Tours est une ville du centre-ouest de la France, préfecture
du département d'Indre-et-Loire et la plus
grande ville de la région Centre.
Tours compte 136 578 habitants2 et est au centre d'une unité
urbaine de 307 096 habitants3.
Tours est classée Ville d'Art et
d'Histoire, elle est traversée par la Loire, classée au patrimoine
mondial de l'UNESCO et a souvent
reçu le grand prix du fleurissement
national (2000, 2003 et 2006).
Toponymie
Tours tient son nom des celtes Turones ou Turoni, devenu peuple
gallo-romain
de l'Empire dont la cité administrait la Touraine, province également
surnommée en souvenir de
son prestigieux siècle entre 1450 et 1550, « Le jardin de la France ».
Géographie
Généralités
La ville est située sur le bras de
terre séparant la Loire et le Cher, en amont du confluent de ces deux
cours d'eau, à un endroit où
leur passage semble aujourd'hui aisé. Elle s'étale au nord sur le
plateau de Saint-Symphorien où se trouve
le point le plus haut de la ville et au sud sur le plateau de
Grandmont. La ville en 2007 comptait 136 578 habitants au centre d'une
agglomération de 320 000 habitants. L'arrondissement de Tours compte lui
en
population totale 459 806 habitants en 2007 (source Insee).
La couronne urbaine n'est plus comme l'antique cité des Turones
limitée aux
opulentes Varennes d'autrefois, à la dense population protégée par les
eaux.
Elle rejoint les plateaux, au nord les petites champagnes puis la
Gâtine, au sud
la Champeigne.
La ville au fort développement économique tertiaire est située à un
important
carrefour moderne entre les voies de communication vers le sud-ouest
aquitain
par le seuil du
Poitou sur l'axe Paris-Bordeaux, prolongé vers l’Espagne et des voies
desservant l’ouest
de la France, dont Angers, le Mans, Nantes et la péninsule bretonne vers
la région lyonnaise.
L'habitat ancien est regroupé autour de deux noyaux, constituant le
Vieux
Tours :
- le quartier actuel de la cathédrale Saint-Gatien,
bâti sur les ruines de la cité gallo-romaine, elle-même érigée sur une
butte
insubmersible de la Varenne entre Loire et Cher4.
- le quartier de Châteauneuf, né des fortifications protégeant le
prestigieux
lieu de pèlerinage chrétien au Moyen Âge, probablement entre 1050 et
1150.
L'ensemble religieux autrefois appelé martinopole avait été édifié
autour du
tombeau saint Martin, initialement posé sur un tertre rivé au fleuve.
Dénaturé
après la Révolution, l'ensemble collégiale correspond approximativement à
la basilique Saint-Martin et
l'actuelle place Plumereau.
Le centre ville, Vieux Tours incendié en 1940, ne fut pas
reconstruit à l'identique, et les
architectes Jean
Dorian et Pierre
Patout conçurent un nouveau plan en damier mis en chantier de 1950 à la
fin de la décennie.
Tours est également une des deux villes-portes du Parc naturel
régional Loire-Anjou-Touraine avec Angers en Maine-et-Loire.
Détail
Tours s'étendant au nord de la Loire et au sud du Cher, la ville est
séparée en trois entités
plus ou moins distinctes les unes des autres mais n'ayant aucune
existence
officielle : Tours Nord (au nord
de la Loire), Tours Sud (autour du Cher) et Tours
Centre (qui correspond à la ville entre Loire et Cher).
La ville de Tours comporte 34 quartiers :
Dérouler
Quartiers de Tours
- Beaujardin (Tours-Centre) ;
- Bergeonnerie (Tours-Sud) ;
- Bordiers (Tours-Nord) ;
- Cathédrale (Tours-Centre) ;
- Colbert (Tours-Centre) ;
- Douets (Tours-Nord) ;
- Europe (Tours-Nord) ;
- Febvotte (Tours-Centre) ;
- Fontaines (Tours-Sud) ;
- Giraudeau (Tours-Centre) ;
- Gloriette-Deux-Lions (Tours-Sud) ;
- Grandmont (Tours-Sud) ;
- Halles (Tours-Centre) ;
- Île-Aucard (Tours-Nord) ;
- La
Fuye-Velpeau (Tours-Centre) ;
- Lakanal-Strasbourg (Tours-Centre) ;
- Lamartine-Courteline (Tours-Centre) ;
- Maginot (Tours-Nord) ;
- Maine (Tours-Nord) ;
- Milletière (Tours-Nord) ;
- Monsoudun (Tours-Nord) ;
- Montjoyeux (Tours-Sud) ;
- Paul-Bert (Tours-Nord) ;
- Pilorget (Tours-Nord) ;
- Prébendes (Tours-Centre) ;
- Rabelais-Tonnellé (Tours-Centre) ;
- Rives
du Cher (Tours-Centre) ;
- Rochepinard (Tours-Centre) ;
- Saint-Éloi (Tours-Centre) ;
- Saint-Symphorien (Tours-Nord) ;
- Sainte-Radegonde (Tours-Nord) ;
- Sanitas (Tours-Centre) ;
- Sapaillé (Tours-Nord) ;
- Vieux-Tours (Tours-Centre) ;
Communes
limitrophes
|
Saint-Cyr-sur-Loire |
Mettray Notre-Dame-d'Oé |
Parçay-Meslay Rochecorbon |
|
| La
Riche |
N |
Saint-Pierre-des-Corps |
| O Tours E |
| S |
Joué-lès-Tours Ballan-Miré |
Chambray-lès-Tours |
Saint-Avertin |
Histoire
de
la cité tourangelle
Articles détaillés : Liste des comtes de Tours et
Liste des évêques de
Tours.
