Saint-Denis est une commune française, située dans le
département de la Seine-Saint-Denis,
dont elle est sous-préfecture, et la région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les
Dionysiens : en latin Denis se dit Dionysius, un
dérivé du nom du dieu grec Dionysos.
Devise et blason
- Devise : Saint Denys Montjoie !
- Le blasonnement de
Saint-Denis est : d'azur semé de fleurs de lys d'or.
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Blason de la ville sur la façade de la poste, rue de la
République
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Communes
limitrophes
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Épinay-sur-Seine Villetaneuse |
Pierrefitte-sur-Seine |
Stains |
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| Île Saint-Denis |
N |
La
Courneuve |
| O Saint-Denis E |
| S |
| Saint-Ouen |
Paris |
Aubervilliers |
Géographie et quartiers de
Saint-Denis
Carte du début du XXe siècle montrant le
centre ville et les quartiers nord
de Saint-Denis.
On y voit bien également l'hydrographie de la ville,
bordée
par la Seine, traversée par le Canal Saint-Denis,
et avec la zone marécageuse du nord de la ville, drainée par le Croult
et le Rouillon. La Vieille Mer n'est déjà plus visible, ayant déjà été
busée.
La ville est protégée au nord par le Fort
de la Double-Couronne, dont les murailles rejoignent, hors du plan, les
Forts de l'Est et de la
Briche. Les
trois routes qui traversent ces fortifications se rejoignent au Barrage
de Saint
Denis.
On voit également la ligne de chemin de fer Paris - Lille par
Creil, d'où se sépare la ligne Paris - Pontoise
| Commune
de la
Seine-Saint-Denis (93) |
| Localisation du département en
France |
Saint-Denis est une ville de la proche banlieue nord de Paris, dont
elle est limitrophe, chef-lieu d'un arrondissement du département de la
Seine-Saint-Denis (93) depuis 1993. Elle fut autrefois une
sous-préfecture du département de la Seine.
La loi du 10 juillet 19641 redécoupa en effet les anciens
départements de la Seine et de la Seine-et-Oise, ce qui fait que la
commune
appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert
administratif effectif le 1er janvier 1968.
Saint-Denis jouxte les villes de Paris,
Saint-Ouen, l'Île-Saint-Denis, Épinay-sur-Seine,
Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Stains, La Courneuve et
Aubervilliers. Elle se trouve dans la Plaine de France. La
partie sud de la commune, située entre le Canal Saint-Denis et Paris
constitue la
Plaine-Saint-Denis, qui s'étend également sur Aubervilliers et
Saint-Ouen
La ville contemporaine est marquée par les constructions d'André
Lurçat,
architecte et urbaniste en chef de la ville de Saint-Denis, où il
construit dans
les années 1950 les cités Paul-Langevin, Sémard, Paul Éluard, le stade
Auguste
Delaune, l’unité de quartier Fabien et plusieurs crèches et écoles2.
Longtemps ville industrielle et pauvre associée à la pollution et à
la saleté, la ville a changé de visage
pour gagner en 2004 le « Ruban du développement durable ». La ville
compte par ailleurs 75 hectares d'espaces verts, dont notamment le Parc
de la
Légion d'Honneur. Une partie du Parc de La
Courneuve se trouve également sur le territoire communal de Saint-Denis.
Dans la foulée du réaménagement de la Plaine Saint-Denis, la ville a
connu
une nette progression du nombre d'habitants : 85 832 en 1999, 100 800 en
2007,
soit 2,03 % de taux de croissance moyen annuel au cours de la période.
Le centre
historique
Entre la Porte de Paris et la Basilique, le parc de la Légion
d'honneur prolonge la Maison d’éducation de la Légion d'honneur, qui
occupe
les bâtiments de l'Abbaye. Le parc faisait autrefois partie du domaine
de
l’abbaye avant d’être réservé aux jeunes filles de la Légion d’honneur,
puis de
devenir partiellement parc municipal dans les années 1970.
