes soit 40 % du total,
suivis par les produits manufacturés et messageries avec 78 millions de
tonnes soit 31 %, les produits alimentaires avec vingt-deux millions de
tonnes soit 9 % et les produits agricoles avec vingt-et-un millions de
tonnes soit 8 % du total.
Près de la moitié des marchandises transportées ne quittent pas la
région, les courtes distances étant quasi exclusivement assurées par la
voie routière. Le rail est privilégié en revanche pour les plus longues
distances, la voie navigable étant très concentrée sur les échanges avec
la Haute-Normandie, qui représentent près de la moitié du tonnage
transporté, en particulier les ports de Rouen et du Havre, assurant
essentiellement le transport de matériaux de construction, et, dans une
bien moindre mesure, de combustible. La part du transport aérien se
monte à 2,2 millions de tonnes, assuré à 88 % par les deux principaux
aéroports parisiens. Les marchandises sont majoritairement échangées
avec les États-Unis d'Amérique et le Sud-Est asiatique12.
Transport routier
Le transport routier de marchandises domine largement dans la région,
avec plus de deux cent millions de tonnes transportées par la route en
2008. Les transports ferroviaires ou fluviaux n'en ont assuré que de dix
à quinze millions de tonnes chacun la même année13.
La part modale de la route atteignait alors 89,9 %, contre 5,4 % pour
la voie navigable et 4,8 % pour le rail14.
Transport
ferroviaire
Une BB
27000 tracte un train de céréales à Bobigny,
point le plus fréquenté de la ligne de Grande Ceinture.
Durant les années 1990, on compte chaque jour plus de cinq
cent convois de fret sur les lignes ferroviaires régionales,
transportant près de 240 000 tonnes de marchandises. Si la dimension de
l'agglomération peut expliquer les volumes constatés, c'est avant tout
la situation de carrefour de la région qui explique l'importance des
flux, majoritairement de transit. Ainsi, le trafic généré par la région
elle-même peut être évalué à 50 000 tonnes en moyenne quotidienne, pour
90 000 tonnes de flux inter-régionaux.
Les principaux flux observables relient le Nord au Sud-Est, ou les
produits lourds de l'industrie métallurgique dominent, et l'Est à Ouest
liant la Lorraine et l'Alsace à la basse-Seine et à la Bretagne.
D'autres flux de moindre importance existent, parfois orthogonaux, dont
la présence en Île-de-France s'explique pour partie par la médiocrité
des liaisons ferroviaires transversales, souvent mal équipées.
Si les axes radiaux Paris - Lille, Paris - Bruxelles, Paris -
Bordeaux et Paris - Le Havre sont les plus fréquentés, c'est la ligne de
Grande Ceinture,
particulièrement à l'Est de Paris, qui détient le record national pour
le trafic fret15.
Le transport ferroviaire de marchandises demeure relativement stable.
La part des marchandises importées dans la région représente environ le
double en volume des marchandises exportées, ce qui s'explique par les
besoins d'une importante population et la quasi-absence d'exportation de
matières premières ou de produits énergétiques ; la part du trafic
interne reste très faible16.
Le transport combiné, après une hausse jusqu'en 2001, est désormais
en recul. Il dépassait trois millions de tonnes en 200817.
Transport
fluvial
Paris est le premier
port fluvial de France avec un trafic de
vingt-et-un millions de tonnes en 2005 18.
Les installations du port sont échelonnées le long de la Seine et des
canaux de la Ville de Paris : le canal Saint-Denis et le canal de
l'Ourcq.
Les terminaux les plus importants sont le Port de Gennevilliers et le
Port de Bonneuil-sur-Marne19.
L'activité est gérée par le Port autonome de Paris. Le trafic est
constitué
majoritairement par les matériaux de construction (sable, gravier,
déblais) (15,8 Mt), suivi par les produits agricoles (1,7 Mt), les
combustibles (0,9 Mt) et les conteneurs (0,8 Mt).
Le trafic de marchandises par voie fluviale au port de Gennevilliers
demeure relativement stable, la part des marchandises importées dans la
région étant en moyenne le triple de celle des marchandises exportées.
