Toulouse (prononcé ) est une ville du Sud-Ouest de la France. C'est le chef-lieu de la Haute-Garonne et de la région Midi-Pyrénées.
Avec formatnum:437715 habitants en janvier 2006, elle est la quatrième commune la plus peuplée de France, après Lyon et devant Nice. L'unité urbaine de Toulouse comptait, en 1999, formatnum:761090 habitants. En 2008, l'agglomération regroupe, formatnum:891000 habitants, et l'aire urbaine, la cinquième de France, formatnum:1150000.
Ville à l'architecture caractéristique, Toulouse est surnommée la « ville rose » en raison de la couleur du matériau de construction traditionnel local, la brique de terre cuite. Autre surnom : la « Cité des violettes ». Il existe une Confrérie de la violette à Toulouse, où la production de cette fleur était très importante. La Violette est l'une des récompenses décernées par l'Académie des Jeux floraux de Toulouse.
Dans le passé, elle était appelée la « Cité Mondine » (la Ciutat Mondina en occitan), en référence à la dynastie des comtes de la ville qui se sont souvent nommés Raymond Consulté le 16/01/2008.
Berceau de la firme Airbus, Toulouse est aujourd'hui une technopole européenne qui regroupe de nombreuses industries de pointe en matière d'aéronautique, d'informatique et de spatial, ainsi que de nombreux instituts de recherche. C'est également une ville étudiante, la troisième de France avec
formatnum:97000 étudiants Consulté le 11/09/2007, dotée d'équipements culturels de prestige comme le centre des congrès, la médiathèque José-Cabanis, le Zénith, le musée d'art moderne et contemporain des Abattoirs, la cité de l'Espace ou encore le Théâtre national de Toulouse (TNT).
La ville rose connaît une très forte croissance démographique, la plus élevée de France et même la plus élevée d'Europe parmi les agglomérations de plus de 850 000 habitants, et est considérée comme une des grandes villes européennes intermédiaires comme Lyon, Marseille, Florence, Hambourg ou Zurich. Si la croissance démographique se poursuit au rythme actuel, son agglomération entrera bientôt dans le cercle des agglomérations françaises de plus d'un million d'habitants, et pourrait alors détrôner Nice puis Lille. En 2005 et en 2008 une étude la classe deuxième ville française (derrière Nantes dernièrement) pour sa qualité de vie selon une liste de critères bien définis}},}}.
La devise de la ville est « Per Tolosa totjorn mai » (« Pour Toulouse, toujours plus »).
Héraldique
De gueules à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, sur une vergette du même, accompagnée en pointe d'un agneau passant d'argent, la tête nimbée, contournée, brochant sur la vergette, la croix accostée à dextre d'un château d'argent, et à sénestre d'une basilique du même, au chef d'azur semé de fleurs de lys d'or.
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Pendant le 1er Empire, Toulouse fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à demander des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient : De gueules à la croix cléchée, vidée, pommetée de douze pièces d'or, sur une vergette du même, accompagnée en pointe d'un agneau passant d'argent, la tête nimbée, contournée, brochant sur la vergette, la croix accostée à dextre d'un château d'argent, et à sénestre d'une basilique du même, au chef de gueules chargé de trois abeilles d'or, qui est des bonnes villes de l'Empire, sur euraldic.com.
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Géographie
Situation
Localisation
Toulouse Vu par le Satellite SPOT
Toulouse est située dans le Midi de la France, au nord du département
de la Haute-Garonne, sur l'axe de
communication entre la mer Méditerranée et l'océan
Atlantique. Elle est située sur un coude de la Garonne qui, provenant
des Pyrénées, s’oriente au nord-est avant de
changer de direction au niveau de Toulouse pour se diriger au nord-ouest
vers
l’océan
Atlantique. Vers le sud par temps clair, la chaîne de montagnes
pyrénéenne
est souvent visible. C'est sur ce coude de la Garonne, carrefour naturel
des
voies de communication que les premiers hommes à l'origine de Toulouse
se sont
implantés11.
Le relief est marqué par la convergence des vallées d’affluents de la
Garonne. L’Ariège au sud est dominée par
les coteaux pentus de Vieille-Toulouse qui dominent la ville sur le
promontoire de Pech David. L’Hers-Mort, qui se jette dans la Garonne au
nord de
Toulouse, forme une vaste plaine dite de « Lalande ». Elle est séparée à
l’est
par une ligne formée des collines de Montaudran et de Jolimont. À
l'ouest de la
ville, à bonne distance du centre-ville (six à sept kilomètres en
moyenne),
trois terrasses s'étagent pour atteindre les
coteaux de Gascogne. Contrairement à
ce que l'on pense, Toulouse n'est pas vraiment située dans une cuvette:
elle est
dégagée vers l'Atlantique et la Méditerranée.
Elle est à la croisée de grands itinéraires européens, comme les axes
majeurs
Est Ouest E80 Rome Lisbonne, Nord Sud E9 Paris-Barcelone ou le futur
itinéraire
de désenclavement de la diagonale continentale Saragosse-Lyon.
