Accueil  Inscrire votre société  Liste des préstrataires  Classification par régions
     Services de proximité
Camping
Chambre d'hôte
Dentiste
Clinique
Jardinage
Décorateur
Expert Automobile
Informatique
Agent d'assurance
Nettoyage
Chauffagiste
Serrurier
Electricien
Plombier
Banque
Dépannage
Formation
Conseil en Patrimoine
Traiteur
Patissier
Boulanger
Café
Bar
Diagnostic Immobilier
Restaurant
Association
Agence Immobilière
Agence de voyages
Office de tourisme
Santé Mutuelle
Hotel
Gite
Location vacances
Kinésitherapeute
Laboratoire
Pharmacie
Infirmier
Vétérinaire
Cinéma
Discothèque
Musique
Théatre
Dance
Transport
Taxi
Concessionnaire automobile
Garagiste
Salon de coiffure
Esthéticienne
Garde d'enfants
Promenade animalière
Assistance informatique
Petits travaux
Soutien scolaire
Mairie


Résultat de recherche trouvé pour la ville

Tours

Cherchez une entreprise, un produit, un service
Mots clés :
Secteur activité
Cliquer pour vous aidez
Région :
Ville :

Web :
2333 résultats trouvés en 0.003329 secondes

Fitiavana Gospel Choir Tours - France
Fitiavana Gospel Choir est un collectif Gospel constitué de chanteurs et musiciens professionnels passionnés par cette musique. Le but de...
Cour des Oiseaux
       
 
cabinet ecp Tours - France
Optimiser la collaboration entre les différents intervenants d’un chantier. Déléguer votre travail à un collaborateur indépendant pouvant travailler sur site. Spécialiste en...
5 rue du general aunis
  0975257757   02 47 27 97 25    
 
Entrez en matieres Tours - France
Entrez-en-matières Boutique de décoration intérieur et extérieur et vente de mobilier design à Tours, indre-et-loire (37) - Entrez-en-matières est...
69 rue Léon Boyer
  02 47 37 69 03      
 
Mobilier L'Ethnik Chic Tours - France
L'Ethnik Chic est une société à Tours dans l'Indre-et-Loire (37) proposant ses services dans la décoration intérieure et extérieure et...
188 avenue de Grammont
  0236491362      
 
Franck-Olivier LIAUME - Kinesitherapeute Tours - France
A votre service depuis presque 50 ans, le cabinet de Rééducation Grammont vous offre sur 200m2, une structure de soins unique à...
70, avenue de Grammont
  0247053628      
 
SARL TOURIMO Tours - France
Agence Immobilière Toutes Transactions Immobilières Achat, Vente, Location, Gestion
40 Bis, avenue de GRAMMONT
  0247612929   0247641151    
 
chambres d'hotes  Tours - France
Chambres tout confort dans propriété de charactère surplombant la Loire, dans un parc boisé de 1.4 ha en bordure du...
7 rue vernet
37270 amboise-montlouis
  0247509818      
 
AssurtourS Tours - France
Courtier en assurances à TOURS auprès des entreprises et des particuliers en matière d'assurances. Contactez-nous pour obtenir une assurance sur...
3 imp Adrien Deslondains
  0247364364   0247364361    
 
CREATION3W Tours - France
Création site internet Un Site Internet est aujourd’hui l’outil indispensable pour développer votre stratégie commerciale. Qu’il s’agisse d’un site vitrine, d’un site...
22 bis, Place Gaston Paillhou
  09 51 15 70 13   09 56 15 70 13    
 
ACCORD IMMOBILIER-CONSEIL Tours - France
Implanté sur Tours et sa région depuis 1990, ACCORD IMMOBILIER-CONSEIL est un devenu une agence de référence pour la vente,...
84 rue du Commerce
  0247615700   0247209596    
 
Association Promozik Tours - France
Association d'Indre-et-Loire pour le développement, la promotion, l’organisation, la formation et l’expression de la musique. Promozik propose des cours de...
17 rue Mouchot
  0247057477      
 
EXA-METRIES Tours - France
Diagnostic immobilier (DEVIS GRATUIT) en région centre, recherche et diagnostic amiante, plomb CREP, mesurage loi Carrez, diagnostic de performance énergétique...
22 rue de Bellevue
  0660857579      
 
BACANA PROD Tours - France
Société de production audiovisuelle et de conseils en communication spécialiste de la vidéo pour internet Notre activité se situe en Europe...
7 Place Amiral Querville
  0637925839      
 
Ecom Designer Tours - France
Ecom designer vous propose une communication adaptée aux besoins et à l’image de votre entreprise. Quel que soit votre domaine...

