Accueil  Inscrire votre société  Liste des préstrataires  Classification par régions
     Services de proximité
Camping
Chambre d'hôte
Dentiste
Clinique
Jardinage
Décorateur
Expert Automobile
Informatique
Agent d'assurance
Nettoyage
Chauffagiste
Serrurier
Electricien
Plombier
Banque
Dépannage
Formation
Conseil en Patrimoine
Traiteur
Patissier
Boulanger
Café
Bar
Diagnostic Immobilier
Restaurant
Association
Agence Immobilière
Agence de voyages
Office de tourisme
Santé Mutuelle
Hotel
Gite
Location vacances
Kinésitherapeute
Laboratoire
Pharmacie
Infirmier
Vétérinaire
Cinéma
Discothèque
Musique
Théatre
Dance
Transport
Taxi
Concessionnaire automobile
Garagiste
Salon de coiffure
Esthéticienne
Garde d'enfants
Promenade animalière
Assistance informatique
Petits travaux
Soutien scolaire
Mairie
Corse
Corse-du-Sud
Haute-Corse
     Actualités régionales

LEGISLATIVES - Le carnet de campagne des législatives

Dans le cadre des élections législatives des 10 et 17 juin, présentation des quatre circonscriptions et de leurs enjeux.

ECONOMIE - Croissance soutenue pour la Corse en 2012 ?

La Corse résiste à la crise grâce à la bonne santé du tourisme, un secteur fragile mais qui ne cesse de se développer.

ECONOMIE - Les Assises Euro-méditerranéennes du nautisme

Collectivités, associations, privés, plus de 200 acteurs du nautisme corses, sardes et italiens sont attendus.

elections legislatives - Législatives, entretiens de campagne

Dans le cadre des élections législatives des 10 et 17 juin prochains, découvrez qui sont les candidats en lice en Corse.

Le Centre Méditerranéen de la Photographie présente la 11ème biennale photographique du 14 juin au 13 juillet 2012 à Bastia

Regard sur le photojournalisme et la photographie documentaire
Le Centre Méditerranéen de la Photographie présente la 11ème biennale photographique, Regard sur le photojournalisme et la photographie documentaire du 14 juin au 13 juillet 2012 au Centre culturel Una Volta, Arcades du théâtre, rue César Campinchi à Bastia.

Ouvert du lundi au vendredi de 9h à 12h et 14h à 20h et à partir du 25 juin 2012 de 9h à 12h et 14h à 18h
Entrée libre


Toutes les infos sur le site officiel du Centre Méditerranéen de la Photographie

elections legislatives - Législatives, portraits de campagne

Dans le cadre des élections législatives des 10 et 17 juin prochains, découvrez qui sont les candidats en lice en Corse.

Intempéries - Retour à la normale en Corse-du-Sud

La région ajaccienne à l'heure du bilan après les fortes précipitations qui l'ont frappée dans la nuit du 21 au 22 mai.

JUSTICE - Le pourvoi d'Yvan Colonna examiné le 21 juin

Le pourvoi d'Yvan Colonna, condamné à perpétuité pour l'assassinat du préfet Erignac, sera examiné le 21 juin prochain.

Séance publique de l'Assemblée de Corse des 26 et 27 avril 2012 : téléchargez les délibérations

L'Assemblée de Corse se réunit en session ordinaire, sous la présidence de Dominique Bucchini, les jeudi 26 et vendredi 27 avril 2012, Salle des délibérations, Hôtel de la Collectivité Territoriale de Corse à Ajaccio selon les modalités suivantes :

10 h 30 : Séance Publique
  • Questions orales
  • Examen des rapports inscrits à l?ordre du jour 
 

La Commission Permanente s'est réunie le mercredi 25 avril à 16 heures 30


Ordre du jour

Questions orales
Question orale posée par Josette Risterucci au nom du groupe Elu(e)s Communistes et Citoyens du Front de Gauche relative à l'enseignement secondaire
Réponse de Marie-Thérèse Olivesi, Conseillère exécutive

Question orale posée par Nadine Nivaggioni au nom du groupe Femu a Corsica relative à l'engagement politique fiable ou fausse promesse électorale ?
Réponse de Maria Guidicelli, Conseillère exécutive

Question orale posée par Saveriu Luciani au nom du groupe Femu a Corsica relative à l'ouverture du Centre d'art Polyphonique de Sartène
Réponse de Paul Giacobbi, Président du Conseil exécutif

Question orale posée par Jean-Charles Orsucci au nom du groupe Démocrates, Socialistes et Radicaux relative au financement de la convention ville ou pays d'art et d'histoire
Réponse de Paul Giacobbi, Président du Conseil exécutif

Question orale posée par Benoîte Martelli au nom du groupe Corse Social Démocrate, Faire de la Corse une région intermédiaire
Réponse d'Emmanuelle de Gentili, Conseillère exécutive

Question orale posée par Marie-France Bartoli au nom du groupe Démocrates, Socialistes et Radicaux relative au plan Corse'éco solidaire : point d'étape
Réponse de Jean Zuccarelli, Président de l'ADEC

Question orale posée par Josepha Giacometti au nom du groupe Corsica Libera : Assise di a furmazione è di l'impiegu
Réponse de Jean Zuccarelli, Président de l'ADEC

Question orale posée par Stéphanie Grimaldi au nom du groupe Rassembler pour la Corse relative à la valorisiation du site d'Aléria
Réponse de Paul Giacobbi, Président du Conseil exécutif

Question orale posée par Jean-Guy Talamoni au nom du groupe Corsica Libera relative à la situation de la chaîne Via Stella
Réponse de Paul Giacobbi, Président du Conseil exécutif

Rapports de l'Exécutif
  • Renouvellement de la Commission permanente, des vice-présidents et des commissions de l'Assemblée de Corse
 
  • Budget
Rapport  n° 070 : Approbation du compte de gestion du Payeur régional pour l?exercice 2011
Annexe
Adopté
Non participation de Femu A Corsica
Abstention de Corsica Libera

Délibération

Rapport  n° 071 : Approbation du Compte Administratif de la Collectivité Territoriale de Corse pour l?exercice 2011
Adopté
Non participation de Rassembler pour la Corse
Contre : Corsica Libera
et Femu A Corsica

 
  • Infrastructures de transport 
 
Réseau ferré

Rapport n° 057 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer et à exécuter la  transaction relative au suivi des travaux de réparation des tunnels de Vizzavona et de Toretta 
Annexe
Adopté
Abstention de Corsica Libera

Délibération

Rapport n° 067 : Approbation de la reconstruction d?une ligne de chemin de fer en Plaine Orientale
Annexe
Amendé, adopté
Délibération


Réseau routier

Rapport n° 058 : Autorisation du Président du Conseil exécutif de Corse à lancer la procédure de concertation préalable obligatoire relative au projet d?aménagement urbain du carrefour de Montesoro situé sur la RN 193 sur le territoire de la commune de Bastia
Adopté
Abstention de Corsica Libera


Rapport n° 063 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer et à exécuter la transaction relative aux travaux d?élargissement du pont de Lavatoggio 
Adopté
Abstention de Corsica Libera

Délibération

Rapport n° 064 : Approbation du rapport relatif à l?échange entre la parcelle A 1634 appartenant à la Collectivité Territoriale de Corse et les parcelles A 2015 et A2017 appartenant à la commune de Penta di Casinca aux fins de réalisation d?un accès commun à un projet immobilier et à la médiathèque communale située à Folelli et autorisation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer l?acte administratif correspondant
Annexe
Adopté
Abstention de Corsica Libera
Non participation de Yannick Castelli

Délibération

Rapport n° 065 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à lancer et à signer le marché relatif aux travaux d?aménagement de la déviation de Propriano, RN 196, travaux de terrassement, d?assainissement et d?ouvrages
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport n° 066 : Approbation du projet d?aménagement de la route nationale 193 dans la traverse de Peri et autorisation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer la convention de financement avec la commune de Peri et le Département de la Corse du Sud
Annexe
Adopté
Abstention de Corsica Libera

Délibération

Rapport  n° 072 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer et à exécuter la convention de mise à disposition à la commune de Furiani de la parcelle B 1650 située à Furiani
Annexe
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport n° 076 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer et à exécuter la convention de concours technique entre la Collectivité Territoriale de Corse et la SAFER CORSE relative à la nouvelle route 2X2 voies Borgo/Talasani ainsi que la convention de mise à disposition des terrains de la Collectivité Territoriale de Corse nécessaire à la gestion provisoire du patrimoine
Annexes
Adopté à l'unanimité
Délibération

 
  • Culture
Rapport n° 062 : Modification du règlement du prix Andria Fazi
Adopté
Avis du CESC
Délibération