Elle est distante de 243 kilomètres (A61-E80) de Montpellier en
région Languedoc-Roussillon (environ 2 heures 30
en voiture), 343 kilomètres (A64-E80) de Saint-Sébastien (en Espagne)
(environ 3 heures 30 de route),
330 kilomètres (A66-E9) de Barcelone par le tunnel du Puymorens (environ
3 heures 50 de
route), 700 kilomètres (N20-A20-E9) de la capitale française Paris
(environ 6 heures 30 de route), 244
kilomètres (A62-E72) de Bordeaux en région Aquitaine (environ 2 heures
30 de trajet).
Géographiquement, elle se localise à 122 kilomètres du pic d'Aneto
(3 404 mètres)
point culminant des Pyrénées, source de la Garonne dans le massif de la
Maladeta (Espagne), 144 kilomètres de la mer Méditerranée à Gruissan
dans l'Aude à l'est, 233 kilomètres de l'océan Atlantique à Capbreton
dans les Landes à
l'ouest.
Climat
Palmier de Chine dans un pavillon de la
banlieue toulousaine
La neige, rare à Toulouse, sur les bords de la
Garonne
Toulouse connaît la particularité de se trouver à la jonction des
trois types
de climats
tempérés : on y trouve un climat tempéré océanique, à influences
méditerranéenne et continentale,
caractérisé par un été sec et très chaud, un automne bien ensoleillé, un
hiver
doux et un printemps marqué par de fortes pluies et des orages violents,
tout
comme la grêle en mai 2008 et 2009. Les vents dominants sont, par ordre
d'importance, le vent d'ouest (amenant généralement l'humidité de
l'océan
Atlantique), le vent
d'autan (venant du sud-est) et le vent du nord, nettement moins fréquent
et
généralement froid et sec (amenant l'air de masses anticycloniques
froides
placées sur le nord de l'Europe)12.
Le
vent d’autan est aussi appelé « le vent qui rend fou », voire « le vent
du
diable » en raison de l'influence sur les comportements humains et
animaux
(irritabilité, trouble du rythme cardiaque, accroissement du nombre des
accouchements...) qui serait due à la forte ionisation de l'air qu'il
apporte13.
Parfois, ce vent peut devenir très puissant comme le 4 mai 1916, où il
renversa le train Toulouse-Revel.
Tableau comparatif des données climatiques de Toulouse
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
| Nice |
2 694 h/an |
767 mm/an |
1 j/an |
31 j/an |
1 j/an |
| Toulouse |
2 100 h/an |
655 mm/an |
4 j/an |
26 j/an |
44 j/an |
| Paris |
1 797 h/an |
642 mm/an |
15 j/an |
19 j/an |
13 j/an |
| Strasbourg |
1 637 h/an |
610 mm/an |
30 j/an |
29 j/an |
65 j/an |
| Moyenne nationale |
1 973 h/an |
770 mm/an |
14 j/an |
22 j/an |
40 j/an |
Toulouse connaît en moyenne 24 jours de fortes chaleurs et 33 jours
de gel
par an. La température la plus chaude jamais enregistrée à Toulouse fut
de 44 °C
le 8 août 1923 (record
français) et la température la plus froide de –19,2 °C le
15 février 1956.
Le jour le plus arrosé eut quant à lui une pluviométrie de 82,7 mm le 7 juillet 1977 selon
les sources de Météo-France. L'année la plus arrosée a
été 1993 avec un cumul annuel de précipitations de 914,9 mm et la plus
sèche
1967 avec un cumul annuel de 377,8 mm. Toulouse bénéficie d'un
ensoleillement
élevé: 2050 heures d'ensoleillement par an en moyenne.
Toulouse fut frappée par une tornade le 15 mai 1990 vers 20 h 15. La
tornade s'était formée
sur l'aéroport de Blagnac avant de
continuer en direction de Toulouse pour finir sa course vers le quartier
de Casselardit, près de Purpan. Cette tornade, classée F2, avec des
vents de 200 km/h, arracha des toits et
causa d'autres dommages importants14. Le 3 février 1959 est le jour le
plus enneigé avec 21 cm de neige15.
Toulouse a un climat de type Cfb (Océanique) avec comme record de
chaleur
44°C le 8/8/1923 et comme record de froid -19.2°C le 15/2/1956. La
température
moyenne annuelle est de 13.4°C.
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
1,6 |
2,4 |
4,3 |
6,6 |
9,8 |
13,2 |
15,3 |
15,3 |
12,9 |
9,2 |
5 |
2,5 |
8,2 |
| Température
moyenne (°C) |
5,1 |
6,5 |
9,2 |
11,7 |
15,2 |
18,9 |
21,3 |
21,3 |
18,5 |
14 |
8,9 |
5,9 |
13,4 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
8,7 |
10,7 |
14,1 |
16,7 |
20,5 |
24,5 |
27,4 |
27,2 |
24,1 |
18,8 |
12,8 |
9,2 |
17,9 |
| Précipitations
(mm) |
52,4 |
46,3 |
51,6 |
63,9 |
73,3 |
60,2 |
40,8 |
48,3 |
53,5 |
52,2 |
52,2 |
55,4 |
649,8 |
| Record
de froid (°C) |
-18,6 |
-19,2 |
-8,4 |
-4,3 |
-0,8 |
4 |
7 |
5,5 |
0 |
-3 |
-8,3 |
-12 |
-19,2 |
| Record
de chaleur (°C) |
23,3 |
24,8 |
28,3 |
30 |
33,9 |
39,8 |
40,5 |
44 |
37,5 |
35,4 |
27 |
26,9 |
44 |
Source :
Le climat à Toulouse (en °C et mm, moyennes mensuelles 1878/2008 et
records
depuis 1878)3
Intempéries
Tempête de vent
Le 24 janvier 2009, une violente tempête de vent accompagnée de pluie
s'est
abattue sur la région toulousaine et plus généralement sur le Sud-Ouest
(du golfe de Gascogne vers la mer
Méditerranée). Cette tempête a motivé la mise en place d'une alerte
rouge Météo France sur tout le Sud-Ouest. Les
dégâts sont, par endroits, assez impressionnants et les prévisionnistes
météo
s'accordent à dire que cette tempête ressemble à celle de décembre 1999
(mais
moins étendue géographiquement).
