Le Finistère (breton : Penn-ar-Bed, « bout du monde ») est un département
français situé en Bretagne. L'Insee et la Poste lui attribuent le code
29.
Il tire son nom de son positionnement géographique1 ;
certains évoquent l'abbaye bénédictine de Lokmazé dite en latin
« de fine » ou de « finibus terræ » 2 (soit de la fin de la terre),
ou plus probablement, vu l'époque,
du cap auquel elle a donné son nom.
Histoire
Article détaillé : Histoire
du Finistère.
À l'époque antique le Finistère était habité par le
peuple gaulois armoricain des Osismes (Celtes).
Après la conquête romaine le territoire relevait de
la province de Gaule lyonnaise. Le chef-lieu des Osismes
fut installé à Vorgium (l'actuelle Carhaix). À la fin du IIIe siècle fut construit à Brest un
"castrum" pour se protéger des pirates scots, saxons et frisons.
Un siècle plus tard, il fera partie du système de défense et de
contrôle de la Manche mis en place par le gouvernement impérial, le
"Tractus Armoricanus et Nervicanus".
Le territoire des Osismes aurait été concédé aux Bretons par
l'empereur Maximus à la fin du IVe siècle. Augmenté de celui des Coriosolites, il
formera la Létavie, bientôt appelée Nouvelle Bretagne ou Petite
Bretagne. Ce berceau de la Bretagne continentale fut divisé en deux
royaumes, la Cornouaille et la Domnonée qui avaient leurs
correspondants insulaires. Ces royaumes doubles d'un côté à l'autre de
la Manche étaient vraisemblablement régis par les mêmes dynasties à
l'origine. Le Broërec (l'actuel département du Morbihan) se
détacha de la Cornouaille et le Léon se détacha du royaume de Domnonée.
Le royaume de Cornouaille devint un comté sous l'influence
franque avant de se fondre dans le domaine ducal de Bretagne lors de
l'accession de la dynastie comtale au
trône ducal en 1066.
Le Léon reste sous l’autorité de ses vicomtes,
quoique fort écornée par les ducs Pierre Mauclerc et Jean le roux. Les
Rohan héritent du Léon par mariage. Le titre de prince de
Léon est encore porté aujourd'hui par le fils de l'actuel duc Josselin
de Rohan (c'est bien sûr un titre de courtoisie).
Le département est créé à la Révolution française, le 4 mars 1790 en
application de la loi du 22 décembre 1789, à
partir de la partie la plus occidentale de l'ancienne province de
Bretagne.
Il comprend l'ouest de l'évêché de Cornouaille,
l'intégralité du Léon et le tiers ouest du Trégor,
ainsi qu'un petit bout du Broërec ou Vannetais : communes de Rédené,
Arzano et Guilligomarc'h situées à l'est de Quimperlé.
Par ailleurs le département s'est agrandit en 1857, aux
dépens du département voisin du Morbihan, en annexant la commune de
Locunolé.
Ce sera l'unique modification territoriale du département, après sa
création, bien que d'autres communes réclameront en vain leur
rattachement au Finistère pour des raisons à la fois géographiques,
linguistiques et historiques. Ce sera notamment le cas des communes de
l'ancienne sénéchaussée de Gourin : Gourin, Le Faouët, Guiscriff etc.,
qui dépendaient sous l'Ancien Régime de l'évêché de Cornouaille. La
création du
département ne s'est pas fait sans heurts, notamment pour le choix du
chef-lieu, les deux villes de Landerneau et de Quimper s'étant toutes
les deux portées candidates.
Le coup d'État du 2 décembre 1851 de Napoléon III est largement
soutenu dans le
Finistère, département catholique, conservateur et monarchiste ;
il fait même partie des quatre départements où aucun opposant n'est
arrêté3.
Politique
et administration
Article détaillé : Politique du Finistère.
Voir la carte
topographique
Carte du Finistère.
|
- Liste des députés du Finistère
- Liste des sénateurs du
Finistère
- Liste des
conseillers généraux du Finistère
- Liste des préfets du Finistère
Découpage
administratif
Le département du Finistère est divisé en 4 arrondissements, 54
cantons et 283 communes. Son
chef-lieu est Quimper. La commune la plus peuplée est Brest et la
plus étendue Scaër. Quatre communes sont des îles : Île-de-Batz,
Île-de-Sein, Île-Molène, et Ouessant,
tandis que l'archipel des Glénan est administré par
la commune de Fouesnant. La commune de l'Île-Tudy n'est pas une île,
malgré son nom.