  0662753006      
 
Diagnostic immobilier Diago Touraine Tours - France
Diagnostic immobilier Tours (37). Diago Touraine est un bureau qui a pour activité l'expertise immobilière technique repérage d'amiante avant...
2 bis rue Croix Montoire
  0247548133      
 
Envergure cabonet d'avocats Tours - France
Le cabinet ENVERGURE vous apporte le service auquel vous avez droit Ecoute une équipe toujours disponible pour résoudre...
5 rue corneille
  02 47 20 41 12   02 47 64 51 16    
 
STEPI Tours - France
La société S.T.E.P.I. (Société Tourangelle d’Equipement et de Protection Individuelle et Incendie) a pour double objectif de proposer une...
142 bis rue Stéphane Pitard
  02 45 47 97 11   06 68 06 97 11    
 
Organisation Générale des Consommateurs Tours - France
Association de défense des consommateurs Touraine. Domaines traités par les consultants assurance, construction, logement, transports, santé, internet, banque, surendettement......
Halles de Tours - Entrée B - bureau 127
Place Gaston Paillhou - BP 25811
  02-47-76-04-37   02-47-39-68-12    
 
At home staging Tours - France
Decouvrez le home staging ou mise en valeur immobiliere par la decoration interieure en Indre-et-Loire. Grace au home staging votre...
120 rue François Richer
  0962578786      
 
8et5 Immo Pro Tours - France
L'immobilier professionnel et commercial est un des secteurs de l’immobilier spécialisé dans la vente de fonds de commerce, de droits...
10 rue de jérusalem
  0247702808      
 

Suivant
Liste de recherche Tours

Email :
Pwd :

Paris
Marseille
Lyon
Toulouse
Nice
Nantes
Strasbourg
Montpellier
Bordeaux
Lille
Rennes
Havre
Reims
Saint-Etienne
Toulon
Grenoble
Dijon
Angers
Mans
Nîmes
Aix-en-Provence
Brest
Clermont-Ferrand
Limoges
Villeurbanne
Tours
Amiens
Metz
Besançon
Perpignan
Orléans
Mulhouse
Boulogne-Billancourt
Caen
Rouen
Nancy
Argenteuil
Montreuil
Saint-Denis
Roubaix
Poitiers
 Tours X

Tours est une ville du centre-ouest de la France, préfecture du département d'Indre-et-Loire et la plus grande ville de la région Centre.

Tours compte 136 578 habitants2 et est au centre d'une unité urbaine de 307 096 habitants3.

Tours est classée Ville d'Art et d'Histoire, elle est traversée par la Loire, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO et a souvent reçu le grand prix du fleurissement national (2000, 2003 et 2006).

Toponymie

Tours tient son nom des celtes Turones ou Turoni, devenu peuple gallo-romain de l'Empire dont la cité administrait la Touraine, province également surnommée en souvenir de son prestigieux siècle entre 1450 et 1550, « Le jardin de la France ».

Géographie

Généralités

Topographie de Tours

La ville est située sur le bras de terre séparant la Loire et le Cher, en amont du confluent de ces deux cours d'eau, à un endroit où leur passage semble aujourd'hui aisé. Elle s'étale au nord sur le plateau de Saint-Symphorien où se trouve le point le plus haut de la ville et au sud sur le plateau de Grandmont. La ville en 2007 comptait 136 578 habitants au centre d'une agglomération de 320 000 habitants. L'arrondissement de Tours compte lui en population totale 459 806 habitants en 2007 (source Insee).

La couronne urbaine n'est plus comme l'antique cité des Turones limitée aux opulentes Varennes d'autrefois, à la dense population protégée par les eaux. Elle rejoint les plateaux, au nord les petites champagnes puis la Gâtine, au sud la Champeigne.

La ville au fort développement économique tertiaire est située à un important carrefour moderne entre les voies de communication vers le sud-ouest aquitain par le seuil du Poitou sur l'axe Paris-Bordeaux, prolongé vers l’Espagne et des voies desservant l’ouest de la France, dont Angers, le Mans, Nantes et la péninsule bretonne vers la région lyonnaise.