Site
Vue de nuit du pont Saint-Pierre et de l'hôpital La Grave
depuis le port de
la Daurade
Vue du pont Saint-Pierre et du Pont-Neuf à partir des berges
de la Garonne
La basilique de St Sernin et les toits de
Toulouse
La rive droite de Toulouse se trouve sur une terrasse insubmersible
sur
laquelle la ville romaine s'est établie. C'est aussi sur cette
terrasse que la ville marchande et commerciale de Toulouse s'est formée.
De
l’autre côté de la Garonne, se trouve
la rive gauche avec l'ancien faubourg Saint-Cyprien, longtemps quartier
pauvre car construit en dehors des remparts de la ville et en zone
inondable : situé en contrebas de quelques
mètres par rapport à la rive droite, le quartier Saint-Cyprien a souvent
été
soumis à de fortes inondations. Ainsi en 1875, le quartier Saint-Cyprien
fut submergé par les eaux
de la Garonne et plusieurs ponts furent emportés16. Cette situation basse explique
l'évolution de la courbe du fleuve au
fil des siècles du côté de la rive gauche, entre la rivière Touch qui se
jette
au nord de Purpan et l’actuelle chaussée
du Bazacle.
Le canal du Midi,
œuvre de Pierre-Paul Riquet, qui reprend une courbe
artificielle de la Garonne vers la Méditerranée, remonte au sud-est la
vallée de
l’Hers mort et traverse la rive droite de la ville.
La commune de Toulouse a une superficie de 11 830 hectares, soit
environ
1 300 hectares de plus que Paris et 7 000
de plus que Lyon, mais 13 000 de moins que
Marseille.
Morphologie
urbaine
Toits toulousains depuis Boulbonne.
Tissu urbain
La ville est organisée en zones concentriques correspondant à sa
croissance
urbaine.
Un cœur ancien
On décrivait jadis le centre sous la forme d'un cœur avec ses deux
lobes
(rive droite) et sa pointe (rive gauche):
- En amont, la cité centrée sur l'actuelle place Esquirol
(ancien
forum). Ancienne ville romaine, on y lit encore le plan en damier: rues
étroites
grossièrement parallèles au cardo et au decumanus, devenues parfois un
peu
tortueuses au Moyen Âge entre les anciennes portes Nord (Capitole) et
Sud (Palais de justice,
ex-parlement), Est (Saint-Étienne) et Ouest (Dalbade). C'est le quartier
bourgeois de la préfecture, de la cathédrale, puis des hôtels des
capitouls et
du pastel.
- En aval, le bourg à l'ouest de la place du Capitole et de la
Daurade,
centré autour de l'abbaye de Saint Sernin, c'est un quartier médièval
historiquement plus universitaire, dont les anciennes abbayes ont laissé
la
place à des lycées, universités et à la cité administrative.
- Rive gauche, le faubourgs de St Cyprien quartier plus
populaire,
marqué par son ancienne activité hospitalière (hôtel Dieu).
Le pont Neuf et surtout la place du Capitole sont le centre de ce
« cœur »
qui s'inscrit à l'intérieur des boulevards (sur l'emplacement du mur
médiéval
encore visible cité administrative). La circulation y a été aérée au
XIXème
siècle par des percées Haussmanniennes (rue de Metz, et rue
Alsace-Lorraine).
Des faubourgs
et quartiers du XVIIIe au XIXe siècle
Entre les boulevards et le canal du midi, au-delà des embellissements
du
XVIIIe siècle (parcs, places, allées, Grand Rond) qui
frôlent le
centre ancien, une ceinture de faubourgs ou de quartiers s'organisent le
long
des boulevards ou des axes qui quittent la ville (Saint-Michel,
Saint-Aubin, Chalets, Minimes…) puis
autour des gares (Matabiau surtout,
mais aussi au sud-est Saint-Agne). Des logements sociaux entre
les années 1930 et l'après-guerre se sont élevés en bordure de cet
espace urbain
qui a tenté de s'adapter à l'automobile dans les années 1950-1960 (voies
le long
du canal…)
Une
banlieue
récente
Jusque vers 1950, la commune, vaste autour de l'espace urbanisé
compact,
reste un espace rural où les noyaux villageois (Pouvourville,
Saint-Simon,
Saint-Martin-du-Touch, Lardenne...), les domaines de plaisance
(Reynerie,
Purpan...) et les rectilignes routes nationales sont le point de départ
d'une
urbanisation pavillonnaire le long des lignes de tramway ou
d'implantations
universitaires, hospitalières, ou surtout industrielles (cartoucherie,
aviation)
allant jusqu'aux communes voisines (Colomiers vers l'Ouest). Depuis
plusieurs
décennies, le dynamisme économique et la forte poussée démographique
sont à
l'origine d'une profonde mutation des infrastructures, des logements et
des
installations industrielles (forte artificialisation du territoire) avec
des
urbanisations collectives (Empalot, Jolimont...) et deux projets urbains
développés dans les années 1958 à 1970 (Le Mirail et Colomiers). Les
années
1980-1990 sont marquées par une croissance du pavillonnaire et
d'opérations
immobilières qui ont urbanisé un territoire autour de la rocade.
