La Basse-Normandie est une région de France,
créée en 1956,
qui regroupe trois départements : le Calvados, l'Orne et la Manche.
Elle correspond à la partie
occidentale de l'ancienne province de Normandie et d'une partie du
Perche. La notion de Basse-Normandie est déjà une réalité
au XVIe siècle, voire au XIVe siècle2,
sans couvrir précisément le même territoire.
Histoire
Antiquité
Le territoire de la Basse-Normandie actuelle a été divisé en
plusieurs cités à l'époque des Romains. Celle de Vieux-la-Romaine a été
fouillée depuis le XVIIe siècle et a révélé de
nombreux vestiges
témoignant de la prospérité de la région de Caen.
Moyen Âge
La Basse-Normandie est conquise par les Francs au Ve siècle. Le VIIe siècle
voit l'extension du monachisme bénédictin avec Jumièges, Fécamp, le
mont Saint-Michel et Saint-Wandrille.
La Basse-normandie fait alors partie du royaume de Neustrie,
avec pour principales subdivisions les comtés de Mortagne,
de Bayeux, de Rouen, et du Cotentin
Les invasions normandes dévastent le pays au IXe siècle.
Charles III le Simple cède la future Normandie —
c'est alors le comté de Rouen — à Rollon en 911 par le
traité de Saint-Clair-sur-Epte. En
Basse-Normandie il reçoit quelques terres en Lieuvin.
Jusqu'à sa mort, il conquiert le Bessin, le
Hiesmois et l'Évrecin.
Son fils Guillaume Longue-Épée ajoute le Cotentin et l'Avranchin.
La frontière Sud est alors le territoire de la puissante Seigneurie
de Bellême qui profite de
sa situation à la frontière entre la Normandie émergente, le Maine et le
pays chartrain en France.
En 1066,
Guillaume le Conquérant conquiert l'Angleterre.
L'État anglo-normand est partagé en 1087. La
victoire de Tinchebray en 1106 offre la
Normandie aux Plantagenêts. En 1204, Philippe Auguste confisque la
Normandie. Pendant la guerre de Cent Ans, l'Angleterre annexe la région.
Une principauté se constitue avec le Perche et le Alençon et
fini par constituer le duché d'Alençon.
La France reconquiert la Normandie de 1436 à 1450. En 1468, la
province est rattachée au domaine royal.
Époque moderne
Une généralité va se constituer autour d'Alençon
englobant essentiellement le Perche en 1636, une autre généralité à Caen
depuis 1542
Époque
contemporaine
C'est la Basse Normandie qui va connaître le plus gros effort de
l'opération Overlord.
Article détaillé : Bataille de Normandie.
Les colons qu'a fournis la Basse-Normandie à la Nouvelle-France
(Québec),
au XVIIe siècle, furent parmi les plus entreprenants.
Économie
Chiffres clés
Répartition des estimations d'emploi salarié et non salarié par
secteur d'activité (Source INSEE) :
- Secteur primaire : 6,50%
- Secteur secondaire : 25,00 %
- Secteur tertiaire : 68,50%
La Basse-Normandie est :
- la première région agricole notamment 1re pour la production de beurre, de fromages frais et de fromages à pâte
molle, la production de pommes à cidre et de produits cidricoles, la
production de poireaux et navets,
- la première région en nombre de chevaux, avec 12% du cheptel équin
national,
- la quatrième région pour l'industrie automobile (derrière la
Franche-Comté, l'Alsace et la Lorraine).
La région se distingue également par le part de l'économie sociale
dans
l'emploi salarié. Hors agriculture, elle emploie 55 400 salariés, soit
12,1 % des salariés bas-normands, ce qui en fait l'une des régions où ce
taux est le plus fort, après la Bretagne (13,5 %), Poitou-Charentes et
les Pays de la Loire (12,4 %), et Languedoc-Roussillon (12,3 %). Le
tissu
associatif (9 % des salariés bas-normands), les coopératives (2,2 %) et
les mutuelles sont en effet fortement implanté dans les 3 départements4.
Historique
Moutons pré-salés dans la baie du
Mont-Saint-Michel
Le Redoutable, sous-marin construit à partir de 1964 et 1967, à
l'Arsenal de Cherbourg
Terre de bocages, la Basse-Normandie est traditionnellement agricole.
La réputation des produits laitiers normands (crème, beurre, fromages) a
alimentée le développement progressif d'une industrie agro-alimentaire,
à travers des coopératives laitières et puis les abattoirs industriels.