Dès l'époque gauloise, les Varennes entre Loire et Cher, riches
terres des
Turones, sont fortement
peuplées et deservies par la Loire qui la relie aux îles de Touraine en
aval.
Sous l'autorité romaine, au Ier siècle, une
cité est fondée : elle est nommée
« Caesarodunum » (« colline de César »). Ce nom évolue au
Bas-Empire après le IVe siècle en s'associant
celui du peuple des Gaulois , elle
prend le nom de « Civitas Turonorum » puis par altération de
« Tours ». C'est aussi au Bas Empire qu'est construit
l'amphithéâtre de Tours, l'un des
cinq plus grands de l'Empire. La ville devient la métropole de la
province romaine de Lyonnaise troisième vers 380-388, dominant la
vallée de la Loire, le Maine et la Bretagne.
Un lieu
de pèlerinage et de culture
Une des figures marquantes de l'histoire de la ville est saint
Martin, deuxième
évêque après le mythique Gatien. Martin est un ancien militaire devenu
officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec
un
démuni à Amiens, puis se fait moine.
Inlassable prédicateur d'une foi modèle dans les assemblées chrétiennes,
il y
épouse la condition des plus modestes et acquiert une renommée
légendaire en
Occident, faisant des émules et créant le monastère de Marmoutier.
Cette histoire et l'importance post-mortem de Martin encore plus
grande dans
l'Occident chrétien médiéval firent de Tours une ville de pèlerinage
majeure au
Moyen Âge et notamment une
possible étape détournée sur le chemin vers Saint-Jacques de
Compostelle, qui
file par Amboise.
Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois
francs,
Clovis le premier a attribué
la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable
saint
ancien soldat, et accru considérablement l'influence du monastère et de
la ville
en Gaule. Au VIe siècle, Grégoire de
Tours, jeune lettré vient
s'y faire soigner d'un mal présumé incurable. Guéri, il y reste et
parvient à
s'y faire nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix
Livres
d'Histoire, marque la ville de son empreinte notamment en restaurant
la
cathédrale détruite par un incendie en 561. Au
IXe siècle, Tours est l'un des foyers privilégié
de la Renaissance carolingienne, notamment
du fait de l'élévation l'abbatiat à saint Martin d'Alcuin, ancien prieur
anglo-saxon du monastère de
Cormery.
Deux
villes
fortifiées
En 845, Tours repousse une première attaque
du chef viking Hasting5.
En 850,
les Vikings s’installent aux embouchures de la Seine et de la Loire
qu'ils
empruntent et contrôlent. Toujours menés par Hasting, ils remontent à
nouveau la
Loire en 852 et mettent à sac Angers et le
Maine. Tours et l’abbaye de Marmoutier tombent dans les mains des
pillards en
8536.
Durant le Moyen Âge,
Tours est constituée de deux noyaux juxtaposés, parfois concurrents. La
« Cité » à l'est, héritière du premier
castrum, remodelée après 265, est composée de l'ensemble
archiépiscopal
(cathédrale et résidence des archevêques) et du château de Tours, siège
de l'autorité
comtale (tourangelle puis angevine) et royale. À l'ouest, la « ville
nouvelle »
ou Martinopole structurée autour de l'abbaye Saint-Martin qui contrôle
le
prestigieux pèlerinage s'émancipe de la cité au cours du Xe siècle érigeant une première enceinte vers 918
et devient le « Châteauneuf » ; cet espace,
organisé entre Saint-Martin et la Loire, devient le centre économique de
Tours.
Entre ces deux entités subsistaient des espaces de varenne, de vignes et
de champs peu densément occupés,
à l'exception de l'abbaye Saint-Julien installée
en bord de Loire. Les deux noyaux sont unis par une enceinte de réunion
au cours
du XIVe siècle. Tours est un modèle de la ville double
médiévale.
Tours est la capitale de la Touraine, ce territoire sous le nom de
comté de Tours est
âprement disputé entre la maison féodale blèsoise et la maison d'Anjou,
qui emporte la mise en 1044 sous forme d'un
fief.
Prenant acte de la déchéance continentale des Plantagenêts, Philippe
Auguste,
roi suzerain, récupère par la force la Touraine après 1204.
Ville
royale du
Jardin de France
La Touraine devient une véritable capitale de la France entre 1450 et
1550,
séjour continuel des rois et lieu des fastes de la cour. En particulier,
Louis XI s'installe au château des Montils nommé encore château du
Plessis à La Riche, dans l'actuelle banlieue ouest de Tours. Louis XI
épris de
Tours et de sa contrée, la développe et introduit maintes activités,
parmi
lesquelles en 1470 l'industrie de la soie,
du mûrier au défilage des cocons. Les décisions du pouvoir royal en
faveur de la
Touraine continuent une longue tradition d'implantation d'activités,
favorisées
par le passage des compagnons du tour de France, ateliers d'art et
imprimerie
sous Charles
VII, qui se perpétuent avec la passementerie sous François
Ier7.
La Renaissance a offert à
Tours et à la Touraine maints hôtels particuliers et châteaux, réunis
pour
partie sous l'appellation générique de « châteaux de la Loire ». Mais
l'intolérance religieuse et de subites guerres marquées de
spectaculaires
massacres, closent cette période heureuse. Le pouvoir royal est
impuissant à
rétablir l'ordre. Charles IX passe dans la ville lors de son
tour de France royal (1564-1566),
accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc
d’Anjou, Henri de Navarre,
les cardinaux de
Bourbon et de Lorraine8. À
ce moment, les catholiques ont repris
les choses en main à Angers : l’intendant s’est arrogé le droit de
nommer les
échevins.
