Le département d'Eure-et-Loir est un département français.
C'est l'un des
six départements formant la région Centre et son chef-lieu départemental
est Chartres.
Il tire son nom des deux principales rivières qui le traversent,
l'Eure, affluent de la Seine, et le
Loir, affluent de la Sarthe2.
L'Insee et la Poste lui attribuent le code 28.
Histoire
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790
en
application de la loi du 22 décembre 1789, à
partir, principalement, de parties des anciennes provinces de
l'Orléanais (Beauce) et du Maine (Perche), mais aussi de l'Île-de-France
(Drouais,
Thimerais, Vallée de l'Avre, Hurepoix).
L’actuel département d'Eure-et-Loir correspond à la partie centrale
du territoire des Carnutes dont Chartres était la capitale, sous le
nom d’Autricum.
Les Carnutes sont célèbres surtout pour leur lien, réel ou présumé, à
la religion gauloise.
C'est en un locus consecratus, dans la mythique « forêt des
Carnutes », que les druides auraient tenu leur réunion annuelle. Au nord
du département, le peuple gaulois des Durocasses avaient pour capitale
Dreux.
Au Moyen Âge, le territoire actuel du département est dominé par
la ville de Chartres. Elle se développe grâce à la culture des riches
terres de Beauce (marché au blé) et à sa vocation religieuse due
notamment à la présence de la relique du Voile de la Vierge (don de
Charles-le-Chauve en
876). Sur l'impulsion de Fulbert de Chartres, elle sera le berceau d'une
renaissance intellectuelle avec
la fondation de l'École de Chartres. Au nord, Dreux, la vallée de l'Avre
et le Thimerais, de même que le Comté du Perche à l'ouest, constituent
des postes avancés
des rois de France face aux ducs de Normandie. Les terres
d'Eure-et-Loir, par leur intérêt stratégiques, sont donc très tôt
ancrées dans la mouvance capétienne et progressivement rattachées aux
anciennes provinces de l'Orléanais et
de l'Île-de-France.
Durant la guerre de Cent Ans, le territoire du
département est au centre de plusieurs conflits, en raison de sa
proximité avec Paris et Orléans. Le traité de Brétigny, qui met fin
provisoirement à la guerre y sera signé près de Chartres.
À partir de la Renaissance,
l'Eure-et-Loir devient également une région prisée par les rois de
France pour y installer leurs favorites : Diane de Poitiers (Anet), puis
Madame de Maintenon ou encore la marquise de Pompadour (Crécy-Couvé).
Le département est également marqué par la présence de Maximilien de
Béthune,
duc de Sully, décédé en son château de Villebon et inhumé à
Nogent-le-Rotrou.
À la Révolution, il est dans un premier
temps envisagé de créer un département beauceron. La Beauce a en effet
l'avantage de n'avoir jamais été une province sous l'Ancien Régime. Sa
dimension essentiellement géographique et non politique s'inscrivait
donc parfaitement dans l'idéologie révolutionnaire. Ce projet est mis en
échec principalement par la volonté du roi de ne pas voir dispersées en
un nombre trop important de départements ses possessions franciliennes.
La création du département dans sa configuration actuelle tient
également aux résistances des terres du Thimerais et du Drouais à se
voir agrégées à celles de l'ancienne Normandie et à l'impossibilité de
conserver au Perche son unité, en partie pour des raisons politiques
(ancien comté), et surtout à cause de l'absence d'une ville suffisamment
importante pour se prévaloir du rang de chef-lieu de département.
Chartres, avec entre-autres le général Marceau, l'abbé Sieyès ou encore
Brissot de Warville, chef de file des
Girondins, donne plusieurs
grands hommes à la Révolution.
Au XIXe siècle, le nord du
département connaît une forte industrialisation, avec notamment
l'mprimerie de Firmin Didot et les manufactures textiles des Waddington.
Chartres conserve essentiellement sa
vocation commerciale grâce à son important marché au blé et au commerce
de la laine des nombreux élevages de moutons, dont la foire de
Châteaudun est aussi un haut lieu. Le Perche qui s'est peu développé, et
a connu une notable émigration vers le Québec les siècles
précédents, devient une terre de nourrices réputées pour leur qualités
maternelles auprès des familles aisées de Paris. Dreux devient également
une ville industrielle, en particulier après la crise du phylloxéra qui
met définitivement à bas les vignes normandes. Après le coup d'État du 2
décembre 1851 de Napoléon III, l'Eure-et-Loir fait partie des
départements placés en état de siège afin de parer à tout
soulèvement massif. Moins d'une centaine d'opposants sont arrêtés3.