À part l'incontournable basilique de Saint-Denis, flanquée du
jardin Pierre de
Montreuil, le centre ancien abrite plusieurs autres monuments dignes
d'intérêt : mairie, église St Denis de l'Estrée, Abbaye royale, porche
du
Couvent des Ursulines, l'ancien siège du journal l'Humanité,
conçu par Oscar Niemeyer…
Plus grand marché de l'Île-de-France les mardis, vendredis et
dimanches matins, la Halle du marché a rouvert fin 2006 après
rénovation. Elle est maintenant dotée d'un
système de récupération des eaux de pluie pour le nettoyage après le
marché, et
de panneaux solaires pour l'éclairage.
Le centre-ville est piétonnier depuis le 11 mars 2005, et le
plateau piéton a été étendu en 2007.
Un parcours historique en 20 stations, entre la basilique et le Stade
de France, donne
les clés de l'histoire de la ville.
La station de métro Basilique de
Saint-Denis est en correspondance avec le tramway T1, à proximité
d'un
hypermarché urbain.
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L'ancien siège de l'Humanité, conçu par Oscar
Niemeyer
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Racheté en 2010 par l'État, l'ancien siège de l'Humanité devrait
accueillir la sous-préfecture
de Saint-Denis
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La Place du Caquet et le Centre administratif municipal
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l'Îlot VIII de la rénovation du
centre-ville
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Franc-Moisin
/
Bel-Air
Le Bel-Air est un quartier de petits immeubles anciens, souvent
dégradés,
séparé du centre ville par l'autoroute du Nord. Il jouxte le quartier du
Franc-Moisin, qui est un grand ensemble dont la construction a permis la
résorption d'un important bidonville, ainsi que le Fort de l'Est, l'une
des anciennes fortifications
qui protégeaient Paris.
Ce bidonville était peuplé des familles des travailleurs réalisant
notamment
l'autoroute du Nord, salariés
d'origine portugaise ou nord africaine pour un grand nombre.
Un temps de mauvaise réputation, le quartier s'est rénové et embelli.
C'est
dans ce cadre qu'a été tourné le film L'Esquive d'Abdellatif
Kechiche, qui a obtenu quatre Césars en 2005.
Le quartier du Franc Moisin et le Canal Saint-Denis
|
Du Fort de l'Est (1841-43) au Stade de
France, le Bel-Air
|
La
Plaine Saint-Denis / Cristino Garcia
Article détaillé : Plaine
Saint-Denis.
Plus grande zone industrielle d'Europe dans les années 1960, la
Plaine a connu une grave
crise économique avec la désindustrialisation, dont elle s'est relevée
récemment, notamment en profitant de l'effet d'image et de la dynamique
de la
construction du Stade de
France. Depuis lors, le quartier et celui du Landy sont devenus une des
principales zones d'activité de l'immobilier d'entreprise de la région
parisienne.
Plusieurs milliers de logements y sont en construction ou seront
construits dans
la décennie 2000, formant de nouveaux quartiers d'habitat.
Les activités économiques, profondément modifiées par rapport à la
grande
époque industrielle de la Plaine, ont plusieurs points d'appui,
notamment autour
du site des Magasins Généraux (EMGP), des Docks des Alcools rénovés ou
encore de
la gare édifiée en 1998 sur la ligne D du RER, où se sont installées des
entreprises comme Generali, Arcelor ou certaines des directions de la
SNCF.
Le quartier accueille également d'importants centres de formation,
avec le Conservatoire
national des arts et métiers, la Maison des sciences de l'Homme de
Paris-Nord, et, vers 2014, le nouveau lycée de la Plaine.
La quartier Cristino Garcia, situé à proximité de la gare de
La Plaine - Stade de
France est également surnommé « la petite Espagne » en raison de la
forte immigration espagnole qu'elle a connue au début du
XXe siècle, immigration résultant dans un premier
temps de
l'exode de familles espagnoles venant travailler sur place, notamment
dans des
entreprises du secteur de la chimie.
