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     Actualités régionales

Imbroglio juridique sur les trajectoires des avions atterrissant à Paris-CDG

Alors que les juges limitent de plus en plus les créneaux horaires de grands aéroports européens, celui de Paris-CDG est désormais au coeur d'un imbroglio juridique fragilisant les circuits d'approche des avions qui s'y posent. Selon des associations de riverains, le Conseil d'Etat a en effet émis...



Gas Natural Europe va alimenter en gaz des grands équipements en Ile-de-France

Le Syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Ile-de-France a attribué pour deux ans à Gas Natural Europe les deux lots les plus importants de son marché de fourniture de gaz pour les hôpitaux, établissements scolaires, installations sportives et ensembles de logements en Ile-de-France...



La SNCF va investir 1 milliard d'euros pour améliorer sensiblement son offre en région parisienne

Le contrat signé hier entre la SNCF et le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) vise à améliorer un service qui est loin de répondre aux attentes des usagers et des élus. Cet accord ouvre la voie à l'exploitation unifiée du réseau qu'empruntent les trains de banlieue de la région parisienne.



François Lamy : le bras droit de Martine Aubry ministre délégué chargé de la Ville

Le député maire de Palaiseau a su montrer une véritable capacité à donner du pouvoir aux élus locaux confrontés à une politique nationale.



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L'Île-de-France va aider les scénaristes

Une aide à l'écriture de scénarios, versée directement aux auteurs, va compléter le dispositif régional de soutien au cinéma.



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Le Grand Paris sème le trouble entre le PS et les écologistes

Le bras de fer engagé entre EELV et le Parti socialiste sur la tutelle du Grand Paris traduit de vraies divergences de vues. Les deux partenaires pourraient cependant se retrouver sur le volet logement du projet.



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 Ile de France X

L’Île-de-France est une région historique et administrative du nord de la France métropolitaine. C'est une région très fortement peuplée qui représente à elle seule 18,5 % de la population de la France métropolitaine ce qui en fait la région la plus peuplée (11,6 millions d'habitants) et la plus densément peuplée (966 hab./km²) de France. Ses habitants sont appelés franciliens et franciliennes. Elle est fortement centralisée sur l’agglomération de Paris qui s’étend sur 20 % de la surface régionale mais absorbe 90 % de sa population. L’aire urbaine de Paris (qui correspond à la notion de bassin d'emploi) recouvre quant à elle la quasi-totalité de la superficie de l'Île-de-France.

C'était sous l'Ancien Régime une province française relevant directement de l'autorité du roi de France. Comme toutes les autres provinces françaises, sa reconnaissance officielle fut supprimée en 1789 lors de l'instauration des départements. L'Île-de-France retrouva à nouveau un statut officiel avec la loi de décentralisation de 1982 impulsée par Gaston Defferre. Aujourd'hui elle regroupe huit départements : l’Essonne, les Hauts-de-Seine, Paris, la Seine-Saint-Denis, la Seine-et-Marne, le Val-de-Marne, le Val-d'Oise et les Yvelines.

Avec un PIB de 480 870 millions d'euros et un PIB/habitant de 42 712 euros, c'est sans conteste la région qui produit le plus de richesse en France. L'Île-de-France est également un pôle européen de premier ordre, c'est la 2e région européenne en termes de PIB PPA 1, juste derrière la Rhénanie-du-Nord-Westphalie et la 6e région d'Europe en termes de PIB par habitant PPA2, derrière la région métropolitaine de Prague en République tchèque mais devant les Southern and Eastern (Dublin) de la République d'Irlande.

Histoire

La région Île-de-France est née du domaine royal constitué depuis le Xe siècle par les rois Capétiens.

Son nom peut apparaître assez mystérieux, l'« île » de France étant située en pleine terre. Il semble que ce nom désigne la langue de terre délimitée par l’Oise, la Marne et la Seine3. Une autre explication voit en « Île de France » une altération de « Liddle Franke », c'est-à-dire « Petite France » en langue franque. Cette région est en effet une des terres d'enracinement du peuple des Francs, depuis leur pénétration en Gaule, lors des grandes invasions. D'autres expressions franques sont passées à la postérité: la devise royale « Montjoie Saint Denis » provient du francique Mund Gawi (qui signifie « protection du pays par la grâce de Saint Denis »).

Jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, cette province s'étendait vers le nord et le nord-est, englobant les pays du Soissonnais et du Laonnois, actuellement situés dans l'Aisne, ainsi que le Beauvaisis et le Valois, actuellement situés dans l'Oise (Picardie), mais était moins étendue vers l'est, excluant la Brie champenoise, autour de Meaux, rattachée à la Champagne. Vers le sud ses limites était sensiblement les mêmes qu'aujourd'hui englobant le Gâtinais, tandis que vers l'ouest, la limite avec la Normandie est restée inchangée le long de la ligne de l'Epte. Elle correspondait à une zone de gouvernement militaire qui ne coïncidait pas complètement avec la zone d'intérêts économiques des corporations marchandes de Paris. Par parenthèse, cette remarque historique vient renforcer l'hypothèse d'une étymologie franque (liddle franke) du nom "île de France", et en affaiblir l'hypothèse géo-fluviale.

Au XVIIe siècle, un nombre important d'habitants vinrent coloniser la Nouvelle-France (Québec), en particulier les fameuses « filles du Roy ».