Les quatre arrondissements sont les suivants :
- arrondissement de Quimper, au sud.
Il regroupe 17 cantons et 82 communes, a une superficie de 2 202 km² et
est peuplé de 311 718 habitants.
- arrondissement de Brest, au
nord-ouest. Il regroupe 20 cantons et 80 communes, a une superficie de 1
408 km² et est peuplé de 362 380 habitants.
- arrondissement de Châteaulin,
au centre. Il regroupe 7 cantons et 61 communes, a une superficie de 1
804 km² et est peuplé de 84 910 habitants.
- arrondissement de Morlaix, au
nord-est. Il regroupe 10 cantons et 60 communes, a une superficie de 1
319 km² et est peuplé de 126 898 habitants.
Un cinquième arrondissement, celui de Quimperlé,
a été supprimé en 1926.
- Anciennes communes du Finistère.
La division historique entre le nord et le sud du département, qui
s'était traduite par des codes postaux différents (29N et 29S) est
toujours apparente dans l'organisation de différentes entités publiques
(Assurance maladie, Allocations familiales, Assurance chômage, etc.),
mixtes ou
privées.
Géographie
Article détaillé : Géographie
du Finistère.
Le Finistère est situé à l'extrémité ouest de la Bretagne. Il est
bordé au nord, à l'ouest et au sud par la Manche et l'océan Atlantique.
Premier département côtier de France, il compte 118 communes
littorales sur 283, soit plus d'un dixième des communes littorales
françaises, et 1 250 km de côtes, soit près d'un quart du littoral
français.
La zone marine à l'ouest du Finistère se nomme mer
d'Iroise. Elle inclut plusieurs îles ou îlots dont : Ouessant et
l'archipel de Molène, l'île
de Sein au large de la pointe
du Raz et l'archipel des Glénan au sud.
Climat
Article détaillé : Climat du Finistère.
Le climat du Finistère présente les caractéristiques d’un
climat tempéré océanique sous l’influence du Gulf
Stream et des perturbations atlantiques.
Il se caractérise généralement par des hivers doux et des étés frais.
Les précipitations sont assez abondantes et étalées sur toute l’année,
avec un maximum durant les mois d'hiver. Elles augmentent sensiblement à
l’intérieur des terres et sur le relief. Les gelées sont rares, surtout
dans les îles, ainsi que la neige. La présence du vent est une autre
caractéristique de ce climat.
Relief
Les roches les plus résistantes à l'érosion, le grès, le quartzite et
le granite ont donné naissance aux principaux reliefs du Finistère.
Malgré leur
faible altitude, ceux-ci ne dépassent en effet jamais la barre des 400
mètres, la vigueur de leurs pentes et l'aspect le plus souvent désolé de
leurs sommets, leur a valu le qualificatif de montagnes. Au sud du
plateau léonard et au nord du bassin de Châteaulin, s'étend la chaîne
des monts d'Arrée (point culminant : le Roc'h
Ruz : 385 mètres) et au sud du bassin de Châteaulin et au nord de la
vallée de l'Odet, celle des Montagnes Noires (point culminant : le Roc
Toullaëron : 318
mètres). Se détachant des Montagnes Noires, à l'ouest, le lourd dôme du
Menez-Hom (330 mètres) et la Montagne de
Locronan (284 mètres), forment quant à eux des reliefs isolés.
Hydrographie
Le département du Finistère est drainé par de nombreux fleuves
côtiers qu'alimente un réseau dense de petites rivières et de ruisseaux.
L'Aulne, le plus important d'entre eux, draine
une large zone centrale du département enserrée entre les monts d'Arrée
au nord et les Montagnes Noires au sud, et formant une dépression
appelée communément le bassin de Châteaulin. Le sud du département est
drainé par l'Ellé, l'Aven, le Bélon, le Moros, l'Odet, la rivière de
Pont-l'Abbé et le Goyen. Le
nord du département est drainé par l'Élorn,
l'Aber-Benoît, la Penzé,
le Douron.