Toutefois ce sont les époques de la dictature de Primo de
Rivera ( 1923 - 1930) et la période suivant la victoire des troupes
franquistes à l'issue de la Guerre civile espagnole qui ont amené nombre
d'Espagnols à venir résider à Saint-Denis et constituer ici une
communauté, qui
demeure encore importante.
En limite d'Aubervilliers, Plaine Commune aménage la Place du
Front
Populaire, qui sera desservie par la station de métro Proudhon -
Gardinoux (ligne 12). La partie sud de la
Plaine Saint-Denis sera ainsi mieux reliée à Paris et à Aubervilliers.
La ligne
de tramway T8 irriguera
également à terme ce quartier, en limite duquel sera édifié le Campus
Condorcet à Aubervilliers.
Un nouveau quartier entre Canal et Stade de France
|
Mémorial aux combattants espagnols de la Plaine
|
Vue aérienne du Stade
de France et d'une partie de la Plaine
Saint-Denis
|
La couverture de l'Autoroute du Nord a permis de créer
une vaste promenade, qui permet de relier les deux rives de l'Avenue du
Président Wilson, qui redevient un quartier
central
|
Pleyel
Le Carrefour Pleyel au début du XXe siècle
était marqué par la présence de la manufacture
de pianos
Le quartier est ponctué par la Tour Pleyel
Article détaillé : Carrefour Pleyel.
Le quartier, séparé du reste de la Plaine Saint-Denis par les
installations ferroviaires (Lignes Paris-Lille, TGV Nord…) tient son nom
de la fabrique des pianos Pleyel, fondée à cet emplacement par Ignace
Joseph
Pleyel (1757-1831) en 1807. La
manufacture fermera dans les années 1960 (mais renaîtra près d'Alès).
C'est d'abord un quartier d'affaires, autour notamment de la « tour
Pleyel », et
secondairement résidentiel. Une tour de bureaux de 128 mètres de haut,
bâtie sur
les terrains de l'ancienne manufacture de pianos, a été inaugurée le 1er novembre 19733. Face à
elle se dresse un important site d'EDF. Dès 2007, le quartier
accueillera le projet de Cité du cinéma,
piloté par Luc Besson, dans
une ancienne centrale électrique.
Des voies à grande circulation et de chemin de fer l'isolant du reste
de la
ville, le quartier a donc tendance à se tourner davantage vers
Saint-Ouen.
Ce site est desservi par la station de
métro : Carrefour
Pleyel.
Cosmonautes
Quartier situé à l'est de Saint-Denis, aux abords de La Courneuve, et
relié au reste de la ville par le
tramway
Barrage
/
Allende / Delaune
Article détaillé : Fort de la Double-Couronne.
Le quartier du Canal et de la Gare, ainsi que
Delaunay-Belleville, sont d'anciens sites industriels, tels cette usine
Sulzer, entreprise de mécanique lourde qui
produisait notamment des moteurs diesel au nord de la Rue du Port. Ce
site
sera transformé, à l'occasion du prolongement de la ligne
vers Asnières
- Gennevilliers - Les Courtilles, dans le cadre de l'aménagement du
secteur
Confluence
La zone des Tartres, partagée avec Pierrefitte-sur-Seine et Stains
est le site sur lequel vont être transférées les
Archives
Nationales. L'Université de Paris VIII et la
station terminus du métro Saint-Denis -
Université sont tout proches.
L'ouest du quartier est constitué par le Barrage de Saint-Denis (Place
du Général Leclerc), où se trouvait le Fort de la Double-Couronne,
détruit
par une explosion pendant la Première Guerre mondiale et où la
RATP a construit
un important dépôt de bus, le centre bus de
Saint-Denis4.
Joey
Starr et Kool Shen (NTM) viennent du Quartier
Allende.
Gare
/ Delaunay
/ Belleville
Articles détaillés : Gare de Saint-Denis, Canal
Saint-Denis et Fort de la
Briche.