Le département est durement touché par la guerre de 1870, avec la
bataille de Loigny et l'incendie de Châteaudun par l'armée
prussienne.
Au XXe siècle, le département devient de plus en
plus économiquement lié au développement de la région parisienne.
Chartres et Dreux profitent pleinement de cette proximité avec
l'implantation de plusieurs grandes entreprises (dont les futurs
établissements Philips), pendant que la vallée de l'Eure qui les
relie devient un lieu de villégiature avec la construction de nombreuses
résidences secondaires. Durant la Seconde Guerre mondiale, le
département est marqué par son préfet Jean
Moulin qui y fait son premier acte de Résistance face à l'occupant.
La ville de Chartres est partiellement détruite par un bombardement en
1944 qui toucha particulière sa bibliothèque.
La ville de La Loupe est quant à elle presque totalement sinistrée.
Après-guerre, l'est du département intègre progressivement l'aire
urbaine de Paris, les
cantons d'Anet, de Maintenon et de Nogent-le-Roi, voire d'Auneau,
devenant intimement liés à ceux du département des
Yvelines limitrophes.
En politique, le département sera la terre d'élection et le berceau
de plusieurs grandes figures des IIIe et IVe républiques : William Henry Waddington (ministre
de l'instruction publique en 1873 et 1877), Maurice Viollette (ministre
d'État sous le Front populaire), Paul Deschanel (président de la
République en
1920), Maurice Bourgès-Maunoury (président
du Conseil en 1957).
Au tournant des années
1980, Dreux devient une ville politiquement singulière en élisant
comme maire en 1977, puis députée en 1981, Françoise Gaspard, l'une des
premières
femmes politiques ayant assumé publiquement son homosexualité, puis en
étant le théâtre d'une alliance en 1983 entre la droite locale et
le Front national mené par Jean-Pierre Stirbois, dont la veuve
Marie-France Stirbois est élue députée
en 1989.
Blason
Le blason (non officiel) du département d'Eure-et-Loir a été créé à
partir de ceux du comté du Perche (partie occidentale du département) et
de
l'Orléanais.
Politique
Département de tradition radicale-socialiste,
l'Eure-et-Loir est aujourd'hui dominé par la droite.
À droite
Logo du Conseil général d'Eure-et-Loir
Le conseil général est à
droite depuis 1986 et présidé depuis 2001 par Albéric de Montgolfier
(UMP), à la tête d'une
majorité de 19 membres sur 29.
Trois des quatre principales villes du département sont
dirigées par des maires de droite :
- Chartres :
Jean-Pierre Gorges, député-maire (UMP) ;
- Dreux :
Gérard Hamel, député-maire (UMP) ;
- Châteaudun : Didier Huguet, maire (sans
étiquette).
Trois députés, Laure de La Raudière, Gérard Hamel et
Jean-Pierre Gorges sont membres de l'UMP.
Les trois sénateurs d'Eure-et-Loir, Gérard Cornu, Albéric de
Montgolfier et Joël Billard, sont également membres de l'UMP.
Quatre des cinq pays que compte le département sont dirigés
par un président de droite : Gérard Cornu (Pays chartrain), Olivier
Marleix (Pays Drouais - maire d'Anet), Martial Chevallier (Pays Beauce -
maire du Puiset),
Yani Pichard (Pays Perche d'Eure-et-Loir - maire d'Authon-du-Perche).
Le MPF compte de son côté deux conseillers
municipaux à Chartres et plusieurs élus dans des communes
rurales.
Au centre
Les centristes sont surtout présents dans le sud du
département marqué par l'ancien président de la région Centre et député,
Maurice Dousset, dont l'un des héritiers est Philippe Vigier député-maire
Nouveau Centre de Cloyes-sur-le-Loir et président du Pays
Dunois. Ils comptent également deux conseillers généraux (Marc
Guerrini et Dominique Leblond).
