L'Ille-et-Vilaine est un département français situé en
Bretagne. Il porte le numéro 35 dans la numérotation
départementale française.
Il est situé dans l’Est de la région Bretagne et fait partie du pays
gallo,
aussi appelé Haute-Bretagne. La population totale est de
980 668 habitants en 2007, en augmentation depuis plusieurs décennies.
Rennes est le chef-lieu de département et préfecture de la
région Bretagne. La langue traditionnelle est le gallo. Le département
compte 353 communes depuis la
création de la commune de Saint-Symphorien le 1er janvier 2008.
Géographie
Panneau d’entrée dans le département en venant de Maine-et-Loire, sur la
commune de Martigné-Ferchaud.
Le département d’Ille-et-Vilaine fait partie de la région Bretagne.
Il est limitrophe des départements de la Manche, de la Mayenne, de
Maine-et-Loire, de la Loire-Atlantique, du Morbihan et des
Côtes-d'Armor, et est baigné par la Manche, son littoral appartenant à
la côte d'Émeraude.
La cité médiévale de Vitré
L’Ille-et-Vilaine s’étend sur 6 775 km2.
Il se situe entre les méridiens 1° et
2° 20' Ouest et les parallèles 47° 40' et 48° 40' Nord. Il s’agit du
département breton le moins maritime puisque son littoral, s’ouvrant sur
la Manche, n’est que de 70 km.
L’Ille-et-Vilaine est localisé sur une dépression topographique. Il
est protégé des flux d’ouest par les hauteurs du Massif armoricain et
des influences continentales à
l’est avec les collines normandes et du Maine. Par
sa géologie, la majeure partie de la moitié septentrionale appartient au
domaine nord-armoricain, l'autre moitié relevant du domaine
centre-armoricain, seule une petite partie autour de Redon étant
comprise dans le domaine sud-armoricain.
En effet, la partie centrale et littorale du département est de
faible altitude, le plus souvent inférieure à 50 mètres dans la bande
côtière et dans les vallées et moins de 100 mètres quasiment partout. Ce
n’est qu’en limites occidentale et orientale que se situent des reliefs
plus élevés :
- à l’ouest, les collines de Bécherel (190 mètres) et la forêt de
Paimpont où l’Ille-et-Vilaine culmine à 256
mètres ;
- à l’est, le Coglais et le pays de Fougères (251 mètres à la
Chapelle-Janson).
Les bassins : creusés par l’érosion dans les schistes tendres, ils se
développent de part et d’autre des rivières
principales :
- au nord, bassin des affluents de la Rance et bassins du Couesnon ;
- au centre et au sud, bassins de la Vilaine dont le plus important,
celui de Rennes.
Les plateaux :
- au sud sous forme de barres rocheuses constituées de schistes durs
ou de grès armoricain, orientés ouest-nord-ouest - est-sud-est, séparés
par de larges vallées où coulent des affluents de la Vilaine ;
- au nord en bandes plus larges et plus uniformes constituées de
schistes durs ou de granite alternant avec les bassins.
Les régions maritimes comprenant l’est de Cancale,
les marais de Dol et du mont Saint-Michel, et à l’ouest un
plateau de roches cristallines profondément entaillé par la Rance.
Pour ce qui est de la pédologie et la botanique,
le sous-sol est souvent imperméable du fait de la présence de roches
granitiques.
Si bien que l’on trouve très peu de nappes phréatiques et l’on ne trouve
que des eaux de
surface. Les cours d’eau voient leur débit varier selon les flux
océaniques amenant la pluie. S’il y a une longue période sans
précipitations, l’Ille-et-Vilaine peut souffrir de la sécheresse. Mais
un apport pluviométrique important peut provoquer des
inondations car les sols peuvent être gorgés d’eau.
L’agriculture est principalement basée sur l’élevage,
ce qui en fait le premier département laitier de France. Cela a pour
conséquences, une adaptation de l’agriculture avec des cultures
orientées pour l’alimentation animale avec du blé, du maïs, des plantes
fourragères et des prairies.
Hormis ces espaces anthropisés, il subsiste des espaces naturels
comme la lande sur les plateaux au sud et les falaises du littoral,
environ 60 000 hectares de forêt (forêt de Paimpont, de Fougères,
de Rennes,
de Liffré,
de Teillay,
etc.) ; les zones humides du département.