Elle fut découpée, à la suite de la Révolution, en cinq départements : Seine, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise et Aisne. La région fut reconstituée après 1945 à partir des trois premiers et la décentralisation administrative à partir de 1964, puis politique en 1982 a consolidé les anciennes provinces. En 1965, sous l'action vigoureuse de Paul Delouvrier à la tête du district de la région parisienne, le nombre de départements a été porté de trois à huit, y compris Paris. L'un d'eux, celui de Seine-et-Marne, occupe près de la moitié de la superficie régionale. Autour de Paris, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne forment la petite couronne, très urbanisée et dont la population est la plus dense avec Paris (jusqu'à 20 000 habitants au kilomètre carré). Les départements du Val-d'Oise, des Yvelines, de l'Essonne et de Seine-et-Marne constituent la grande couronne, moins dense et plus rurale. L'objectif de cette réforme administrative était éminemment politique : il s'agissait de démanteler le département de la Seine, dont le Préfet avait presque autant de pouvoir que le Premier ministre. Cette concurrence à la tête de la région capitale était jugée néfaste par De Gaulle et Michel Debré, premier ministre de l'époque pour entreprendre l'aménagement de la région parisienne (« remettre de l'ordre »). Ainsi, en 1965, l'équipe de Delouvrier réalise le Schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme de la région de Paris (SDAURP), un document de planification spatiale ambitieux, qui remodèle profondément le visage et le fonctionnement de la région capitale : constitution d'un Réseau Express Régional (RER) et création des villes nouvelles (Évry, Marne-la-Vallée, Cergy-Pontoise, Saint-Quentin-en-Yvelines et Sénart).

Le district de la région parisienne est devenu la région Île-de-France en 1976.

Emblèmes

Héraldique


Ce blason est le blason de l'Île-de-France historique et n'a aucune reconnaissance administrative ; il n'est pas utilisé officiellement puisque l'actuelle région Île-de-France n'a pas de blason officiel. Ce blason est en fait celui de l'ancien domaine des rois de France. Il est parfois remplacé par le blason dit de France ancien (d'azur semé de fleurs de lys) comme le montre un timbre poste de vingt francs émis le 1er mai 1943. Les fleurs de lys des blasons dits de France et de France ancien figurent dans nombre de blasons des villes d'Île-de-France (Paris, Saint-Denis, Montreuil, Cachan, Puteaux, Juziers, etc.).

Les « armes de l'Île-de-France » historique se blasonnent ainsi : d'azur à trois fleurs de lys d'or4

Identité visuelle

Depuis sa création en 1976, l'Île-de-France a eu plusieurs logos. Le premier d'entre eux était formé d'une rose stylisée vue de dessus, bleue, blanche et rouge, représentant la région, les quatre pétales extérieurs bleus représentant les départements de la grande couronne (Essonne, Seine-et-Marne, Val-d'Oise et Yvelines), les trois pétales extérieurs blancs les trois départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne) et le bouton rouge le département de Paris. Cette rose est traversée par une ligne bleue et au dessus des mots « REGION » en lettres bleues et « ILE-DE-FRANCE » en lettres blanches sur fond bleu.

Ce logo a ensuite été légèrement modifié, faisant apparaitre un cadre bleu à la place de la simple ligne, et transformant le texte en « MA REGION C'EST » (sur deux lignes, toujours en bleus sur fond blanc) et « l'ILE-DE-FRANCE » (en blanc sur fond bleu), avec sous le cadre la mention « Conseil régional » en lettres bleues.

Le logo a été changé en 2000, pour un logo affichant une étoile à huit branches orange dans un tourbillon bleu, surmontant la mention « Région Île-de-France » en lettres bleues. L'étoile représente la région et chaque pointe l'un de ses départements. Le tourbillon bleu symbolise le dynamisme de la région.

Ce logo a été une nouvelle fois changé en 2005, pour le logo actuel, reprenant l'étoile à huit branche, cette fois-ci rouge, suivi de la mention « île de France », en rouge également.

 

Géographie

La géographie de l'Île-de-France est marquée, sur le plan physique, par sa situation au centre d'un bassin sédimentaire, le bassin parisien, au relief relativement plat, irrigué par un fleuve navigable, la Seine dont les principaux affluents convergent précisément dans cette région, par un climat tempéré et des sols agricoles très fertiles, et sur le plan économique, par la présence en son centre de Paris, capitale et principale agglomération urbaine de la France.

Avec une superficie de 12 012 km², l'Île-de-France est l'une des plus petites régions françaises, (la plus petite de la France métropolitaine après la Corse et l'Alsace), mais de loin la plus importante par sa population (11,7 millions d'habitants, soit près de 19 % de la population française) et par son produit intérieur brut : 28,6 % du PIB total de la France métropolitaine (source: INSEE).

Concentrant les pouvoirs économiques, administratif et politique d'un pays très centralisé, elle est au centre d'un réseau de communication qui se ramifie en étoile autour de Paris.