Le massacre de la
Saint-Barthélemy qui prend une ampleur démesurée à Paris fin août 1572
n'a pas cours en Touraine. Le responsable
royal a préféré s'éloigner de la ville, plutôt que de compromettre les
paix
longuement négociées avec les réformés. Quelques bourgeois protestants
sont
emprisonnés par les échevins de Tours, par précaution pour leur éviter
l’extermination9.
Tours, qui possède un présidial depuis 1551, devient en 1577 le siège
d'une généralité, qui contrôle seize élections sur la Touraine, l'Anjou
et le Maine. L'archevêché de Tours couvre sous son égide un territoire
similaire.
Ville
administrative et marchande
Avec la reprise en main autoritaire du pouvoir, la cour royale des
Bourbon
revient de façon permanente à Paris ou
dans ses environs, en attendant de fuir à nouveau Paris pour la proche
Versailles. Ce retour marque le
début d'un déclin lent mais permanent. Pourtant, les intendants du Roi
favorisent à nouveau Tours, en la dotant d'une route moderne, de
magnifiques
ponts alignés sur la nouvelle voie de passage. Tours, capitale de la
subdégation
de Touraine, peut plus que jamais conserver sa prééminence de marché
d'approvisionnement, redistribuant les grains, les vins, les fruits et
légumes,
les produits laitiers et de basse-cour.
La
Révolution
française
Le premier arbre de la liberté est planté le 17
juin 179210.
Tours, promue préfecture, est une ville en ébullition révolutionnaire
après
1791. Guillaume Le Métayer dit
Rochambeau (1763-1798), célèbre chef chouan de la Mayenne est fusillé à
Tours le 8 thermidor an VI.
Période
contemporaine
Bien avant le Consulat, la bourgeoisie tourangelle accapare le
pouvoir
économique. Tout au long du siècle de l'industrie, elle se montre
timorée à
investir dans autre chose que des biens fonciers, agricoles et
viticoles,
rentables. Plus que la matière première ou la voie d'eau à aménager,
l'investissement, l'émulation des hommes et la concurrence des
entreprises
manquent. En ce sens, Tours en phase avec la Touraine du sud de la
Loire,
n'appartient pas tout à fait à la France septentrionale, innovante dans
le
respect de la qualité, audacieuse ou copiant les recettes éculées de
l'Angleterre en ses productions industrielles. L'écrivain Balzac,
endetté par
son aventureuse entreprise parisienne, nourrit avec un brin d'amertume
ses
tableaux provinciaux de ce solide comportement rentier.
Aussi la fin de la batellerie aurait pu entraver la réussite
économique de
Tours, d'autant que la vallée de la Loire subit les inondations de 1836,
1846 et
1856. Des levées en zones basses ont été établies et des quartiers
bourgeois et
ouvriers, vulnérables à une montée des eaux, s'établissent entre La
Riche à
l'ouest et Saint-Pierre-des-Corps à l'est. L'arrivée du chemin de fer en
1854 assure définitivement
l'hégémonie de la ville chef-lieu sur son département. Tours est un
carrefour
ferroviaire crucial, nœud de triage pour le Grand Ouest et ses
inévitables
ateliers sont placés à la gare de
Tours-Saint-Pierre-des-Corps. L'essor économique favorise ses
imprimeries de
livres comme de presse quotidienne, ses négoces variés.
Désormais, Tours n'a plus aucune ville concurrente sur le
département. Chinon
et Loches sont irrémédiablement provinciales et distancées. À cette
époque,
Tours s'agrandit démesurément vers le sud, en particulier par le
quartier des
Prébendes. Cette position dès lors privilégiée marque le renouveau de la
cité
qui devient durant tout le XXe siècle une
agglomération démographiquement dynamique
et économiquement tournée vers le tertiaire. Tours, lieu de rencontre,
affirme
les valeurs de son grand centre compagnonnique11.
Première
Guerre
mondiale
La Première Guerre mondiale marque
profondément la ville. Elle reçoit des industries repliées des zones de
guerre,
surtout de la câblerie et du conditionnement métallique. La longue lutte
intense
favorise son négoce vivrier et agricole. Avec les soldats américains, au
nombre
de 25 000, arrivés fin 1917, des ateliers de
confection de vêtements, des ateliers de réparations d'engins militaires
et
autres canons, les munitions, la Poste et l'hôpital militaire américain
aux
Augustins, Tours devient une ville de garnison avec son état-major. Le
Pont de
Pierre sur la Loire est baptisé en juillet 1918 au nom de Woodrow
Wilson, président des États-Unis
d'Amérique de 1912 à 1920.
Trois escadrilles américaines, dont la 492e (492nd
Squadron), étaient présentes sur le terrain d'aviation de Parçay-Meslay
et leurs effectifs
participèrent aussi à la vie tourangelle, aux manifestations comme les
cérémonies (enterrements, remise de Croix de Guerre), les fêtes
populaires et
les spectacles YMCA.
Quelques soldats épousèrent de jolies tourangelles. C'est le cas
notamment de
Joseph Harrison Nezat, sergent-chef, originaire de Port Barre, en
Louisiane et descendant de Pierre
Nezat, né à Layrac (Lot-et-Garonne) qui
émigre en 1755 aux États-Unis d'Amérique.
L'un de ses petits-enfants, Jack Claude Nezat est l'auteur de livres
consacrés à l'histoire et à la sociologie.