Climats
L'Ille-et-Vilaine est sous un climat océanique relativement doux. Les
hauteurs
annuelles de précipitations sont inférieures à 700 mm. Les hivers sont
humides et en moyenne doux. Les étés sont relativement secs, modérément
chauds et ensoleillés. L'Ille-et-Vilaine bénéficie d'environ 1 850
heures d'ensoleillement chaque année.
Histoire
Carte des paroisses du futur département d’Ille-et-Vilaine
Le département a été créé à la Révolution française, le 4 mars 1790
en
application de la loi du 22 décembre 1789. C’est
l’un des cinq départements issus du découpage de l’ancienne province de
Bretagne.
Les entités l'ayant précédé sont :
- le territoire puis la cité des Redones (peuple armoricain qui a
donné son nom à Rennes et au pays Rennais)
augmenté de la frange orientale de celui des Coriosolites ;
- la baillie médiévale de Rennes plus
une patrie de celle du Porhoët ;
- la moitié orientale du présidial de Rennes, tel qu’il était en 1689,
comprenant les sénéchaussées de Rennes (avec
quelques aménagements au sud avec la sénéchaussée de Nantes),
Saint-Aubin-du-Cormier, Fougères, Bazouges, Antrain, Hédé et Saint-Malo
plus une partie des sénéchaussées de Dinan et de Ploërmel.
Le nom de ce département a été forgé comme beaucoup d’autres en
reprenant les particularités géographiques principales qui s’y trouvent.
Ici, il est basé sur deux rivières, l’Ille et la Vilaine,
qui se rejoignent à Rennes, à l’ouest du centre-ville. Le diocèse de
Rennes reprend les limites du département.
Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III est largement
soutenu en
Ille-et-Vilaine, département catholique, conservateur et monarchiste ;
elle fait même partie des quatre départements où aucun opposant n'est
arrêté2.
Un problème identitaire a agité les esprits du conseil général en
1989, qui aurait alors souhaité rebaptiser le département en
« Marche-de-Bretagne », ce à quoi la DDE s’est opposé
et qui n’a pas fait l’unanimité des habitants. En 2005, après de longues
réflexions, un nouveau projet a été proposé à la consultation populaire
par questionnaire : « Haute-Bretagne ». Il a été refusé par 75 %
des répondants. Devant ce résultat, le conseil général a renoncé à ce
projet qu’avait avancé le comité départemental du tourisme.
Emblèmes
Logotype
Créé en en 1986, le logotype du Conseil général d'Ille-et-Vilaine est
formé par la silhouette très stylisée de la Bretagne en noir (couleur
régionale) avec un gros disque rouge symbolisant l'emplacement
géographique du département dans la région. En 2008, l'assemblée
départementale a modifié son logo3.
Retravaillé par l'agence de communication Euro RSCG, le nouveau dessin
du logo présente davantage de fluidité, de mouvement et de relief dans
ses lignes. Les évolutions les plus marquantes sont :
- Une plus grande place au territoire Ille-et-Vilaine
- Des lignes simplifiées, dynamiques, pour marquer les contours de la
Bretagne
- Un effet 3D pour marquer la modernité
- Dans l'écriture « Ille-et-Vilaine », une esperluette stylisée
surmontée d'une hermine qui marque l'attachement à la Bretagne.
- Le nom du territoire « Ille-et-Vilaine » est mis en valeur et placé
avant celui de l'institution,
- L'institution choisit d'apparaître sous l'appellation
« Département », au lieu de « Conseil général », terme qui désigne
l'assemblée élue.
Ancien logotype (1986-2008)
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Nouveau logotype depuis 2008
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Armoiries et
drapeau
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Les armoiries symbolisent la Bretagne et les deux rivières qui ont
donné leurs noms au département : l'Ille et la Vilaine. Elles se
décrivent :
- D'hermine aux deux pals ondés d'azur.
|
Ce blason n'est qu'une proposition de Robert Louis, et n'a donc pas
de caractère officiel.
Le « drapeau » d'Ille-et-Vilaine reprend le blason, à savoir deux
rivières (l'Ille et la Vilaine) sur un champ de mouchetures d'hermine,
représentant la Bretagne. Ce drapeau n'est pas utilisé par le Conseil
général qui utilise un drapeau blanc avec son logo au centre.
Drapeau d'Ille-et-Vilaine
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Autres symboles
- Animaux :
- Mammifère : l'hermine.
- Insecte : la coccinelle rouge.
Politique
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Cet article ne cite pas suffisamment ses
sources (décembre
2006).