 
  • TIC
Rapport n° 059 : Approbation du lancement de l?appel à projet « Site Internet d?e-commerce » dans le cadre de la mesure 3.1.2 des Programmes opérationnels européens pour la période 2007-2013, intitulée « Structurer le développement et la compétitivité de l?île par le numérique » et engagement des procédures règlementaires en vue de la réalisation des opérations afférentes au projet 


  • Education - Enseignement supérieur 
Rapport n° 061 : Attribution des aides à l?investissement des établissements d?enseignement secondaires privés sous contrat d?association avec l?Etat pour l?année 2012 et autorisation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer les conventions relatives à l?attribution de ces aides
Adopté
Abstention de Corsica Libera
Contre : Corse Social Démocrate

Avis du CESC
Délibération

 
  • Energie
Rapport n° 075 : Implantation d?une centrale solaire photovoltaïque de 4,4 MWc, sur la commune d?Alata, lieu-dit Santa Lucia
Adopté
Abstention de Corsica Libera

Délibération
 
  • Jeunese - Sport 
Rapport  n° 074 : Attribution d?une subvention exceptionnelle de fonctionnement à l?entreprise unipersonnelle sportive à responsabilité limitée (EUSRL) Athlétic Club Ajaccien (section football) pour la saison sportive 2011-2012
Annexe
Adopté
Délibération
 
 
  • Questions diverses 
Rapport n° 060 : Rémunération des Conseillers désignés pour représenter la Collectivité Territoriale de Corse au Conseil d?Administration de la société d?économie mixte des Chemins de Fer de la Corse 
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport n° 068 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à lancer et à signer les marchés publics de la direction de l?informatique et des techniques de communication en matière de fourniture et services en téléphonie mobile pour la Collectivité Territoriale de Corse 
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport n° 069 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à lancer et à signer les marchés publics de la direction de l?informatique et des techniques de communication en matière de fourniture et mise en ?uvre d?un système de visioconférence au sein de la Collectivité Territoriale de Corse
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport  n° 073 : Habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer l?acte notarié relatif à l?acquisition d?un ensemble immobilier bâti sis à Aléria et cadastré section D 362
Annexes
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport  n° 077 : Recrutement de personnels non titulaires
Adopté à l'unanimité
Délibération

Rapport n°78 : Approbation de deux projets de bail entre la Collectivité Territoriale de Corse et la SCIJPS d'une part et la SCI ABICE d'autre part, pour les services de la CTC et habilitation du Président du Conseil exécutif de Corse à signer lesdits contrats
Annexe
Adopté,
Abstention de Corsica Libera
Délibération


Délibération décidant de prendre en charge les frais de transport et d'hébergement afférents au déplacement de Viviane Biancarelli à la réunion de l'Assemblée Générale de l'Association des régions d'Europe pour les produits certifiés (AREPO) à Bruxelles

Motions
Motion déposée par Gilles Simeoni au nom du groupe Femu a Corsica relative au report de la date butoir du 31 décembre 2012 en matière de retour au droit commun de la Corse en ce qui concerne les droits de succession

Motion déposée par Saveriu Luciani, Gilles Simeoni, Jean Biancucci et Agnès Simonpietri au nom du groupe Femu a Corsica relative à la mise à l'étude d'une taxe de contribution participative à la gestion des espaces naturels sensibles

Motion déposée par Josette Risterucci au nom du groupe Elu(e)s Communistes et Citoyen du Front de Gauche relative au conflit au service des urgences du centre hospitalier de Bastia
Délibération

Motion déposée par Rosy Ferri-Pisani au nom du groupe Corse Social Démocrate relative à la création de plus 65 000 M² de complexes commerciaux sur la commune de Sarrola-Carcopino
Délibération

Motion déposée par Dominique Bucchini relative à la création de deux nouveaux complexes commerciaux dans la région du Grand Ajaccio
Délibération

Motion déposée par Dominique Bucchini relative à l'avenir de l'enseignement professionnel initial public sous statut scolaire en Corse

Motion déposée par Camille de Rocca Serra au nom du groupe Rassembler pour la Corse relative à la réalisation du barrage du Cavu

3ème séminaire de Veille stratégique, scientifique & technologique, VSST'2012 les 24 et 25 mai à Ajaccio

Le séminaire international VSST?2012 est organisé pour présenter des travaux de recherche et de développement industriel innovants dans le domaine des systèmes de Veille stratégique scientifique et technologique. 
Les données scientifiques et techniques, qu?elles soient textuelles ou factuelles, formelles ou informelles, constituent des mines d?informations stratégiques aussi bien pour les décideurs (intelligence économique, veille concurrentielle) que pour les chercheurs et les ingénieurs (veille scientifique et technologique).
Cependant, devant la masse croissante d?information, les organismes ont besoin de systèmes d?aide à l?analyse de plus en plus performants. Ces systèmes doivent offrir des possibilités d?exploration très fine et de représentation synthétique de l?information recueillie et des nouvelles connaissances déduites. En amont, ils doivent assurer la collecte, la sélection et le filtrage de l?information électronique disponible dans des bases spécialisées internes, externes et sur Internet, ainsi que la prise en compte des données informelles collectées, sur le terrain, par les différents acteurs de la veille.
En aval, pour la restitution des résultats, ils doivent privilégier l?ergonomie dans les fonctions de présentation, de navigation et de synthèse.
Après Lille en 2006 et Nancy 2009, dans cette 3ème édition du séminaire VSST, un intérêt tout particulier sera accordé aux méthodes et applications qui garantissent une exploitation efficace des grandes masses de documents et qui sont porteuses d?une réelle plus-value informationnelle : collecte et extraction d?informations pertinentes, exploration, analyse et synthèse, interactivité dans les systèmes de découverte. Cette année, VSST se déroule selon les schémas complémentaires suivants :
  • 3 conférences invitées
  • 6 sessions plénières sont consacrées aux derniers travaux en matière de veille et regroupent 10 communications de 30? et 11 communications de 20?.
  • 2 tables rondes sont organisées en fin de journée sur les sujets abordés dans les sessions ainsi que sur des problèmes d?actualité.
  • 4 ateliers de 1h40 sont proposés pour aider certains participants à aborder les concepts fondamentaux ou les méthodes de VSST, ils seront illustrés par 16 interventions de 20? suivies d?une discussion.
  • 1 session «posters», le vendredi matin, permettra aux orateurs concernés de toucher un large public, avec la possibilité de développer leur argumentation pendant les pauses qui suivront, 
  • 1 tutorial de 3h sur les «Wikis sémantiques», le vendredi après-midi, permettra aux participants de se familiariser avec l?usage de ce nouveau média. 
  • des démonstrations et des animations, tout au long du séminaire.

Programme
Jeudi 24 mai                   
Salle Sampiero Corso
9h00 Accueil des congressistes dans la salle prestige de la terrasse du palais des congrès d?Ajaccio.

Séance d?ouverture
10h00  
Emmanuelle de GENTILI, Conseillère exécutive à l?assemblée de Corse, 
Bernard DOUSSET, Président du Comité Scientifique de VSST?2012, 
Henri DOU, Directeur Atelis, consultant OMPI, 
Jean COSTA, Directeur de l?école doctorale de l?Université de Corse, 
George MORACCHINI, Chargé de l?Intelligence économique à l?Université de Corse.

10h30     
Réunion d?organisation du séminaire VSST?2012.

Cliquez ici pour accéder au programme complet

La compagnie Théâtre Alibi présente 12 S?urs slovaques du 26 au 28 mai 2012 à Bastia


La Compagnie Théâtre Alibi présente 12 S?urs slovaques de Sonia Chiambretto interprété par les 11 adolescentes et femmes l?Atelier Théâtre/Mouvement/Musique

Mise en scène : Catherine Graziani
Direction Musicale : Bénédicte Flatet

Tarifs : 15 ? (plein) / 8 ? (réduit) / 3 ? (minima sociaux) / 20 ? à deux...

Contact
Fabrique de Théâtre - Site européen de création
2 rue N. D. Lourdes
Bastia

Réservations : 0495 390 165

www.theatrealibi.com

compagnie.theatre.alibi@wanadoo.fr

Réception de la délégation des jeunes sportifs participants aux Jeux des Iles le 23 mai 2012 à Ajaccio

Paul Giacobbi, Député de la Haute-Corse et Président du Conseil exécutif de Corse, recevra le mercredi 23 mai à 11h30, dans le salon de réception de l?Hôtel de la Collectivité Territoriale de Corse, la délégation de jeunes sportifs qui représentera prochainement la Corse aux Jeux des Iles, en Sardaigne du 23 au 27 mai 2012).

La Corse participe, cette année encore, aux Jeux des Iles. Cet événement de dimension internationale a aujourd'hui acquis une renommée incontestable, il est devenu le véritable rendez-vous de toute la jeunesse des îles autour du sport.