Au XVIIIe et XIXe siècles, plusieurs gisements de fer
participent à l'éclosion d'une industrie métallurgique. Quelques villes
normandes se font connaître également pour leur textile (dentelle
d'Alençon) tandis que l'implantation d'un arsenal militaire à Cherbourg
structure une filière de construction navale dans le Nord-Cotentin.
Alors qu'à la faveur de la révolution industrielle, agriculture et
agro-alimentaire se mécanisent, le XXe siècle
voit une désindustrialisation
importante, compensée par l'émergence de quelques établissements
industriels phares. Au début du siècle, l'allemand Thyssen ouvre la Société
des Hauts Fourneaux et Aciéries de Caen, qui devient en 1924 la
Société métallurgique de
Normandie (SMN). En 1937, la société Moulin-Légumes (Moulinex à partir
de 1957) s'installe à Alençon et ouvre plusieurs
établissements en Basse-Normandie et en Mayenne.
Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, plus de la
moitié des actifs travaillait encore dans l'agriculture, contre une gros
tiers au niveau national. Les Trente Glorieuses voient le développement
d'un tissu industriel géographiquement spécialisé : la région caennaise
développe l'électronique (Radiotechnique en 1957, filiale de Philips,
aujourd'hui Philips Composants) et l'automobile (la Saviem en 1956, à
Blainville-sur-Orne, et de Citroën en 1963 à Cormelles-Le-Royal), le
Nord-Cotentin adopte l'industrie nucléaire (usine de retraitement de la
Hague en 1966, sous-marins nucléaires à DCNS Cherbourg) et maritime (les
Constructions mécaniques
de Normandie et l’Union Industrielle et d’Entreprise, construction
de plates-formes pétrolières en 1973, à Cherbourg). S'ajoutent
l’électronique à Alençon, la construction mécanique à Lisieux, Alençon
et Flers, le textile à Flers et Condé-sur-Noireau.
La crise s'est abattue dans les années 1980. La SMN, devenu Unimétal
sous le giron d'Usinor-Sacilor en 1981, réduit peu à peu sa voilure,
jusqu'à sa fermeture en 1993. Dans le même temps, l'industrie automobile
caennaise se sépare de la moitié de ses effectifs et le textile normand
licencie lourdement. À Cherbourg, les établissements de Cogema-la Hague
et EDF à Flamanville ont absorbé la fermeture de l'UIE et les
réductions d'effectifs d'Alcatel-CIT. Après une faible reprise, la
région affronte plusieurs crises profondes à l'aulne de l'an 2000, dont
la fermeture de deux des cinq plus gros employeurs. En effet, Moulinex,
plus gros employeur industriel (6700 employés en 1990 à Alençon, Ifs,
Saint-Lô, Argentan, et Falaise) en redressement judiciaire a été racheté
par Seb en 2001, qui ferme les usines bas-normandes, tandis que sa
filiale CGME est reprise par ses cadres sous le nom d'Euromoteurs, avec
les unités de Carpiquet et Saint-Lô sans réussir à se relancer, et
qu'elle entraîne dans sa chute les
sous-traitants Marbo, Deal et Siber dans l'Orne. Unimetal (Mondeville),
Akai (Honfleur), et l'unité voiroise de Valeo, mettent également la clé
sous la
porte, la DCN et les CMN finissent la taille sévère dans leurs
effectifs. Philips Composants, Renault Véhicules Industriels et Isoroy
réduisent leur effectif dans le Calvados5.
Le secteur
primaire
Bateaux de Port-en-Bessin
Avec 73% du territoire en surface agricole, et la part de l'emploi
agricole la plus forte en France (7%), la Basse-Normandie est une région
à forte identité agricole. L'élevage (bovins pour le lait et la
viande, porcs, volailles et lapins, moutons,
chevaux) et la culture (céréales et oléoprotéagineux, lin, betteraves,
pommes de terre, légumes, fruits, horticulture) se côtoient.
La Basse-Normandie est la première région française pour la
production de beurre, de fromages frais et de fromages à pâte molle, la
production de pommes à cidre et de produits cidricoles, la production de
poireaux et navets, la production de lin textile.
La région est également la première en nombre de chevaux. La filière
équine, organisée autour d'un pôle de compétitivité à vocation nationale
et régionale, emploie 6000 salariés sur 70 000 hectares, avec 1 400
haras dont deux haras nationaux, celui de Saint-Lô (spécialisé dans la
compétition sportive) et le Haras
du Pin. De ces élevages sont nées les races du cob
normand et du selle français. Deauville est devenu
mondialement célèbre pour ses ventes annuelles de pur-sang, et le
Calvados accueille plusieurs
centres de recherches vétérinaires (Centre d'imagerie et de recherche
sur les affections locomotrices équines, Institut pathologique du
cheval, laboratoire Frank Duncombe). L'ensemble du secteur
représenterait 270 millions d'euros6.