L'habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le Vieux Tours :

  • le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien, bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une butte insubmersible de la Varenne entre Loire et Cher4.
  • le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le prestigieux lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et 1150. L'ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié autour du tombeau saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve. Dénaturé après la Révolution, l'ensemble collégiale correspond approximativement à la basilique Saint-Martin et l'actuelle place Plumereau.

Le centre ville, Vieux Tours incendié en 1940, ne fut pas reconstruit à l'identique, et les architectes Jean Dorian et Pierre Patout conçurent un nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la fin de la décennie.

Tours est également une des deux villes-portes du Parc naturel régional Loire-Anjou-Touraine avec Angers en Maine-et-Loire.

Détail

Tours s'étendant au nord de la Loire et au sud du Cher, la ville est séparée en trois entités plus ou moins distinctes les unes des autres mais n'ayant aucune existence officielle : Tours Nord (au nord de la Loire), Tours Sud (autour du Cher) et Tours Centre (qui correspond à la ville entre Loire et Cher).

La ville de Tours comporte 34 quartiers :

Communes limitrophes


Saint-Cyr-sur-Loire Mettray
Notre-Dame-d'Oé
Parçay-Meslay
Rochecorbon

La Riche N Saint-Pierre-des-Corps
O    Tours    E
S
Joué-lès-Tours
Ballan-Miré
Chambray-lès-Tours Saint-Avertin

Histoire de la cité tourangelle

Articles détaillés : Liste des comtes de Tours et Liste des évêques de Tours.
La Cathédrale de Tours
La Cathédrale de Tours

Dès l'époque gauloise, les Varennes entre Loire et Cher, riches terres des Turones, sont fortement peuplées et deservies par la Loire qui la relie aux îles de Touraine en aval. Sous l'autorité romaine, au Ier siècle, une cité est fondée : elle est nommée « Caesarodunum » (« colline de César »). Ce nom évolue au Bas-Empire après le IVe siècle en s'associant celui du peuple des Gaulois , elle prend le nom de « Civitas Turonorum » puis par altération de « Tours ». C'est aussi au Bas Empire qu'est construit l'amphithéâtre de Tours, l'un des cinq plus grands de l'Empire. La ville devient la métropole de la province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne.

Un lieu de pèlerinage et de culture

Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint Martin, deuxième évêque après le mythique Gatien. Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes, il y épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée légendaire en Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier.

Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus grande dans l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage majeure au Moyen Âge et notamment une possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de Compostelle, qui file par Amboise.

Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs, Clovis le premier a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint ancien soldat, et accru considérablement l'influence du monastère et de la ville en Gaule. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et parvient à s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561. Au IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié de la Renaissance carolingienne, notamment du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur anglo-saxon du monastère de Cormery.

Deux villes fortifiées

En 845, Tours repousse une première attaque du chef viking Hasting5. En 850, les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire qu'ils empruntent et contrôlent. Toujours menés par Hasting, ils remontent à nouveau la Loire en 852 et mettent à sac Angers et le Maine. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des pillards en 8536.

Durant le Moyen Âge, Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La « Cité » à l'est, héritière du premier castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble archiépiscopal (cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège de l'autorité comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville nouvelle » ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui contrôle le prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918 et devient le « Châteauneuf » ; cet espace, organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de Tours. Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et de champs peu densément occupés, à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion au cours du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double médiévale.

Le château de Tours

Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de comté de Tours est âprement disputé entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou, qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un fief.

Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe Auguste, roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204.

Ville royale du Jardin de France

La Touraine devient une véritable capitale de la France entre 1450 et 1550, séjour continuel des rois et lieu des fastes de la cour. En particulier, Louis XI s'installe au château des Montils nommé encore château du Plessis à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours. Louis XI épris de Tours et de sa contrée, la développe et introduit maintes activités, parmi lesquelles en 1470 l'industrie de la soie, du mûrier au défilage des cocons. Les décisions du pouvoir royal en faveur de la Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités, favorisées par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et imprimerie sous Charles VII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François Ier7.

La Renaissance a offert à Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis pour partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire ». Mais l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de spectaculaires massacres, closent cette période heureuse. Le pouvoir royal est impuissant à rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine8. À ce moment, les catholiques ont repris les choses en main à Angers : l’intendant s’est arrogé le droit de nommer les échevins.