Environnement

Le territoire de la région est très urbanisé malgré la fragmentation éco-paysagère d'une grande partie du territoire (par les routes) et des grandes vallées de la Seine, de la Marne, et de l'Oise (par l'urbanisation). Elle possède de grands massifs forestiers (285 000 ha dont 87 000 ha de forêt publique) et de nombreux grands parcs urbains qui ceinturent presque la région au sud et au nord (massif des trois forêts). La région a cependant moins perdu de biodiversité que certaines zones d'agriculture intensive de surface équivalente plus au nord. Cette ceinture forme un réservoir de biodiversité, principalement constitué du Vexin, des forêts de Rambouillet et d'Yvelines, connectés par des vallées de l'Essonne et certaines boucles de la Seine, repérés comme éléments du Réseau écologique national.

Selon son Profil environnemental régional, l'Île-de-France est du point de vue de la biodiversité dans une situation moyenne à l'échelle du continent européen, plus riche que les régions du Nord, mais moins que celles du sud. Un réseau relictuel et fragile, à conforter de corridors biologiques a permis un minimum de dispersions animales et végétales entre les grands noyaux de nature (massifs forestiers, zones humides) par la Carte des corridors biologiques d'intérêt régional5. La région est à 80 % constituée d'espaces naturels et ruraux, 20 % du territoire étant construit. On y trouve 228 espèces d'oiseaux sur les 375 observables en France, 18 000 espèces d'insectes sur 35 200 les plus facilement observables et 60 espèces de mammifères sur 121, ou encore 1 500 espèces de plantes sur 6 0006.

Géologie

En dehors des zones construites le long des rivières, les carrières et les zones rocheuses exploitables sont encore nombreuses dans la région

On trouve du gypse au Nord (Cormeilles-en-Parisis, butte de Montmorency, monts de la Goële, etc.), beaucoup de sablons notamment dans le Gâtinais et les boucles de la Marne, de l'argile autour de la ville de Provins (Seine-et-Marne) et dans le Mantois ainsi que du calcaire aux limites champardennoises et le long du Loing.7

Relief

Le point culminant de la région d'Île-de-France, au sens administratif, est situé à Neuilly-en-Vexin (Val-d'Oise) sur les buttes de Rosne et culmine à 217 mètres. Le point le plus bas est à 11 mètres à Port-Villez (Yvelines). L'altitude moyenne est de 33 m (hauteur de l'hôtel de ville de Paris).

Le point le plus haut de la région historique, qui comprend des terres hors de la région administrative actuelle (notamment dans l'actuel département de l'Oise), est le mont Pagnotte, en forêt d'Halatte au nord de Senlis qui culmine à 221 mètres.

La colline d'Élancourt (anciennement colline de la Revanche) est plus haute avec ses 231 mètres, mais il s'agit d'une colline en partie artificielle, élevée avec les remblais de construction de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines : son sommet n'est pas d'origine naturelle.

Le point culminant de Paris et de sa proche banlieue (départements 75, 92, 93, 94) se trouve dans la forêt de Meudon qui culmine à 180 mètres.

Hydrographie

Le « drain » principal de l'Île-de-France est la Seine. Presque tous les cours d'eau sont des affluents de celles-ci ou d'autres rivières se jetant plus tard dans le fleuve. La présence de forêts (Saint-Germain-en-Laye, Fontainebleau) mais aussi les quelques hauteurs naturelles éparses déforment le cours des rivières en de nombreuses boucles typiques de l'Île-de-France.

L'altitude du terrain totalement aléatoire (oscillant toujours entre 0 et 200 m) a laissé, souvent aux abords des boucles, des lacs et des étangs aujourd'hui aménagés en bases de loisirs (Moisson-Mousseaux, Cergy-Neuville, Villeneuve-Saint-Georges, etc.).

À l'ouest, l'Eure draine timidement dans sa vallée le sud des Yvelines (rivières du Perray, de Guéville, etc.), et le pays Houdanais.

Climat

La région Île-de-France bénéficie d'un climat tempéré, modéré par des influences océaniques. La température moyenne s'élève à 11 °C et les précipitations moyennes à 600 mm.

Occupation des sols

Malgré sa forte urbanisation, l'Île-de-France est majoritairement rurale : sur ses 12 070 km², 45 % sont consacrés à l'agriculture (une des plus productives de France) et 23 % à la forêt. Parmi les plus importantes forêts de la région, on peut citer celles de Fontainebleau, Rambouillet, Montmorency, Saint-Germain-en-Laye et Sénart. Cependant, la progression de l'urbanisation continue, année après année, de grignoter la surface agricole qui a perdu mille kilomètres carrés au cours des cinquante dernières années face à l'étalement urbain et aux développements des infrastructures.

Transports

Tous les modes de transport sont représentés en Île-de-France, hormis le transport maritime (il existe cependant quelques ports fluviaux en proche banlieue parisienne). Malgré sa position un peu en marge de la banane bleue européenne, l'Île-de-France et en particulier l'agglomération parisienne dispose d'atouts qui contribuent à en faire un pôle essentiel des transports européens : poids économique de la région, position sur des axes de circulation importants entre nord et sud de l'Union, qualité du réseau existant (en particulier du réseau TGV qui désormais la connecte à cinq pays européens), poids de Paris en tant que centre touristique, première ville mondiale pour les congrès...

Infrastructures

Plan schématique du boulevard périphérique de Paris (en rouge) et des autres autoroutes de la Petite Couronne.
TGV Thalys en gare de Paris-Nord.