Cette manifestation est un véritable tremplin pour les jeunes sportifs : vitrine ouverte sur le monde, les Jeux des îles ont depuis leur création, mis en lumière des sportifs de catégorie « cadet » qui n'avaient jusqu'alors aucune compétition dédiée. Chaque île envoie ses meilleurs ambassadeurs pour décrocher la plus haute marche sur le podium. Certains deviennent plus tard les têtes d'affiches de leur discipline.

Téléchargez le programme des Jeux des Iles 2012

Toutes les infos sur le site officiel des Jeux des Iles 2012

Corsica Pôle Tournages à Cannes, un évènement corse le 22 mai 2012

Comme chaque année, le bureau d?accueil des tournages de la Collectivité Territoriale de Corse « Corsica Pôle Tournages » est présent au festival de Cannes sur le stand des régions sous le label Film France. La présence de la CTC à l?un des évènements majeur du cinéma est indispensable afin de communiquer sur l?attractivité du territoire en matière d?accueil de tournages.

Cette année sera l?occasion de présenter la nouvelle plaquette des services offerts aux professionnels de l?audiovisuel et du cinéma par Corsica Pôle Tournages.

Par ailleurs, le 22 mai 2012, la Corse organise un événement afin de présenter l?édition 2012 de l?Atelier Farnèse (atelier d?écriture de scénario de long métrage franco-italien)  auquel la Collectivité Territoriale de Corse a apporté son soutien.

Mardi 22 mai 2012 à partir de 12h00
Stand Film France
Village international Pantiero - Pavillon n°209
Conférence de presse Atelier Farnèse (suivie d?un buffet corse)


Renseignements et accréditations presse
corsicapoletournages@ct-corse.fr 

Téléchargements
Plaquette de Corsica Pôle Tournages

Communiqué de presse de la conférence de presse Atelier Farnèse à Cannes

Dossier de presse Edition 2012 Atelier Farnèse

Sport - Frédéric Hantz prolonge son contrat avec le SCB

Frédéric Hantz entraînera Bastia en Ligue 1. Son contrat a été prolongé de 2 ans

Faits Divers - Attentat contre une agence immobilière de Bastia

Une charge explosive a soufflé la devanture d'une agence immobilière de Bastia

Réunion de la Commission des finances, de la planification, des affaires européennes et de la coopération le 1er juin 2012 à Ajaccio

La Commission des finances, de la planification, des affaires européennes et de la coopération se réunira, sous la présidence de Antoine Orsini, le 1er juin 2012 à 14h00, salle 2, Hôtel de la CTC,  à Ajaccio.

Cette réunion sera consacrée à l?examen des projets de rapport et de délibération relatifs à la fiscalité des tabacs applicable à la Corse, en vue de leur présentation à l?Assemblée de Corse lors de la prochaine session.

Réunion conjointe de la Commission des finances, de la planification, des affaires européennes et de la coopération et de la Commission des compétences législatives et réglementaires le 1er juin à Ajaccio

La Commission des finances, de la planification, des affaires européennes et de la Coopération et la Commission des compétences législatives et réglementaires tiendront une réunion conjointe afin de proposer à l?Assemblée de Corse, dès la prochaine session, une délibération demandant le report au-delà du 1er janvier 2013 de la date d?entrée en vigueur du processus de retour progressif au droit commun fiscal applicable aux successions en Corse ; et ceci dans l?attente d?une éventuelle réforme de la fiscalité au plan national, et en particulier une réponse des pouvoirs publics à la délibération de l?Assemblée de Corse demandant le transfert de cette compétence.

Cette séance de travail qui se déroulera le vendredi 1er juin 2012 à partir de 10h00, salle 2 de l'Hôtel de la CTC à Ajaccio.

 


Sport - Alain Mboma va porter plainte contre le GFCOA

La fédération de foot a lancé une enquête après des incidents qui se seraient déroulés après la rencontre GFCOA-Paris FC

Politique - Polémique autour du PLU du Cap Corse

Alors qu'une enquête publique est en cours, des voix s'élèvent contre le futur plan local d'urbanisme du Cap Corse

Consultation publique sur les projets de règlements européens relatifs à la Politique Agricole Commune

Consultation Publique : téléchargement du questionnaire relatif à la PAC 2014-2020
Le questionnaire relatif aux projets de règlements européens portant sur la future PAC 2014-2020 est téléchargeable ici  .

Les réponses à la consultation doivent être transmises avant le 31 mai 2012 par courrier à l'adresse suivante :  

ODARC
Avenue Paul Giacobbi
20600 Bastia

ou par mail à l'adresse suivante :

odarc@odarc.fr

Par délibération n°12/002 AC en date du 26 janvier 2012, l?Assemblée de Corse a autorisé, le Président du Conseil exécutif de Corse, au travers de l?Office du développement agricole et rural de Corse, à négocier par tous les moyens appropriés les projets de règlement sur la future Politique Agricole Commune auprès des instances européennes et nationales compétentes.

Elle a également approuvé, dans la continuité de la concertation avec les professionnels du monde agricole et rural, le principe de mener une consultation du public sur les projets de règlements, considérant qu?une synthèse de cette consultation lui sera présentée avant d?être rendue publique.

De ce fait, la synthèse de la présente consultation, amendée en tant que de besoin par l?Assemblée de Corse, constituera le socle des recommandations à partir desquelles l?ODARC conduira les négociations avec l?ensemble des partenaires concernés.

Tout en suivant les préconisations formulées par la Commission européenne mais également le Réseau Rural Européen, il devient donc nécessaire de solliciter en amont les citoyens corses sur ces projets de règlements, compte tenu d?abord de l?importance que revêt la Politique Agricole Commune, mais également le nécessaire soutien des puissances publiques à un secteur vital pour notre économie.

Ce questionnaire, bien que portant sur des aspects techniques et réglementaires, s?adressent à tous ceux qui souhaitent apporter leurs contribution à ce débat majeur qu?ils soient agriculteurs, propriétaires forestiers, représentants du monde agricole, acteurs privés ou publics du monde rural ou bien citoyens.

Par ailleurs, il convient de préciser que les professionnels du monde agricole et rural et ceux qui les représentent seront associés également à cette démarche commune par une sollicitation plus ciblée en leur demandant en plus d?une réponse au questionnaire, une contribution plus précise sur les projets de règlements.

Le questionnaire, la note explicative, ainsi que les projets de règlements qui l?accompagnent ont comme objectif d?aboutir à une position de la Corse, sous forme de synthèse en tant que recueil de recommandations. Ce questionnaire est composé d?une série de questions ouvertes sur les principaux points de vigilances et d?opportunités qui ressortent des projets de règlements et qui constituent pour l?agriculture et le monde rural insulaire, l?essentiel des défis qu?il conviendra de relever.

Il ne s?agit que d?une étape : tenter d?infléchir, avant la promulgation des règlements, les éléments qui pourraient aller à l?encontre de nos intérêts et plus positivement d?introduire, toujours dans ces règlements, les points qu?il paraît essentiel de voir y figurer.

La prochaine étape consistera à préparer puis négocier la programmation 2014-2020, non seulement sur le 2nd pilier de la PAC, mais et cela apparaît un souci de cohérence d?action, sur l?ensemble des programmes et des actions financées par la Politique Agricole Commune.


Email :
Pwd :

Paris
Marseille
Lyon
Toulouse
Nice
Nantes
Strasbourg
Montpellier
Bordeaux
Lille
Rennes
Havre
Reims
Saint-Etienne
Toulon
Grenoble
Dijon
Angers
Mans
Nîmes
Aix-en-Provence
Brest
Clermont-Ferrand
Limoges
Villeurbanne
Tours
Amiens
Metz
Besançon
Perpignan
Orléans
Mulhouse
Boulogne-Billancourt
Caen
Rouen
Nancy
Argenteuil
Montreuil
Saint-Denis
Roubaix
Poitiers
 Corse X

La Corse (Corsica en corse) est une île de la mer Méditerranée et une région française, ayant toutefois un statut spécial (officiellement « collectivité territoriale de Corse »), composée de deux départements : la Corse-du-Sud (2A) et la Haute-Corse (2B). Elle est aujourd'hui surnommée Île de Beauté. Les grecs l'appelaient Kallisté (en grec ancien Καλλίστη : « la plus belle »).

Géographie

La légende veut que les Grecs aient baptisé cette île de la Méditerranée « Kallisté » : « la plus belle ». Aujourd'hui, la Corse est connue sous le nom d'« île de beauté » et ses paysages époustouflants séduisent à coup sûr les visiteurs. Grâce à ses mille kilomètres de côtes, dont environ trois cents de sable fin, la Corse est un endroit rêvé pour les plaisanciers, les plongeurs et autres amoureux de la grande bleue.

Géographie physique

La Corse est une montagne dans la mer. Son altitude moyenne de 568 m en fait la plus élevée des îles de Méditerranée occidentale. De nombreux lacs et l'aspect de certaines vallées témoigne de l'existence passée de glaciers.

La Corse est composée de nombreux marécages sur les littoraux.