Entre-deux-guerres
En 1920, la ville accueille le congrès de Tours qui voit la
dislocation
du Parti socialiste et la constitution indépendante du Parti communiste
français. Dès
les années folles, Tours est une ville
d'équipement et de services. C'est une petite capitale de la presse et
de
l'édition, un centre de marché d'assurance. Une école militaire du train
signale
la présence de l'armée. Bâtiment, confection, laiteries-fromageries
répondent
aux nouveaux besoins consuméristes. Le matériel de chemin de fer, les
pompes
hydrauliques, la petite mécanique, toutes ces activités florissantes
pérennisent
les secteurs industriels dominants qui s'affirmeront encore après les
années
cinquante, la fonderie, le travail des métaux, la construction mécanique
et
électrique, les pneumatiques, le textile et habillement.
Seconde
Guerre
mondiale
Tours est également marquée par la Seconde Guerre mondiale. Avant
1940, elle reçoit de nouvelles industries
réfugiées, roulement à billes, matériels téléphoniques, meubles. Mais la
ville
n'est plus mise à l'abri de la guerre par l'artillerie et de vaillants
poilus
tenant de lointaines lignes françaises, l'aviation de bombardement rend
également l'arrière front vulnérable.
Tours est détruite précocement en 1940 et
une partie de sa population connaît ensuite durant quatre années les
affres de
la vie en baraquements ou en casemates. Entre le 10 et le 13 juin 1940,
pendant
la débâcle, elle accueille le gouvernement français avant son
installation à Bordeaux (le ministère de l'Intérieur
s'est installé dans la préfecture, Albert Lebrun a installé la
présidence de la
République au château de Cangé à Saint-Avertin et Paul Reynaud la
présidence du Conseil au château
de Chissay-en-Touraine). La dernière
réunion du Comité suprême interallié avec Churchill et Raynaud se tient
dans
la préfecture le 13 juin 1940. Une partie du centre de la ville est
totalement
détruite lors du gigantesque incendie du 20 au 22
juin, incendie causé par des obus incendiaires allemands. Les
chefs-d'œuvre
architecturaux des XVIe et XVIIIe siècles sont en partie perdus, de même que
l'entrée
monumentale de la ville. Le pont Wilson (« pont de pierre »), qui
approvisionne la ville en eau, a été dynamité pour freiner l'avancée de
la Wehrmacht. Ne pouvant éteindre le
brasier, les habitants ne peuvent que fuir. D'autres bombardements
alliés
frappent durement le quartier de la gare en 1944, et font plusieurs
centaines de morts. La cité
tourangelle est finalement libérée le 1er septembre 1944.
Un plan de reconstruction et d'aménagement du centre-ville, dessiné
par
l'architecte tourangeau Camille Lefèvre, est adopté avant même la
fin de la guerre. Le plan de vingt îlots quadrangulaires est ordonné
autour de
la rue nationale qui est élargie. Cette ordonnance régulière s'efforce
de
reprendre les thèmes de l'architecture du XVIIIe siècle en les simplifiant12. Pierre Patout lui succède en tant
qu'architecte
en chef de la reconstruction en 1945. On envisage un temps de détruire
la partie
sud de la rue Nationale pour la mettre en conformité avec la nouvelle.
De
l'art politique
communal
L'histoire récente de Tours est marquée par la personnalité de Jean
Royer, son maire durant trente-six ans
qui contribue à sauver le Vieux-Tours de la démolition totale et en fait
l'un
des premiers « secteurs sauvegardés », exemple de restauration qui
inspire la
loi Malraux de préservation des centres anciens. Ce vieux Tours
concentre ainsi
les commerces, les instances administratives, fréquenté si ce n'est
habité par
une forte bourgeoisie d'affaire et des multiples professions libérales.
L'administration de Jean Royer étend également la ville vers le sud
dans les
années 1960, les édiles
favorisent une dense emprise par un habitat collectif de masse entre
Saint-Avertin et Joué-les-Tours. La municipalité se soucie de rectifier
le cours
du Cher et d'y bâtir les quartiers des Rives du Cher et des Fontaines,
alors un des plus
grands chantiers urbains d'Europe. Au
nord, Saint-Symphorien et Sainte-Radegonde rejoignent Tours en 1964.
Avec son
appui, une régulation systématique de la Loire encore fantasque est
entrepreprise de l'amont à l'aval. En 1970 est fondée l'université
François-Rabelais, dont le
centre de gravité est installé en bord de Loire en plein centre-ville,
et non
comme c'était alors la tendance dans un campus en banlieue.
Son long mandat est surtout marqué par l'interventionnisme de l'État,
inaugurant la décentralisation qui apporte à la ville des industries
qu'elle ne
possédait pas encore, condensateur électrique, électronique, mobilier
métal et
plastiques. Ce mandat connait cependant des réalisations controversées.
Notons
le passage pratique mais peu esthétique, en lieu et place d'un ancien
canal, à
1 500 m de la cathédrale, de l'autoroute A10 et la construction
de l'original centre de congrès
Vinci par Jean Nouvel qui endette durablement la ville. Tours, déjà
centre touristique et hôtelier
réputé, est devenue une des principales destinations « congrès » de
France.
Ville moderne caractérisée par de beaux équipements sportifs et des
lieux
d'expositions, elle bénéficie au nord d'un aéroport à côté d'une base
aérienne
de pilotage.
Jean Germain fait de la
réduction de la dette lors de son accession à la mairie en 1995 une
priorité. Dix ans après, sa gestion économique
est considérée comme beaucoup plus sage que celle de son prédécesseur,
la
situation financière de la ville est revenue à un niveau stable.
L'action de
Jean Germain reste cependant critiquée par l'opposition municipale pour
la
faible ambition des projets municipaux : aucun grand chantier comparable
à ceux
de Jean Royer n'a véritablement été lancé sous son double mandat. De
nombreux
projets antérieurs (navette fluviale sur le Cher, aménagement du pont
Napoléon,
etc.) restent de même inaboutis ou sont abandonnés. Cette position est
en effet
contestée par l'équipe municipale qui affirme se concentrer davantage
sur la
qualité de vie (rénovation urbaine, développement des transports en
commun,
action culturelle). L'université de Tours compte après trente ans
d'existence
officielle plus de 22 800 étudiants au début du millénaire.