Quartiers
Article détaillé : Quartiers de Toulouse.
Sous le mandat de M. Moudenc, la ville de Toulouse a été divisée par
la
mairie en dix-sept grands quartiers possédant chacun une mairie de
quartier et un maire délégué s'occupant de celui-ci. Ce découpage
suivait le
découpage historique de petits quartiers, d'anciens bourgs ou de
villages comme
Saint-Martin-du-Touch. Mais, il ne suivait pas le découpage cantonal qui
coupe
certains quartiers historiques en deux, comme le quartier des Minimes17.
En octobre 2008, un redécoupage de Toulouse en six secteurs18,19 a pour vocation, selon la nouvelle
équipe
municipale, à servir de support à un nouvel essor de la démocratie
locale.
Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris,
Lyon ou Marseille.
Les
maires et
quartiers de secteur
- Secteur 1 : Sonia Ruiz, pour le secteur Toulouse-Centre (517
ha,
70 100 hab.)
Amidonniers, Arnaud-Bernard, Bayard, Béarnais,
Belfort, Bourse, Le Busca, Capitole, Carmes, Chalets,
Compans-Caffarelli,
Concorde, Dalbade, Daurade, Dupuy, Esquirol, Matabiau, Montplaisir, Port
Saint-Sauveur, Saint-Aubin, Saint-Étienne, Saint-Georges-Occitane,
Saint-Michel, Saint-Sernin
/ Taur, Salin,
Université,
Victor-Hugo.
- Secteur 2 : Nicolas Tissot, pour le secteur Toulouse-Rive
Gauche (1
533 ha, 67 839 hab.)
Arènes,
Bagatelle,
Bordelongue, Bourrasol, Cartoucherie,
Croix de Pierre, Saint-Cyprien, Desbals, Fer à
Cheval, Fontaines,
Fontaine-Bayonne,
Fontaine-Lestang,
La Faourette, Larrieu,
Oustalous, Papus,
Patte
d’Oie, Rapas, Sainte-Cécile, Thibaud,
TOEC.
- Secteur 3 : Jean-Michel Fabre, pour le secteur Toulouse-Nord
(2 819
ha, 78 933 hab.)
Barrière-de-Croix-Daurade,
Barrière-de-Paris,
Borderouge, Croix-Daurade, Ginestous, Grand
Selve, Lacourtensourt,
Lalande, La Salade,
Les Izards, Mazades, Minimes, Négreneys, Paleficat
/ Virebent, Ponts-Jumeaux, Raisin,
Rixens, Sept Deniers, Trois Cocus.
- Secteur 4 : Jean-Paul Makengo, pour le secteur Toulouse-Est
(1 389
ha, 82 384 hab.)
Amouroux,
Argoulets, Ayga, Bonhoure, Bonnefoy, Château
de l’Hers, Côte
Pavée, Gramont,
Guilhemery, Jolimont, La Colonne, La
Gloire, La
Grande Plaine, Limayrac, L'Ormeau,
Marengo-Périole,
Montblanc,
Montredon,
Moscou, Pinel,
Roseraie, Soupetard.
- Secteur 5 : Jean-Marc Barès, pour le secteur Toulouse-Sud-Est
(2 524
ha, 85 865 hab.)
Crampel, Empalot, Île du Ramier, Jules-Julien, La
Terrasse, Le Palays,
Lespinet, Montaudran, Parc du
Canal, Parc
Toulousain, Pech-David, Pont
des Demoiselles, Pouvourville, Rangueil, Les
Récollets, Saint-Agne, Saouzelong.
- Secteur 6 : Régis Godec, pour le secteur Toulouse-Ouest (3
024 ha,
65 711 hab.)
Ancely, Arènes Romaines, Baluffet, Barigoude,
Basso-Cambo,
Beauregard, Bellefontaine, Les
Capelles, Casselardit, Guilhermy, La Cépière, Lafourguette, Lardenne, le
Mirail, Pradettes, Purpan, Reynerie, Saint-Martin-du-Touch,
Saint-Simon, Tabar.
Architecture
La brique Toulousaine traditionnelle utilisée dans de
nombreuses constructions
L'architecture de Toulouse est marquée par la brique, dont la couleur
chaude
rouge-orangée lui confère le surnom de « ville rose ». Ce matériau a été
introduit par les Romains au Ier siècle av. J.-C., comme le montrent
les ruines du
rempart romain place Saint-Jacques. Autrefois, la brique était
couramment
recouverte d'enduit car elle était considérée comme la pierre du pauvre20.
La brique a été majoritairement utilisée dans la région à cause d'un
environnement géologique qui ne fournit aucune pierre de taille à
proximité21.
Le
transport des pierres est coûteux22.
Au contraire, l'argile, qui permet la fabrication des briques, est
abondante.