Réseau routier

Le réseau routier comporte environ huit cent kilomètres d'autoroutes en Île-de-France. On distingue une dizaine de radiales : les principales étant l'Autoroute du Soleil (Dijon, Lyon, Marseille), du Nord (Lille), de Normandie (Rouen, Caen, Le Havre), de l'Est (Reims, Nancy, Strasbourg), et l'Aquitaine et l'Océane (Nantes, Bordeaux, Rennes) ainsi que des autoroutes concentriques : le périphérique entoure le Paris historique, l'A 86, la proche banlieue et la Francilienne en cours de bouclage est située à une dizaine de kilomètres plus à l'extérieur.

Réseau ferroviaire

Paris dispose de six grandes gares de chemin de fer terminus assurant à la fois un trafic grandes lignes et banlieue. Chaque gare dessert à la fois une portion de la banlieue et est point de départ de grandes lignes vers les autres régions de France et l'étranger. Le réseau ferré de l'agglomération parisienne comporte environ cinq cent gares et mille cinq cent kilomètres de lignes pratiquement entièrement électrifiées en 25kv alternatif ou en 1500 V continu.

Réseau fluvial

L'Île-de-France dispose d'un réseau de 700 km de voies navigables8.

Mobilité en Île-de-France

Un jour ouvré, on compte environ vingt-trois millions de déplacements mécanisés en Île-de-France (soit deux tiers des déplacements). Plus de la moitié de ceux-ci sont effectués par des véhicules privés (le parc est supérieur à quatre millions de voitures) ou par des véhicules utilitaires. Le solde est assuré par les transports en commun.

Le trafic routier a connu une forte croissance durant les années 1980, mais cette progression n'a pas été linéaire et tend à ralentir depuis 1992, en particulier dans la zone agglomérée. Les déplacements routiers demeurent prépondérants, mais les flux tendent à se au fil du temps. Si les axes radiaux et le boulevard périphérique voient leur fréquentation stagner voire diminuer, les axes de rocade voient leur trafic augmenter, provoquant des phénomènes de saturation chroniques, à l'exemple du tronc commun des autoroutes A4 et A86 dans le Val-de-Marne. Cette évolution est en relation avec le développement des emplois, commerces et services en banlieue, alors que l'emploi régresse dans Paris intra-muros, les transports en commun demeurant peu compétitifs pour des déplacements en rocade9.

Vélo

Sur les vingt-trois millions de déplacements mécanisés quotidiens en 2001, la part modale du vélo reste faible représentant 1,31 % du total avec 302 000 déplacements10. Si cette part était en nette augmentation à Paris, elle reste stable voire diminue dans les autres départements de la région11.

Transports en commun

Les transports en commun de l'agglomération parisienne offrent plusieurs modes de transports distincts. La ville de Paris et sa proche banlieue sont accessibles par le métro, un système ferroviaire où les stations sont très proches. Au-delà des limites de la ville, l'Île-de-France est couverte par les RER et les Transiliens, créant un réseau ferroviaire étendu. L'offre est complétée localement par un réseau extensif de lignes de bus et quelques tramways.

Les transports en commun d'Île-de-France sont exploités par plusieurs sociétés suivant les lignes et les modes de transports :

  • La RATP, entreprise publique, exploite des modes de transports couvrant Paris et sa proche banlieue (métro, bus, le RER A dans Paris, dans sa partie est et sur la branche de Saint-Germain-en-Laye de sa partie ouest ainsi que le RER B dans Paris et dans sa partie sud).
  • La Société nationale des chemins de fer français (SNCF), l'entreprise publique ferroviaire nationale, exploite les trains de banlieue ainsi que les RER C, D et E en totalité, le RER A sur les branches de Poissy et de Cergy - Le Haut de sa partie ouest ainsi que le RER B dans sa partie nord.
  • L'association Optile regroupe près d'une centaine d'entreprises privées exploitant des lignes de bus régulières, essentiellement en moyenne et grande banlieue.

Ces exploitants sont coordonnés par le STIF, qui assure également le financement des transports en commun d'Île-de-France.

Trafic ferroviaire grandes lignes

Environ mille trains de grandes lignes quittent chaque jour ouvré les six grandes gares tête de ligne parisiennes. Ceux-ci desservent l'essentiel des villes de France, ainsi que de nombreuses villes d'Europe occidentale, trafic en augmentation avec l'ouverture de lignes à grande vitesse en direction de la Grande-Bretagne, de la Belgique et de l'Allemagne en particulier. La gare de Lyon se place en tête, suivie des gares du Nord et Montparnasse.

Le développement du TGV a permis la création de liaisons directes entre métropoles de Province, mais passant par le réseau francilien. La réalisation de la LGV Interconnexion Est en 1994 a ainsi permis le net développement des relations entre le Nord et le Sud-Est ou le grand Ouest, mais ces liaisons profitent également à la région par la présence de gares, permettant d'assurer un meilleur remplissage des trains et un allègement de la charge des grandes gares parisiennes, pour l'essentiel au bord de la saturation.

Le trafic grandes lignes (environ 50 millions de passagers en 2004 toutes gares confondues) s'est considérablement développé avec les TGV qui partent de la gare de Lyon, de la gare Montparnasse, de la gare du Nord et depuis 2007 de la gare de Paris-Est. La gare Saint-Lazare est la première gare pour le nombre de trains en partance (banlieue et grandes lignes) alors que la gare du Nord est la première pour le trafic.