Le massacre de la Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572 n'a pas cours en Touraine. Le responsable royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les paix longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants sont emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter l’extermination9.

Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire similaire.

Ville administrative et marchande

Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des Bourbon revient de façon permanente à Paris ou dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche Versailles. Ce retour marque le début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de magnifiques ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la subdégation de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et légumes, les produits laitiers et de basse-cour.

La Révolution française

Le premier arbre de la liberté est planté le 17 juin 179210.

Tours, promue préfecture, est une ville en ébullition révolutionnaire après 1791. Guillaume Le Métayer dit Rochambeau (1763-1798), célèbre chef chouan de la Mayenne est fusillé à Tours le 8 thermidor an VI.

Période contemporaine

Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le pouvoir économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre timorée à investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et viticoles, rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager, l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des entreprises manquent. En ce sens, Tours en phase avec la Touraine du sud de la Loire, n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans le respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Balzac, endetté par son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume ses tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.

Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite économique de Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836, 1846 et 1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers bourgeois et ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La Riche à l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en 1854 assure définitivement l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un carrefour ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses inévitables ateliers sont placés à la gare de Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses imprimeries de livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.

Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le département. Chinon et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette époque, Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le quartier des Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la cité qui devient durant tout le XXe siècle une agglomération démographiquement dynamique et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre, affirme les valeurs de son grand centre compagnonnique11.

Première Guerre mondiale

La Première Guerre mondiale marque profondément la ville. Elle reçoit des industries repliées des zones de guerre, surtout de la câblerie et du conditionnement métallique. La longue lutte intense favorise son négoce vivrier et agricole. Avec les soldats américains, au nombre de 25 000, arrivés fin 1917, des ateliers de confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires et autres canons, les munitions, la Poste et l'hôpital militaire américain aux Augustins, Tours devient une ville de garnison avec son état-major. Le Pont de Pierre sur la Loire est baptisé en juillet 1918 au nom de Woodrow Wilson, président des États-Unis d'Amérique de 1912 à 1920.

Trois escadrilles américaines, dont la 492e (492nd Squadron), étaient présentes sur le terrain d'aviation de Parçay-Meslay et leurs effectifs participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes populaires et les spectacles YMCA. Quelques soldats épousèrent de jolies tourangelles. C'est le cas notamment de Joseph Harrison Nezat, sergent-chef, originaire de Port Barre, en Louisiane et descendant de Pierre Nezat, né à Layrac (Lot-et-Garonne) qui émigre en 1755 aux États-Unis d'Amérique. L'un de ses petits-enfants, Jack Claude Nezat est l'auteur de livres consacrés à l'histoire et à la sociologie.

Entre-deux-guerres

En 1920, la ville accueille le congrès de Tours qui voit la dislocation du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste français. Dès les années folles, Tours est une ville d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et de l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train signale la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries répondent aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les pompes hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes pérennisent les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les années cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique et électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.

Seconde Guerre mondiale

Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant 1940, elle reçoit de nouvelles industries réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la ville n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants poilus tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend également l'arrière front vulnérable.

Tours est détruite précocement en 1940 et une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les affres de la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940, pendant la débâcle, elle accueille le gouvernement français avant son installation à Bordeaux (le ministère de l'Intérieur s'est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la présidence de la République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la présidence du Conseil au château de Chissay-en-Touraine). La dernière réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient dans la préfecture le 13 juin 1940. Une partie du centre de la ville est totalement détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22 juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les chefs-d'œuvre architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles sont en partie perdus, de même que l'entrée monumentale de la ville. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le brasier, les habitants ne peuvent que fuir. D'autres bombardements alliés frappent durement le quartier de la gare en 1944, et font plusieurs centaines de morts. La cité tourangelle est finalement libérée le 1er septembre 1944.

Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné par l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné autour de la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce de reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant12. Pierre Patout lui succède en tant qu'architecte en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire la partie sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.

De l'art politique communal

L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean Royer, son maire durant trente-six ans qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fait l'un des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui inspire la loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours concentre ainsi les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n'est habité par une forte bourgeoisie d'affaire et des multiples professions libérales.

L'administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud dans les années 1960, les édiles favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier le cours du Cher et d'y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines, alors un des plus grands chantiers urbains d'Europe. Au nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964. Avec son appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est entrepreprise de l'amont à l'aval. En 1970 est fondée l'université François-Rabelais, dont le centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville, et non comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue.