Héraldique
Article détaillé : Armorial des communes
d'Indre-et-Loire.
|
Les armes de Tours se blasonnent ainsi :
De sable, à trois tours couvertes d'argent ; au chef d'azur chargé
de
trois fleurs de lis d'or.
On en connaît une version alternative : « De sable à trois tours
d'argent,
2 et 1, ouvertes et maçonnées de sable, pavillonnées et girouettées de
gueules ;
au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis
d'or ».
|
|
Les armes de Tours sous le Premier Empire se blasonnent
ainsi :
Pendant le Premier
Empire, Tours fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à
demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : D'or à
trois
tours crénelées de sable, au chef de gueules chargé de trois abeilles
d'or qui
est le signe des bonnes villes de l'Empire13.
|
Édifices
et
sites importants
Le dôme de la basilique St-Martin et la tour
Charlemagne
La ville de Tours est classée ville d'art et
d'histoire.
- La cathédrale Saint-Gatien (XIIe au XVIe siècles) dont le premier état
remonte au IVe siècle, siège de l'archevêque de Tours et cœur
de la province ecclésiastique de Tours ;
- L'église Saint-Julien, ancienne
abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle,
et dont l'abbatiale date majoritairement du
XIIIe siècle ;
- La basilique Saint-Martin, édifiée
au XXe siècle par Victor Laloux dans un style
néo-byzantin en
remplacement de l'ancienne collégiale Saint-Martin démolie durant la
Révolution ;
- La Tour
Charlemagne et la Tour de l'Horloge, restes du XIIIe siècle de la collégiale Saint-Martin
médiévale ;
- L'ancienne abbaye de Marmoutier, fondée au IVe siècle
par saint Martin, évêque de Tours, aujourd'hui un
collège-lycée privé ;
- L'ancien prieuré Saint-Éloi ou « prioratus S. Jacobi de Ulmo
Roberti », mentionné dès le Xe siècle, et
dont la chapelle (fin du XIIe siècle) est
actuellement le siège des archives
municipales de Tours ;
- Le Palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts de
Tours ;
- Le château de
Tours, ancienne résidence des comtes d'Anjou ;
- L'hôtel Goüin,
hôtel particulier du XVe siècle ;
- Plusieurs ensembles architecturaux comprenant des maisons dans le
Vieux-Tours (fin Moyen
Âge) ;
- Un ensemble architectural comprenant, outre la basilique moderne,
l'hôtel
de ville et la gare de
Tours-Centre, bâtis par Victor Laloux, architecte tourangeau ;
- Le palais de Justice ;
- La synagogue
de Tours ;
- L'amphithéâtre de Tours :
disparu, son emplacement, près de la cathédrale, reste visible dans le
tracé des
rues.
- Le Vieux-Tours le long d'un axe est-ouest
(rue Colbert puis rue du commerce) et centré autour de la place
Plumereau ainsi
que des rues du Grand Marché, du Change et de la Rôtisserie ; ensemble
architectural de maisons et d'hôtels particuliers médiévaux et
Renaissance.
Tourangeaux
célèbres
Article détaillé : Tourangeaux célèbres.
Tours a été la terre d'accueil ou de naissance de nombreuses
personnalités
célèbres, telles que Alcuin, François
Rabelais, Honoré de Balzac, saint Martin, Pierre Bretonneau,
Alfred Velpeau, Francis Poulenc ou dans
un registre plus récent le journaliste Harry Roselmack, les comédiens et
acteurs Jacques Villeret, Jean Carmet, Jean-Hugues
Anglade ou le réalisateur Patrice Leconte.
Administration
En 2010, la commune de Tours a été
récompensée par le label « Ville Internet @@@ »14.
Logotype
Le logotype de la ville de Tours
représente une tour grise à trois créneaux de laquelle s'élance un
arc-en-ciel. Le nom en lui-même
de Tours n'a aucun rapport avec une tour, mais le symbole est utilisé
par homophonie. C'est de l'héraldique
parlante.
Maires
Liste des maires de Tours depuis le début du XXe siècle
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
| 1995 |
en cours |
Jean Germain |
PS |
Conseiller régional |
| 1959 |
1995 |
Jean
Royer |
DVD |
|
| 1947 |
1959 |
Marcel Tribut |
UDSR |
|
| 1944 |
1947 |
Jean Meunier |
SFIO |
|
| 1942 |
1944 |
René Guerrier |
|
|
| 1925 |
1942 |
Ferdinand Morin |
SFIO |
|
| 1919 |
1925 |
Camille
Chautemps |
Radical-socialiste |
|
| 1912 |
1919 |
Albert Letellier |
Radical-socialiste |
|
| 1899 |
1912 |
Eugène Pic-Paris |
Radical-socialiste |
|
Évolution
topographique
|
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|
Du XIIIe au XVIIIe s., 16 paroisses eurent leur chef-lieu dans la ville de Tours ; 4
d’entre
elles s’étendent extra-muros, dans les faubourgs et leurs territoires
extra-muros constituent 4 collectes : La Riche-Extra,
Saint-Étienne-Extra,
Saint-Pierre-des-Corps et Saint-Symphorien-Extra ; leur partie
intra-muros
comprend l’église, c’est-à-dire le chef-lieu, ce qui justifie leur
appartenance
à la ville de Tours et leur exonération d’impôt. 5 paroisses furent
supprimées :
Saint-Pierre du Chardonnet et Saint-Simple par décrets de l’archevêque
de Tours
du 14 avril 1773 et du 5 mai 1773 (Archives Départementales
d'Indre-et-Loire - G
16) ; Notre-Dame de l’Écrignole, Sainte-Croix et Saint-Denis par Décret
de
l’archevêque de Tours du 22 janvier 1781 (Archives Départementales
d'Indre-et-Loire - G 16 et 1015).