Le transport de conteneurs est, lui, en augmentation rapide et
constante : il a été multiplié par quatre entre 2000 et 200720.
Transport
aérien
Le transport aérien de marchandises est quant à lui en augmentation
constante : il a doublé entre 1998 et 200821.
Enseignement
supérieur
Administration
Articles détaillés : Conseil régional
d'Île-de-France et Direction
régionale de l'Équipement de l'Île-de-France.
Le conseil régional administre la région Île-de-France. Il siège à
Paris, au 33
rue Barbet-de-Jouy dans le 7e arrondissement,
et est présidé depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon.
Ses 209 sièges sont répartis comme suit entre les listes22:
- Gauche : 132 élus
- PS et apparentés (PS): 60 élus,
groupe présidé par Jean-Paul Planchou.
- Les Verts : 28 élus, groupe présidé par Jean-Vincent Placé.
- Communiste, Alternative citoyenne Républicain et Parti de Gauche
(CACRPG) : 27 élus,
groupe présidé par Gabriel Massou.
- Radicaux de Gauche et Elus apparentés (RAGEAP): 9 élus, groupe
présidé par Jean Levain.
- Républicain, radical et citoyen (2RC): 8 élus, groupe présidé
par Guillaume
Vuilletet.
- Centre : 17 élus
- Démocrate et centriste : 17
élus, groupe présidé par Bernard Lehideux.
- Droite et centre-droit : 45 élus
- Majorité Présidentielle :
36 élus, groupe présidé par Roger Karoutchi.
- Centre et apparentés : 9 élus, groupe
présidé par Laurent Lafon.
- Extrême-droite : 15 élus
- Front national (FN) : 9
élus, groupe présidé par Marine
Le Pen jusqu'en février 2009 puis par Marie-Christine Arnautu23.
- Nationaux et indépendants (ex-FN) : 6 élus, groupe
présidé par Martine Lehideux.
Économie
La région parisienne, un des moteurs de l'économie mondiale: La
Défense (en fond), le plus grand centre d'affaire européen.
L'Île-de-France est un des principaux moteurs de l'économie mondiale.
En 2005 le PIB de l'Île-de-France calculé par INSEE était de 478,7
milliards d'euros (US$
595,3 milliards de dollars)24.
448,933 milliards €, i.e. 506,7 milliards $ US en taux de changes réels
(au taux officiel de l'OCDE pour 2003). Ainsi la région parisienne est
la plus importante région européenne par son PIB25.
Bien que sa population n'en fasse que la 20eme métropole mondiale, le
PIB de l'Île-de-France est le cinquième des grandes villes du monde
après l'aire métropolitaine de Tokyo, le Grand New York, Los
Angeles et Osaka.
Avec plus de 5,3 millions d'emplois, dont près de 84 % dans le
tertiaire26,
l'Île-de-France se caractérise par sa place prépondérante dans
l'économie nationale et par l'importance
du secteur tertiaire. De nombreux groupes nationaux ou internationaux
ont leur siège en
Île-de-France et la région représente 29 % de la valeur ajoutée brute du
pays (en 2002). Bien que réalisant
83% de sa valeur ajoutée dans les services, l'économie francilienne
reste extrêmement diversifiée par rapport aux autres villes de sa
taille. Bien que la région ait subi une forte désindustrialisation, elle
reste la première région industrielle française. L'agriculture, qui
occupe 45 % du territoire
régional (48 % hors Paris), dont les deux tiers sont consacrés aux
céréales,
est l'une des plus productives de France. L'Île-de-France est aussi une
destination touristique de premier plan.
L'économie
francilienne, une comparaison internationale
L'Île-de-France représente environ 29 % du PIB français, alors que sa
population ne représente qu'à peine 18,7 % de la population française
(recensement 2004). En 2002, Eurostat évaluait le PIB francilien à 4,5 %
du PIB total de l'Union européenne (à 25 membres)27,
alors que la région comporte moins de 2,45 % du total de la population
de l'UE à 25. En Europe, la seule métropole qui puisse se comparer à
Paris est Londres.