Son long mandat est surtout marqué par l'interventionnisme de l'État, inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries qu'elle ne possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier métal et plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées. Notons le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d'un ancien canal, à 1 500 m de la cathédrale, de l'autoroute A10 et la construction de l'original centre de congrès Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà centre touristique et hôtelier réputé, est devenue une des principales destinations « congrès » de France. Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs et des lieux d'expositions, elle bénéficie au nord d'un aéroport à côté d'une base aérienne de pilotage.

Jean Germain fait de la réduction de la dette lors de son accession à la mairie en 1995 une priorité. Dix ans après, sa gestion économique est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur, la situation financière de la ville est revenue à un niveau stable. L'action de Jean Germain reste cependant critiquée par l'opposition municipale pour la faible ambition des projets municipaux : aucun grand chantier comparable à ceux de Jean Royer n'a véritablement été lancé sous son double mandat. De nombreux projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont Napoléon, etc.) restent de même inaboutis ou sont abandonnés. Cette position est en effet contestée par l'équipe municipale qui affirme se concentrer davantage sur la qualité de vie (rénovation urbaine, développement des transports en commun, action culturelle). L'université de Tours compte après trente ans d'existence officielle plus de 22 800 étudiants au début du millénaire.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes d'Indre-et-Loire.

Les armes de Tours se blasonnent ainsi :

De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.

On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours d'argent, 2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de gueules ; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or ».


Les armes de Tours sous le Premier Empire se blasonnent ainsi :

Pendant le Premier Empire, Tours fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : D'or à trois tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or qui est le signe des bonnes villes de l'Empire13.

Édifices et sites importants

Le dôme de la basilique St-Martin et la tour Charlemagne
L'hôtel de ville
La place Plumereau

La ville de Tours est classée ville d'art et d'histoire.

  • La cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIe siècles) dont le premier état remonte au IVe siècle, siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours ;
  • L'église Saint-Julien, ancienne abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle, et dont l'abbatiale date majoritairement du XIIIe siècle ;
  • La basilique Saint-Martin, édifiée au XXe siècle par Victor Laloux dans un style néo-byzantin en remplacement de l'ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la Révolution ;
  • La Tour Charlemagne et la Tour de l'Horloge, restes du XIIIe siècle de la collégiale Saint-Martin médiévale ;
  • L'ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVe siècle par saint Martin, évêque de Tours, aujourd'hui un collège-lycée privé ;
  • L'ancien prieuré Saint-Éloi ou « prioratus S. Jacobi de Ulmo Roberti », mentionné dès le Xe siècle, et dont la chapelle (fin du XIIe siècle) est actuellement le siège des archives municipales de Tours ;
  • Le Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de Tours ;
  • Le château de Tours, ancienne résidence des comtes d'Anjou ;
  • L'hôtel Goüin, hôtel particulier du XVe siècle ;
  • Plusieurs ensembles architecturaux comprenant des maisons dans le Vieux-Tours (fin Moyen Âge) ;
  • Un ensemble architectural comprenant, outre la basilique moderne, l'hôtel de ville et la gare de Tours-Centre, bâtis par Victor Laloux, architecte tourangeau ;
  • Le palais de Justice ;
  • La synagogue de Tours ;
  • L'amphithéâtre de Tours : disparu, son emplacement, près de la cathédrale, reste visible dans le tracé des rues.
  • Le Vieux-Tours le long d'un axe est-ouest (rue Colbert puis rue du commerce) et centré autour de la place Plumereau ainsi que des rues du Grand Marché, du Change et de la Rôtisserie ; ensemble architectural de maisons et d'hôtels particuliers médiévaux et Renaissance.

Tourangeaux célèbres

Article détaillé : Tourangeaux célèbres.

Tours a été la terre d'accueil ou de naissance de nombreuses personnalités célèbres, telles que Alcuin, François Rabelais, Honoré de Balzac, saint Martin, Pierre Bretonneau, Alfred Velpeau, Francis Poulenc ou dans un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens et acteurs Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues Anglade ou le réalisateur Patrice Leconte.

Administration

En 2010, la commune de Tours a été récompensée par le label « Ville Internet @@@ »14.