Le 9 avril 1791, un décret de l’Assemblée Nationale sanctionné
par la
loi du 17 avril 1791, établit une nouvelle circonscription des paroisses
de la
ville de Tours et en réduisit le nombre à 4 : Saint-Gatien, paroisse
épiscopale,
comprenant intra-muros la partie Est de la ville, limitée à la rue
Nationale et
l’avenue de Grammont, extra-muros la commune de Saint-Pierre-des-Corps
et la
partie de la commune Saint-Étienne-Extra à l’Est de l’avenue de Grammont
jusqu’à
la rivière du Cher ; Saint-Martin, comprenant intra-muros le territoire
qui
s’étendait de la rue Nationale à la paroisse Notre-Dame-la-Riche ;
Notre-Dame-la-Riche pour le reste de la partie Ouest de la ville de
Tours
jusqu’à la commune de La Riche, et cette commune et
Saint-Jean-de-Beaumont pour
la partie extra-muros ; Saint-Symphorien pour la partie intra-muros de
la ville
de Tours au Nord de la Loire, et la commune de Saint-Symphorien pour la
partie
extra-muros.
Le 29 mai 1808 par Décret Impérial, Tours est délimitée d’avec
Beaumont, La Riche, Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Étienne,
Saint-Pierre-des-Corps
et Saint-Symphorien. Tours cède à Saint-Symphorien la partie Ouest de
l’Île-Aucard, soit 2 ha 73 a sans habitation ; La Riche cède à Tours 2
ha 36 a
du Ruau Sainte-Anne au niveau de la Barrière Sainte-Anne ; la Barrière
de
Saint-Pierre-des-Corps, reconnue placée à 15 m au-delà de la maison du
receveur
de l’octroi, coupait une maison que le Décret impérial attribua en
entier à
Saint-Pierre-des-Corps (Archives Nationales-F 2 II Indre-et-Loire 3,
plan annexé
à la minute).
Par la loi du 14 juin 1845, la commune de Saint-Étienne-Extra
fut
réunie à celle de Tours.
Par la loi du 5 mai 1855, délimitation réalisée de
Saint-Avertin
d’avec Tours et Saint-Pierre-des-Corps : les limites furent fixées au
canal du
Berry à l’Est et au Cher au Sud ; Saint-Avertin cède à Tours les Arênes,
Beaujardin, la Bondonnière, les Carreaux, Champ Joli, les Écluses, la
Maison-d’Ardoise, Pont-Long, la Rabaterie et la Verrerie ; Tours cède à
Saint-Avertin le Parc-de-Grandmont et son château, la partie Est de la
Prairie-de-la-Grande-Rivière, sans habitation, dont la limite correspond
à celle
de la RN 10.
Par décret du 26 décembre 1961, Saint-Avertin cède à Tours
toute la
partie reçue par la loi du 5 mai 1855, le Bois-Lopin et l’Ouest de la
Prairie-de-Grammont, soit 197 ha 30 a et 231 habitants. Par Arrêté
Préfectoral
du 1er juin 1965, Saint-Avertin cède à Tours 2 parties de son
territoire : au
Nord du Cher, le Parc des Expositions et le Stade d’Honneur, avec leurs
annexes ; au Sud du Cher, l’Ouest de la Prairie-de-Grammont, la partie
se
limitant à l’autoroute A 10 ; soit 137 ha et 136 habitants ;
Saint-Avertin
reçoit de Tours 3 ha au Sud de la Sagerie et du Parc de Grandmont, sans
habitation.
Le 21 mai 1964, les communes de Saint-Symphorien et de
Sainte-Radegonde-en-Touraine sont
réunies à celle de Tours par Arrêté Préfectoral.
Organisation
locale
Tours est le centre de la Communauté
d'agglomération Tours Plus qui regroupe 19 communes et plus de 278 415
habitants.
Selon l'INSEE,
la banlieue de Tours (espace dont la
ville est le « pôle urbain ») compte 23 communes pour 307 096 habitants,
et
Tours est de fait le pôle principal d'une aire urbaine comprenant 80
communes et
regroupant 376 374 habitants, soit 68 % de la population de
l'Indre-et-Loire. Néanmoins, la plupart des
communes de la seconde couronne tourangelle ont préféré se fédérer
autour de 4
communautés de communes distinctes.
Organisation
interne
Tours est divisée en sept cantons, qui ne sont constitués que
de fractions de la commune :
- Le canton de Tours-Centre compte 20 005
habitants ;
- Le canton de
Tours-Est compte 19 234 habitants ;
- Le canton de Tours-Nord-Est compte 18 214
habitants ;
- Le canton de Tours-Nord-Ouest compte
17 694 habitants ;
- Le canton de Tours-Ouest compte 19 350
habitants ;
- Le canton de
Tours-Sud compte 18 435 habitants ;
- Le canton de Tours-Val-du-Cher compte
19 888 habitants.
Voies de
communication
Tours dispose d'une situation géographique privilégiée.
Anciennes
voies
navigables
- La Loire : Bien que les noms de rues et quartiers fassent
référence à
une batellerie active, elle n'est plus aujourd'hui navigable.