À titre de comparaison, Eurostat évaluait le PIB total du Grand
Londres en 2002 à 264 milliards d'euros. La région métropolitaine
londonienne est toutefois un peu plus large que le grand Londres ce qui
fausse un peu la comparaison (et les chiffres que l'on peut composer à
l'occasion donnent les deux métropoles au coude-à-coude). Les PIB de ces
deux régions métropolitaines dépassent largement ceux de toutes les
autres métropoles européennes, que ce soit la Randstad Holland, les
conurbations Rhin-Ruhr ou Rhin-Main, Bruxelles ou Berlin.
L'économie
francilienne par grands secteurs d'activité
L'économie francilienne est particulièrement diversifiée, à la
différence de Londres (marchés financiers) ou de Los Angeles (industrie
du cinéma et divertissement). L'industrie du tourisme, par exemple
(Paris est la première destination mondiale) emploie à peine 3,6 % des
franciliens en 199928:
sur de nombreux domaines, Paris est le premier ou l'un des tous
premiers centres mondiaux sans être totalement dépendant d'aucun.
D'ailleurs, si l'économie francilienne est essentiellement une économie
de services, sa base industrielle demeure très importante.
L'Île-de-France est toujours l'un des principaux centres de production
européen, qui a su préserver sa compétitivité en augmentant toujours
plus la part de la recherche dans son activité industrielle. Il n'en
demeure pas moins que l'Île-de-France est aujourd'hui surtout une région
de services de très haut de gamme, en particulier à destination des
entreprises.
Répartition
de l'emploi et la valeur ajoutée par grands secteurs d'activité
Emplois au 1er janvier 200629
| SECTEUR | EMPLOIS | % |
| Agriculture |
24 811 |
0,5 |
| Industrie et construction |
848 653 |
15,4 |
| dont industrie |
586 990 |
10,6 |
| dont construction |
261 663 |
4,7 |
| Services |
4 639 782 |
84,2 |
| dont commerce |
698 110 |
12,7 |
| dont services aux entreprises |
1 108 208 |
20,1 |
| dont services aux particuliers |
526 503 |
9,5 |
Valeur ajoutée en millions d'euros, valeur 2002
| Secteur |
Millions d'euros |
% |
| Agriculture |
750 |
0,2 % |
| Industrie |
67 250 |
17,0 % |
| Biens de consommation |
15 289 |
3,9 % |
| Construction |
12 678 |
3,2 % |
| Biens d’équipement |
11 216 |
2,8 % |
| Biens intermédiaires |
9 469 |
2,4 % |
| Énergie |
7 887 |
2,0 % |
| Automobile |
6 434 |
1,6 % |
| Agro-alimentaire |
4 377 |
1,1 % |
| Services |
328 225 |
82,8 % |
| Services aux entreprises |
100 686 |
25,4 % |
| Finance et immobilier |
74 775 |
18,9 % |
| Éducation, santé, administration |
63 971 |
16,1 % |
| Commerce |
34 996 |
8,8 % |
| Services aux particuliers |
31 842 |
8,1 % |
| Transports |
21 855 |
5,5 % |
Industrie
L'industrie emploie 650 000 personnes en Île-de-France, ce qui en
fait la première région industrielle française devant Rhône-Alpes.
Mais c'est en même temps, avec seulement 14 % des emplois dans
l'industrie, l'une des régions les moins industrialisées de France
(après Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon et Corse)) et
une région qui s'est fortement désindustrialisée depuis une vingtaine
d'année.
- Aéronautique, espace et industries de défense
Le secteur de l'aérospatial et des industries de défense emploie
72 000 salariés en Île-de-France (dont 36 000 emplois directs).
Plusieurs sociétés d'importance européenne y sont présentes, notamment
EADS, Thales, Dassault Aviation, Snecma, ESA, Alcatel,
Arianespace,
etc. avec des sites de production, des centres de recherche, des sièges
sociaux…
Le secteur de l'automobile en Île-de-France emploie 156 000 salariés
(dont 60 000 emplois directs et le solde en sous-traitance). Les deux
constructeurs nationaux sont présents et exploitent trois usines de
production parmi les plus importantes (Renault à Flins-sur-Seine, PSA à
Poissy et Aulnay-sous-Bois)
et plusieurs centres de recherche, dont le technocentre Renault de
Guyancourt et le centre PSA de Vélizy). La
plupart des équipementiers y sont également implantés, notamment
(Delphi, Valeo, Faurecia,
Johnson Controls Automotive Electronics, Bosch Braking System, Lear
Corporation, etc.) Le secteur de la recherche en
automobile emploie 17 500 personnes, dont 6 600 chercheurs, en
Île-de-France, soit 75 % du potentiel du secteur en France.