Logotype

Logo de la ville

Le logotype de la ville de Tours représente une tour grise à trois créneaux de laquelle s'élance un arc-en-ciel. Le nom en lui-même de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé par homophonie. C'est de l'héraldique parlante.

Maires

Liste des maires de Tours depuis le début du XXe siècle
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Jean Germain PS Conseiller régional
1959 1995 Jean Royer DVD  
1947 1959 Marcel Tribut UDSR  
1944 1947 Jean Meunier SFIO  
1942 1944 René Guerrier    
1925 1942 Ferdinand Morin SFIO  
1919 1925 Camille Chautemps Radical-socialiste  
1912 1919 Albert Letellier Radical-socialiste  
1899 1912 Eugène Pic-Paris Radical-socialiste  

Évolution topographique

Du XIIIe au XVIIIe s., 16 paroisses eurent leur chef-lieu dans la ville de Tours ; 4 d’entre elles s’étendent extra-muros, dans les faubourgs et leurs territoires extra-muros constituent 4 collectes : La Riche-Extra, Saint-Étienne-Extra, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra ; leur partie intra-muros comprend l’église, c’est-à-dire le chef-lieu, ce qui justifie leur appartenance à la ville de Tours et leur exonération d’impôt. 5 paroisses furent supprimées : Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple par décrets de l’archevêque de Tours du 14 avril 1773 et du 5 mai 1773 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire - G 16) ; Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix et Saint-Denis par Décret de l’archevêque de Tours du 22 janvier 1781 (Archives Départementales d'Indre-et-Loire - G 16 et 1015).


Le 9 avril 1791, un décret de l’Assemblée Nationale sanctionné par la loi du 17 avril 1791, établit une nouvelle circonscription des paroisses de la ville de Tours et en réduisit le nombre à 4 : Saint-Gatien, paroisse épiscopale, comprenant intra-muros la partie Est de la ville, limitée à la rue Nationale et l’avenue de Grammont, extra-muros la commune de Saint-Pierre-des-Corps et la partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont jusqu’à la rivière du Cher ; Saint-Martin, comprenant intra-muros le territoire qui s’étendait de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ; Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de la ville de Tours jusqu’à la commune de La Riche, et cette commune et Saint-Jean-de-Beaumont pour la partie extra-muros ; Saint-Symphorien pour la partie intra-muros de la ville de Tours au Nord de la Loire, et la commune de Saint-Symphorien pour la partie extra-muros.


Le 29 mai 1808 par Décret Impérial, Tours est délimitée d’avec Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne, Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien. Tours cède à Saint-Symphorien la partie Ouest de l’Île-Aucard, soit 2 ha 73 a sans habitation ; La Riche cède à Tours 2 ha 36 a du Ruau Sainte-Anne au niveau de la Barrière Sainte-Anne ; la Barrière de Saint-Pierre-des-Corps, reconnue placée à 15 m au-delà de la maison du receveur de l’octroi, coupait une maison que le Décret impérial attribua en entier à Saint-Pierre-des-Corps (Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3, plan annexé à la minute).


Par la loi du 14 juin 1845, la commune de Saint-Étienne-Extra fut réunie à celle de Tours.


Par la loi du 5 mai 1855, délimitation réalisée de Saint-Avertin d’avec Tours et Saint-Pierre-des-Corps : les limites furent fixées au canal du Berry à l’Est et au Cher au Sud ; Saint-Avertin cède à Tours les Arênes, Beaujardin, la Bondonnière, les Carreaux, Champ Joli, les Écluses, la Maison-d’Ardoise, Pont-Long, la Rabaterie et la Verrerie ; Tours cède à Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château, la partie Est de la Prairie-de-la-Grande-Rivière, sans habitation, dont la limite correspond à celle de la RN 10.


Par décret du 26 décembre 1961, Saint-Avertin cède à Tours toute la partie reçue par la loi du 5 mai 1855, le Bois-Lopin et l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, soit 197 ha 30 a et 231 habitants. Par Arrêté Préfectoral du 1er juin 1965, Saint-Avertin cède à Tours 2 parties de son territoire : au Nord du Cher, le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur, avec leurs annexes ; au Sud du Cher, l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, la partie se limitant à l’autoroute A 10 ; soit 137 ha et 136 habitants ; Saint-Avertin reçoit de Tours 3 ha au Sud de la Sagerie et du Parc de Grandmont, sans habitation.