Le MoDem compte plusieurs maires,
dont Michel Scicluna à Auneau et un conseiller général, Jean-Pierre
Gaboriau, également maire de Châteauneuf-en-Thymerais.
À gauche
La gauche, quant à elle, est présente dans plusieurs villes importantes :
- Lucé : Emmanuel Lecomte, (PRG) ;
- Vernouillet : Daniel Frard,
conseiller général, maire (PS)
- Nogent-le-Rotrou : François Huwart, maire (PRG).
- Mainvilliers : Jean-Jacques Chatel, maire (PS)
Elle compte 10 conseillers généraux sur 29, dont le leader est
Jacky Jaulneau (PS).
Voir aussi
- Liste des députés
d'Eure-et-Loir
- Liste des sénateurs
d'Eure-et-Loir
- Liste des
conseillers généraux d'Eure-et-Loir
- Liste des maires d'Eure-et-Loir
- Liste des préfets d'Eure-et-Loir
Géographie
Article détaillé : Géographie d'Eure-et-Loir.
Le département d'Eure-et-Loir fait partie de la région Centre. Le
département s’étend au sud-ouest de l’agglomération parisienne et
comprend plusieurs plateaux du Bassin parisien : au nord, le Thimerais ;
à l’est, la Beauce ; au sud, le Dunois. Dans l’ouest du département, le
relief s’élève et forme les collines du Perche, attenantes à la fois à
la Normandie et aux Pays de la Loire. Le département a par ailleurs
bénéficié de
la création du Parc naturel régional du Perche. L'Eure et le Loir sont
les principaux cours d’eau du département.
La forêt, avec près de 72000 hectares, est également
présente :Senonches et Dreux abritant les massifs les plus importants.
La vallée de l'Eure constitue également une trame verte et boisée qui
contraste avec le plateau beauceron attenant. L'Eure-et-Loir est
limitrophe des départements du Loir-et-Cher,
du Loiret, de l'Essonne, des Yvelines,
de l'Eure, de l'Orne et de la Sarthe.
Le Perche-Gouët marque la transition entre la Beauce et le Perche.
Géologie 4
Schématiquement, quatre « régions » partagent le département: Le
Perche, au Sud-Ouest; le « Faux Perche », à sa marge ; à l'Est et au
Sud,
la Beauce, avec la « Beauce chartraine »,
autour de Chartres ; et au Nord-Ouest on trouve le
Drouais-Thimerais (autour de Dreux et de Châteauneuf-en-Thymerais). Le
relief et la disposition des cours d’eau dans le Perche et en Beauce
peuvent se déduire à partir d’une carte.
La répartition des cours
d'eaux
La répartition des cours d'eau est différente : il y en a plus au
Sud-Ouest, dans le Perche qu'en Beauce. S'il y a une petite différence
de la pluviométrie, elle ne peut expliquer à elle
seule cette disposition. Quoi qu'il en soit, on constate donc, que dans
le Perche, l'eau ruisselle en surface et qu'en Beauce, ce n'est pas le
cas. Elle s'infiltre : cela est dû à une différence au niveau des roches
du sous-sol.
Le sous-sol du Perche est plutôt du sable et du grès, avec de l'argile à
silex, et
le sous-sol de Beauce, est lui, plutôt constitué de calcaire.
Le sous-sol du
Perche
Concernant la géologie du Perche, la structure actuelle serait en
lien avec la formation des Alpes. Lors de cet événement, les roches
sédimentaires se sont
plissées et cela a formé un bourrelet (anticlinal)
dans la région du Perche. En effet, comme les roches du Massif
armoricain sont « rigides » (il s'agit surtout de
granite),
elles se sont comportées comme un « mur » contre lequel se sont
bloquées les roches sédimentaires du bassin parisien, donc du Perche. Le
Perche se retrouve
donc plus haut que la Beauce. D’autre part, les anciennes failles
hercyniennes (ici du Massif Armoricain) ont rejoué et permis
l’affaissement du
sommet du bourrelet. Ainsi, actuellement, la zone centrale est de
l’argile à silex et autour, on trouve du sable ou du grès. La présence
d'argile, de grès ou de sable permet somme toute, à l'eau de ruisseler
et de se rassembler en cours d’eau. La pluviosité est relativement
importante (700 mm).