Si vous connaissez le thème traité, merci
d'indiquer les passages à sourcer avec {{Référence souhaitée}} ou,
mieux, incluez les références utiles en les liant aux notes de
bas de page. (Modifier l'article)
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Comme une grande partie du reste de l’ouest de la France,
l’Ille-et-Vilaine a longtemps eu la réputation d’être un département de
droite. En effet, de tradition catholique, le département vota à droite
tout au long de la Troisième République, en opposition à
la gauche anticléricale. Une tradition qui se
retrouve encore, avec un personnel politique parfois très anciennement
enraciné comme en témoigne l'élection, depuis désormais plus de deux
cent vingt ans, d'un représentant de la famille Méhaignerie sur le pays
de Vitré. Le courant de gauche a longtemps été marginal, ne rencontrant
d'influence notable que dans quelques milieux ouvriers (chaussure à
Fougères, imprimerie sur Rennes).
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’électorat
du département s’est tourné vers le MRP, de sensibilité
démocrate-chrétienne, confirmant son
ancrage à droite de l’échiquier politique. Cependant, trois phénomènes
essentiels ont motivé une évolution durable des comportements politiques
des habitants de l'Ille-et-Vilaine :
- le premier phénomène est la crise profonde du monde rural, à compter
des années 1950, se traduisant par un exode de plus en plus marqué.
- Le second phénomène est celui de la déchristianisation, par la
baisse de la pratique religieuse, qui a progressivement distendu les
liens entre sentiment religieux et choix politique.
- Enfin, dans les années
1960, le département a commencé de connaître un relatif
développement industriel, motivé notamment par la politique de
décentralisation et par l'intégration de la
Bretagne dans l'économie nationale.
Cela est notamment manifeste pour ce qui concerne l'industrie
automobile avec l'ouverture des deux grandes usines de La Janais et de
la Barre-Thomas du groupe Citroën,
usines qui ont embauché largement dans le monde rural et où, malgré un
contexte social tendu, le mouvement
syndical et les idées de gauche ont peu à peu pris corps et trouvé
de nouveaux soutiens. L'autre grande industrie du département,
l'agroalimentaire, a connu une
progression liée à la demande grandissante du marché parisien en
produits frais et en produits alimentaires transformés.
Tout ceci transforme la population du département, de plus en plus
ouvrière alors et de moins en moins attachée à l'activité agricole, même
si nombre d'ouvriers de l'automobile demeuraient, dans un premier
temps, également exploitants agricoles. De fait, à compter du début des
années 1970, la gauche progresse de façon continue. Pourtant,
de 1958 à 1981, le département est exclusivement représenté à
l'Assemblée nationale par des élus de la droite et du centre, parfois
réélus avec de très confortables majorités. Ainsi, en 1978, Pierre
Méhaignerie est élu député avec
plus de 72 % des suffrages au premier tour. Mais l'électorat est
toutefois de plus en plus gagné à d'autres choix.
Les élections municipales
de 1977 sont comme un coup de tonnerre dans le paysage politique
local : Rennes passe à gauche, comme d'ailleurs Saint-Malo, autre ville
importante du département. Edmond Hervé devient le maire de la ville
préfecture et le
restera jusqu'en mars 2008, date à laquelle lui succède Daniel Delaveau.
D'autres communes de l'agglomération
rennaise choisissent également d'élire des maires de gauche, toujours
dans la mouvance ou appartenant au PS, la spécificité de
l'Ille-et-Vilaine au regard des autres départements bretons étant de
n'avoir jamais eu de représentation significative du PCF.
Le mouvement engagé en 1977 s'est depuis prolongé, l'implantation de
la gauche faisant tâche d'huile autour de Rennes et des autres villes du
département, repoussant de plus en plus les forces de droite sur les
seules zones rurales. Lors des élections
législatives de 1981, le Parti socialiste obtient les deux sièges de
députés de Rennes et la tendance ne s'est pas inversée depuis. Suite à
la débâcle nationale de la droite aux cantonales de 2004,
cette dernière a perdu le contrôle du conseil général
d'Ille-et-Vilaine pour la première fois depuis la Révolution
française. Suite aux élections cantonales
françaises de 2008, le PS a ainsi obtenu la totalité des élus
représentant la ville de Rennes à l'assemblée départementale.
L’Ille-et-Vilaine a voté oui à la constitution européenne lors du
référendum du 29 mai 2005, avec un pourcentage de
53,8 % et 33 955 voix de majorité. Ce résultat confirmait d'ailleurs
l'implantation des forces dominantes de la vie politique locale : un PS
très pro européen et un courant centriste demeurant influent. Cependant,
ce résultat, presque inverse du résultat
national du scrutin, était en sensible baisse sur le référendum de 1992
sur
le traité de Maastricht, où le oui avait obtenu 62,8 % des voix et
une majorité de 96 601 suffrages.