Cours d'eau

Le Golo (en corse Golu) est le plus grand fleuve de Corse et circule dans le nord de l'île. Le Liamone, la Gravona et le Taravo marquent la moitié sud.

Lacs

Faune et flore

Au début du siècle, certains l'avaient surnommée l'île verte, pour la différencier des autres îles méditerranéennes beaucoup plus arides. En effet, la Corse, malgré sa position méridionale et un ensoleillement sans pareil, est une île verdoyante. Le couvert végétal est essentiellement constitué de maquis et de forêts (pinèdes, hêtraies, châtaigneraies). La flore présente des affinités marquées avec celle de la Sardaigne et de la péninsule italienne, mais aussi avec d'autres îles méditerranéennes éloignées (Baléares, Sicile).

Espèces endémiques


L'insularité de la Corse détermine une relative pauvreté biologique par rapport aux zones continentales voisines, notamment en ce qui concerne les vertébrés terrestres. Cet appauvrissement naturel est compensé par la présence de nombreux taxons endémiques :

  • le pin Laricio Pinus nigra laricio
  • l'aulne odorant Alnus alnobetula suaveolens
  • la violette corse Viola corsica
  • l'ancolie de Bernard Aquilegia bernardii
  • le cerf de Corse Cervus elaphus corsicanus
  • la sittelle corse Sitta whiteheadi
  • le lézard de Bedriaga Archaeolacerta bedriagae
  • le papillon porte-queue Papilio hospiton

Géologie

Histoire géologique

La Corse a parfois reçu le nom d' élysée de la géologie du fait de ses affleurements spectaculaires et de sa riche histoire géologique :

  • à l'ère Paléozoïque, la Corse fait partie du sud de la chaîne hercynienne, comme en témoignent ses nombreux granites et la caldeira volcanique du Cinto.
  • au Mésozoïque, l'ouverture de la mer Téthys à l'emplacement actuel des Alpes et de la mer Tyrrhénienne s'accompagne de la formation d'ophiolites. Ces dépôts marins constituent la majeure partie des roches de Castagniccia et du Cap Corse.
  • à la fin du mésozoïque ( crétacé supérieur), la remontée de l'Afrique et de la petite plaque ibérique vers le nord forme par compression la chaîne pyrénéo-provençale. La Corse et la Sardaigne en font partie. Les ophiolites sont charriées en altitude, ce qui explique leur emplacement bien au-dessus du niveau de la mer actuellement.
  • au début du Cénozoïque, le microcontinent corso-sarde est à nouveau émergé mais reste accolé au sud de la France, à la hauteur du Massif des Maures. C'est entre la fin de l'éocène (35 MA) et le début du Miocène(18 MA) qu'une nouvelle phase tectonique d'extension et de rotation donne finalement à la Corse son insularité, un caractère montagneux, et porte à l'affleurement ses roches variées.

Domaines géologiques

La géologie insulaire détermine quatre grands domaines géographiques :

  • la Corse cristalline, à roches magmatiques, qui comprend les deux tiers de l'île, à l'ouest d'une ligne Calvi-Solenzara ; on y trouve les sommets les plus élevés.
  • la Corse schisteuse ou alpine au Nord-Est (dont le cap Corse), fortement boisée.
  • une dépression centrale de l'Île Rousse à Corte et Solenzara, sillon d'altitude modérée
  • des plaines et plateaux côtiers formés de roches sédimentaires : plaine orientale, causse de Bonifacio...

Climat

Son climat est de type méditerranéen, souvent tempéré par l'altitude.

Données météorologiques d'Ajaccio de 1961 à 19901.

Relevé météorologique d'Ajaccio
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 8,6 9,0 10,1 12,4 15,7 19,1 21,9 22,1 19,9 16,7 12,6 9,6 14,8
Précipitations (mm) 73,8 69,7 58,1 52,0 40,2 19,0 11,0 19,9 43,6 87,0 95,9 75,5 645,6
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Températures

Dans les zones littorales, la température moyenne annuelle est de 14,5 à 16,5°C. Le littoral nord-est bénéficie souvent des températures les plus clémentes en raison d'un effet de Foehn.

La température s'abaisse nettement avec l'altitude et l'éloignement de la mer ; en moyenne et haute-montagne, les brouillards et gelées sont fréquents, tout comme la persistance de névés jusqu'à la fin de l'été dans certains massifs.

Précipitations

L'île présente une sècheresse estivale typique du climat méditerranéen. Des orages sont fréquents dès la fin du mois de juillet ; ensuite la pluviosité est maximale en octobre-novembre et février-mars.

Le littoral est chaud et sec, avec des précipitations moyennes inférieures à 700 millimètres par an2 ; les montagnes sont par contre abondamment arrosées (moyenne supérieure à 1000 millimètres par an), piégeant les vents porteurs d'humidité.

Vents

Les vents en Corse

La Corse est balayée par de nombreux vents, particulièrement violents aux extrémités de l'île (Cap Corse, Bonifacio) mais aussi en Balagne, ce qui explique la présence ancienne de moulins et désormais d'éoliennes. On compte 150 jours de vent > 150km/h par an 3

Ces vents déterminent grandement le climat général et local (mésoclimat). Durant la sécheresse estivale, ils favorisent la propagation d'incendies dévastateurs.

  • la Tramontane (15% du temps) est un vent froid et sec du Nord, surtout d'hiver. Il peut être engendré par un très gros anticyclone de Sibérie ou par une dépression sur le centre de l'Italie.
  • le Maestrale (5%) est issu du Mistral provençal. Il est sec et violent en été (rafales — il lève la mer très fort sur la Balagne), et apporte la pluie l'hiver.
  • le Libecciu (60%), de l'ouest ou sud ouest, apporte chaleur et pluie aux versants exposés à l'ouest, pour être ensuite ressenti comme plus froid et sec à l'intérieur de l'île. Il apparait après la tramontane et le mistral dont il dérive souvent. Le Ponente (2%) vient aussi de l'ouest.
  • Le Sirocco (15%), venant d'Afrique du Nord, sec et chaud, chargé de poussières du désert saharien.
  • Le Levante (2%) vient de l'Est, et le Grecale (2%) plutôt du Nord Est.

Histoire

L’histoire de la Corse est celle d'une île devenue française en 1768 et qui a souvent été objet d'enjeux stratégiques et d'influences externes, tout en conservant un fort particularisme, dû à son relatif isolement.

Située au cœur de la Méditerranée occidentale — à 200 kilomètres de Nice, une dizaine de kilomètres de la Sardaigne, 50 kilomètres de l'île d'Elbe (Toscane), 80 kilomètres des côtes toscanes, l'île a de tous temps occupé une position stratégique au sein de l'espace géopolitique méditerranéen. Objet de convoitise des différentes puissances de Méditerranée, elle est longtemps demeurée dans les zones d'influence italo-toscane et carthaginoise , la langue corse en étant la plus vivante illustration. Véritable « montagne dans la mer » avec une arête centrale nord-sud sur toute sa longueur qui est en fait la fin de la chaine alpine, l'intérieur de la Corse a été un lieu de refuge constant pour la population de l'île qui y a développé et maintenu une culture très ancienne.

Sa spécificité et son originalité sont le produit d'une histoire complexe. Avec ses 8 778 km², elle est la quatrième île de la Méditerranée, derrière la Sicile, la Sardaigne et Chypre.

Préhistoire

Considérées un temps comme les premiers indices de présence humaine en Corse, les accumulations de bois du site de Macinaggio à l’est du Cap Corse sont aujourd'hui interprétées, par certains archéologues, comme des accumulations naturelles. L'occupation paléolithique de la Corse ne serait donc toujours pas attestée, même si elle reste possible.

Mésolithique (-9000 -6000) et Néolithique (-5700 -2000)

Les traces des premières occupations humaines datent du IXe millénaire avant l'ère chrétienne, notamment sur le site dit A Teppa di U Lupinu à Santu Petru di Tenda (Haute-Corse)1. La présence de plusieurs groupes humains est attestée au VII-VIe millénaire, au nord comme au sud de l'île. Il s'agit de groupes de chasseurs-cueilleurs et certainement pêcheurs, se nourrissant entre autres du lapin-rat (pika endémique du genre Prolagus) et également de coquillages. De cette époque ont été datés plusieurs sites et notamment celui de l’Araguinna Sennola, près de Bonifacio. Ce site, dont les fouilles ont commencé en 1966, a révélé un squelette féminin datant de -6500. Succède à ce premier peuplement, dont on suppose aujourd'hui qu'il s'agissait avant tout de simples fréquentations épisodiques de groupes en provenance du littoral italien, une véritable colonisation de l'île, avec la venue de communautés agropastorales néolithiques. L'arrivée de ces populations villageoises débute vers 5700 avant J.-C.