Aujourd'hui, la brique est mise en valeur comme un symbole de la
ville.
Cependant, dans les constructions modernes, elle n'est utilisée que
comme
parement décoratif.
Urbanisme
Article détaillé : Urbanisme à Toulouse.
Le logement
Une rue typique de Toulouse avec ses petits immeubles de
briques
Toulouse comptait 226 154 logements en 1999. Les constructions neuves
sont peu présentes
puisqu'en 1999, seulement 16,8 % des
résidences principales dataient de 1990 ou
après. Près de la moitié du parc de logements date d'entre 1949 et 1974.
88,2 %
des logements sont des résidences principales, réparties à 17,7 % en
maisons
individuelles et à 82,3 % en appartements (respectivement 68,2 % et
31,8 % dans
la région). En effet, Toulouse compte de nombreux immeubles anciens,
dont la majorité sont des
résidences principales.
31,4 % des habitants sont propriétaires de leur logement, contre
64,1 % qui
ne sont que locataires (respectivement 58,9 % et 35,6 % dans la région)23,24.
À noter qu’avec 28 642 logements HLM, soit 14,4 % du parc en 1999
(8,5% pour la région), la ville ne respectait pas les
dispositions de l’article 55 de la loi
solidarité et renouvellement urbain (SRU) de décembre 2000 fixant à 20 %
le taux minimum de logements sociaux
pour les communes les plus importantes. En outre, en 1999, 9,4 % des
logements étaient vacants, contre
seulement 7,5 % dans la région. Depuis, la ville a atteint quasiment les
19% de
logements sociaux, et impose dans tous les nouveaux quartiers un seuil
de 30% de
logements sociaux, au lieu de 20.
Un immeuble dans le quartier Bellefontaine
La plupart des habitations possèdent 4 pièces (36 %), ou 3 pièces
(24,3 %),
puis 2 pièces (21,8 %). Les petits logements restent peu nombreux
(studios :
17,8 %). La ville possède par conséquent des logements de taille assez
importante25,26. Enfin il faut préciser que ces
logements
sont bien dotés puisque 96,4 % ont le chauffage central et 53,9
possèdent un
garage, box ou parking (respectivement 80% et 66,6 % pour la région).
Le prix du mètre carré en 2003 hors
charge pour l'ensemble des logements est de 6,79 €/m2 soit 406,10 € pour 60 m2. Pour les logements en relocation, il est de
7,49 €/m2 soit 420,11 € pour 56 m2 et pour les
logements datant d’après 1990, il est de 8,19 €/m2 soit 413,89 € pour 51 m2.
Comme beaucoup de grandes villes françaises, Toulouse
connaît depuis une quinzaine d'années une importante hausse des loyers.
Elle concerne tous
les types de logements. La hausse des loyers en 2003 pour les
appartements est 2,8 % pour l'ensemble et 6 % pour
un appartement reloué en 2002. Pour les maisons, la hausse est de 3,8 %
pour
l'ensemble et de 6,3 % pour une maison relouée. Les secteurs les plus
chers sont
le centre de Toulouse et le sud-est mais aussi de nouveaux quartiers
comme
Borderouge27.
Projets
De nombreux projets sont inscrits dans l'optique du développement de
la ville
et de sa diversification économique. Une Ligne TGV Toulouse - Bordeaux
est encore
en cours de réflexion depuis le printemps 2001. Toulouse a longtemps
utilisé sa plate-forme aérienne
pour se rendre à Paris mais elle souhaite
désormais augmenter son offre de transport en accueillant le TGV.
Cette connexion se ferait via Bordeaux à l'horizon de l'année 2017. Mais
cette ligne demande un financement important de
3 milliards d'euros qui est difficile à obtenir28.
Le nouveau Tramway ligne « E » prévu pour 2010. La ligne mesurera
11,2 kilomètres de Beauzelle près de l'AéroConstellation, site de
construction
de l'A380 d'Airbus, jusqu'à
la station de métro des Arènes en centre-ville. Il est prévu de
desservir l'aéroport de Blagnac à l'horizon
2013.
Un projet de grand contournement autoroutier de Toulouse ou de
nouvelle
rocade a aussi été en réflexion pour permettre au trafic autoroutier de
l'axe Bordeaux-Narbonne d'éviter l'agglomération toulousaine. Le
projet est actuellement abandonné. Une liaison autoroutière entre
Toulouse et Castres est également envisagée à la
demande des laboratoires Pierre Fabre.
D'autres projets sont évoqués comme le projet de deuxième aéroport29, celui
de ligne TGV Toulouse-Montpellier-Perpignan ou l'Aerospace Valley, d'un
centre d'affaires d'au
moins 500 000 m² sur le site Raynal-Périole-Matabiau.
Communes
limitrophes
Communes limitrophes de TOULOUSE
| Beauzelle, Blagnac |
Fenouillet, Aucamville, Launaguet,
L'Union, |
Montrabé, Pin-Balma |
| Colomiers, Tournefeuille |
|
Balma, Quint-Fonsegrives,
Saint-Orens-de-Gameville |
| Cugnaux |
Portet-sur-Garonne, Vieille-Toulouse,
Pechbusque |
Labège, Ramonville-Saint-Agne |
Histoire
Articles détaillés : Histoire de Toulouse et
Histoire de
Midi-Pyrénées.