Depuis la 'découverte' de la radioactivité à Paris, le nucléaire est
un des secteurs où la recherche et l'industrie francilienne sont en
pointe. Le groupe Areva y a son siège social. Total, un autre leader
mondial de l'exploitation
d'énergie (non renouvelables) a également son siège
mondial en Île-de-France ainsi que de nombreux laboratoires de
recherche. EDF est également très fortement
implanté en Île-de-France.
- Sante, médecine et Bio-Tech
Services
Les 'services' constituent la majeure partie de l'emploi francilien.
Au 31 décembre 2004, l'INSEE recense 3 800 000 personnes travaillant
dans les services (71 % de l'emploi régional) auxquelles il faut ajouter
700 000 personnes travaillant dans les commerces (13 % de l'emploi
régional).
Au quotidien, ce sont près de 1,5 million de personnes qui
travaillent dans l'administration, l'action sociale ou l'éducation. De
grands groupes de services collectifs (électricité, téléphonie, eau,
etc.) à capitaux publics ou privés ont leur siège à Paris (EDF, Veolia,
France Telecom).
Les activités de conseil sont en très fort développement et la région
parisienne compte environ 500 000 emplois dans ce domaine. Les
principales entreprises mondiales sont présentes à Paris, y ayant
implanté leur siège européen ou un bureau. Les activités financières
(270 000 emplois), connaissent actuellement une réorganisation très
rapide. L'Île-de-France accueille le siège de grandes Banques mondiales
(BNP
Paribas, Société générale, Crédit agricole) et le siège d'Euronext. La
Bourse de Paris, par sa proximité
avec plus de 400 banques et institutions est considérée comme étant la 4e Bourse mondiale derrière Tokyo, New York et
Londres. De plus Paris accueille les bureaux de grandes banques comme
Lazard ou Goldman
Sachs.
- Services aux particuliers
Agriculture
L'agriculture couvre plus de 50 % du territoire régional, mais elle
n'occupe que 7 600 agriculteurs (0,5 % de la population active). La
Seine-et-Marne est de loin le département le plus agricole : il consacre
à l'agriculture 58 % de son territoire d'où provient 57 % de la
production de blé régionale.
La proximité d'un marché de onze millions de consommateurs, la
fertilité des sols, la technicité agricole, la mécanisation des
exploitations, le développement de la qualité, font que l'Île-de-France
demeure une grande région agricole.
La production agricole régionale couvre globalement plus de 20 % des
besoins du marché francilien, ce qui est très important. Outre les
grandes cultures, une caractéristique régionale est la permanence des
productions spécialisées péri-urbaines (plantes en pot, plantes à
massifs, roses coupées, plantes de pépinières, légumes et frais), bien
que celles-ci aient tendance à régresser sous la pression de
l'urbanisation, mais l'Île-de-France reste une des premières régions
horticoles de France. Les céréales et pois, parmi les meilleurs
rendements du pays, constituent, avec la betterave sucrière, l'essentiel
de la production. Les cultures maraîchères ou horticoles occupent 40 %
de la population active agricole. La production animale ne représente
que 8 % de la valeur de la production agricole francilienne.
L'industrie agro-alimentaire place l'Île-de-France au premier rang
des régions françaises pour son chiffre d'affaires (127 000 MF) et sa
valeur ajoutée (23 %). Elle compte 545 entreprises productrices
(Coca-Cola, LU, Panzani, etc.).