D. Binder et J. Guilaine font remarquer dans leur rapport Radiocarbone et processus de la néolithisation en Méditerranée centrale et occidentale que « dans la zone tyrrhénienne (Sardaigne, Corse, Latium, Toscane, Ligurie), les premiers horizons néolithiques dans la première moitié du VIe millénaire montrent généralement des styles céramiques structurés du Cardial et de l’Impressa ». La datation au carbone 14 a en effet donné de 5750 à 5350 av. J.-C., soit des dates contemporaines des autres sites italiens en Méditerranée. Ce « néolithique ancien cardial » a été identifié en divers endroits comme à Saint-Florent, Vizzavona ou Filitosa. Le premier néolithique en Corse appartient à la grande culture céramique de type Cardial ou Impressa (Gabriel Camps, 1988). Ce premier Néolithique est diffusé à travers toute l'île et a des caractéristiques très proches de la facies toscane méridionale, dite de Pienza. Gabriel Camps conclut : « C'est donc avec la Toscane voisine que la Corse présente ... les plus grandes ressemblances », il insiste sur « la primauté des relations entre la Toscane et la Corse. » Cette primauté des relations remonte sans nul doute déjà au mésolithique et explique les dernières découvertes qui permettent de conclure sur cette période, sur le premier peuplement de la Corse : dès le néolithique les Corses seraient une population de langue italique, en provenance du continent, qui aurait parlé une langue proche des langues parlées en Toscane et Ligurie (sous-groupe dit tyrrhénien). Cette variante aurait été ensuite successivement influencée par la Sardaigne en ce qui concerne la Corse du Sud, par l'Italie des Osques et des Ombriens (indo-Européens) pour toute la Corse mais surtout le sud-ouest et par les Celtes pour toute l'île mais surtout la Corse septentrionale. Les anciens parlers en Corse, avant l'occupation romaine, avaient donc un fonds commun tosco-ligure, et ont ensuite été profondément romanisés. Ils ne constituent au plus qu'un lointain substrat au corse moderne qui est incontestablement un dialecte du toscan archaïsant comme le gallurais. L'interjection répandue Ajo ! en est sans doute un reliquat.

À partir de -5000 le peuplement de l’île s’intensifie avec l’arrivée de migrants vraisemblablement Ligures venus par cabotage par l’archipel toscan. Dès le VIe millénaire, ces nouveaux groupes néolithiques amènent avec eux les céréales et les animaux domestiques (le chien, les ovins, les caprins et les porcins), pratiquent le défrichage; ce qui conduira à l'extinction d'une partie de la faune endémique. De nombreux échanges existent entre Corse et Sardaigne. Ils concernent l'approvisionnement des néolithiques corses en obsidienne et silex sardes, roches utilisées pour confectionner de nombreux outils. Des influences continentales sont aussi décelables. Au IVe millénaire la production lithique et céramique de l'île s'inscrit dans le courant chasséen du néolithique de l'ouest méditerranéen. À la fin du IVe millénaire, une métallurgie du cuivre local apparaît sur le site de Terrina. On peut dire qu'à cette époque existe une véritable société insulaire organisée en villages ayant entre eux un réseau d'échanges et où l'île entretient des rapports commerciaux constants avec ses voisins.

Les vestiges laissés par la préhistoire en font en outre l'un des endroits privilégiés de l'Europe pour l'étude de cette période, et l'île représente aussi la plus grande concentration de statues-menhirs et menhirs de toute la Méditerranée. A noter aussi la présence d'une peinture rupestre sur la commune d'Olmetta, la grotta scritta, datant d'environ 2000 ans avant J-C.

  • Les constructeurs de mégalithes
Alignement de menhirs de Palaghju, Corse du Sud

Les statues-menhirs qu'on trouve en divers endroits de l’île ; érigées entre -1500 et -800, représentent des guerriers portant épées courtes, ceintures ou baudriers, cuirasses sculptées en bas-relief. Celles-ci semblent monter la garde dans l’attente d’éventuels envahisseurs, comme pour en conjurer la venue. Ces statues-menhirs sont sans doutes autant de conjurations contre cet ennemi que de victoires dans un premier temps remportées sur lui. Il convient de préciser que la Méditerranée, à cette époque, connut un développement économique important, avec l'expansion du commerce des métaux. Cet essor a sans doute contribué au renforcement des inégalités et a favorisé les actes de piratage. Les populations se sont alors retrouvées contraintes de se protéger, en édifiant des forteresses, à l'image des "castelli" de Corse ou des « nuraghes » (voir culture nuragique) de Sardaigne.

Casteddu d'Araghju, Corse du Sud

Proto-histoire

L'île est sans doute connue des Phéniciens, auxquels elle devrait son nom de Korsai. Les Phéniciens propagent dans leur sillage l'agriculture : la vigne et le vin, l'olivier et l'huile, le blé et le pain ; leur organisation de la cité et l'écriture. Ils exploitent et commercent dans le monde antique les mines de cuivre, de plomb, d'étain, d'argent et de fer.

Les Phéniciens sont considérés comme parmi les meilleurs navigateurs du monde antique de cette époque. Ce sont avant tout des commerçants, non des colons, ils ne s’installent qu’entre terre et mer, sur des îlots, dans des criques protégées, dans l’arrière-pays desquelles ils cultivent ce qui est nécessaire à l’alimentation de leurs comptoirs et au remplissage de leurs entrepôts pour le ravitaillement de leur navires. Malte, les îles Pélages, Utique et Motya en Sicile, Tharros et Nora dans le sud-est de la Sardaigne sont autant d’étapes sur leur route. Il n'est guère possible qu’ils n’aient abordé les rivages corses, même s'il ne subsiste aucune trace de leur passage sur l’île. Les cités côtières étrusques et ses ports, comme Pyrgi ou Populonia, sont autant de comptoirs pour eux et, pour conserver de bons rapports avec le pays des Tyrréniens, sans doute jugent-ils préférable de leur laisser la prérogative du commerce avec l’île d’Elbe et la Corse dont ils trouvent les produits sur les marchés d’Étrurie.

Les Étrusques entreprennent réellement l'exploitation de la Corse. Ils se sont en effet tacitement partagé la domination de la Méditerranée occidentale avec les Carthaginois (voir Carthage) pour en contrôler le commerce. Aux Carthaginois reviennent la Sardaigne, l'Afrique du Nord et le sud de l'Espagne, aux Étrusques la Corse et le littoral gaulois.

  • Le monde tyrrhénien

Selon Servius (Aen. X, 172), mentionné par Mario Torelli dans son Histoire des Étrusques, il est fait allusion à la fondation de Populonia (du nom du dieu étrusque Fufluns -Bacchus-), grand port et principal centre métallurgique de l'Étrurie, par les Corses, chassés par la suite par les habitants de Volterra. Ceci suggère qu'avant la naissance de l'Étrurie, lors de la période de la culture de Villanova, la population corse et la population de l'Italie centrale face à la Corse doit être sensiblement la même, et que pour le moins ils entretiennent des rapports étroits et se connaissent bien.

Le même texte fait également allusion à une histoire de piraterie sarde et corse dans l'aire tyrrhénienne, et ce durant le premier âge de fer. La barque votive figure dans les bronzes sardes et semble assez populaire dans ces îles de la Méditerranée occidentale. Les échanges commerciaux entre l'Étrurie, la Sardaigne et la Corse semblent avoir été particulièrement intenses à cette période. Sur cette toile de fond viennent s'insérer les Phéniciens, probables médiateurs, et tirant les ficelles des relations commerciales de la région.

Le latrocinium (la piraterie) qui est relaté par les sources anciennes, n'est que l'autre facette du commerce maritime, et semble marquer les relations de deux entités qui d'une part s'affrontent et d'autre font du commerce : d'une part la légendaire occupation corse de Populonia, et d'autre la relative domination étrusque le long de la côte orientale de la Corse à l'époque historique.

Les sources écrites, principalement grecques, sont souvent contradictoires et, en en recomposant le puzzle de bribes éparses qu'elles forment, on parvient à situer la Corse et son histoire dans le monde méditerranéen et particulièrement sa place et son rôle en Méditerranée occidentale, mais on ne sait que relativement peu de chose sur la vie de sa population. C'est davantage grâce aux fouilles archéologiques effectuées dans l'île qu'on peut en avoir une idée plus précise.

L'Antiquité

Rhyton, Aléria, Musée départemental d'archéologie Jérôme Carcopino

Les Phéniciens, venus de Tyr, commercent avec la Corse, mais ne s’y arrêtent pas.

Les Grecs de Phocée essaiment en Méditerranée occidentale et fondent vers 600 av. J.-C. une nouvelle Phocée (Marseille), puis, vers 565 av. J.-C. Alalia, sur la côte orientale corse. Chassés d’Asie Mineure par les Perses en 546 av. J.-C., les Phocéens se réfugient dans leurs colonies. Ils contrastent avec la population locale. Ils construisent une cité en dur, introduisent la vigne, l’olivier et le blé, enseignent l’écriture, exploitent les gisement d’argent, de fer et de plomb, tandis que les autochtones se replient sur les hauteurs, le maquis et la forêt pour y vivre de l’agriculture, de la récolte du miel et surtout de l’élevage (chèvre). Cependant, le commerce existe entre les deux.