Le sous-sol
de la Beauce
Dans le calcaire de Beauce, on trouve des fossiles,
notamment, des planorbes et des limnées (des espèces d’eau douce – qui
existent toujours -) : il y avait donc un lac en
Beauce, c’est lui qui a permis la formation de ce calcaire. On trouve
aussi de l’argile à silex, par décalcification du calcaire (qui n’était
donc pas pur). Le calcaire s’est dissout, l’argile et les morceaux de
silex sont restés. Ainsi, en Beauce, le calcaire se dissout facilement
et permet à l’eau de ruissellement de s’infiltrer et il n'y a pas (ou
peu) de rivières. De plus, la pluviosité est relativement faible (500
mm).
Le relief
Le relief est différent au Sud-Ouest, et au Nord et Nord-Est:
vallonné dans le Sud-Ouest, relativement plat au Nord et au Nord-Est.
- D'une part, l'érosion (l'eau) a creusé des vallées dans le
Sud-Ouest, donc des reliefs.
- Dans le Nord et le Nord-Est, l'eau a « ramolli » la roche et a donc
permis que la surface soit plate : c'est du calcaire plus ou moins
argileux (en fait, le calcaire est naturellement dissout par l'eau de
ruissellement qui est enrichie par du dioxyde de carbone rejeté par les
êtres vivants du sol, et
au final, cela peut former des « trous » ou des « fissures », appelées
diaclases).
Ainsi, l'eau s'infiltre relativement rapidement en profondeur (sans
vraiment ruisseler) pour rejoindre la nappe phréatique retenue par les
couches plus profondes
et imperméables.
L'habitat en lien avec la
géologie
Les constructions anciennes montrent en général le contenu du
sous-sol : en Beauce, les anciennes maisons sont en calcaire, dans le
Perche, elles sont en torchis, en conglomérat appelé « grison »
(morceaux de silex cimenté par du calcaire et de
l'argile), en brique et en grès « roussard » (il est de
couleur rousse, car assez riche en fer oxydé : la rouille).
Ces constructions sont aussi en lien avec l'activité agricole.
Dans le Perche
Les fermes sont allongées (maison
d’habitation que l’on agrandit avec le temps, lorsque les besoins s'en
font sentir ou lorsqu'il y a suffisamment d'argent...) : on les appelle
« longère » ;
les champs sont délimités par des haies. Les animaux sont « parqués »
par ces
haies. 5
En Beauce
Les cours des fermes sont fermées, mais les champs sont ouverts (open
field). Cela permet
de maintenir les animaux d’élevages dans la cour.
L'évolution
du paysage
Il y a eu une diminution du nombre de parcelles (donc une
modification du paysage), en Beauce et dans le Perche suite
au remembrement entre le XIXe siècle et
1980, pour
accroitre la surface et permettre l’utilisation du matériel agricole.
Climat
Le département présente un contraste climatique entre sa partie ouest
et sud-ouest, humide et bocagère (qui fait partie du Perche) et sa
partie sud
et est, beauceronne, qui fait partie des régions les moins arrosées de
France, avec le Haut-Languedoc.
Économie
Article détaillé : Économie d'Eure-et-Loir.
L'Eure-et-Loir est un département de tradition agricole (Beauce) mais
aussi en pointe dans trois filières
économiques :
- la Cosmetic valley (pôle de compétitivité), qui
constitue le premier pôle français de l'industrie de la beauté et du
bien-être (parfums/cosmétique), avec de grands noms comme Guerlain,
Paco Rabanne, Lolita Lempicka, JC Castelbajac, Jean-Paul Gaultier...
- l'industrie pharmaceutique, autour de Dreux et Polepharma,
qui regroupe les entreprises du secteur comme Leo Pharma, Ipsen, Novo
Nordisk...
- l'industrie agro-alimentaire, promue par Agrodynamic (pôle d'excellence rurale), avec
deux entreprises importantes du secteur : Ebly à
Châteaudun et une filiale Andros à Auneau.
- l'industrie et l'artisanat du bois et de l'ameublement autour
de l'association Perchebois.
- l'industrie du caoutchouc et des matières plastiques, à
travers le pôle de compétitivité Elastopole.
- Industrie mécanique OCTÉ
Lien externe : NouveauCIEL.com, site officiel du
Comité de développement économique d'Eure-et-Loir (CODEL)
Voir aussi : Chambre de
commerce et d'industrie d'Eure-et-Loir
Démographie
Les habitants d'Eure-et-Loir sont les Eurélien(ne)s.