Préhistoire,
Protohistoire
Amphores exposées au Musée Saint-Raymond datant du
IIe siècle
av. J.-C. et extrait d'un
puits funéraire
à Vieille-Toulouse
Les environs de Toulouse sont occupés dès le Paléolithique inférieur
mais
ce ne sont que des traces d'occupation humaine du Néolithique qui sont
retrouvées sous forme de
village comme à Villeneuve-Tolosane. D'autres traces
d'occupations par l'homme au VIIIe siècle av. J.-C. et au VIIe siècle av.
J.-C. ont été trouvées comme en
témoigne la nécropole du
quartier Saint-Roch (vers la rue du Feretra), mise au jour en 200230.
Dès la moitié du IIIe siècle av. J.-C., bien avant
l'installation
romaine, le Languedoc occidental est occupé par une confédération de
peuples
gaulois, les Volques Tectosages, parmi lesquels un
peuple, celui des Tolosates, occupe les environs de Toulouse. Au IIe siècle av.
J.-C., une vaste agglomération, Tolosa,
est constituée et devient le siège de la capitale des Volques
Tectosages. Des
témoignages de cette occupation ont été retrouvés dans le sud du site
actuel de
la ville (quartier Niel), mais aussi à Vieille-Toulouse et sur le
promontoire de Pech
David. Les Tolosates entretiennent des liens commerciaux avec l'Espagne
et l'Italie et le reste de la Gaule par l'échange de vin, de
blé et de métaux. De nombreuses amphores ont été retrouvées et prouvent
la vigueur de
ces échanges31.
La ville
gallo-romaine
Vestige de remparts romains sur place Saint-Jacques à côté du
Palais Niel
D'abord alliés de Rome, les Volques Tectosages se révoltent et sont
défaits par les Romains en 107 av. J.-C., et
Toulouse (Tolosa en latin) devient romaine. La ville
protohistorique est
alors un important centre administratif et militaire de la province
Narbonnaise. Sous
Auguste, vers la fin du Ier siècle av. J.-C., une ville nouvelle
est établie à
l'emplacement du centre historique actuel de Toulouse. Les
Gallo-Romains, comme
en d'autres grandes villes, édifient des aqueducs 32 ainsi que de nombreux bâtiments
maintenant
détruits : un théâtre, un amphithéâtre de
14 000 places, des thermes et plusieurs temples33. Dès l'an 30, ils entourent la ville
d'un grand mur d'enceinte fait de
briques dont des pans sont encore debout de nos jours.
En 250, Toulouse est marquée par le
supplice de Saturnin de Toulouse qui deviendra
Saint-Sernin. Cet épisode marque l'apparition d'un culte minoritaire
dans le
Haut-Empire34.
Le IIIe siècle et IVe siècle
est prospère et la ville grandit. La première
basilique Saint-Sernin est
construite en 403 avec l'essor du christianisme dans la
région35. La brique est
largement utilisée comme matériau de construction. En 413, les Wisigoths
envahissent la ville et choisissent
Toulouse comme capitale de leur royaume. Ayant une culture et une
religion
différente, les Gallo-romains et les Wisigoths se côtoient à Toulouse
sans se
mélanger jusqu'en 508 lorsque Clovis prend la ville, après
avoir vaincu les Wisigoths à la bataille de Vouillé (en 507).
De l'époque féodale
à la Révolution
Peinture de Benjamin Constant illustrant l'entrée du Pape
Urbain II à Toulouse en 1096
Les Francs ne restent cependant pas à
Toulouse et la ville, maintenant coupée de la Méditerranée, perd de son
influence.
Elle sert surtout de place-forte face à la Septimanie à l'est et
l'Espagne au sud, détenus par les Wisigoths36. Elle
reprend néanmoins son indépendance pour former en 629 l'éphémère Royaume
de Toulouse puis devient au VIIe et VIIIe siècle
la capitale d'un grand duché dont les frontières vont des Pyrénées à la
Loire,
et de Rodez à l'Océan37.
En 721,
la ville est assiégée par l'armée arabe, qui est finalement défaite lors
de la
bataille de Toulouse le 9 juin 721, signant la fin
de sa progression vers le nord38.
Au Moyen Âge, la ville reste longtemps
indépendante. Les comtes de Toulouse étendent leur domaine
sur la plus grande partie du Midi de la France. Témoin de la présence
des comtes
de Toulouse, les restes des fondations du château comtal ont été
récemment mis
au jour près de la porte sud de la ville médiévale à l'emplacement du
palais de
justice. Le christianisme s'impose à Toulouse et de nombreuses églises
sont
construites. En 1096, le pape Urbain II se rend à Toulouse pour
consacrer la basilique Saint-Sernin. La
cathédrale
Saint-Étienne est édifiée au XIIIe siècle39.
En 1152, un conseil commun de la Cité et
des Faubourgs est mis en place par le comte. C'est le « capitoulat »
formé de
douze capitouls qui assurent dans un
premier temps un rôle judiciaire. Puis ils acquièrent du pouvoir en
rendant des
ordonnances, percevant des taxes, levant une milice et assurant l'ordre
et la
justice dans la ville. En 1190, ils
acquièrent une maison commune contre les remparts à proximité de la
porte nord,
qui deviendra le Capitole, aujourd'hui symbole de la ville.