Région côtière sur 471 km,
la Basse-Normandie concentrait en 2002 10,7% de la flotte française avec
602 navires en activité et 2 400 marins professionnels. Les ports de
pêche principaux sont : Cherbourg, Granville,
Port-en-Bessin et Grandcamp-Maisy (disposant tous les 4 d'une
criée), ainsi que Honfleur, Saint-Vaast-la-Hougue, Ouistreham,
et Trouville. La région accueille aussi
plusieurs bassins conchylicoles (huîtres et moules).
Les produits laitiers, cidricoles et coquillages normands sont
certifiés par 12 AOC (produits laitiers,
cidricoles), de nombreux Labels Rouges et Certificats de Conformité
Produit.
Le secteur
secondaire
L'industrie s'est traditionnellement développée autour de 2 pôles
régionaux : Caen (électronique et automobile) et Cherbourg (construction
navale et énergie).
La Basse-Normandie compte très peu d'établissements importants, parmi
lesquels on trouve de grands groupes français ou internationaux
(Renault, Peugeot SA, Valeo, Robert Bosch, NXP,
Lactalis,
Areva
NC, EDF) et quelques réussites locales (ACOME, Maîtres Laitiers du
Cotentin…).
Agroalimentaire
Réputée pour son élevage bovin et sa production laitière, l'industrie
agroalimentaire est le
premier employeur industriel régional.
Représentant 21 000 emplois, soit 21,4% des emplois industriels de la
région, elle s'articule autour de la transformation du lait (Elvir,
Maîtres laitiers du Cotentin, Coopérative
Isigny-Sainte-Mère, Compagnie des fromages, Lactalis, Danone, Nestlé,
Gloria) et de la production de viandes (SOCOPA, Viandes du Cotentin,
Soviba, Société normande de volaille, Charal,
Abattoirs industriels de la Manche, Les Salaisons de Brocéliande,
Fléchard, Charles Amand (andouilles)…).
L’industrie liée aux produits de la mer se développe également à
travers Cuisimer à Carentan, Salmona à Cherbourg-Octeville, Charles
Amand à Vire, Frial à Bayeux et Nutrimer à Carpiquet.
Construction
électrique et électronique
Ce secteur, longtemps moteur de l'industrie normande (19000 emplois
en 2000) n'est plus que l'ombre de lui-même. Moulinex a entraîné dans sa
chute (suppression de 3000 emplois directs) des
sous-traitants, tout comme les usines d'Alcatel de Tourlaville et de
Coutances, repris par Sanmina France et Elvia avec
réductions d'effectif, réduisant d'un tiers les emplois de cette
filière. L'électrique et l'électronique restent cependant le deuxième
employeur de la région (16% de l'effectif industriel total bas-normand).
Aujourd'hui, le secteur se structure autour de l'agglomération
caennaise, avec NXP, et la fabrication de composants pour
automobile par Robert Bosch Electronique et SC2N-Valéo. L'électronique
s'appuie également sur les
1200 employés d'Acome, SCOP fabriquant de la fibre
optique. L'électroménager n'existe plus depuis la mise en liquidation
judiciaire en mars 2007 d'Euromoteurs (ex Compagnie générale des
moteurs électriques) qui employait 143 salariés à Saint-Lô.
La constitution d'un pôle de compétitivité « Transactions
électroniques sécurisées » autour de NXP,
Oberthur, France Telecom R&D et des
laboratoires de recherches de Caen, ainsi que la constitution du Campus
Normandie Technologie (dont l'École nationale
supérieure d'ingénieurs de Caen), devrait redonner une bouffée
d'oxygène à cette filière.
Automobile
Le secteur automobile emploie 13% des salariés de l'industrie
bas-normande. Les trois quarts de la dizaine de milliers d'emplois : PSA
Peugeot Citroën à Cormelles-le-Royal, Renault Trucks à
Blainville-sur-Orne, Faurecia à Flers, Robert-Bosch Electronique à
Mondeville, Thyssenkrupp
Sofédit au Theil, Chéreau à Ducey. En ajoutant la sous-traitance liée
(travail
des métaux, plasturgie, équipements électriques), la filière automobile
dépasserait les 26 000 emplois.