Après l’invasion de l’île d’Elbe, les Étrusques, venus de Toscane, s’allient aux Carthaginois, héritiers des Phéniciens et maîtres des rivages nord-africains et de la Sardaigne. En 535 av. J.-C., leurs flottes affrontent celle des Phocéens au large d’Alalia. Après cette bataille, une partie des Phocéens émigre pour fonder Élée. La population du comptoir devient largement cosmopolite, et les trois peuples y cohabitent.

Cependant, en 453 av. J.-C., les Syracusains débarquent sur l’île et chassent les Etrusques. Ils aménagent un port dans un golfe du sud de la plaine orientale : Port Syracusain (Porto-Vecchio). Plus tard, vers 280 av. J.-C., les Carthaginois, reviennent prendre la place des Syracusains. Seuls maîtres de l'île et de sa plus grande ville, Alalia, ils déciment la Corse en détruisant nombre d’arbres fruitiers et de plantes comestibles et en interdisant toute agriculture.

 

L'époque romaine

Lors de la Première guerre punique, Rome conquiert Alalia et chasse les Carthaginois. Les affrontements débutent en -259 avec le débarquement des troupes romaines du consul Lucius Cornelius Scipion. C'est à partir de 238 av. J.-C. que se développe un premier projet colonial. Mais il ne prendra forme que sur le littoral oriental et dans les piémonts qui entourent Aleria, centre militaire fondateur de la politique de Rome. En -227, la Corse est réunie à la Sardaigne dans la province romaine de la Sardinia, et la capitale du nouveau territoire administratif devient Cagliari. Plus tard, Auguste l'érige en province impériale, son procurateur vivant à Alalia, devenue Aléria. En tant que colonie de peuplement, des terres corses sont données aux vétérans de l’armée (notamment à Mariana, près de Bastia). De la conquête romaine, la Corse garde sa langue latine, quelques routes et ponts, des stations thermales (ex. Orezza et Speloncato), des ports et des villes. La Corse exporte granite, minerais, huile d'olive, miel, liège, etc. Certains Corses, à même d’acquérir la citoyenneté, émigrent parfois pour servir dans les administrations romaines ou l’armée. C’est une province calme qui se christianise aux premiers siècles après J.-C., non sans martyres (Sainte Dévote à la fin du IIIe siècle, Sainte Julie vers 450, Sainte Restitude, etc.)

Moyen Âge

À la chute de Rome, le déferlement des peuples « barbares » sur l’Europe n’épargne pas la Corse. Les Vandales sont les premiers à arriver, depuis le sud de l’Espagne, en passant par le Maghreb, la Sicile et la Sardaigne. Ils ne sont à l’origine que de massacres, terreur, incendies, famine. Les Corses se réfugient dans les montagnes pour leur échapper. Les Vandales rapportent aussi d’Afrique la malaria ou paludisme.

Les Vandales sont chassés, en 533, par les Byzantins dont les fonctionnaires vivent de rapine, de corruption et de fraude. Puis les Ostrogoths s'aventurent dans l'île. Enfin les Lombards, venus des Alpes, n’occupent l’île que trois décennies mais parviennent à codifier l’usage local de la « dette de sang », future « vendetta ».

Lorsque Charlemagne devient Roi des Lombards, en 774, il confirme une partie de la donation de Quierzy que son père avait fait au pape Etienne II. La Corse entre alors dans l’obédience du Saint-Siège, sans effet réel et immédiat pour le successeur de celui-ci, Adrien Ier.

À partir du VIIIe siècle, les Sarrasins d’Espagne et d’Afrique du Nord (Maures, Berbères ou Arabes) multiplient les attaques sur les côtes corses et mettent les ports à sac, coupant l’île du continent durant près de trois siècles sans vraiment vouloir l’envahir. La population recule à nouveau dans les montagnes et fait appel au pape, supposé propriétaire de l’île. C’est la Marche de Toscane, déléguée par le pape, qui vient à son secours. Selon certains historiens, le blason et le drapeau à la tête de Maure tireraient leur origine de cette époque.

Ces luttes pourraient être à l’origine de la féodalité et de la noblesse en Corse. En effet, les déplacements de population dus aux invasions (émigration, repli dans les hauteurs) cloisonnent les Corses dans les hautes vallées. L’Église officialise ces « pièves » (pievi), regroupements de population plus ou moins isolés les uns des autres, et, vers l’an mil les seigneuries se constituent sous l’autorité du pape : la gestion insulaire est déléguée à un comte (le premier selon la tradition est Ugo Colonna, à l’origine de la noblesse corse), qui nomme des juges locaux. Les seigneurs dressent de petits châteaux ou donjons, assurent la paix et la justice, prélèvent une redevance (accattu). Les vassaux sont surtout liés à leur suzerain par des liens d’amitié et de parenté (clienti) même si la pyramide féodale tend à s’imposer. Certains comtes s’arrogent les droits et privilèges des comtes carolingiens, comme Arrigu Bel Messere, installé dans son « palais » de Poghju-di-Venacu. La disparition de ce dernier marque l’émiettement du pouvoir féodal.

L'époque Pisane et Génoise

En raison des désordres que connaît la Corse, au XIe siècle, le pape accorde à l’évêque de Pise l’investiture des évêques corses et les Pisans commencent deux siècles de domination sur l’île. Sous le gouvernement des juges et des seigneurs pisans, des constructions sont édifiées (églises, ponts, etc.). Mais, Pise perd la protection pontificale et des rivalités internes l’affaiblissent. Gênes entre alors en conflit contre son ancien allié dans la lutte contre les Sarrasins. En 1284, à la bataille navale de Meloria, la flotte pisane est détruite. Plusieurs campagnes de Gênes (1289-1290) lui rallient les féodaux, alors que les Pisans renoncent à la Corse. La trêve signée par Pise en juillet 1299 accorde la domination totale de l’île par Gênes. Celle-ci devient génoise pour six siècles, en dépit du Saint-Siège, qui tente en 1297 de confier la direction de la Corse à la maison d’Aragon (Royaume de Sardaigne et de Corse). Les Génois doivent cependant défendre leur nouvelle conquête face aux menaces des Sarrasins (les tours qui ceinturent l’île sont construites plus tard dans ce but), des Aragonais, installés en Sardaigne, des Français, pour qui la Corse est un avant-poste contre l’Espagne. Mais Gênes fonde sa conquête sur sa puissance bancaire.

Gênes partage l’île en dix provinces, elles-mêmes divisées en pièves (les soixante-six pièves reprises du système féodal). Les Génois construisent (urbanisation : Bastia devient siège du gouverneur, ponts, routes, etc.), développent les vergers, importent de Corse vins, huiles, bois, huîtres, poix, mais imposent lourdement la Corse et s’assurent la quasi-exclusivité du commerce avec l’île. La langue et certains usages (religieux notamment) corses sont grandement influencés par l’occupant.

En 1297, le pape Boniface VIII tente de réaffirmer son autorité sur la Corse et la Sardaigne en y investissant Jacques II, roi d’Aragon, et en 1305, le pape Clément V renouvelle cette tentative. Les Aragonais ne s’attaquent qu’à la Sardaigne pisane, dans un premier temps. Les Génois, craignant de voir la Corse envahie, s’allient aux Pisans pour lutter contre les Aragonais en Sardaigne. Mais bientôt, Jacques II renonce à ses droits sur la Corse en échange de la paix en Sardaigne, et s’y installe. Cependant, en 1346, les troupes du roi d’Aragon Pierre IV débarquent vers Bonifacio, et une guerre éclate entre les Génois et les Aragonais et leurs alliés Vénitiens. Gênes sort victorieuse du conflit mais doit alors faire face à la montée de la puissance de la noblesse corse.

La rivalité entre les féodaux corses, les clans génois et le pape Eugène IV se conclut en 1453 par la cession du gouvernement de l’île à une banque, l’Office de Saint Georges. L’Office bâtit de nouvelles tours sur le littoral ainsi que des villes fortifiées : Ajaccio (1492), Porto-Vecchio (1539).