Cette période permet l'instauration de nombreuses libertés municipales. À
la suite de la révolte du
6 janvier 1189, le
Comte ne conserve plus que le pouvoir de battre la monnaie, et de lever
des troupes en cas de menace
extérieure.
A la même époque, le catharisme se développe et provoque en 1209, le
lancement de la Croisade des Albigeois. Malgré une
victoire occitane, qui se dessina après bien des vissicitudes, celle-ci
ruine le
comté de Toulouse et provoque sa chute avec la signature du traité
de Paris le 12 avril 1229. En 1271, il est intégré au domaine
royal français et devient le Languedoc. L'Université de Toulouse est
fondée à
la même époque (en 1229).
Carte de Toulouse par Melchior Tavernier en l’an
1631
Au XIVe siècle, la ville prospère grâce au commerce et
devient la quatrième ville du royaume de France40. Mais, en 1348, la ville est touchée
par la peste noire qui reviendra en 1361 puis au XVe siècle.
Elle doit aussi assurer l'effort de la guerre de Cent
Ans et subir le brigandage. Les faubourgs sont détruits et la ville se
replie derrière ses fortifications.
Durant la Renaissance, de la fin du
XVIe siècle au XVIe siècle,
Toulouse connaît une période de grande
prospérité, grâce à l'industrie du pastel. C'est l'époque de
construction de
grands hôtels particuliers comme l'hôtel de Bernuy ou l'hôtel
d'Assézat. La ville prospère et s'agrandit malgré le Grand incendie de
Toulouse du
7 mai 1463 qui détruit les trois quarts de la cité et ruine
plusieurs églises, couvents et autres édifices publics. Toulouse est la
quatrième ville de France à accueillir l'imprimerie, en 1476. En 1560,
les
protestants et les catholiques s'affrontent dans de sanglants combats41.
Au XVIIe siècle, le catholicisme triomphe. Les églises
sont très
fréquentées et de nombreux couvents s'installent en ville. Le parti pro
catholique s'oppose au pouvoir central, en particulier lors de la
révolte du
gouverneur du Languedoc Henri II de Montmorency executé en 1632
place du Capitole. Deux symboles de la ville, le Pont-Neuf et le canal
du Midi,
sont réalisés respectivement en 1632 et en
1682. Le Capitole est reconstruit, quant à lui, au
XVIIIe siècle. En 1762,
se déroule l'affaire
Calas : le cas d'un protestant injustement condamné provoque une célèbre
intervention de Voltaire.
Toulouse entre dans la Révolution sans grand heurt.
Seuls quelques pillages et quelques attaques de châteaux se produisent,
le
pouvoir du Parlement est respecté car il fait vivre la ville. Des
conflits
éclatent lorsque la suppression des provinces et des Parlements et la
réforme
ecclésiastique sont déclarées en 1790 et 179142. La ville est privée de son rang de
capitale régionale et devient le chef-lieu de la Haute-Garonne. Les
jacobins parviennent à la
maintenir hors de la révolte fédéraliste (ce qui est déterminant pour
éviter la
jonction entre l'Ouest et le Sud Est). De même, en 1799, les
Républicains
parviennent à faire échouer une révolte Royaliste.
Époque
contemporaine
XIXe siècle
Vue générale de Toulouse vers 1877
Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les
Hispano-Britanniques du maréchal Wellington aux Français du
maréchal Soult, qui, bien que parvenant à
résister, sont contraints de se retirer. La ville rose a donc été le
théâtre de
la dernière bataille franco-anglaise sur le sol français43. La ville se rallie au roi Louis
XVIII et à la Restauration après la chute de Napoléon Ier. Les
Républicains et les Légitimistes sont majoritaires à Toulouse et il est
difficile aux partisans de Louis-Philippe ou de Napoléon III de lutter
contre
leur alliance de circonstance. Les Républicains, en particulier Armand
Duportal
sont très actifs ; en 1848, la République est proclamée par
Henri Joly depuis le balcon du Capitole ; en 1871 une Commune échoue.
Le 23 juin 1875, Toulouse connaît sa plus forte crue. Au débit de
8 000 m³ d’eau par seconde (300 m³ en
temps normal), la Garonne monte à 9,47 m, inondant la
quasi-totalité de la rive
gauche, détruisant le pont d’Empalot,
le pont Saint-Pierre et le pont Saint-Michel. Seul le Pont Neuf résiste.
On dénombre 208 morts, plus de 1 200 maisons détruites et 25 000
sans-abri44.
Le 26
juin, le maréchal Mac-Mahon se rend à Toulouse. À la vue du
spectacle, il prononce la désormais célèbre phrase « Que d’eau, que
d’eau ! »45.
L'arrivée au pouvoir des radicaux, commerçants et entrepreneurs
républicains
soutenus par le journal La Dépêche du Midi où écrit Jean Jaurès
se traduit par
de grands travaux urbains avec la construction des grandes rues de type
haussmannien comme la rue
Alsace-Lorraine et la rue de Metz ; la ville s'agrandit progressivement
du fait
de l'immigration espagnole et de l'exode rural.