Ces cours d'eau, bien que de taille modeste, ont creusé de profondes
vallées. Celles-ci ont été envahies dans leur partie basse par la mer
suite à la transgression marine survenue à la fin
du pléistocène et forment de pittoresques vallées
maritimes s'enfonçant profondément dans les terres. Dans la région
léonarde, on emploie communément le terme local « aber » pour les
désigner : aber Wrac'h, aber Benoît. Il en résulte que la côte
finistérienne est très découpée. La tranche
d'eau écoulée annuellement par les cours d'eau finistériens
présente toujours une valeur élevée (758 mm par an pour l'Odet à Quimper
et 679 mm par an pour l'Élorn à Plouédern) en raison de l'abondance des
précipitations et de la vigueur des pentes moyennes.
Économie
Article détaillé : Économie du Finistère.
Transport
Article détaillé : Penn-ar-Bed (réseau).
Tourisme
Article détaillé : Tourisme dans le Finistère.
Communes
ayant plus de 10 % de résidences secondaires en 2006
Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2006, 13,7 % des logements disponibles
dans le département étaient des résidences secondaires.
Ce tableau indique les principales communes du Finistère dont les
résidences secondaires et
occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.
Dérouler
Communes ayant plus de 10 % de
résidences secondaires en 2006
| Ville | Population municipale | Nombre de logements | Résidences
secondaires | % de résidences secondaires |
| Île-Tudy |
0 0 0679 |
0 01 459 |
0 01 116 |
76,49% |
| Saint-Nic |
0 0 0740 |
0 01 019 |
0 0 0656 |
64,41% |
| Bénodet |
0 03 159 |
0 04 160 |
0 02 482 |
59,66% |
| Île-de-Batz |
0 0 0606 |
0 0 0735 |
0 0 0421 |
57,25% |
| Brignogan-Plages |
0 0 0838 |
0 0 0989 |
0 0 0538 |
54,36% |
| Névez |
0 02 605 |
0 02 701 |
0 01 407 |
52,09% |
| Locquirec |
0 01 405 |
0 01 539 |
0 0 0791 |
51,37% |
| Roscanvel |
0 01 036 |
0 0 0873 |
0 0 0426 |
48,87% |
| Loctudy |
0 04 045 |
0 03 688 |
0 01 765 |
47,86% |
| Ouessant |
0 0 0857 |
0 0 0938 |
0 0 0443 |
47,27% |
| Clohars-Carnoët |
0 03 963 |
0 03 836 |
0 01 789 |
46,64% |
| Fouesnant |
0 09 716 |
0 07 946 |
0 03 516 |
44,25% |
| Landunvez |
0 01 334 |
0 01 204 |
0 0 0532 |
44,21% |
| Carantec |
0 03 088 |
0 02 857 |
0 01 217 |
42,60% |
| Porspoder |
0 01 609 |
0 01 422 |
0 0 0590 |
41,49% |
| Crozon |
0 07 684 |
0 06 407 |
0 02 628 |
41,01% |
| Plounéour-Trez |
0 01 205 |
0 01 016 |
0 0 0416 |
40,94% |
| Pont-Aven |
0 02 953 |
0 02 481 |
0 0 0997 |
40,19% |
| Plovan |
0 0 0667 |
0 0 0517 |
0 0 0201 |
38,88% |
| Plougonvelin |
0 03 525 |
0 02 461 |
0 0 0923 |
37,51% |
| Combrit |
0 03 394 |
0 02 544 |
0 0 0941 |
36,97% |
| Cléden-Cap-Sizun |
0 0 0972 |
0 0 0758 |
0 0 0279 |
36,81% |
| Plomodiern |
0 02 122 |
0 01 503 |
0 0 0541 |
35,95% |
| Plougasnou |
0 03 240 |
0 02 717 |
0 0 0962 |
35,41% |