Lors du deuxième tour de l’élection
présidentielle du 6 mai 2007, avec 87,46 % de participation et
supérieure à la moyenne nationale de 3,5 %, l’Ille-et-Vilaine a voté à
52,39 % pour Ségolène Royal et à 47,61 % pour Nicolas Sarkozy soit
26 677 voix d’écart. Au premier tour, François Bayrou est arrivé en
troisième
position 23,81 % des suffrages exprimés. À l'occasion des législatives
de juin
2007, quatre des sept députés du département sont de gauche (en
l'occurrence trois candidats officiels du PS et un
candidat apparenté au PS, s'étant présenté contre l'avis de la direction
nationale du parti). Les élections
sénatoriales de 2008
Économie
La place du Champ Jacquet à Rennes
Pour l’aménagement du territoire, le département est couvert par 7
bassins d’activité appelés « pays » :
- le pays de Rennes, au centre, couvre 67 communes sur 1 145 km2,
et compte 419 559 habitants (+ 12,5 % entre 1990 et 1999) soit 48,4 %
de la population du département ; (460 000 hbts au 01/01/08)
- le pays de Saint-Malo, au nord, couvre 71
communes sur 1 106 km2, dont 67 en
Ille-et-Vilaine (4 dans les Côtes-d'Armor), et compte 149 360 habitants
(+4,7 % entre 1990 et 1999) soit 17,2 % de la population du département.
- le pays de Fougères, au nord-est, couvre 58
communes sur 1 026 km2, et compte 76 517
habitants (+0,04 %
entre 1990 et 1999) soit 8,8 % de la population du département ;
- le pays de Vitré (Porte-de-Bretagne), à l’est,
couvre 64 communes sur 1 282 km2,
et compte 87 256 habitants (+7,7 %
entre 1990 et 1999) soit 10,1 % de la population du département ;
- le pays de Brocéliande, à l’ouest, couvre
43 communes sur 929 km2,
et compte 57 683 habitants (+7,3 %
entre 1990 et 1999) soit 6,6 % de la population du département ;
- le pays des Vallons de Vilaine, au
sud, couvre 25 communes sur 620 km2,
et compte 41 624 habitants (+10,6 %
entre 1990 et 1999) soit 4,8 % de la population du département ;
- le pays de Redon et Vilaine, au
sud-ouest, couvre 54 communes sur 1 434 km2,
dont 28 en Ille-et-Vilaine (les autres
dans le Morbihan et la Loire-Atlantique) et compte 77 987
habitants (+2,3 % entre 1990 et 1999) dont près de 37 000 en
Ille-et-Vilaine, soit 4,1 % de la population du département. Au vu de la
situation géographique de Redon et les difficultés administratives
liées à la gestion du bassin économique par trois départements, il a été
envisagé de créer un nouveau département autour de Redon et de son
pays, cependant la coordination des moyens départementaux au plan de la
région semble suffire.
Le fort développement très centralisé de l’agglomération de Rennes,
renforcé par une excellente desserte routière, ferroviaire, voire
aérienne, et l’attractivité de la zone en termes d’enseignement et
d’emplois a conduit à une concentration rapide de population dans son
bassin, mais répartie aussi dans une vaste zone périphérique,
nécessitant des trajets transversaux. Aussi l’agglomération a développé
un système de transport en commun visant à déconcentrer le centre-ville
de Rennes et faciliter et accélérer les échanges. Le succès de ce mode
de transport, complété par une excellente desserte des lignes
transdépartementales a conduit l’agglomération à redéfinir les lignes de
bus urbains. Aussi Rennes dispose d’un métro souterrain, le VAL et a en
projet une 2ème
ligne.
Pour contrecarrer cette attractivité de Rennes, le département a
développé des échanges efficaces dans les autres pays, et renforcé le
rôle des communautés de communes afin de reconvertir l’industrie et les
zones agricoles en zones de développement tertiaire (de service ou
touristique). Aussi le développement démographique du département a su
rester positif même dans les zones d’anciennes industries en déclin
(Fougères) ou peu facilitées par leurs situations excentrées (Redon).
Le château fort de Fougères
Démographie
Article détaillé : Démographie d'Ille-et-Vilaine.
La population d’Ille-et-Vilaine est de 955 846 habitants au
01/01/2007, soit 141 hab/km².