XXe siècle
Dans le premier conflit mondial un service militaire mobilise tout
les hommes
aptes au Front ou comme réserviste,nombreux sont les morts,(dizaine de
milliers).Ces pertes seront comblés par la venue d' immigrés italiens,
espagnols
et polonais. Après la Première Guerre mondiale,
Toulouse entre enfin dans l'ère industrielle avec la poudrerie,
l'aviation et la
cartoucherie, alors qu'elle était restée à l'écart de la révolution
industrielle jusque là.
Toutefois, paradoxalement, la population ouvrière était nombreuse, voire
majoritaire, dans cette ville sans grande industrie: les multiples
petites
entreprises (chemiserie...) opposaient une foule d'ouvriers
(socialistes) des
petits indépendants (radicaux) et une population de tradition plus
rurale (très
catholique). Entre 1904 et 1924, les radicaux laissent progressivement
la place
à un socialisme municipal que dirigent Albert Bedouce puis Billières.
L'Aéropostale
Article détaillé : Compagnie générale
aéropostale.
Dans les années
1920, Toulouse est la ville des pionniers de l'aviation, sous
l'impulsion de
Pierre-Georges Latécoère,
qui met en place des liaisons avec Casablanca et Dakar. En 1927, est
créée l'Aéropostale, avec
des figures comme Antoine de Saint-Exupéry et Jean Mermoz46. Pierre-Georges Latécoère était venu
dans la ville rose pour créer des wagons de chemin de fer, mais,
lorsque la guerre éclate, il
est chargé par le gouvernement de développer des avions sur son site
industriel
de Montaudran. Quand la guerre
se termine, il reste passionné par l'aviation et son site initial de
fabrication
de wagons est désormais une chaîne de montage d’avions de guerre. C'est à
ce
moment qu’il relève le défi de créer l’Aéropostale. Avec
les anciens avions de guerre, Latécoère désire acheminer le courrier de
Toulouse
à Dakar, et pourquoi pas en Amérique du Sud.
Ainsi de 1920 à 1933, plus de 120 pilotes se succèdent sur les pistes de
Montaudran, notamment Daurat, Jean Mermoz, Antoine de Saint-Exupéry. Il
exploite des nouvelles lignes comme Toulouse-Casablanca,
Casablanca-Dakar et Toulouse-Rio de Janeiro-Recife au Brésil.
L'Aéropostale relie bientôt la France
à l'Amérique du Sud, après que la première traversée de l'Atlantique Sud
a
été assurée par Mermoz. Elle développe de nombreuses autres lignes
aériennes
entre les villes de l'Amérique du Sud, parfois au-dessus de la
cordillère
des Andes47.
Les
récits d'Antoine de Saint-Exupéry lui
assureront aussi une certaine notoriété, tel le roman Vol de nuit.
Les premiers pas de l'aérospatiale seront posés par un ancien
mécanicien : Émile Dewoitine qui va concevoir les premiers avions en
métal avec pare-brise, et cela dès 1920.
Par la suite, l'État va soutenir l'industrie aéronautique toulousaine.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville est
épargnée par les combats, mais la résistance s'y développe fortement.
Les
troupes d'occupation allemandes l'abandonnent le 19 août 1944 peu après
le débarquement de Provence.
Au début des années
1960, de nombreux rapatriés d'Algérie viennent s'installer à Toulouse et
s'ajoutent aux nombreux réfugiés républicains espagnols arrivés après la
victoire de Franco en 1939.
Le développement de
l'après-guerre
La ville est choisie pour devenir l'une des métropoles d'équilibre du
pays en
accueillant les activités aéronautiques et spatiales lors de la
décentralisation48.
La ville devient rapidement la préfecture
de la région Midi-Pyrénées. Le nombre d'habitants de
la commune augmenta très rapidement, de 269 000 habitants en 1954 à
380 000 en 1968 puis 390 350 habitants en 1999 pour
atteindre les 439 453 habitants en 2007. Cet
afflux démographique provoque la mise en place de grandes opérations
d'urbanisme
comme la construction de nouveaux quartiers : le Mirail, Empalot et
Bagatelle.
L'usine AZF
Article détaillé : Explosion de l'usine AZF de
Toulouse.
Le 21 septembre 2001, l'usine AZF explose, traumatisant
durablement les Toulousains. Cette catastrophe industrielle, la pire que
la
France ait connu depuis 1945, fait 30 morts,
10 000 blessés et détruit de nombreux bâtiments et logements,
principalement
dans les quartiers populaires du Mirail et d'Empalot. La thèse de
l'accident est
retenue par les enquêteurs. Le procès de la catastrophe de l'usine
AZF devrait s'ouvrir en 2009. Le site de
l'usine a, depuis, été rasé et dépollué. La construction du cancéropôle,
projet impulsé
par la municipalité et l'État, a débuté en septembre 200649. Le cancéropôle de Toulouse devrait à
terme être le plus grand d'Europe.
Démographie
Évolutions
démographiques
Toulouse, vue générale depuis les coteaux du quartier Pech-David dans le
sud de la
ville.
En 2007, Toulouse est la quatrième ville de France avec 439 453
habitants
(population intra muros)50 et la sixième agglomération avec 858 235 habitants
(recensement de 2007, délimitation de 1999). Elle constitue aussi la
cinquième
aire urbaine avec
1 118 479 habitants (recensement de 2007, délimitation de 1999) après
Paris, Lyon, Marseille et Lille.
La population de la ville de Toulouse
augmente principalement grâce à un solde migratoire largement positif,
dû à son
positionnement géog