En 1553, les Corses, menés par Sampiero Corso, alliés aux Français et aux Turcs, entament une révolution qui prend Gênes par surprise. Bastia tombe en quelques heures, Corte se rend sans combattre, Saint-Florent et Ajaccio ouvrent leur porte aux révolutionnaires. Bonifacio et Calvi, peuplées de Ligures fidèles aux Génois, résistent à l’abri de leur citadelle. La première tombe, la seconde n’est jamais conquise. L’amiral génois Andrea Doria contre-attaque avec une armada face aux Français, qui ont dégarni la Corse après la victoire et le retrait de leurs alliés turcs. Le général français de Thermes voit les villes tomber tour à tour : Bastia tient huit jours, Saint-Florent résiste trois mois. Sampiero récupère Corte et Vescovato. La Guerre de Corse s’enlise en guerre d’usure : De Thermes et Sampiero sont écartés par la France au profit du général Giordanno Orsini. Le moral des Corses révoltés est entretenu par une suite de guérillas, malgré des représailles jusqu’à la trêve de Vaucelles (5 février 1556), quand Henri II de France rend à Gênes certaines places fortes. Les Génois ne reprennent possession de l’île tout entière qu’avec le traité du Cateau-Cambrésis (3 avril 1559).

L’Office de Saint Georges, qui reprend le commandement de la Corse, impose une série de mesures jugées dictatoriales. La révolte du peuple corse repart lors du débarquement de Sampiero, aidé par Catherine de Médicis, au golfe de Valinco (12 juin 1564). Les insurgés reconquièrent l’intérieur de l’île, laissant les villes côtières aux Génois. Malgré les renforts envoyés rapidement, Gênes n’inflige aucune défaite décisive à Sampiero. Des villages sont détruits, Cervione brûlé, mais Corte se rend aux insurgés. La République doit faire appel aux Espagnols pour reprendre certaines places (1566), tandis que les renforts envoyés par la France à Sampiero s’avèrent inefficaces. Après nombre de trahisons et de désertions dans les rangs insurgés, Sampiero est tué près de Cauro (guet-apens d’Eccica-Suarella, 17 janvier 1567). Son fils de 18 ans ne continue la lutte que deux ans avant de s’exiler en France (1er avril 1569).

La République de Gênes exploite le Royaume de Corse comme une colonie, moyennant des droits à payer à l’Office de Saint Georges. L’administration est réorganisée autour de paroisses démocratiques, une crise ravage l’économie, Calvi et Bonifacio bénéficient de franchises et d’exemption pour leur fidélité aux Ligures, le gouverneur de la colonie instaure un système juridique corrompu. Les Statuts (décembre 1571) garantissent un minimum de justice et le Syndicat défend, pour un temps, les autochtones. Le maquis devient le refuge des condamnés par contumace, mais l’insécurité est réduite par une redevance sur les ports d’armes. Les impôts comme le commerce sont iniques et les Génois se réservent des monopoles. Après 1638, une nouvelle politique économique est alors instaurée : plantation d’arbres et de vignes, accroissement du cheptel, etc. mais aucun Corse ne peut accéder à la propriété. Les bergers corses sont chassés peu à peu des plaines, les autochtones grondent. En 1729, éclate la guerre d’Indépendance.

Les guerres d'indépendance corses

Émeutes de 1729

Les émeutes spontanées de 1729 éclatent suite à l'incident de Bustanico, à savoir le prélèvement des impôts par le gouverneur en dépit de la décision de Gênes d'arrêter leur levée. Elles se cristallisent sur le refus de l'impôt, mais les causes profondes sont multiples : la pression fiscale en général, taille et gabelle jugées excessives pour le contexte économique de crise ; mais aussi, les abus des percepteurs génois envers les Corses ; et enfin, l'insécurité exacerbée par la disette, due à des bandits isolés ou à des bandes audacieuses. Cette troisième raison entraîne la demande de rétablissement du port d'armes, dans un souci traditionnel en Corse d'assurer soi-même sa propre sécurité et de se faire sa propre justice. Gênes interprète cette revendication comme un refus de payer l'impôt de deux seini.

Les premières émeutes démarrent en novembre 1729, dans la région du Bozio. La rébellion s'étend par la suite à la Castagniccia, la Casinca, puis le Niolo. Saint-Florent et Algajola sont alors attaquées, Bastia mise à sac en février 1730, et en décembre de cette même année, lors de la consulte de Saint-Pancrate, la Corse élit ses généraux : Luigi Giafferi, Andrea Ceccaldi et l'abbé Raffaelli. Gênes fait alors appel aux troupes de l'empereur Charles VI. Cette intervention impériale de 1731 est repoussée une première fois mais quelques semaines plus tard, de puissants renforts viennent à bout des rebelles. En juin 1733, Gênes accorde au peuple corse certaines concessions garanties par l'Empereur, mais jugées insuffisantes dans l'île. La rébellion reprend quelques mois plus tard, sous le commandement cette fois de Hyacinthe Paoli, le père de Pascal.

Théodore de Neuhoff

Le 15 avril 1736, Théodore de Neuhoff, choisi par des partisans corses, est élu roi et promulgue des lois qui le rendent populaire. Il installe la capitale de l'île à Cervioni en Castagniccia. Cependant il ne parvient pas à s'imposer aux monarchies génoise, française, britannique. Dépité au bout de 7 mois, il repart sur le continent. Il tentera un retour en 1738 puis en 1743, avec les Britanniques, sans succès.

Les interventions françaises

En 1737, par la convention de Versailles, la France s'engage à intervenir en Corse si Gênes en fait la demande.

Le gênois Gian Francesco II Brignole Sale, ancien chef de la junte chargé d'examiner les demandes des insurgés et ambassadeur de Gênes à Versailles obtient de la France l'envoi d'un corps expéditionnaire de 3000 hommes sous les ordres du comte de Boissieux. Lors de la première intervention, de 1738 à 1741, les troupes françaises, alors alliées à Gênes, débarquent en Corse, où elles sont vaincues à Borgo le 13 décembre 1738. Quatre mois plus tard, le gouvernement français envoie sur l'île des renforts commandés par le marquis de Maillebois, qui obtient la reddition des insurgés en juillet 1740. S'ensuit le départ en exil des chefs de cette rébellion, notamment Giafferi et Hyacinthe Paoli, qui emmène avec lui son fils, Pascal.

En 1745, une coalition anglo-austro-sarde, opposée aux Français, aux Espagnols et aux Génois dans la guerre de succession d'Autriche s'empare de Bastia, avec l'aide de Rivarola, alors chef d'une faction corse. La deuxième intervention française de 1746 permit à Gênes de reprendre la ville, grâce à une discorde entre les chefs Rivarola, Gaffori et Matra. En 1748, Bastia est attaquée par la même coalition, appuyée par les insulaires, mais les assiégeants doivent se retirer avec la paix d'Aix-la-Chapelle.

À partir de 1748, l'île est administrée, pour le compte de Gênes, par le marquis de Cursay. En octobre 1752, les patriotes corses rejettent les règlements proposés par Cursay et adoptent un nouveau système de gouvernement sous le commandement de Gaffori. Cursay est renvoyé en décembre de la même année. Un an plus tard, Gaffori est assassiné. Il s'établit alors une régence présidée par Clémente Paoli, qui rappelle Pascal Paoli en Corse. Le 14 juillet 1755, ce dernier est élu général en chef de Corse à la consulte du couvent Saint-Antoine de la Casabianca d'Ampugnani. En novembre, sa constitution est adoptée par une consulte de Corte : elle prévoit la séparation des pouvoirs et le vote des femmes. Considérée comme la première constitution démocratique des Temps Modernes, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire, James Boswell et de nombreux penseurs des Lumières en présentent les mérites.

Pascal Paoli, général de la Corse

En 1757, les Matra, appuyés par Gênes, et Colonna de Bozzi, allié de la France, soulèvent une révolte. Pascal Paoli, alors élu général de la Nation, les écrase. Il crée une marine qui lui permet de soumettre le Cap Corse en 1761 et de s'emparer de Capraia en 1767, mais échoue cependant dans sa tentative de prendre d'assaut les villes côtières génoises.

En 1756, les Français signent le traité de Compiègne qui accorde à Gênes des subsides et des troupes pour occuper Ajaccio, Calvi et Saint-Florent jusqu'en mars 1759. En 1758, Pascal Paoli fonde l'Île-Rousse. Quatre ans plus tard, il fait adopter le drapeau à la tête de Maure et crée une monnaie. Le 6 août 1764 est signé le second traité de Compiègne. Les troupes françaises s'engagent alors à tenir garnison dans les trois villes déjà occupées ainsi qu'à Bastia et à Algajola pendant quatre ans. En 1765, Corte devient la capitale de la Corse, et une université y est créée.

Bien que Pascal Paoli continue à correspondre avec le duc de Choiseul dans l'espoir d'assurer l'indépendance de la Corse, le 5 mai 1768, par le traité de Versailles, Gênes cède à la France la souveraineté sur l'île.

Conquête, répression, pacification

En juillet 1768, suite au traité de Versailles, la France rachète à Gênes ses droits sur l'île. En fait, au départ il s'agit seulement d'une délégation, la France est chargée d'administrer la Corse durant dix ans et de la pacifier. Gênes étant dans l'incapacité de rembourser à la France ses frais, l'île devint au bout de dix ans, propriété de la France.