La gare accueille le trafic du , quatrième du réseau RER par
son trafic quotidien de 60 000
passagers, et assure la correspondance avec de nombreuses lignes de bus
et le tramway T1 (troisième pôle de transports
multimodal, tous types de transports collectifs cumulés).
Le quartier Gare est bordé par la Seine et le canal
Saint-Denis. C'est l'un des quartiers de la ville avec l'habitat le plus
vétuste, mal sécurisé. Toutefois, les efforts entrepris pour éradiquer
l'habitat
insalubre commencent à porter leurs fruits ; Depuis 2005, plusieurs
nouveaux
programmes immobiliers voient le jour dans le quartier. La prolongation
du tram
vers Gennevilliers s'est
engagée en 2009, bouleversant le fonctionnement du quartier. L'ancien
site
industriel des usines Sulzer, situé entre gare, Canal Saint-Denis et
Seine va être transformé de 2009 à 2013 en un nouveau
quartier urbain, la Confluence, qui pourrait comprendre un port de
plaisance sur le Canal, réalisé conjointement avec la Ville de Paris, de
50 à
60 places5.
De plus les travaux pour créer le T8, une nouvelle
ligne de tramway allant de la Porte de
Paris à Villetaneuse et Épinay-sur-Seine,
débuteront en 2010. Ce tramway va désenclaver le quartier
Delaunay-Belleville,
réalisé au nord-ouest de la ville à l'emplacement de l'ancienne usine du
constructeur d'automobiles Delaunay-Belleville, et qui est
principalement constitué d'immeubles de logements sociaux.
Mutualité
/ Champ de Courses / Joliot Curie / Saint-Rémy
Article détaillé : Centre hospitalier de
Saint-Denis.
Le quartier Mutualité tire son nom des ouvriers des environs, qui, au
début
du XXe siècle, se sont faits maçons pour construire
leurs
maisons sur ce qui n'étaient que des jardins. Faute d'apports
personnels, ils
ont mutualisé leurs moyens financiers et humains pour parvenir à leurs
fins. Ce
quartier, traversé par la rue Henri Barbusse, est probablement l'un des
plus
conviviaux de Saint-Denis. Au bout de la rue, à la limite de Stains, se
trouve un champ de cultures maraîchères qui
permet de se fournir en produits frais biologiques au cœur de la
banlieue.
L'exploitant, René Kersanté, qui exploite ces champs ainsi que
ceux
voisins de la zone des Tartres, serait le dernier maraîcher de
Seine-Saint-Denis6
Entre Mutualité et Joliot-Curie, la ville est moins agréable,
fracturée par
les routes à quatre voies et la tranchée de l'autoroute A1. On y trouve
notamment l'hôpital Delafontaine.
Floréal
/ Saussaie / Courtille
Article connexe : Parc départemental de La
Courneuve.
Quartier résidentiel aux abords de Stains et du Parc de La Courneuve.
Occupé principalement par les trois cités Floréal (la plus
ancienne 1962)
et ses voisines La Saussaie au nord (1970-1971) et La
Courtille au
sud, plus quelques pavillons aux abords des trois cités. La population y
est
d'environ 7500 personnes. Le principal équipement est le Stade de
Marville.
La Porte de Paris
La Porte de Paris au XIXe siècle
Le quartier de la Porte de Paris, vers 2005.
La
gare
routière au-dessus de la station de métro n'est plus en
service
Article détaillé : Centre hospitalier de
Saint-Denis.
La Porte de Paris est un quartier de Saint-Denis
(Seine-Saint-Denis).
Nœud de nombreux axes de communication, c'est aussi une fracture dans le
paysage
urbain de la ville, qui sépare les quartiers du centre-ville de la
Plaine
Saint-Denis, ou Pleyel des Francs-Moisins. Le site Danielle Casanova du
centre hospitalier de
Saint-Denis, s'y trouve. Le secteur construit au nord recèle dans la
décennie 2000 de nombreux logements anciens et insalubres, qui ont donné
parfois
lieu à des situations dramatiques, comme impasse Picou7.