| Plobannalec-Lesconil |
0 03 240 |
0 02 371 |
0 0 0831 |
35,06% |
| Primelin |
0 0 0744 |
0 0 0646 |
0 0 0225 |
34,83% |
| Kerlouan |
0 02 257 |
0 01 644 |
0 0 0549 |
33,40% |
| Clohars-Fouesnant |
0 02 062 |
0 01 287 |
0 0 0428 |
33,24% |
| Treffiagat |
0 02 241 |
0 01 582 |
0 0 0525 |
33,19% |
| Camaret-sur-Mer |
0 02 624 |
0 02 122 |
0 0 0704 |
33,16% |
| Audierne |
0 02 321 |
0 01 969 |
0 0 0639 |
32,45% |
| Esquibien |
0 01 556 |
0 01 173 |
0 0 0379 |
32,30% |
| Roscoff |
0 03 705 |
0 02 628 |
0 0 0846 |
32,18% |
| Scrignac |
0 0 0825 |
0 0 0739 |
0 0 0238 |
32,16% |
| Lanildut |
0 0 0918 |
0 0 0631 |
0 0 0201 |
31,88% |
| Plozévet |
0 02 900 |
0 02 206 |
0 0 0699 |
31,67% |
| Berrien |
0 0 0952 |
0 0 0708 |
0 0 0217 |
30,61% |
| Saint-Pabu |
0 01 731 |
0 01 129 |
0 0 0344 |
30,44% |
| Penmarc'h |
0 05 691 |
0 04 478 |
0 01 348 |
30,10% |
| Plogoff |
0 01 410 |
0 01 081 |
0 0 0324 |
30,02% |
| La
Forêt-Fouesnant |
0 03 161 |
0 02 152 |
0 0 0628 |
29,17% |
| Lampaul-Plouarzel |
0 02 047 |
0 01 277 |
0 0 0372 |
29,12% |
| Plonévez-Porzay |
0 01 656 |
0 01 079 |
0 0 0311 |
28,85% |
| Moëlan-sur-Mer |
0 06 841 |
0 04 676 |
0 01 344 |
28,74% |
| Plouhinec |
0 04 177 |
0 02 911 |
0 0 0835 |
28,68% |
| Plouescat |
0 03 741 |
0 02 379 |
0 0 0652 |
27,42% |
| Telgruc-sur-Mer |
0 01 979 |
0 01 294 |
0 0 0354 |
27,39% |
| Plouguerneau |
0 06 094 |
0 03 916 |
0 01 045 |
26,69% |
| Le
Conquet |
0 02 543 |
0 01 661 |
0 0 0435 |
26,19% |
| Trégunc |
0 06 704 |
0 04 351 |
0 01 123 |
25,82% |
| Guilvinec |
0 03 033 |
0 02 435 |
0 0 0616 |
25,30% |
| Logonna-Daoulas |
0 01 969 |
0 01 150 |
0 0 0290 |
25,27% |
| Cléder |
0 03 781 |
0 02 452 |
0 0 0597 |
24,36% |
| Santec |
0 02 266 |
0 01 396 |
0 0 0339 |
24,27% |
| Guissény |
0 01 796 |
0 01 127 |
0 0 0252 |
22,36% |
| Landéda |
0 03 519 |
0 01 912 |
0 0 0402 |
21,03% |
| Plouarzel |
0 03 205 |
0 01 653 |
0 0 0347 |
20,99% |
| Riec-sur-Belon |
0 04 129 |
0 02 459 |
0 0 0500 |
20,33% |
| L'Hôpital-Camfrout |
0 01 869 |
0 01 074 |
0 0 0205 |
19,11% |
| Pouldreuzic |
0 01 814 |
0 01 090 |
0 0 0207 |
18,99% |
| Ploudalmézeau |
0 05 831 |
0 02 979 |
0 0 0552 |
18,53% |
| Huelgoat |
0 01 622 |
0 01 116 |
0 0 0201 |
18,00% |
| Saint-Yvi |
0 02 722 |
0 01 380 |
0 0 0236 |
17,10% |
| Plomeur |
0 03 420 |
0 01 789 |
0 0 0299 |
16,71% |
| Plonévez-du-Faou |
0 02 106 |
0 01 323 |
0 0 0211 |
15,95% |
| Plounévez-Lochrist |
0 02 377 |
0 01 324 |
0 0 0200 |
15,11% |
| Douarnenez |
015 608 |
0 09 660 |
0 01 299 |
12,45% |
| Châteauneuf-du-Faou |
0 03 599 |
0 02 092 |
0 0 0264 |
12,62% |
| Concarneau |
019 953 |
011 665 |
0 01 412 |
12,10% |
- Source INSEE, chiffres au
01/01/2006.
Démographie
Article détaillé : Démographie du Finistère.
Finistère, densité de population
Les habitants du Finistère sont les Finistériens.