Transport fluvial

Le transport fluvial de voyageurs demeure globalement marginal dans la région, mais tend à progresser. Si le tourisme fluvial à Paris est particulièrement développé, des croisières fluviales se créent progressivement sur les autres cours d'eau d'Île-de-France, par exemple sur l'Oise, ou sur les canaux8. Un nouveau service régulier sur la Seine et la Marne, Voguéo, accessible aux personnes titulaires d'un abonnement de transport, a été inauguré en 2008.

Transport aérien

Vue aérienne du complexe aéroportuaire de Paris-Charles de Gaulle.

Paris possède trois aéroports qui ont accueilli en 2005 plus de 78 millions de passagers et 1,86 millions de tonnes de fret. Paris-le Bourget, historiquement le premier aéroport, trop proche du centre-ville est aujourd'hui réservé à l'aviation d'affaires. Orly créé après la dernière guerre est dédié au trafic intérieur épargné par les TGV et à la desserte de l'Europe du Sud et de l'Afrique du Nord (25 millions de passagers). L'aéroport Paris-Charles de Gaulle (54 millions passagers), le plus récent (1974), reçoit aujourd'hui l'essentiel du trafic international et du fret.

L'aéroport de Beauvais-Tillé (2 millions de passagers en 2005) qui est bien plus éloigné, est utilisé par les compagnies à bas coût desservant Paris.

L'Aéroport Paris Vatry, spécialisé dans le fret aérien et également éloigné de la métropole, reste, malgré une forte croissance de son trafic, un aéroport relativement secondaire.

Transport de marchandises

En 2006, 296 millions de tonnes de marchandises ont transité en Île-de-France, soit environ 12 % du tonnage total transporté en France, volume en hausse de 2 % par rapport à l'an 2000. Quatre catégories de marchandises représentent à elles seules 90 % du total : les matériaux de construction représentent 101 millions de tonnes soit 40 % du total, suivis par les produits manufacturés et messageries avec 78 millions de tonnes soit 31 %, les produits alimentaires avec vingt-deux millions de tonnes soit 9 % et les produits agricoles avec vingt-et-un millions de tonnes soit 8 % du total.

Près de la moitié des marchandises transportées ne quittent pas la région, les courtes distances étant quasi exclusivement assurées par la voie routière. Le rail est privilégié en revanche pour les plus longues distances, la voie navigable étant très concentrée sur les échanges avec la Haute-Normandie, qui représentent près de la moitié du tonnage transporté, en particulier les ports de Rouen et du Havre, assurant essentiellement le transport de matériaux de construction, et, dans une bien moindre mesure, de combustible. La part du transport aérien se monte à 2,2 millions de tonnes, assuré à 88 % par les deux principaux aéroports parisiens. Les marchandises sont majoritairement échangées avec les États-Unis d'Amérique et le Sud-Est asiatique12.

Transport routier

Le transport routier de marchandises domine largement dans la région, avec plus de deux cent millions de tonnes transportées par la route en 2008. Les transports ferroviaires ou fluviaux n'en ont assuré que de dix à quinze millions de tonnes chacun la même année13. La part modale de la route atteignait alors 89,9 %, contre 5,4 % pour la voie navigable et 4,8 % pour le rail14.

Transport ferroviaire

Une BB 27000 tracte un train de céréales à Bobigny, point le plus fréquenté de la ligne de Grande Ceinture.

Durant les années 1990, on compte chaque jour plus de cinq cent convois de fret sur les lignes ferroviaires régionales, transportant près de 240 000 tonnes de marchandises. Si la dimension de l'agglomération peut expliquer les volumes constatés, c'est avant tout la situation de carrefour de la région qui explique l'importance des flux, majoritairement de transit. Ainsi, le trafic généré par la région elle-même peut être évalué à 50 000 tonnes en moyenne quotidienne, pour 90 000 tonnes de flux inter-régionaux.

Les principaux flux observables relient le Nord au Sud-Est, ou les produits lourds de l'industrie métallurgique dominent, et l'Est à Ouest liant la Lorraine et l'Alsace à la basse-Seine et à la Bretagne. D'autres flux de moindre importance existent, parfois orthogonaux, dont la présence en Île-de-France s'explique pour partie par la médiocrité des liaisons ferroviaires transversales, souvent mal équipées.

Si les axes radiaux Paris - Lille, Paris - Bruxelles, Paris - Bordeaux et Paris - Le Havre sont les plus fréquentés, c'est la ligne de Grande Ceinture, particulièrement à l'Est de Paris, qui détient le record national pour le trafic fret15.

Le transport ferroviaire de marchandises demeure relativement stable. La part des marchandises importées dans la région représente environ le double en volume des marchandises exportées, ce qui s'explique par les besoins d'une importante population et la quasi-absence d'exportation de matières premières ou de produits énergétiques ; la part du trafic interne reste très faible16.

Le transport combiné, après une hausse jusqu'en 2001, est désormais en recul. Il dépassait trois millions de tonnes en 200817.

Transport fluvial

Paris est le premier port fluvial de France avec un trafic de vingt-et-un millions de tonnes en 2005 18. Les installations du port sont échelonnées le long de la Seine et des canaux de la Ville de Paris : le canal Saint-Denis et le canal de l'Ourcq.