Entre 1990 et 1999, la croissance de la population a été très
soutenue (+ 69 100 hab) avec un taux annuel moyen de variation de la
population de + 0,97% soit la 7e position française. Il y a un équilibre
entre le solde naturel (+ 34 874
hab) et le solde migratoire (+ 33 941 hab). La
progression, stimulée par le dynamisme économique, continue encore à
l'heure actuelle.
Culture
La cathédrale Saint-Samson de Dol-de-Bretagne
Une bonne partie des équipements culturels sont concentrés sur la
préfecture de Rennes à rayonnement départemental, régional voire
davantage. Voici la liste des principaux équipements.
Outre les nombreuses grandes écoles, les universités ou l’antenne
universitaire de Saint-Malo, le département compte beaucoup de lycées
ouverts sur des filières BTS, ou des centres de formation en lien avec
la chambre des métiers ou le rectorat.
- Théâtres, cinéma, salles de spectacle et de concert
- Le Théâtre national de Bretagne
- L’Opéra
- L'Omnibus (Saint Malo)
- L’UBU
- L'Antipode
- Le Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne
- Mythiques salles de la Cité, le
Liberté et le parc expo à Saint-Jacques-de-la-Lande.
- Théâtre de Saint Servan (Saint Malo)
- Théâtre Chateaubriand (Saint Malo)
- Musées et lieux d’exposition
- Les Champs libres
- Le Palais du Grand Large (Saint Malo)
- Le Musée des beaux-arts
- Musée de Bretagne
- Centre Allende (Saint Malo)
- Centre international de documentation sur les spectacles à Vitré
- Les musées de principaux monuments du département (Fougères,
Combourg, Dol, Vitré, etc.)
Ouest-France, 1er journal quotidien de
France, a son siège à Chantepie, près de Rennes ; France 3 Ouest a son
siège à Rennes. L’Ille-et-Vilaine est un des premiers
départements à bénéficier de la télévision numérique terrestre (TNT)
grâce à l’emetteur de Saint-Pern à Bécherel.
Rennes dispose d’une chaîne locale : TV
Rennes 35 et depuis peu Maville TV. Saint
Malo bénéficie depuis peu de TV Rennes 35 mais aussi d'un journal
local nommé le Pays Malouin.
De nombreux festivals se déroulent à Rennes chaque année, comme les
Transmusicales (musique),
le festival Mettre en scène (théâtre et danse), les Tombées de la nuit
(spectacles de rue), le Travelling (cinéma), le festival de la parole
Mythos, le festival Rock'n
Solex (concerts et courses de solex), l’Un Des Sens (festival
multiculturel), ainsi que
le festival
Marmaille (spectacles jeune et tout public). Il y a également à
Saint Malo La Route du Rock ou Etonnant Voyageurs
(festival du livre) ou bien la Route du Rhum (course de voiliers) ou
même les folklores du Monde (concerts, danses, spectacles...) et
beaucoup d'autres...
Langues
Le gallo était la langue « traditionnelle » de l'Ille-et-Vilaine,
elle était
surtout parlée dans la limite occidentale du département
d'Ille-et-Vilaine, ce qui coupe plusieurs pays en deux : Poudouvre,
Porc’hoed, Redon, etc. En 2001-2002, on dénombrait 1 761 élèves
(écoles, collèges, lycées) qui étudient la langue gallèse en Bretagne.
Cependant, la langue bretonne était également utilisée à l’ouest
d’une ligne mont Saint-Michel/Pornic.
Dans l’ancien évêché de Saint-Malo, dont une partie a été rattachée à
l’Ille-et-Vilaine pendant la Révolution française, on parla breton
jusqu’au XIIe siècle. Il en était de même dans certaines
poches il était parlé jusqu’au XVe siècle. Au XIe siècle, on signale une communauté bretonne
importante à Chateaugiron4).
Selon les effectifs pondérés que fournit l’enquête Étude de
l’histoire familiale5 menée par l’INSEE en 1999, plus de 8 500 bretonnants de plus de 18 ans
résident en Ille-et-Vilaine. À cela, il faut ajouter les effectifs des
écoles bilingues Diwan qui se montent à près de 1000 élèves à la rentrée
2009, ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les
établissements publics du secondaire (plus de 200 en 2002/2003).