L'évolution démographique du département, bien que positive, cache
des contrastes importants selon les secteurs
L'Est du département, dans la zone d'influence directe de Paris,
bénéficie depuis quelques années, de l'arrivée conséquente d'une
nouvelle population poussée hors de l'Île-de-France par la pression
immobilière et à
la recherche d'un cadre de vie plus provincial.Les agglomérations de
Chartres et de Dreux,
bien desservies en transports et en infrastructures, sont au cœur des
bassins de vie les mieux pourvus.
À l'Ouest : le Perche et son cadre bucolique s'est revitalisé depuis
la
création du Parc naturel régional en
1998 grâce à une population plus touristique et aisée, en quête d'une
résidence secondaire
Le Centre et le sud du département connaissent une évolution moins
favorable. Si la région de Courville-sur-Eure, reliée à Paris et
Chartres par le rail et proche de l'autoroute A11 se maintient bien, les
secteurs
de Châteaudun et d'Illiers-Combray, mal desservis, subissent un
solde démographique nul, voire négatif.
Évolution démographique
| 1801 | 1821 | 1851 | 1891 | 1911 | 1921 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 |
| 257 263 |
264 218 |
294 662 |
284 272 |
271 880 |
251 085 |
277 394 |
302 064 |
335 151 |
362 873 |
393 076 |
407 665 |
421 114 |
422 411 |
| Nombre retenu à partir de 1962 :
population
sans doubles comptes |
Histogramme (Élaboration graphique par Wikipédia)
Lien externe : Revue Population et Avenir -
Numéro hors série consacré à l'Eure-et-Loir (2002)
Culture
- Théâtres : Chartres (Théâtre de Chartres - scène
conventionnée, Théâtre du Seuil, Théâtre de Poche, Théâtre du
Portail-Sud), Dreux,
Châteaudun, Nogent-le-Rotrou.
- Salles de spectacles et de concert : Théâtre de Chartres -
scène conventionnée,Vernouillet (Atelier à
spectacles), Lucé (Centre culturel Edmond Desouches),
Lèves (Espace Soutine), Épernon (Les Prairiales), Chartres (Salle
Ravenne),
Châteaudun (Espace Malraux), Nogent-le-Rotrou, Luisant (Salle André
Malraux).
- Musées : Chartres (Musée des Beaux-Arts, Centre international
du vitrail, Muséum d'histoire naturelle), Mainvilliers (Le Compa),
Châteaudun (Musée des Beaux-Arts et
d'histoire naturelle), Dreux (Musée Marcel Dessal), Épernon
(Conservatoire
des meules et pavés), Illiers-Combray (Musée Marcel
Proust), Loigny-la-Bataille, Charpont,
Le
Puiset, Lèves, Jouy, Unverre (musée-école).
- Écomusées, maisons thématiques : Maison de la Beauce à
Orgères-en-Beauce, Écomusée des vignerons
et artisans drouais à Dreux, Écomusée de la vallée de l'Aigre à La
Ferté-Villeneuil.
- Cinémas : Chartres, Dreux, Châteaudun, Nogent-le-Rotrou,
Senonches,
Anet.
- Art contemporain : Ateliers Gabriel
Loire (Lèves), Arts itinérance (expositions en plusieurs lieux du
département).