Les terminaux les plus importants sont le Port de Gennevilliers et le Port de Bonneuil-sur-Marne19. L'activité est gérée par le Port autonome de Paris. Le trafic est constitué majoritairement par les matériaux de construction (sable, gravier, déblais) (15,8 Mt), suivi par les produits agricoles (1,7 Mt), les combustibles (0,9 Mt) et les conteneurs (0,8 Mt).

Le trafic de marchandises par voie fluviale au port de Gennevilliers demeure relativement stable, la part des marchandises importées dans la région étant en moyenne le triple de celle des marchandises exportées. Le transport de conteneurs est, lui, en augmentation rapide et constante : il a été multiplié par quatre entre 2000 et 200720.

Transport aérien

Le transport aérien de marchandises est quant à lui en augmentation constante : il a doublé entre 1998 et 200821.

Enseignement supérieur

Administration

Articles détaillés : Conseil régional d'Île-de-France et Direction régionale de l'Équipement de l'Île-de-France.

Le conseil régional administre la région Île-de-France. Il siège à Paris, au 33 rue Barbet-de-Jouy dans le 7e arrondissement, et est présidé depuis 1998 par le socialiste Jean-Paul Huchon.

Ses 209 sièges sont répartis comme suit entre les listes22:

  • Gauche : 132 élus
    • PS et apparentés (PS): 60 élus, groupe présidé par Jean-Paul Planchou.
    • Les Verts : 28 élus, groupe présidé par Jean-Vincent Placé.
    • Communiste, Alternative citoyenne Républicain et Parti de Gauche (CACRPG) : 27 élus, groupe présidé par Gabriel Massou.
    • Radicaux de Gauche et Elus apparentés (RAGEAP): 9 élus, groupe présidé par Jean Levain.
    • Républicain, radical et citoyen (2RC): 8 élus, groupe présidé par Guillaume Vuilletet.
  • Centre : 17 élus
    • Démocrate et centriste : 17 élus, groupe présidé par Bernard Lehideux.
  • Droite et centre-droit : 45 élus
    • Majorité Présidentielle : 36 élus, groupe présidé par Roger Karoutchi.
    • Centre et apparentés : 9 élus, groupe présidé par Laurent Lafon.
  • Extrême-droite : 15 élus
    • Front national (FN) : 9 élus, groupe présidé par Marine Le Pen jusqu'en février 2009 puis par Marie-Christine Arnautu23.
    • Nationaux et indépendants (ex-FN) : 6 élus, groupe présidé par Martine Lehideux.

Économie

La région parisienne, un des moteurs de l'économie mondiale: La Défense (en fond), le plus grand centre d'affaire européen.

L'Île-de-France est un des principaux moteurs de l'économie mondiale. En 2005 le PIB de l'Île-de-France calculé par INSEE était de 478,7 milliards d'euros (US$ 595,3 milliards de dollars)24. 448,933 milliards €, i.e. 506,7 milliards $ US en taux de changes réels (au taux officiel de l'OCDE pour 2003). Ainsi la région parisienne est la plus importante région européenne par son PIB25. Bien que sa population n'en fasse que la 20eme métropole mondiale, le PIB de l'Île-de-France est le cinquième des grandes villes du monde après l'aire métropolitaine de Tokyo, le Grand New York, Los Angeles et Osaka.

Avec plus de 5,3 millions d'emplois, dont près de 84 % dans le tertiaire26, l'Île-de-France se caractérise par sa place prépondérante dans l'économie nationale et par l'importance du secteur tertiaire. De nombreux groupes nationaux ou internationaux ont leur siège en Île-de-France et la région représente 29 % de la valeur ajoutée brute du pays (en 2002). Bien que réalisant 83% de sa valeur ajoutée dans les services, l'économie francilienne reste extrêmement diversifiée par rapport aux autres villes de sa taille. Bien que la région ait subi une forte désindustrialisation, elle reste la première région industrielle française. L'agriculture, qui occupe 45 % du territoire régional (48 % hors Paris), dont les deux tiers sont consacrés aux céréales, est l'une des plus productives de France. L'Île-de-France est aussi une destination touristique de premier plan.

L'économie francilienne, une comparaison internationale

L'Île-de-France représente environ 29 % du PIB français, alors que sa population ne représente qu'à peine 18,7 % de la population française (recensement 2004). En 2002, Eurostat évaluait le PIB francilien à 4,5 % du PIB total de l'Union européenne (à 25 membres)27, alors que la région comporte moins de 2,45 % du total de la population de l'UE à 25. En Europe, la seule métropole qui puisse se comparer à Paris est Londres. À titre de comparaison, Eurostat évaluait le PIB total du Grand Londres en 2002 à 264 milliards d'euros. La région métropolitaine londonienne est toutefois un peu plus large que le grand Londres ce qui fausse un peu la comparaison (et les chiffres que l'on peut composer à l'occasion donnent les deux métropoles au coude-à-coude). Les PIB de ces deux régions métropolitaines dépassent largement ceux de toutes les autres métropoles européennes, que ce soit la Randstad Holland, les conurbations Rhin-Ruhr ou Rhin-Main, Bruxelles ou Berlin.