Les troupes françaises occupent rapidement le Cap Corse, et un mois plus tard, le marquis de Chauvelin débarque avec de nombreuses troupes sous son commandement. Les Français sont vaincus à la bataille de Borgo en octobre. Mais, au printemps 1769, le comte de Vaux débarque avec 24 000 hommes et bat les patriotes le 9 mai à Ponte Novu.

Pascal Paoli quitte la Corse le 13 juin 1769. Napoléon Bonaparte naît un mois plus tard, le 15 août 1769. En 1774, les nationalistes se révoltent, mais sont réprimés dans le Niolo. C'est le début d'une longue série d'amnisties (1776), dont Paoli, alors à Londres, refuse de profiter.

La Corse est gouvernée par Marbeuf et devient pays d'États. Les États de Corse, assemblés et composés de 23 députés de chacun des trois ordres, choisis par élection indirecte, se réunissent huit fois entre 1770 et 1785. L'assemblée n'a qu'un rôle consultatif : toute décision dépend des commissaires du roi, l'intendant et le commandant en chef. L'administration confie peu de postes aux Corses sauf dans les échelons subalternes de la magistrature. L'administration des communes reste toutefois aux mains des autochtones. L'ordre de la noblesse est créé, des titres sont accordés à plus de 80 familles (parmi lesquelles les Bonaparte). Les nobles ne bénéficient pas de privilèges féodaux, mais peuvent obtenir divers avantages : concessions de terres, places d'officiers dans des régiments formés pour les Corses, bourses pour leurs enfants dans les écoles du continent.

Les tentatives de développement agricole et industriel sont peu efficaces. Les impôts directs, perçus dès 1778 en nature, pèsent surtout sur les pauvres. Les premières routes sont construites (de Bastia à Saint-Florent, et de Bastia à Corte) et le plan Terrier est mis en œuvre. Les recensements démontrent un accroissement continu de la population. En 1789, alors que la Révolution éclate en France, l'Assemblée nationale, incitée par une lettre d'un comité patriotique de Bastia, décrète que la Corse est désormais partie intégrante de la monarchie française. Les Corses exilés sont alors autorisés à rentrer en France. Le 15 janvier 1790, la Corse devient un département avec Bastia comme chef-lieu et siège de l'unique évêché.

La Révolution et le royaume anglo-corse

En juillet 1790, les révolutionnaires français autorisent le retour de Pascal Paoli sur le territoire insulaire. En septembre, il est élu commandant en chef des gardes nationales corses, puis président du conseil général du département. En juin 1791, une émeute religieuse éclate à Bastia, après la déposition de l'évêque qui refuse de prêter serment à la Constitution civile du clergé. Paoli la réprime et, en 1792, transfère le chef-lieu à Corte, s'attirant ainsi l'hostilité des Jacobins corses, dont Christophe Saliceti et les frères Bonaparte.

Le 1er février 1793, la Convention décide d'envoyer trois commissaires (dont Saliceti) en Corse pour surveiller la conduite de Pascal Paoli. Le même mois, ce dernier est tenu pour responsable de l'échec d'une expédition contre la Sardaigne à laquelle participait Napoléon Bonaparte. Le 2 avril, la Convention décrète son arrestation, ainsi que celle de Charles André Pozzo di Borgo : Lucien Bonaparte les accuse de despotisme. Face aux menaces des Paolistes, les commissaires en Corse depuis le 5 avril, hésitent cependant à exécuter l'ordre. Fin mai, une consulte à Corte condamne le gouvernement français et proclame Paoli Père de la Patrie. Ses partisans s'imposent à Ajaccio et saccagent la maison Bonaparte. Avec l'appui de Napoléon Bonaparte, les commissaires tentent d'attaquer Ajaccio par la mer, ce qui se solde par un échec.

Le 11 juillet 1793, la Corse est divisée en deux départements, le Golo et le Liamone. Cette scission sera effective en 1796.

Pendant le même mois, la Convention met Paoli et Pozzo di Borgo hors la loi, alors que la milice Paolienne tient les troupes républicaines enfermées à Calvi, Saint-Florent et Bastia. Paoli cherche appui auprès des Britanniques qui envoient Sir Gilbert Elliot, accompagné de conseillers militaires, en janvier 1794. Bientôt, des forces britanniques assiègent et occupent Saint-Florent (février), Bastia (avril-mai), et Calvi (juin-août). Les patriotes et les députés, réunis en consulte à Corte le 10 juin 1794, proclament le Royaume Anglo-Corse, promulgue sa Constitution et élèvent Paoli au rang de Babbu di a Patria (Père de la Patrie).

Pourtant, Sir Gilbert est désigné vice-roi, au mécontentement de Paoli. Ce dernier soulèvera alors une émeute en 1795 dirigée contre Sir Gilbert et Pozzo di Borgo. Mais il est rappelé en Grande-Bretagne où il s'exile le 13 octobre 1795. En avril 1796, des émeutes provoquées par le parti républicain éclatent, Sir Gilbert reçoit l'ordre d'évacuer la Corse. Des troupes de l'armée napoléonienne d'Italie occupent par la suite l'île sans rencontrer d'opposition.

Premier Empire

Portrait de Napoléon Bonaparte (Ingres), il est né le 15 août 1769 à Ajaccio et deviendra Empereur des Français en 1804.

En 1796, l'organisation des départements du Golo et du Liamone créés trois ans auparavant est confiée à Christophe Saliceti.

En 1798, le clergé déclenche la Révolte de la Crocetta dans le nord de l'île. En décembre, une coalition de Corses exilés, royalistes, paolistes et pro-britanniques, suscitent un soulèvement au Fiumorbo avec l'appui de la Sardaigne et de la Russie. Les répressions sont sévères.

En 1801, Napoléon suspend la Constitution en Corse. Il y envoie Miot de Melito comme administrateur général. Celui-ci mettra en place des concessions fiscales, les Arrêtés Miot. Ensuite, le général Morand gouverne l'île avec une dureté extrême. Le Décret impérial mis en place en 1810 permet de nouveaux dégrèvements fiscaux. Puis l'île est réunie en un seul département, avec Ajaccio pour le chef-lieu. Le général Morand est alors remplacé par le général César Berthier, frère du futur maréchal Louis-Alexandre Berthier.

L'exil de Napoléon à l'île d'Elbe provoquera des réjouissances à Ajaccio. Bastia accueillera alors des troupes britanniques commandées par le général Montrésor. En mars et avril 1815, des agents de Napoléon envoyés de l'île d'Elbe réussissent à s'imposer en Corse. Durant les Cent-Jours, l'île est administrée jusqu'à Waterloo par le Duc de Padoue. En février 1816, a lieu un dernier soulèvement bonapartiste, la guerre du Fiumorbo, mené par le Commandant Poli. Malgré leur importance et leur résolution, et après une farouche résistance, les partisans de Napoléon, pourtant invaincus, mais assurés de l'amnistie générale, quittent la Corse.

Second Empire

Sous le second Empire, la famille Abbatucci originaire de village de Zicavo obtient tous les pouvoirs de Napoléon III pour ce qui concerne le développement économique de la Corse.


Jacques Pierre Abbatucci , ancien député de la Corse puis du Loiret sous la Monarchie de Juillet et ancien magistrat à la cour de cassation, est un proche de l’Empereur.

Le dix août 1849, il est chargé officiellement par Louis Napoléon Bonaparte, alors Président de la République, d’un rapport sur les besoins de la Corse, et du suivi des dossiers relatifs à l’île auprès des différents ministères concernés, ce qui en fait le premier « Monsieur Corse » de l’histoire.

Après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, il est nommé garde des sceaux puis élevé à la dignité de Sénateur lors du retour de l'Empire.Il gardera ces titres jusqu'à sa mort en 1857.

Conseiller officiel de l’Empereur,il préside le Conseil des ministres lors de ses absences, la fonction de premier ministre n'existant pas sous le second Empire.

Son fils Séverin, sera député de la Corse pendant tout le second Empire de 1852 à 1871. Son autre fils Charles a également été député de l'Île de 1849 à 1851, et de 1872 à 1881.

Maitre des requêtes, puis Conseiller d’Etat, il était président du Conseil Général de la Corse de 1852 à 1857.

Les deux frères représentèrent donc alternativement la Corse à l’Assemblée Nationale pendant 32 ans, de 1849 à 1881.

On peut donc associer le nom des Abbatucci à une grande partie des immenses progrès réalisés en Corse sous le second Empire. La créations de plus de 2 000 km de routes, l’interdiction du port d’armes, l’interdiction du libre parcours du bétail, l’installation du télégraphe et du premier courrier maritime postal, l’assèchement de marais, la délimitation des forets domainiales et communales, la construction des palais de justice de Bastia et d'Ajaccio,la création du canal de la Gravona, le développement de l'industrie minière,la création des comices agricoles et des pénitenciers agricoles de Casabianda, Casteluccio et Coti-Chiavari, l'aménagement des ports de Bastia

Fermer
0.008673