Les Finistériens descendent pour le plus grand nombre des Celtes dont
ils ont hérité la langue bretonne. Le Finistère était déjà peuplé au
néolithique comme en atteste la présence de
nombreux mégalithes et menhirs. Entre le IVe et le VIIe siècle il y eut plusieurs vagues
migratrices des Bretons insulaires vers l'Armorique suite à la
désorganisation de l'Empire romain et aux invasions des Saxons et des
Angles. Ils se mêlèrent aux populations locales présentes sur place. Par
la suite la population du Finistère demeura isolée des autres
populations à cause de son particularisme linguistique et de la position
du Finistère à l'extrémité d'une péninsule. La francisation des
Finistériens et le désenclavement de la péninsule grâce aux moyens
modernes de transport contribueront à faciliter le brassage ethnique
avec les habitants d'autres régions.
Beaucoup de Finistériens ont été obligés de s'expatrier pour trouver
un travail à partir des années 1850. La région parisienne ainsi que les
grandes villes de l'ouest de Rennes et
de Nantes et les ports du Havre et Toulon ont
constitué les destinations favorites. Aujourd'hui les Finistériens
tendent à vouloir revenir de plus en plus souvent dans leur département
d'origine. La région parisienne où les prix de l'immobilier sont élevés
attire de moins en moins.
La majeure partie de la population vit dans les villes. Le taux
d'urbanisation de la population atteint en effet 73 %. Brest compte
environ 210 000 habitants pour son agglomération et Quimper environ 80
000 habitants. La population se concentre dans les zones proches du
littoral tandis que l'intérieur des terres (régions des monts d'Arrée et
des Montagnes noires) est largement sous-peuplée et a vu sa population
fortement décliner au cours du siècle dernier en raison d'un important
exode rural. Le département dépasse les 800 000 habitants. Il est l'un
des plus peuplés de France et se classe à la 24e place pour le nombre d'habitants.
Évolution démographique
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
| |
439 046 |
452 895 |
483 095 |
524 396 |
546 955 |
576 068 |
612 151 |
617 710 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
| 606 552 |
627 304 |
662 485 |
642 963 |
666 106 |
681 564 |
707 820 |
727 012 |
739 648 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
| 773 014 |
795 103 |
809 771 |
762 514 |
753 702 |
744 295 |
756 793 |
724 735 |
727 847 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 | | |
| 749 558 |
768 929 |
804 088 |
828 364 |
838 687 |
852 418 |
885 906 |
|
|
Nombre retenu à partir
de 1962 : population sans doubles comptes
Courbe d'évolution démographique du Finistère depuis 1800
Culture
Article détaillé : Culture du
Finistère.
Langue
Autrefois, avant l’unification KLT, plusieurs dialectes de la langue
bretonne étaient
en usage dans le Finistère. Les deux principaux étaient le léonard parlé
dans le tiers nord du département et le cornouaillais dans les deux
tiers sud. Le trégorrois et le vannetais étaient parlés dans de petites
zones situées à
l’est de Morlaix pour le premier et à l’est de Quimperlé pour le second.
Il n’existait pas de véritable frontière linguistique entre ces
différents dialectes. Il s’agissait plutôt de petites variations à
l’échelon local, au niveau de chaque paroisse, si bien que plus on
s’écartait de sa paroisse d’origine, plus l’intercompréhension
linguistique était rendue difficile. Il existait aussi des formes
locales de français parlées uniquement dans les villes. Ainsi à Quimper,
les habitants parlaient le quimpertin.
Aujourd’hui, la population est largement francophone. Le Finistère
(Penn-ar-Bed en breton) est néanmoins le département le plus bretonnant
de Bretagne. Les effectifs pondérés que fournit l’enquête Étude de
l’histoire familiale4 menée par l’INSEE en 1999 sont de plus de 132 000 bretonnants de plus
de 18 ans pour ce seul département. S'y ajoutent notamment les effectifs
des écoles bilingues qui se montent à 4 333 élèves à la rentrée 2005,
ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements
publics du primaire (plus de 7 600 en 2002/2003) ou du secondaire (plus
de 1 800 en 2002/2003). La signalisation routière bilingue est utilisée
dans le département.
Patrimoine
religieux
Le paysage du Finistère est profondément marqué par son patrimoine
religieux. La campagne est parsemée de croix et de chapelles. Les bourgs
possèdent des églises renfermant bien souvent des trésors.