L'économie francilienne par grands secteurs d'activité

L'économie francilienne est particulièrement diversifiée, à la différence de Londres (marchés financiers) ou de Los Angeles (industrie du cinéma et divertissement). L'industrie du tourisme, par exemple (Paris est la première destination mondiale) emploie à peine 3,6 % des franciliens en 199928: sur de nombreux domaines, Paris est le premier ou l'un des tous premiers centres mondiaux sans être totalement dépendant d'aucun. D'ailleurs, si l'économie francilienne est essentiellement une économie de services, sa base industrielle demeure très importante. L'Île-de-France est toujours l'un des principaux centres de production européen, qui a su préserver sa compétitivité en augmentant toujours plus la part de la recherche dans son activité industrielle. Il n'en demeure pas moins que l'Île-de-France est aujourd'hui surtout une région de services de très haut de gamme, en particulier à destination des entreprises.

Répartition de l'emploi et la valeur ajoutée par grands secteurs d'activité

Emplois au 1er janvier 200629

SECTEUR EMPLOIS %
Agriculture 24 811 0,5
Industrie et construction 848 653 15,4
dont industrie 586 990 10,6
dont construction 261 663 4,7
Services 4 639 782 84,2
dont commerce 698 110 12,7
dont services aux entreprises 1 108 208 20,1
dont services aux particuliers 526 503 9,5

 

Valeur ajoutée en millions d'euros, valeur 2002
Secteur Millions d'euros %
Agriculture 750 0,2 %
Industrie 67 250 17,0 %
Biens de consommation 15 289 3,9 %
Construction 12 678 3,2 %
Biens d’équipement 11 216 2,8 %
Biens intermédiaires 9 469 2,4 %
Énergie 7 887 2,0 %
Automobile 6 434 1,6 %
Agro-alimentaire 4 377 1,1 %
Services 328 225 82,8 %
Services aux entreprises 100 686 25,4 %
Finance et immobilier 74 775 18,9 %
Éducation, santé, administration 63 971 16,1 %
Commerce 34 996 8,8 %
Services aux particuliers 31 842 8,1 %
Transports 21 855 5,5 %

Industrie

L'industrie emploie 650 000 personnes en Île-de-France, ce qui en fait la première région industrielle française devant Rhône-Alpes. Mais c'est en même temps, avec seulement 14 % des emplois dans l'industrie, l'une des régions les moins industrialisées de France (après Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon et Corse)) et une région qui s'est fortement désindustrialisée depuis une vingtaine d'année.

  • Aéronautique, espace et industries de défense

Le secteur de l'aérospatial et des industries de défense emploie 72 000 salariés en Île-de-France (dont 36 000 emplois directs). Plusieurs sociétés d'importance européenne y sont présentes, notamment EADS, Thales, Dassault Aviation, Snecma, ESA, Alcatel, Arianespace, etc. avec des sites de production, des centres de recherche, des sièges sociaux…

  • Automobile

Le secteur de l'automobile en Île-de-France emploie 156 000 salariés (dont 60 000 emplois directs et le solde en sous-traitance). Les deux constructeurs nationaux sont présents et exploitent trois usines de production parmi les plus importantes (Renault à Flins-sur-Seine, PSA à Poissy et Aulnay-sous-Bois) et plusieurs centres de recherche, dont le technocentre Renault de Guyancourt et le centre PSA de Vélizy). La plupart des équipementiers y sont également implantés, notamment (Delphi, Valeo, Faurecia, Johnson Controls Automotive Electronics, Bosch Braking System, Lear Corporation, etc.) Le secteur de la recherche en automobile emploie 17 500 personnes, dont 6 600 chercheurs, en Île-de-France, soit 75 % du potentiel du secteur en France.

  • Energie

Depuis la 'découverte' de la radioactivité à Paris, le nucléaire est un des secteurs où la recherche et l'industrie francilienne sont en pointe. Le groupe Areva y a son siège social. Total, un autre leader mondial de l'exploitation d'énergie (non renouvelables) a également son siège mondial en Île-de-France ainsi que de nombreux laboratoires de recherche. EDF est également très fortement implanté en Île-de-France.

  • Nouvelles technologies
  • Sante, médecine et Bio-Tech
  • Pour en savoir plus

Services

Les 'services' constituent la majeure partie de l'emploi francilien. Au 31 décembre 2004, l'INSEE recense 3 800 000 personnes travaillant dans les services (71 % de l'emploi régional) auxquelles il faut ajouter 700 000 personnes travaillant dans les commerces (13 % de l'emploi régional).

  • Services collectifs

Au quotidien, ce sont près de 1,5 million de personnes qui travaillent dans l'administration, l'action sociale ou l'éducation. De grands groupes de services collectifs (électricité, téléphonie, eau, etc.) à capitaux publics ou privés ont leur siège à Paris (EDF, Veolia, France Telecom).

  • Services aux entreprises

Les activités de conseil sont en très fort développement et la région parisienne compte environ 500 000 emplois dans ce domaine. Les principales entreprises mondiales sont présentes à Paris, y ayant implanté leur siège européen ou un bureau. Les activités financières (270 000 emplois), connaissent actuellement une réorganisation très rapide. L'Île-de-France accueille le siège de grandes Banques mondiales (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole) et le siège d'Euronext. La Bourse de Paris, par sa proximité avec plus de 400 banques et institutions est considérée comme étant la 4e Bourse mondiale derrière Tokyo, New York et Londres. De plus Paris accueille les bureaux de grandes banques comme Lazard ou Goldman Sachs.