Le 21 mai 1964, les communes de Saint-Symphorien et de Sainte-Radegonde-en-Touraine sont réunies à celle de Tours par Arrêté Préfectoral.

Organisation locale

Tours est le centre de la Communauté d'agglomération Tours Plus qui regroupe 19 communes et plus de 278 415 habitants.

Selon l'INSEE, la banlieue de Tours (espace dont la ville est le « pôle urbain ») compte 23 communes pour 307 096 habitants, et Tours est de fait le pôle principal d'une aire urbaine comprenant 80 communes et regroupant 376 374 habitants, soit 68 % de la population de l'Indre-et-Loire. Néanmoins, la plupart des communes de la seconde couronne tourangelle ont préféré se fédérer autour de 4 communautés de communes distinctes.

Organisation interne

Tours est divisée en sept cantons, qui ne sont constitués que de fractions de la commune :

  • Le canton de Tours-Centre compte 20 005 habitants ;
  • Le canton de Tours-Est compte 19 234 habitants ;
  • Le canton de Tours-Nord-Est compte 18 214 habitants ;
  • Le canton de Tours-Nord-Ouest compte 17 694 habitants ;
  • Le canton de Tours-Ouest compte 19 350 habitants ;
  • Le canton de Tours-Sud compte 18 435 habitants ;
  • Le canton de Tours-Val-du-Cher compte 19 888 habitants.

Voies de communication

Tours dispose d'une situation géographique privilégiée.

Anciennes voies navigables

  • La Loire : Bien que les noms de rues et quartiers fassent référence à une batellerie active, elle n'est plus aujourd'hui navigable.
  • Le canal du Duc de Berry : Construit dans la première moitié du XIXe siècle sur des plans de l'ingénieur Cormier, le canal faisait la jonction entre la Loire et le Cher. Un pont, dit « Pont du Milieu » permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au milieu du siècle d'un pont ferroviaire. La Loire perdant sa batellerie, le canal est fermé et asséché. Dans les années 1950-60, s'y tient deux fois l'an la fête foraine. Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage de l'A10 dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses voies.
  • Le Cher : affluent de la Loire, il était navigable entre la confluence et le Canal du Berry jusqu'à ce que le lac du Cher et ses barrages soient créés au sud de Tours dans les années 1960.

Voies autoroutières

À moitié encerclée par le périphérique tourangeau qui sera achevé dans les 15 années à venir, Tours se situe au centre d'une étoile autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris (à 240 km au Nord-Est) à Bordeaux (347 km au Sud-Sud Ouest) frôle la ville depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85 Angers-Vierzon (achevée en décembre 2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.

Voies urbaines

Le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée au Nord de la Loire

De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce maillage (N10, N76, N138, etc.). Le contournement de Tours par un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.

La métropole Tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil bleu (30 lignes, 230 bus) qui fonctionne 7 jours sur 7 de 6 h 00 à 2 h 00 du matin (service allégé le soir et le dimanche).

Un projet de tramway est en cours d'étude et connaît en 2007 un vrai lancement après de nombreuses années d'hésitation. Une première ligne d'un coût avoisinant les 290 millions d'euros, reliera le lycée Vaucanson (Tours-Nord) à Joué-lès-Tours, via quartier de l'Europe puis le pont Wilson, la place de la Gare et le quartier des Deux-Lions (l'ancien pont ferroviaire de Vendée sera reconstruit) sur 12,5 km émaillé d'une trentaine de stations.

Le projet de Tramway de Tours passe dans la rue Nationale qui prolonge les 2,5 km de l'Avenue de Grammont (N10)

Une seconde ligne est envisagée à plus long terme entre la place Jean-Jaurès et la gare TGV de Saint-Pierre-des-Corps. La municipalité étant déterminée à ce qu'aucun fil n'obstrue le centre-ville, le système d'APS (Alimentation par le Sol) de Bordeaux est retenu sur une petite partie du parcours. En effet l'un des principaux problèmes du tracé est le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui rend esthétiquement difficile toute alimentation par ligne aérienne de contact. Selon toute vraisemblance, le premier tronçon de la ligne ne sera pas mis en service avant 2013. Notons que Tours a été, au début du XXe siècle, une des premières villes à équiper son tramway d'une alimentation par le sol via un troisième rail, mais le système était rudimentaire et dangereux.