- Festivals, événements culturels : Journées lyriques de
Chartres et d'Eure-et-Loir,
Festival de
Pâques (Chartres), Rencontres Musiques electroacoustiques Chartres,
Jazz de Mars, Festival du légendaire, Caravane des poètes, Top in
Humour, Festival du Thé Vert (Nogent-le-Rotrou), Hurluperku
(Châteauneuf-en-Thymerais), Fête des
livres de La Ferté-Vidame
- Monuments historiques : Cathédrale de
Chartres (patrimoine mondial - UNESCO), Château de Châteaudun, Château
de Maintenon, Château de La Ferté-Vidame,
Château Saint-Jean de Nogent-le-Rotrou, Maison Picassiette à Chartres,
Chapelle royale de Dreux, Abbaye de la
Sainte-Trinité de Thiron-Gardais, Château de Villebon, Tombeau du Duc de
Sully à
Nogent-le-Rotrou, Aqueduc du canal de l'Eure, Château de Crécy-Couvé,
Abbaye Saint-Florentin de Bonneval, Château de Maillebois,
Château de Frazé, Forges de Dampierre-sur-Blévy,
Église de Meslay-le-Grenet (fresques), Beffroi de
Dreux, Celliers du Pressoirs d'Épernon, Pavillon de chasse d'Abondant,
Château de Montigny-le-Gannelon, Chapelle
Notre-Dame d'Yron à Cloyes-sur-le-Loir (fresques), Château de
Montigny-sur-Avre, Maison de Tante Léonie à
Illiers-Combray, Chapelle de Reveillon à La Ferté-Vidame (peintures),
Château des Vaux à Saint-Maurice-Saint-Germain et Pontgouin,
Château de Villeprévost à Tillay-le-Péneux, Abbaye du Bois de
Nottonville,
moulins à vent de Beauce, Château de Moléans,
Château de Courtalain, Château du Bois-Ruffin6 à Arrou.
Personnalités
Moyen Âge
- Hasting,
chef viking qui fut comte de Chartres (882-892)
- Hugues Capet (décédé en Eure-et-Loir près de Voves)
- Seigneurs du Puiset
- Fulbert de Chartres (évêque
fondateur de l'École de Chartres)
- Jean de Salisbury (1115-1180), élève
d'Abélard et de Fulbert de Chartres. Intellectuel anglais, ami de Thomas
Becket. Évêque de Chartres de 1176 à 1180.
- Bernard de Tiron, fondateur de l'ordre
monastique de Tiron et de l'abbaye de Thiron-Gardais.
- Jean II de France, qui signa pendant la Guerre de Cent-Ans un traité
à Brétigny
- Philippe de Valois, roi de France,
décédé à Coulombs, près de Nogent-le-Roi
Renaissance
- Rémy Belleau (1526-1577) : poète de la Pléiade
- Duc d'Épernon, mignon d'Henri III.
- Henri IV (sacré en la cathédrale de
Chartres)
- Maximilien de Béthune,
duc de Sully (mort au château de Villebon, repose à Nogent-le-Rotrou)
- Jeanne de France, née à Nogent-le-Roi,
épouse de Louis XII, canonisée par le pape Pie XII en 1950.
- Diane de Poitiers (Château d'Anet)
Époque moderne
- Ducs de Saint-Simon (propriétaires
du château de la
Ferté-Vidame)
- Madame de Maintenon (épouse de Louis XIV)
- Madame de Pompadour (favorite de Louis XV, propriétaire du
château de Crécy-Couvé)
- Philippe de Courcillon de
Dangeau, militaire, diplomate et mémorialiste né au château
de Dangeau.
- François-André Danican Philidor (né le 7 septembre 1726 à Dreux –
mort le 31 août 1795 à Londres)
compositeur et joueur d'échecs français.
Révolution
française
- Emmanuel-Joseph Sieyès, nommé
vicaire général de Chartres en 1787, il y rédigera « Qu'est-ce que le
tiers état ? »
(1789)
- Jérôme Pétion de Villeneuve, né
à Chartres, homme politique (maire de Paris,
membre de la Convention) et essayiste
- François Séverin Marceau général de la Révolution
- Jacques Pierre Brissot, né à
Chartres, chef de file des Girondins pendant la Révolution française
- Jean-François Delacroix, anetais et député d'Eure-et-Loir, membre du
Comité de salut public sous la Convention, il proposa et fit voter
l'abolition de l'esclavage.
XIXe et XXe siècles
Arts et lettres
- Noël Ballay, poète, né à Fontenay-sur-Eure en 1847, a vécu à
Chartres et a eu droit à des funérailles nationales le 4 mars 1902 dans
la cathédrale de
Chartres.
- Philarète Chasles, homme de lettre et
journaliste né à Mainvilliers en 1798.