On y trouve jusqu'en 2005 un immense rond-point avec jusque six
voies, dont
le trafic de la RN1 (près de 45 000 voitures chaque
jour, dont 20 000 en transit), une gare routière créée en 1976 avec 9
lignes de bus au centre du rond-point, un
parking souterrain, une station-service, une station de métro de la
ligne, un canal, le viaduc de l'autoroute A1 (construite en 1966) et sa
sortie vers Pleyel. Tout, sauf un
endroit pour les piétons.
Avec l'arrivée de l'autoroute A1, puis celle du métro et
l'installation de la
gare routière, la Porte de Paris a subi de nombreuses transformations
qui l'ont
transformées en échangeur autoroutier qui crée une coupure urbaine
majeure entre
la Plaine-Saint-Denis et le reste de la
ville. Sa restructuration est un projet à long terme qui a suscité bien
des
débats entre partenaires et habitants.
Le débat sur l'avenir de cette zone a commencé en 1996 et les
premiers projets sont échafaudés en 1998. Le fruit de ces réflexions est
repris par
la communauté d'agglomération Plaine
Commune qui se met en place en janvier 2000. Commencés le
15 février 2005, les travaux doivent s'achever en 2011 pour créer un
quartier qui assure une continuité
piétonne entre le centre-ville et La Plaine
Saint-Denis.
L'objectif de la municipalité et de Plaine Commune, assistées
de l'urbaniste Antoine
Grumbach, est de créer un quartier diversifié avec des logements, des
commerces, des bureaux, des équipements publics, donner plus de place
aux
piétons, assurer une meilleure interconnexion entre les différents modes
de
transports en commun et la circulation automobile. Certains, notamment
le Comité
de la Porte de Paris, regrettent ce choix, et préfèreraient la
réalisation d'un
parc entre la Plaine Saint-Denis et le bassin de la Maltournée du Canal
Saint-Denis.
Dans le cadre des travaux de réaménagement de la Porte de Paris, la
gare
routière édifiée au-dessus de la station de métro a été déplacée en 2007
rue
Danielle Casanova. L’urbaniste Guy Henri, qui travaille sur ce projet
depuis des
années, a imaginé de remettre à niveau le quartier autour des voies du
futur tramway T8, pour lesquels les
travaux préparatoires ont commencé en 2009.
Ce site est desservi par la station de
métro : Saint-Denis -
Porte de Paris.
Histoire
Fondations
Agglomération gallo-romaine au IIe siècle,
alors appelée Catolacus (vicus Catolacus,
domaine de Catullus, propriétaire gallo-romain); traversée par la voie
Lyon-Harfleur.
Au IIIe siècle, une
petite compagnie de missionnaires venus
d'Italie pour apporter la foi chrétienne en Gaule atteint Lutèce. Parmi
eux, Denis, qui sera le
premier évêque de la ville. Selon Grégoire de Tours qui le raconte trois
siècles plus tard, Denis est martyrisé et décapité (autour de l'année
250) à
Montmartre, mais cela ne l'arrête pas : il marche la tête sous le bras
jusqu'au
village de Catolacus où il s'effondre et où il sera enterré.
Plus
tard ce
seront la quasi-totalité des rois, reines et princes de France qui
seront à leur tour inhumés
à Saint-Denis, donnant une destinée historique et un développement
considérable
à l'église abbatiale.
Ville marchande
Au début du VIIe siècle, Dagobert fit
reconstruire l'oratoire et le prieuré
élevé par Sainte
Geneviève en 475, et créa une foire qui
devint au XIIe siècle : la foire du Lendit ; dès le Moyen
Âge, les marchands y vinrent de toute l'
Europe et de Byzance ; la foire était inaugurée chaque année par le
recteur de l'Université de Paris qui y
venait en grande cérémonie (il levait à cette occasion son droit sur
tout le
parchemin mis en vente et en constituait la provision nécessaire à tous
les
collèges).