- Le canal du Duc de Berry : Construit dans la première moitié
du XIXe siècle sur des plans de l'ingénieur Cormier,
le canal
faisait la jonction entre la Loire et le Cher. Un pont, dit « Pont du
Milieu »
permettait le passage entre Tours et Saint-Pierre-des-Corps, doublé au
milieu du
siècle d'un pont ferroviaire. La Loire perdant sa batellerie, le canal
est fermé
et asséché. Dans les années 1950-60, s'y tient deux fois l'an la fête
foraine.
Puis le canal disparaît, en 1971, lors des aménagements liés au passage
de l'A10
dans la ville : celle-ci en reprend le tracé et le recouvre de ses
voies.
- Le Cher : affluent de la Loire, il était navigable
entre la confluence et le Canal du Berry jusqu'à ce que le lac du Cher
et
ses barrages soient créés au sud de Tours dans les années 1960.
Voies
autoroutières
À moitié encerclée par le périphérique tourangeau qui sera achevé
dans
les 15 années à venir, Tours se situe au centre d'une étoile
autoroutière à 5 branches. L'A10 reliant Paris (à 240 km au Nord-Est) à
Bordeaux (347 km au Sud-Sud Ouest) frôle la ville
depuis 30 ans, l'A28 Rouen-Tours (ouverte en décembre 2005) et l'A85
Angers-Vierzon (achevée en décembre
2007) relient la ville à la façade ouest et à la vallée du Rhône.
Voies urbaines
Le pont Wilson et l'avenue de la Tranchée au Nord de la
Loire
De nombreuses liaisons transversales d'intérêt national complètent ce
maillage (N10, N76, N138, etc.). Le contournement de Tours par
un tronçon autoroutier (A10 Bis ou A110) est également étudié.
La métropole Tourangelle est desservie par le réseau de bus Fil bleu
(30 lignes, 230 bus) qui
fonctionne 7 jours sur 7 de 6 h 00 à 2 h 00 du matin (service allégé le
soir et
le dimanche).
Un projet de tramway est en cours d'étude et connaît en
2007 un vrai lancement après de nombreuses années d'hésitation. Une
première
ligne d'un coût avoisinant les 290 millions d'euros, reliera le lycée
Vaucanson
(Tours-Nord) à Joué-lès-Tours, via quartier de
l'Europe puis le pont Wilson, la place de la Gare et le
quartier des Deux-Lions (l'ancien pont ferroviaire de Vendée sera
reconstruit) sur 12,5 km émaillé d'une trentaine
de
stations.
Le projet de Tramway de Tours passe dans la rue Nationale
qui prolonge les 2,5 km de l'Avenue de
Grammont (N10)
Une seconde ligne est envisagée à plus long terme entre la place
Jean-Jaurès
et la gare TGV de
Saint-Pierre-des-Corps. La municipalité étant déterminée à ce qu'aucun
fil
n'obstrue le centre-ville, le système d'APS (Alimentation par le Sol) de
Bordeaux est retenu sur une petite
partie du parcours. En effet l'un des principaux problèmes du tracé est
le pont Wilson classé au patrimoine national qui enjambe la Loire
classée au patrimoine mondial de l'UNESCO, ce qui rend
esthétiquement difficile toute alimentation par ligne aérienne de
contact. Selon
toute vraisemblance, le premier tronçon de la ligne ne sera pas mis en
service
avant 2013. Notons que Tours a été, au début
du XXe siècle, une des premières villes à équiper son
tramway d'une alimentation par le sol via un troisième rail, mais le
système
était rudimentaire et dangereux.
Tours est reliée au reste du département grâce au réseau d'autocars
Touraine Fil Vert.
Voies ferroviaires
Article détaillé : Gare de Tours.
Tours a toujours été bien située sur le réseau ferroviaire français.
Si
aujourd'hui quelques lignes d'intérêt local ont été fermées, le réseau
régional
TER Centre est, depuis les années 1990 en constant développement. Des
liaisons
régionales sont assurées au départ de Tours vers Château-du-Loir et Le
Mans, Caen et Alençon, Saumur et Angers, Azay-le-Rideau et Chinon,
Loches,
Vierzon, Bourges et Nevers, Amboise, Blois et
Orléans, Vendôme, Châteaudun et Paris via Brétigny. Grâce à des
aménagements en
cours, des « trains de banlieue » seront prochainement mis en service
entre
Tours et Bléré et Tours et Cormery. Sous l'appellation Interloire
circulent des
TER rapides le long du Val de Loire entre Orléans, Tours et Nantes. Au
total, une quinzaine de gares sont desservies
dans l'agglomération tourangelle, malheureusement assez mal connectées
aux
réseaux de bus ou cars. Les liaisons Paris-Austerlitz - Orléans - Tours
sont
assurées en Corail sous la marque Aqualys et les liaisons
interrégionales Nantes
/ Tours / Bourges / Lyon et Tours / Le Mans / Caen ont rejoint la
famille des
Corail Intercités. Mais la révolution a eu lieu avec la mise en service
du TGV Atlantique qui a, depuis 1990, renforcé la position de la ville
en la reliant en 55
minutes à la capitale. Toutes les régions de France sont accessibles
directement
depuis Tours par le train, la plupart par le TGV : Lille, Bruxelles et
Londres
au nord; Reims, Nancy, Metz et Strasbourg à l'Est; Lyon, Grenoble et
Marseille
au sud-est, et toute la façade atlantique jusqu'à Toulouse au sud-ouest.
Tours forte place ferroviaire
Tours est desservie par deux gares importantes : la gare
Tours-Centre, principalement pour les
relations TER, la gare
Tours-Saint-Pierre-des-Corps principalement pour les relations TGV,
cette dernière étant par ailleurs un des principaux
centre de triages et de maintenance ferroviaire de France. Ces deux
gares, dont
le trafic total place le complexe ferroviaire Tours / St Pierre parmi
les 10
plus importants de la SNCF, sont reliées très fréquemment par navettes.