  • Services aux particuliers

Agriculture

L'agriculture couvre plus de 50 % du territoire régional, mais elle n'occupe que 7 600 agriculteurs (0,5 % de la population active). La Seine-et-Marne est de loin le département le plus agricole : il consacre à l'agriculture 58 % de son territoire d'où provient 57 % de la production de blé régionale.

La proximité d'un marché de onze millions de consommateurs, la fertilité des sols, la technicité agricole, la mécanisation des exploitations, le développement de la qualité, font que l'Île-de-France demeure une grande région agricole.

La production agricole régionale couvre globalement plus de 20 % des besoins du marché francilien, ce qui est très important. Outre les grandes cultures, une caractéristique régionale est la permanence des productions spécialisées péri-urbaines (plantes en pot, plantes à massifs, roses coupées, plantes de pépinières, légumes et frais), bien que celles-ci aient tendance à régresser sous la pression de l'urbanisation, mais l'Île-de-France reste une des premières régions horticoles de France. Les céréales et pois, parmi les meilleurs rendements du pays, constituent, avec la betterave sucrière, l'essentiel de la production. Les cultures maraîchères ou horticoles occupent 40 % de la population active agricole. La production animale ne représente que 8 % de la valeur de la production agricole francilienne.

L'industrie agro-alimentaire place l'Île-de-France au premier rang des régions françaises pour son chiffre d'affaires (127 000 MF) et sa valeur ajoutée (23 %). Elle compte 545 entreprises productrices (Coca-Cola, LU, Panzani, etc.).

Les entreprises implantées en Île-de-France

Géographie de l'emploi francilien

  • Pôles économiques
    • pôle central: Paris
    • pôles scientifiques et techniques régionaux d'échelle mondiale : La Défense - Plateau de Saclay - Roissy - La Plaine Saint-Denis
    • autres pôles scientifiques et techniques régionaux majeurs : Marché de Rungis - Évry - Marne-la-Vallée
  • Organisation régionale
    • voir les Pôles de compétitivité
    • voir les articles sur l'Agglomération parisienne et le Bassin parisien
    • voir le cadre régional du SDRIF

Répartition des emplois par département

Chiffres du recensement au 1er janvier 200630.

Département Superficie
en km²
Population Nombre d'emplois Emplois
par hectare
Actifs résidents Emplois
par actif résident
Paris 105 2 181 400 1 741 000 165,8 1 177 800 1,52
Seine-et-Marne (2) 5 915 1 273 500 434 300 0,7 646 500 0,67
Yvelines (2) 2 285 1 395 800 544 500 2,4 690 500 0,79
Essonne (2) 1 804 1 198 300 429 000 2,4 597 800 0,72
Hauts-de-Seine (1) 176 1 536 100 900 000 51,1 796 900 1,13
Seine-Saint-Denis (1) 236 1 492 000 526 600 22,3 726 400 0,72
Val-de-Marne (1) 245 1 298 300 504 500 20,6 627 300 0,77
Val-d'Oise (2) 1 246 1 157 100 433 300 3,48 577 400 0,75
(1) Petite couronne 657 4 326 400 1 931 000 29,4 2 150 600 0,90
(2) Grande couronne 11 250 5 024 600 1 841 200 1,6 2 512 000 0,73
Île-de-France 12 012 11 532 400 5 513 200 4,6 5 870 600 0,94

Démographie

Avec 179 264 naissances et un excédent naturel de plus de 110 000 personnes en 2007, l'Île-de-France est une des régions d'Europe démographiquement les plus dynamiques. À titre de comparaison, le nombre des naissances est à peu près égal à celui des Pays-Bas dont la population dépasse les seize millions, et correspond à la moitié du chiffre enregistré dans une Pologne de plus de trente-huit millions d'habitants. L'Île-de-France a une densité de 978 hab/km² en 2009.

Évolution de la population en Île-de-France.
1801 1851 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 353 000 2 239 925 2 819 275 3 141 960 3 316 387 3 726 318 3 934 522 4 126 870 4 365 879 4 735 799
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
4 960 529 5 335 595 5 682 768 6 146 374 6 705 746 6 785 913 6 597 930 7 317 228 8 470 015 9 248 931
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 - -
9 878 565 10 073 059 10 660 554 10 952 011 11 532 398 11 598 866 11 672 500 11 746 000 - -
Sources : IAURIF31 et INSEE32.

 

Courbe d'évolution de la population en Île-de-France

Note: les points de population sont représentés plus fins à partir de 2004 pour éviter qu'ils se touchent.

Tout au long du XIXe siècle la région d'Île-de-France connut une croissance spectaculaire de sa population, liée surtout à l'attraction qu'exerçait la ville de Paris sur les provinces. En 1911, Paris dont la population constituait déjà l'essentiel de celle de l'Île-de-France (2 833 351 sur 5 182 151), était la troisième ville la plus peuplée du monde (après Londres 7 160 441 et New York 4 766 883, et avant Vienne 2 083 630 et Berlin 2 071 257).

Entre la Première Guerre mondiale et 1945, la population de l'Île-de-France ralentit quelque peu, suite aux guerres, mais se maintint malgré la dénatalité qui sévissait dans le pays.

De 1946 à 1975, la population de la région fit un bond de près de 50 %, cette période correspondant à celle du baby boom et au maximum des migrations des provinces vers l'Île-de-France. Les vingt-cinq ann&

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