XIIe au XVIe siècles
Le 3 janvier 1378, l'empereur Charles IV,
souffrant d'un
accès de goutte, arrive à Saint-Denis dans une litière noblement
attelée,
envoyée par Charles V. Le cortège arrive devant l'abbatiale, à l'entrée
de
laquelle les moines sont groupés pour accueillir l'empereur et son
fils
En 1125, affranchissement des habitants
par Suger, abbé de
Saint-Denis, conseiller éminent de Louis VI et de Louis VII, qui
reconstruisit l'abbatiale et l'agrandit. Inhumation de saint Louis le 21
mai 1277. Le 10 novembre 1567, bataille de Saint-Denis entre
catholiques et protestants (ces derniers furent vaincus mais eurent le
temps de
dépouiller les châsses de leurs joyaux et profanèrent les sépultures) ;
le
connétable Anne de Montmorency y trouva la
mort. La ville souffrit aussi des guerres de la Ligue. Elle se rendit le
9 juillet 1590 à Henri IV, qui abjura en 1593 dans l'abbatiale. La
ville dépérit au XVIe siècle au point de ne
compter plus que 2500 habitants,
avant qu'au siècle suivant l'installation de plusieurs lieux de
recueillement
n'inverse la tendance.
XVIIe au XVIIIe siècles
Saint-Denis vers 1780 (carte de Cassini)
En 1648, institution de six Rosières
annuelles, tradition qui s'est maintenue jusqu’à nos jours. Au temps de
la
Fronde, la ville subit pillages, viols, assassinats et incendies. Louis
XIV y
créa des filatures, des tissages et teintureries.
En 1756, construction par Charles
Axel Guillaumot de la caserne des Suisses (disparue aujourd'hui) qui
logeaient jusque-là chez l'habitant. Louis XV y fit de fréquents séjours
pour rendre visite
à sa fille Louise-Marie au Carmel et traversait souvent
la ville pour aller chasser dans la plaine Saint-Denis; il fit tracer la
route
de la Révolte pour aller de Versailles à Saint-Denis sans passer par
Paris. Jean-Jacques
Rousseau y séjourna en juin 1767, à son
retour d'Angleterre. En
septembre 1792, formation du « bataillon
Saint-Denis » qui fut envoyé à Jemmapes. Le 17 septembre 1793, le
nouveau régime rebaptisa Saint-Denis, « Franciade », nom qui lui resta
jusqu'en 1800 ; ce fut aussi l'époque de la
profanation des cercueils royaux.
Du
XIXe siècle à 1939
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, le
commerce, l'artisanat et l'agriculture laissèrent la place à l'industrie
lourde : à la fin du siècle, Saint-Denis comptait 80 usines dont la plus
ancienne était une usine de métallurgie datant de 1784 (laminoir de
plomb). En 1896, élection de la première municipalité socialiste ; ville
« rouge » en 1920 après la scission de la SFIO.
L'industrie provoque l'afflux d'une forte immigration bretonne puis
espagnole, notamment en raison de la
guerre civile espagnole. Dans cette ville ouvrière, les conditions de
vies
deviennent encore plus difficiles avec la crise économique des années
1930.
L'inondation dans le centre ville pendant la
crue de
la Seine de 1910
Salle des alternateurs de la centrale
électrique de
Saint-Denis en 1912
Saint-Denis avait une vocation maraichère
importante. Encore
aujourd'hui, un
maraîcher exploite des champs dans la zone des Tartres, et vend sa
production au
marché de Saint-Denis
« La misère est grande dans la ville des rois de France. On compte
plus de
4000 chômeurs. Des milliers de Dionysiens vivent dans des foyers
insalubres. La
tuberculose, la mortalité infantile battent des records (…) C'est dire
que le
programme du Front Populaire pour le pain, la paix
et la liberté connaît une large approbation (…) Le 5 juin 1936, nous
comptons
98 entreprises en grève» rappelle Auguste Gillot8 Deux jours plus tard sont signés les
Accords de Matignon.