Le pôle de compétitivité « Normandy Motor Valley » a été mis
en place en 2005, autour du Technopôle du Madrillet, de l'Université de
Rouen, des écoles
d'ingénieurs caennaise et rouennaise, et des entreprises Renault Trucks,
Citroën (Ifs), Valeo (Condé-sur-Noireau), Faurecia, Labinal (Vire),
Société Bertrand Faure, la Snecma (Vernon). Les objectifs de ce pôle
dépassent
les moteurs pour automobiles, mais vise à devenir leader pour la
propulsion automobile, aéronautique et spatiale. Il est associé au
projet Vestapolis d'Île-de-France, dans le projet à vocation mondiale Mov'eo7.
Métallurgie et
transformation des métaux
L'Orne a longtemps accueilli sur ses rives des forges, s'appuyant sur
les mines de fer de Soumont-Saint-Quentin, Saint-Rémy, La
Ferrière-aux-Étangs, ainsi que
celles de Diélette (Flamanville), Barenton et Mortain, ou encore les
mines de charbon du Molay-Littry. Les Hauts-fourneaux de la Société
Métallurgique de Normandie à Colombelles symbolisait cette industrie.
Villedieu-les-Poêles travaille le cuivre
et les cloches depuis plusieurs siècles.
Actuellement, malgré les fermetures de Vaujois, APM-Valfond, et
Sonofoque, après celle d'Unimétal-SMN, le travail des métaux représente
encore le quatrième secteur de la région avec 11 000 salariés, répartis
dans beaucoup de petits établissements (les 2/3 ont moins de 10
salariés). On trouve notamment les sociétés Tréfimétaux (Rai),
Nomel (La Ferté-Frênel) et Guy Degrenne (Vire).
3 systèmes productifs locaux ont été mis en place contre la crise,
autour de la quincaillerie (Tinchebray),
de la mécanique (Flers), et du travail des métaux (le triangle Vire -
Sourdeval - Villedieu-les-Poêles appelé Vallée des
Alliages).
Nucléaire
et énergie
Le Nord-Cotentin concentre une importante spécialisation nucléaire,
avec la centrale nucléaire de
Flamanville, l'usine de
retraitement de La Hague et DCNS (ex-Direction des constructions
navales). Selon un rapport du Conseil
économique et social régional, le nucléaire emploie 9 500 personnes,
auxquels s'ajoutent « 800 chercheurs et 150 doctorants », soit 13 000
emplois en comptabilisant les emplois induits8.
La Basse-Normandie a produit en 2003 17 700 Gwh d'électricité.
L'implantation future de l'EPR sur le site de Flamanville doit accentuer
encore la puissance locale de cette filière.
Textile et
accessoires
L'industrie du textile du XVIIIe et XIXe siècle
présente à Flers, Condé-sur-Noireau et Alençon, a subi des mutations et
n'a pas résisté à la mécanisation et à la concurrence internationale.
Elle est désormais orienté vers le luxe, et hors des zones
traditionnelles, avec dans le Sud-Manche les Tricots Saint-James et
Louis Vuitton, et la fabrique des Véritables Parapluies de Cherbourg à
Tourlaville.
Transformation
du bois
Malgré le département de la Manche qui est le moins boisé de France
(6,5% du territoire), le secteur du bois, du papier et du carton
(Hamelin, Alliora, Otor) représente 5200 emplois en
Basse-Normandie, s'appuyant sur les forêts ornaises et l'important
trafic de bois via le port de Caen-Ouistreham.
Sciences, pharmaceutique
et hygiène
Concentré dans le Calvados, le secteur pharmaceutique et de l'hygiène
est l'un des rares à créer des emplois (1800 en 2004). Schering-Plough
(médicaments), Laboratoires Gilbert (parfums et produits de toilettes),
Bottu Aventis Pharma dans l'agglomération caennaise, Famar (médicaments)
à L'Aigle, Roval (parfums et produits de toilette) à Flers et Dermophil
Indien à Magny-le-Désert sont les entreprises principales du secteur.
La région accueille un important pôle de recherche avec Cyceron
(Cyclotron Biomédical de Caen), l'Institut des sciences de la matière et
du rayonnement (ISMRA) et le Grand accélérateur national d’ions lourds
(GANIL).
Plasturgie
La filière plasturgique emploie 4 500 salariés (4% de
l'effectif industriel bas-normand), particulièrement dans l'Orne pour
laquelle elle a permis une redynamisation de l'industrie. Alençon a
développé un pôle de formation adaptée, avec l’Institut Supérieur de
Plasturgie d’Alençon (ISPA) et l’Institut Supérieur du Moule (ISMO).