Tours est reliée au reste du département grâce au réseau d'autocars Touraine Fil Vert.

Voies ferroviaires

Article détaillé : Gare de Tours.
La gare
La gare de Tours.

Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français. Si aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau régional TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des liaisons régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le Mans, Caen et Alençon, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon, Loches, Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des aménagements en cours, des « trains de banlieue » seront prochainement mis en service entre Tours et Bléré et Tours et Cormery. Sous l'appellation Interloire circulent des TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Tours et Nantes. Au total, une quinzaine de gares sont desservies dans l'agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées aux réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz - Orléans - Tours sont assurées en Corail sous la marque Aqualys et les liaisons interrégionales Nantes / Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen ont rejoint la famille des Corail Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville en la reliant en 55 minutes à la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles directement depuis Tours par le train, la plupart par le TGV : Lille, Bruxelles et Londres au nord; Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l'Est; Lyon, Grenoble et Marseille au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu'à Toulouse au sud-ouest.

Tours forte place ferroviaire

Tours est desservie par deux gares importantes : la gare Tours-Centre, principalement pour les relations TER, la gare Tours-Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV, cette dernière étant par ailleurs un des principaux centre de triages et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux gares, dont le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi les 10 plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment par navettes. Les travaux de la LGV Sud Europe Atlantique devraient démarrer vers 2013. À sa mise en service, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours.

Voies aériennes

Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère (la TAT), Tours n'a jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de toute son histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés. La proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35) est un sérieux handicap de même que la présence à proximité d'aéroports régionaux concurrents comme l'aéroport de Poitiers (100 km), l'Aéroport Angers Loire (110 km) et l'Aéroport Nantes Atlantique (200 km).

Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons régulières vers Londres (Stansted), Dublin (liaison estivale), Marseille, Porto, la Corse (Figari) et de nombreux « vols vacances » ont relancé l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les 100 000 passagers annuels.

Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de chasse de l'Armée de l'air qui s'entraîne sur Alpha Jet.

Économie

La ville dispose de 14 270 entreprises dans son agglomération (source Tour(s)plus).

Tours est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’aéroport de Tours. Tours est aussi appelé « le petit Paris » par les étrangers. Le quotidien régional La Nouvelle République du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et est tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi implanté dans cette ville et demeure le premier opérateur mobile de touraine.

Le premier employeur de l'agglomération, de la ville et de la Région Centre est Centre hospitalier universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7 000 salariés (source : CHRU Hôpitaux de Tours).

La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire dispose à Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs (Direction Régionale), industriels et de maintenance.

De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ 8 000 emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement, elle emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à Cinq-Mars la Pile (sources : Basile, 2006).

Au début des années 1990 l'entreprise Citya immobilier nait à Tours avant de se développer en France. En 2002, s'est installée la première banque française entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ 400 emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de « Egg », une banque britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe Auchan nouveau propriétaire a maintenu l'activité en changeant le nom « Oney ».

C'est aussi le siège du 2e site de production français de Michelin, avec pour principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). De plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à Tours-Nord avec 1 700 employés.

L'agglomération dispose de 73 unités de recherche et 1 500 chercheurs.

Le nouveau quartier des Deux-Lions, entièrement équipé en fibre optique, concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de Bouygues Telecom, le siège régional de la MAIF, un multiplex avec 12 salles, l'université de droit, d'économie et de sciences sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement, informatique et productique). Mais aussi le centre commercial « L'Heure tranquille » ouvert le 20 mai 2009, et naturellement le quartier est entièrement construit autour du mail, qui devrait voir passer le tramway.

La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 le magasin IKEA (créateur de 300 emplois) sur le site central de Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du Cher, et du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de l'enseigne suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110 puisque le trafic induit dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.

Médias

  • Écrits :
    • La Nouvelle République du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche. Le siège est place de Verdun.
    • Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et sociales)
    • PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (mensuel gratuit sur la culture et les sorties)
    • Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
    • IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
    • Tours Madame
    • Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
    • Tours.info (magazine municipal gratuit mensuel)
    • Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
    • La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
    • Les Bons Plans de Tours (magazine bihebdomadaire gratuit)
  • Télévisions :
    • TV Tours est la télévision locale de Tours (sur le canal Hertzien 30), ses studios sont installés place Verdun.
    • France 3 Tours implantée place des Halles, est le premier décrochage
Fermer
0.021493