- Émile Zola, qui s'inspira de Romilly-sur-Aigre pour son roman La
Terre
- Marcel Proust (qui s'inspira du village de
sa tante Léonie, Illiers-Combray où il passa une partie de
son enfance)
- Pierre-Jules Hetzel, écrivain et
éditeur (Balzac, Jules
Verne, George Sand...) né à Chartres
- Charles Péguy, qui écrivit sur la Beauce et la cathédrale de
Chartres
- Chaïm Soutine (peintre)
- Maurice de Vlaminck, peintre cubiste
et fauve qui habitat et mourut à Rueil-la-Gadelière
- Gabriel Loire, maître verrier chartrain
- Ivry Gitlis, violoniste israélien, qui vit en Eure-et-Loir
- Rhoda Scott, organiste et chanteuse de jazz qui habite
dans le Perche d'Eure-et-Loir
- Jacqueline de Romilly, philologue
française, membre de l'Académie française, née à Chartres.
- Pascal Lainé, écrivain, prix
Goncourt, né à Anet.
- Diane de Margerie, femme de lettres,
membre du jury du prix Fémina, qui habite Chartres et a consacré
l'un de ses ouvrages à la cathédrale.
- Bertrand Visage, écrivain, prix Fémina 1984, né à Châteaudun.
- Anna Gavalda, femme de lettres, qui a grandi
(1974-1980) à Nogent-le-Roi
- Gilles Leroy, écrivain, prix Goncourt 2007, qui vit près
de La Ferté-Vidame à Boissy-lès-Perche
- Philippe Beaussant, musicologue et
nouvelliste, membre de l'Académie française, qui vit au Mesnil-Thomas
Sciences
- Michel Chasles, mathématicien né à Épernon.
- Gustave Le Bon, né à Nogent-le-Rotrou, anthropologue, précurseur de
la psychologie sociale, sociologue.
- Henri
Ey, psychiatre, ancien médecin chef de l'hôpital de Bonneval.
Religion
- Jacques-Désiré Laval, prêtre et
missionnaire né à Croth
- Abbé Franz Stock (prêtre allemand du séminaire des barbelés (Le
Coudray))
Armées
- Michel Joseph Maunoury, maréchal de France, né à Maintenon
Sports
- Louis Blériot, qui réalisa le premier vol
entre deux villes à Toury.
- Hélène Boucher (pionnière de l'aviation)
chartraine.
- Géo Lefèvre (1887-1961),
chartrain, journaliste, penseur et créateur du Tour de France cycliste
- Charles Brennus, maître-graveur et
président d'honneur de la fédération française de
rugby (1921),
il est le créateur du Bouclier de Brennus, la récompense suprême du
Championnat de France de
rugby. Il est né à Châteaudun en 1859.
- Jacky Lemée, footballeur né à Epernon.
- Jean Todt, qui réside au Gué de Longroi.
- Philippe Quintais, né à Chartres, douze
fois champion du monde de pétanque.
- Francis Joyon, né à Hanches,
navigateur recordman du tour du monde à la voile.
- Patrick Vieira (footballeur originaire de
Dreux).
- Daniel Fernandes, judoka né à
Nogent-le-Rotrou, vice-champion du monde en 2003 (poids légers).
- Terry Bouhraoua, né à Châteaudun le 29 août 1987, jeune
joueur de rugby à XV et de rugby à 7 prometteur, évoluant actuellement
au Stade français CASG Paris au
poste de demi de mêlée.
- Nicolas Escudé, joueur de tennis
professionnel né à Chartres.
- Kalifa Cissé, footballeur international né à
Dreux.
- Julien Escudé, footballeur international né à
Chartres.
- Romain Feillu, coureur cycliste
professionnel est né à Châteaudun le 16 avril 1984. Il a été
vice-champion du monde espoirs à Salzbourg en 2006 et
porteur du maillot jaune en 2008.
- Anthony Gonçalves, footballeur né à
Chartres.
- Jérémy Stinat, footballeur né à Chartres.
Culture,
arts décoratifs, cinéma et médias
- Madeleine Castaing, antiquaire et
décoratrice, mécène, qui a vécu à Lèves.
- Françoise Rosay, actrice française, inhumée
au cimetière de Sorel-Moussel
- Thérésa, née à La Bazoche-Gouet, chanteuse de cabaret surnommée « la diva du ruisseau ».
- Charles Denner, acteur de théâtre et de cinéma, est mort le
10 septembre 1995 à Dreux.
- Robert Massin, typographe, figure majeure
du graphisme en France, né à La Bourdinière-Saint-Loup
- Gabriel Gabrio, acteur français, décédé à Berchères-sur-Vesgre.