Les
entreprises implantées en Île-de-France
Géographie de l'emploi
francilien
- Pôles économiques
- pôle central: Paris
- pôles scientifiques et techniques régionaux d'échelle mondiale : La
Défense - Plateau de Saclay - Roissy - La Plaine Saint-Denis
- autres pôles scientifiques et techniques régionaux majeurs : Marché
de Rungis - Évry - Marne-la-Vallée
- Organisation régionale
- voir les Pôles de compétitivité
- voir les articles sur l'Agglomération parisienne et le Bassin
parisien
- voir le cadre régional du SDRIF
Répartition des
emplois par département
Chiffres du recensement au 1er janvier 200630.
| Département | Superficie en km² | Population | Nombre
d'emplois | Emplois par hectare | Actifs résidents | Emplois par actif résident |
| Paris |
105 |
2 181 400 |
1 741 000 |
165,8 |
1 177 800 |
1,52 |
| Seine-et-Marne (2) |
5 915 |
1 273 500 |
434 300 |
0,7 |
646 500 |
0,67 |
| Yvelines (2) |
2 285 |
1 395 800 |
544 500 |
2,4 |
690 500 |
0,79 |
| Essonne (2) |
1 804 |
1 198 300 |
429 000 |
2,4 |
597 800 |
0,72 |
| Hauts-de-Seine (1) |
176 |
1 536 100 |
900 000 |
51,1 |
796 900 |
1,13 |
| Seine-Saint-Denis (1) |
236 |
1 492 000 |
526 600 |
22,3 |
726 400 |
0,72 |
| Val-de-Marne (1) |
245 |
1 298 300 |
504 500 |
20,6 |
627 300 |
0,77 |
| Val-d'Oise (2) |
1 246 |
1 157 100 |
433 300 |
3,48 |
577 400 |
0,75 |
| (1) Petite couronne |
657 |
4 326 400 |
1 931 000 |
29,4 |
2 150 600 |
0,90 |
| (2) Grande couronne |
11 250 |
5 024 600 |
1 841 200 |
1,6 |
2 512 000 |
0,73 |
| Île-de-France |
12 012 |
11 532 400 |
5 513 200 |
4,6 |
5 870 600 |
0,94 |
Démographie
Avec 179 264 naissances et un excédent naturel de plus de 110 000
personnes en 2007, l'Île-de-France est une des régions d'Europe
démographiquement les plus dynamiques. À titre de comparaison, le nombre
des naissances est à peu près égal à celui des Pays-Bas dont la
population dépasse
les seize millions, et correspond à la moitié du chiffre enregistré
dans une Pologne de plus de trente-huit
millions d'habitants. L'Île-de-France a une densité de 978 hab/km² en
2009.
Évolution
de la population en
Île-de-France.
| 1801 | 1851 | 1861 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 |
| 1 353 000 |
2 239 925 |
2 819 275 |
3 141 960 |
3 316 387 |
3 726 318 |
3 934 522 |
4 126 870 |
4 365 879 |
4 735 799 |
| 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 |
| 4 960 529 |
5 335 595 |
5 682 768 |
6 146 374 |
6 705 746 |
6 785 913 |
6 597 930 |
7 317 228 |
8 470 015 |
9 248 931 |
| 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | - | - |
| 9 878 565 |
10 073 059 |
10 660 554 |
10 952 011 |
11 532 398 |
11 598 866 |
11 672 500 |
11 746 000 |
- |
- |
| Sources : IAURIF31 et INSEE32. |
Courbe d'évolution de la population en Île-de-France
Note: les points de population sont représentés plus fins à
partir de 2004 pour éviter qu'ils se touchent.
Tout au long du XIXe siècle la région d'Île-de-France connut une
croissance spectaculaire de sa population, liée surtout à l'attraction
qu'exerçait la ville de Paris sur les provinces. En 1911, Paris dont la
population constituait déjà l'essentiel de celle de l'Île-de-France
(2 833 351 sur 5 182 151), était la troisième ville la plus peuplée du
monde (après Londres 7 160 441 et New York 4 766 883, et avant Vienne
2 083 630 et Berlin 2 071 257).
Entre la Première Guerre mondiale et 1945, la population de
l'Île-de-France ralentit quelque peu, suite aux guerres, mais se
maintint malgré la dénatalité qui sévissait dans le pays.
De 1946 à 1975, la population de la région fit un bond de près de
50 %, cette période correspondant à celle du baby
boom et au maximum des migrations des provinces vers
l'Île-de-France. Les vingt-cinq ann&