Transports
La communauté d'agglomération de Rennes Métropole organise également
son propre réseau de
transports sur le territoire de ses 35 communes, le STAR, qui comporte
plus de cinquante lignes de
bus ainsi que le métro. D'autres communautés comme celles de Saint-Malo
(16 lignes), Fougères et Vitré gèrent également leur propre réseau de
transport en communs. Saint Malo
va bientôt se doter d'un Transport en Commun en Site Propre (TCSP) 6.
Le Département est chargé par la loi d’organiser le transport public
routier non urbain de personnes. Depuis 2005, le réseau
interurbain illenoo transporte environ 15 000 personnes chaque
jour, dont 9000 usagers scolaires. Le Département d'Ille-et-Vilaine veut
répondre à trois objectifs :
- valoriser l'image du car, le rapprocher de l'usager et en faire une
alternative concrète à la voiture.
- développer l'accessibilité des communes éloignées des centres
urbains (zones rurales)
- améliorer la sécurité des usagers (sécurisation des arrêts,
sensibilisation des élèves
transportés, accès...)
Après un doublement du nombre d'usagers entre 2005 et 2007, l'année
2008 a été marquée par la mise en place de nouveaux services
d'information aux usagers dans les villes de Rennes et Saint
Malo. En 2009, la carte annuelle de transport scolaire s'élève à 75
euros pour un enfant (gratuit à partir du 3e enfant transporté). 92% du
coût du transport (795 euros par an et par enfant) est pris en charge
par le Conseil général.
Tourisme
En Ille-et-Vilaine, le tourisme est l'un des moteurs du développement
économique. Le Conseil général participe à la promotion, au
développement et à la diversification des activités touristiques en
partenariat avec le Comité départemental du tourisme. Il soutient les
investissements relatifs aux projets de loisirs ou aux projets culturels
à vocation touristique et contribue au développement de l'offre
d'hébergement. Il accompagne aussi le développement du tourisme rural et
aide les professionnels à diversifier leurs activités touristiques en
basse saison grâce au tourisme d'affaires. L’Ille-et-Vilaine est un
département très riche en monuments historiques ou religieux, cités
médiévales remarquables, musées et patrimoine naturel. Voici les
principaux monuments ou équipements visités (> 50 000 visiteurs -
Chiffres 2006 du comité départemental du Tourisme7) :
- Le grand aquarium de Saint-Malo (≈ 384 700 visiteurs)
- Les Remparts de Saint Malo (≈ 180 000 visiteurs)
- Domaine de Trémelin (≈ 140 000 visiteurs)
- Château et zoo de la Bourbansais à Pleugueneuc (≈ 137 700 visiteurs)
- Espace des Sciences à Rennes (104 493 visiteurs)
- Cobac
Parc à Lanhélin (≈ 85 000 visiteurs)
- Domaine de la Briantais à Saint-Malo (≈ 81 600 visiteurs)
- Le château de Fougères (70 681 visiteurs)
- Usine Marémotrice de La
Richardais (70 504 visiteurs)
- Petit Train de Saint-Malo (62 406 visiteurs)
- Manoir de l’Automobile à Lohéac (61 733 visiteurs)
- Musée des Beaux-Arts à Rennes (55 897 visiteurs)
- Musée des Cap Orniers à Saint
Malo (51 262 visiteurs)
En 2007, la capacité d’accueil touristique est de :
- 221 000 lits touristiques, dont :
- 60 000 lits marchands classés
- 80 terrains de camping pour 25 308 lits
- 270 hôtels pour 15 746 lits
- 792 meublés Clévacances pour 3 168 lits
- 12 résidences de tourisme pour 2 972 lits
- 6 auberges de jeunesse pour 507 lits
- 535 gîtes ruraux pour 2 140 lits Gîtes de France
- 573 chambres d’hôtes pour 1 568 lits Gîtes de France
En 2006, la fréquentation touristique atteint 12 189 994 nuitées
extradépartementales et encore davantage si l’on ajoute les Illois qui
séjournent dans leur propre département. Le nombre de nuitées est de
2 512 328 dans les hôtels, de 962 540 dans les campings et de 296 256
dans les gîtes ruraux.
En 2005, environ 5 millions d’excursions ont été réalisées
(c’est-à-dire les déplacements en journée). La dépense moyenne par jour
et par personne est de 31,70 € et la durée moyenne du
séjour est de 8,2 jours.
Communes
ayant plus de 10 % de résidences secondaires
Selon le recensement général de la population du 8 mars 1999, 7,9 %
des logements disponibles dans le département étaient des résidences
secondaires.
Ce tableau indique les principales communes de l'Ille-et-Vilaine dont
les résidences secondaires et
occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.