- Stéphane Grappelli, un des plus
grands violonistes de jazz du XXe siècle, qui
vécut de nombreuses années à Fontaine-la-Guyon.
- Jean Delannoy, cinéaste français, qui vécut et mourut à
Guainville.
- Georges Cravenne, créateur des Césars, qui vécut à Charpont.
- Patrick Pesnot, journaliste français vécu à Bleury dont le maire et
conseiller
général fut son épouse Catherine jusqu'en 2004.
- Jean-Marc Providence (muséographe,
fondateur du Compa, du Pass (Belgique), commissaire du Pavillon français
à l'exposition universelle d'Aichi)
- Jean-Pierre Coffe, qui réside à Alluyes.
- Ève Ruggieri (journaliste, écrivain,
directrice artistique des Journées lyriques de Chartres et
d'Eure-et-Loir)
- Arlette Chabot, journaliste née à
Chartres
- Mireille Dumas, animatrice de télévision
née à Chartres
- Lolita Lempicka, créatrice de mode et de
parfum, qui réside à Berchères-sur-Vesgre.
- Muriel Montossey, actrice française et
professeur de théâtre vivant à Dreux
- Catherine Corsini, réalisatrice,
scénariste et actrice née à Dreux
- Cécile de Ménibus, animatrice de
télévision née à Chartres
- Dominique Chapatte, journaliste sportif
qui vit à Gallardon
- Alain Genestar, journaliste, rédacteur de L'Écho républicain de 1980
à 1987
- Bertrand Gallet, député d'Eure-et-Loir, prix Albert Londres
en 1985
Politique
- Louis-Philippe Ier, duc de
Chartres, et certains de ses ascendants et descendants reposent dans la
chapelle royale de Dreux.
- William Henry Waddington, ministre
de l'Instruction publique, né à Saint-Rémy-sur-Avre
- Maurice Viollette (homme politique)
- Paul Deschanel (président de la République, élu
d'Eure-et-Loir)
- Jean Moulin (préfet d'Eure-et-Loir)
- Charles Brune, ministre des PTT et de
l'Intérieur sous la IVe République, élu d'Eure-et-Loir.
- Maurice Bourgès-Maunoury (président du Conseil sous la IVe
République)
- Pierre July, résistant et homme politique français, député
d'Eure-et-Loir.
- Maurice Dousset (député d'Eure-et-Loir,
président de la région Centre de 1985 à 1998)
- Georges Lemoine (homme politique, ancien
ministre)
- Françoise Gaspard, sociologue, écrivain,
féministe et femme politique française, ancienne députée-maire de Dreux.
- Marie-France Stirbois (députée
d'Eure-et-Loir)
- Henri d'Orléans, comte de Paris, qui mourut en 1999 à
Cherisy.
- Yves Bonnet, préfet,
directeur de la DST, actuel
député de la Manche né à Chartres
- François Huwart (ancien ministre)
- Dieudonné M'bala
M'bala (humoriste, homme politique engagé à Dreux)
- Pascal
Ory (historien, homme politique)
- Michel Rousseau (économiste, président de la Fondation Concorde,
ancien maire de Gallardon,
maire de Saint-Denis-des-Puits)
- Laurent Beauvais, né à Nogent-le-Rotrou,
président du conseil régional de
Basse-Normandie depuis avril 2008
Entreprises
- Firmin Didot, typographe et imprimeur installé à
Sorel-Moussel
- Thomas Waddington et son fils Richard Waddington, manufacturiers
dans l'industrie du
coton à Saint-Rémy-sur-Avre et Saint-Lubin-des-Joncherets.
- Ferdinand Hédiard, né à La Loupe,
fondateur de la célèbre épicerie.
- Adrien Philippe,
né à La Bazoche-Gouet, l'un des fondateurs de l'entreprise
suisse d'horlogerie Patek Philippe.
- Jean Daninos, fondateur des automobiles Facel
Vega
- Jean-Paul Guerlain (président
fondateur de la Cosmetic valley)
- Marc Blondel, ancien secrétaire général de Force ouvrière,
qui réside à Oysonville.
- Colette Neuville, chartraine,
présidente-fondatrice de l'Association
de défense des actionnaires minoritaires
- Guillaume Pépy qui a
des attaches familiales à Saulnières7.
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