Le secteur
tertiaire
Le
tourisme et les loisirs
Le tourisme en Normandie est une tradition, essentiellement avec les
stations balnéaires de la côte que symbolise la création de Deauville en
au XIXe siècle. Avec quelques lieux phares, comme le
Mont-Saint-Michel, les plages du Débarquement, ou Deauville-Trouville,
7% des emplois bas-normands sont liés au tourisme, et 8% du PIB
régional, essentiellement sur la côte, et très saisonnier.
À l'intérieur des terres se trouvent la Suisse normande, le long de
l'Orne, et la station thermale de Bagnoles-de-l'Orne.
Avec 3 Parcs naturels régionaux (Parc
naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin, Parc naturel
régional du Perche et Parc naturel régional
Normandie-Maine), le tourisme vert prend un essor particulier,
permettant un rééquilibrage vers des zones traditionnellement moins
fréquentées (Orne et Sud-Manche).
La diversité des paysages permet tout type de tourisme, qu'il soit
culturel, historique, balnéaire ou rural.
Les ports de plaisances bas-normands proposent 10 000 places.
Le commerce
La Basse-Normandie est le fief de la famille Haley, créateurs du
groupe Promodès, qui détenait les magasins Continent, Promocash, avant
sa fusion avec Carrefour.
Comme ailleurs en France, les grandes surfaces nationales remplacent
les petits commerces, avec la particularité de la préservation de petits
bourgs commerçants dans les campagnes. L'emploi dans la commerce a crû
de 1,2% l'an dernier, principalement dans le commerce de détail.
Le commerce de gros dépend essentiellement de l'agriculture et de
l'agroalimentaire.
Transports
La façade maritime favorise les échanges, d'où l'existence de
plusieurs ports de commerce liés au transit passagers et marchandises
(Cherbourg-Octeville et Ouistreham).
Concernant le trafic routier, la Basse Normandie dispose de 3
autoroutes :
- l'A 84 : Caen - Rennes
- l'A 13 : Caen - Paris
- l'A 28 : Rouen - Tours via Alençon
- une autoroute est en construction : l'A 88 qui reliera à terme Caen à
l'A 28 (Sées)
La Ligne
Mantes-la-Jolie - Cherbourg via Caen dessert le nord de la région,
tandis que la ligne Paris-Granville traverse
l'Orne et le Sud-Manche. Des liaisons régionales et
interrégionales joignent Caen et Tours et desservent
Trouville-Deauville.
Géographie
Brève approche
La Basse-Normandie semble être subdivisée en 3
grands ensembles géographiques :
- Au centre ; de Caen jusqu'à Alençon,
une grande plaine céréalière, la plaine de
Normandie, correspondant aux pays de la campagne de Caen, campagne de
Falaise, campagne d'Argentan et campagne d'Alençon.
- A l'ouest de cette plaine, le vaste bocage normand, s'étendant
depuis la pointe de Cherbourg jusqu'aux frontières du Maine. Le Cotentin
constitue la majeure partie de ce bocage.
- A l'est de cette plaine, plusieurs sous-ensembles géographiques
assez distincts sont constitués : le Pays
d'Auge, le Pays d'Ouche ornais et le Perche ornais.
Le Bocage normand
Article détaillé : Bocage normand.
Le bocage normand, très vaste, est plutôt un
puzzle de régions naturelles qu'un « pays » à lui seul. On pourrait
ainsi dénombrer 5 grandes pièces dans le bocage normand :
- Le Cotentin
- La Hague
- Le Val de Saire
- Le Bocage valognais
- La Côte des Isles
- Le Plain
- Le Bauptois
- Le Coutançais
- Le Pays Saint-Lois
- Le Granvillais
- Le Bocage Virois
- L'Avranchin et le Mortainais
- Le Bessin
- La Suisse Normande
- Le Bocage ornais :
- Le Domfrontais (ou Passais)
- Le Pays d'Houlme
- Le Pays d'Andaine
- Le Bocage Flérien
La Plaine de
Normandie
Article détaillé : Plaine de
Normandie.
- La Campagne de Caen
- La Campagne de Falaise
- La Campagne d'Argentan
- La Campagne d'Alençon (ou Marches). La
campagne d'Alençon est toutefois moins considérée comme une plaine, sa
plaine est en effet réduite puisque la forêt d'Écouves et les Alpes
Mancelles constituent la
majeure partie de la campagne d'Alençon.