Les
travaux de la LGV Sud Europe Atlantique devraient
démarrer vers 2013. À sa mise en service, Bordeaux sera située à 1 h 15 de Tours.
Voies aériennes
Siège d'une compagnie aérienne autrefois prospère
(la TAT), Tours n'a
jamais été une place aéroportuaire de première importance puisque de
toute son
histoire, les 20 000 passagers annuels n'avaient jamais été dépassés. La
proximité des aéroports parisiens (Roissy CDG est
aujourd'hui accessible directement par TGV depuis Tours en 1 h 35)
est un sérieux handicap de même que
la présence à proximité d'aéroports régionaux concurrents comme
l'aéroport de Poitiers (100 km),
l'Aéroport Angers Loire (110 km) et
l'Aéroport Nantes Atlantique (200 km).
Depuis 2001 pourtant, plusieurs liaisons
régulières vers Londres (Stansted), Dublin (liaison estivale),
Marseille, Porto, la Corse (Figari) et de nombreux « vols vacances » ont
relancé
l'activité de la plateforme et propulsé l'aéroport Tours-Val de Loire
parmi les aéroports régionaux importants avec un trafic avoisinant les
100 000
passagers annuels.
Les mouvements d'avions sont néanmoins très importants, car la base
aérienne 705 est installée sur l'aéroport. Elle y fait vivre l'école de
chasse de l'Armée de
l'air qui s'entraîne sur Alpha
Jet.
Économie
La ville dispose de 14 270 entreprises dans son agglomération (source
Tour(s)plus).
Tours est le siège de la Chambre de
commerce et d'industrie de Touraine. Elle gère l’aéroport de Tours.
Tours
est aussi appelé « le petit Paris » par les étrangers. Le quotidien
régional La Nouvelle République
du Centre-Ouest a son siège à Tours et est diffusé sur 7 départements et
est
tiré à 290 000 exemplaires quotidiens. France Telecom s'est aussi
implanté dans
cette ville et demeure le premier opérateur mobile de touraine.
Le premier employeur de l'agglomération, de la ville et de la Région
Centre
est Centre hospitalier
universitaire de Tours (CHRU) qui emploie près de 7 000 salariés
(source :
CHRU Hôpitaux de Tours).
La SNCF arrive derrière : outre ses gares, l'opérateur ferroviaire
dispose à
Tours et St Pierre des Corps de nombreux établissements administratifs
(Direction Régionale), industriels et de maintenance.
De plus, l'implantation de la base aérienne BA 705 induit environ
8 000
emplois directs et indirects dans tout le département. Plus exactement,
elle
emploie directement 1 930 personnes sur son site tourangeau, 519 à
Cinq-Mars la Pile (sources : Basile, 2006).
Au début des années 1990 l'entreprise Citya immobilier nait à Tours
avant de se
développer en France. En 2002, s'est
installée la première banque française
entièrement virtuelle sans aucun guichet, Zebank, créant ainsi environ
400
emplois. Elle est rapidement devenue la filiale de « Egg », une banque
britannique, mais a été revendue car déficitaire. Cependant le groupe
Auchan nouveau propriétaire a maintenu
l'activité en changeant le nom « Oney ».
C'est aussi le siège du 2e site de
production
français de Michelin, avec pour
principale activité tout le secteur poids-lourd (1 300 emplois). De
plus, STMicroelectronics dispose d'un site de plus de 10 hectares à
Tours-Nord avec 1 700 employés.
L'agglomération dispose de 73 unités de recherche et 1 500
chercheurs.
Le nouveau quartier des Deux-Lions, entièrement équipé en fibre
optique,
concentre les nouvelles implantations comme le centre d'appel de
Bouygues Telecom, le
siège régional de la MAIF, un
multiplex avec 12 salles, l'université de droit, d'économie et de
sciences
sociales, la section polytechnique (spécialités en aménagement,
informatique et
productique). Mais aussi le centre commercial « L'Heure tranquille »
ouvert le
20 mai 2009, et naturellement le quartier
est entièrement construit autour du mail, qui devrait voir passer le
tramway.
La ville de Tours a accueilli en octobre 2008 le magasin IKEA
(créateur de 300 emplois) sur le site central de
Rochepinard, à côté du Parc des Expositions, du Stade de la Vallée du
Cher, et
du centre commercial régional « Les Atlantes ». L'implantation de
l'enseigne
suédoise a relancé le débat du grand contournement autoroutier A110
puisque le trafic induit
dans la traversée de Tours risque de croître de manière importante.
Médias
- Écrits :
- La Nouvelle République
du Centre-Ouest est le quotidien local, il parait du lundi au dimanche.
Le
siège est place de Verdun.
- Le Canard du coin (journal bimestriel d'enquêtes politiques et
sociales)
- PROG! Agenda des sorties Tours et agglo (mensuel gratuit sur la
culture et
les sorties)
- Le ptit Zappeur (magazine TV gratuit bihebdomadaire)
- IP 37 (journal gratuit hebdomadaire)
- Tours Madame
- Ailleursmag (magazine gratuit mensuel)
- Tours.info (magazine municipal gratuit mensuel)
- Tour(s)plus le mag (magazine de l'agglo gratuit trimensuel)
- La Tribune de Tours (journal hebdomadaire gratuit)
- Les Bons Plans de Tours (magazine bihebdomadaire gratuit)
- Télévisions :
- TV Tours est la télévision
locale de Tours (sur le canal Hertzien 30), ses studios sont installés
place
Verdun.
- France 3 Tours implantée place
des Halles, est le premier décrochage