Des maires communistes sont élus jusqu'en
1930 ; le dernier maire, Jacques Doriot, quitta le
Parti communiste en 1934, il fut révoqué en 1937, une liste Front
Populaire menée par Fernand Grenier l'emportant au premier tour le 20
juin.
La commune se divise alors en 3 zones :
- une zone industrielle au sud dans les quartiers
de la Plaine et de Pleyel (de certaines de ces usines sont sorties des
œuvres
d'art comme les mosaïques du Panthéon, du Louvre, de l'Opéra, de la
Madeleine,
du tombeau de Pasteur ;
des statues monumentales comme celles de Notre-Dame-de-la-Garde de
Marseille et
de l'Opéra de
Paris)
- la zone résidentielle au nord-ouest composée de grandes cités HLM
que la
municipalité a fait construire depuis la Libération
- enfin la zone commerciale au centre, où le marché couvert occupe
l'emplacement de l'ancien dépôt de mendicité.
Pendant la Seconde
Guerre mondiale 9
- 1940 : L'armée allemande entre dans la
ville le 13 juin. 2 897 soldats
domiciliés à Saint-Denis sont faits prisonniers de guerre dans des camps
en
Allemagne. La municipalité est alors dirigée par Marcel Marshall, membre
du Parti populaire français de Jacques Doriot. Dès le 15 juin est
recensé un premier acte de
sabotage. Le 25 novembre, le
conseil municipal fait rebaptiser la rue de la République rue du
Maréchal Pétain.
Le 6 décembre, Auguste Delaune est
arrêté pour acte de Résistance et interné au camp d'Aincourt, dont il
s'évade avant d'être repris, puis
torturé à mort en 1943.
- 1941 : Le 27 février, un soldat allemand est jeté dans le
canal
Saint-Denis par deux personnes. Le 14
mai est organisée la première rafle de juifs par la Préfecture
de Police. Le 15 mai, la direction
clandestine du Parti communiste appelle à la
constitution d'un « Front national pour la liberté et l'indépendance de
la
France »; à Saint-Denis, il regroupera des membres de différentes
sensibilités.
Plusieurs militants socialistes participent à la constitution de groupe
« Libération Nord ». L'un d'entre eux,
Lucien Bourriau, parvient à sauver deux jeunes filles juives. Le 13
décembre est arrêté Marcel Paul, qui deviendra plus
tard ministre du général De Gaulle.
- 1942 : Le 14 avril, un acte de sabotage a lieu à l'usine
Hotchkiss, où la direction collabore activement avec l'Occupant et porte
la
durée du travail à 60 heures par semaine. Le 29 mai, les juifs de la
ville doivent porter l'étoile jaune. En octobre, plusieurs grèves ont
lieu dans les usines
Hotchkiss, Delaunay et Cazeneuve pour protester contre les départs de
main
d'œuvre vers l'Allemagne.
- 1943 : Le 23 mars, Désiré
Lelay, ancien conseiller municipal de la ville, secrétaire du syndicat
CGT de la
métallurgie meurt après
s'être évadé d'un camp d'internement. En mai et juin, naissance du
« comité
local de libération de Saint-Denis ». Le 27 mai, Jean Moulin tient la
première réunion du Conseil national de la
Résistance où l'on trouve Auguste Gillot, élu conseiller municipal en
1937. Le 14 juillet, une manifestation est organisée par
plusieurs centaines d'habitants qui crient « Vive la France ! » ; à la
suite de
dénonciations, 35 jeunes sont emprisonnés.
- 1944 : Les 21 avril, 22
juin, 2 août et 7 août, la ville subit de durs
bombardements, en particulier dans le quartier de la Plaine. On comptera
355
morts et plusieurs centaines de sinistrés. Le 17 août, Henri Bulliard
est chargé par
l'état-major de la résistance de former les troupes
qui devront reprendre la ville; il reçoit le renfort de la compagnie des
250 à
300 Francs-tireurs et partisans de Roger
Sémat. Le 18 août, des
barricades sont levées; les ponts, la gare, les usines de gaz et la
centrale
électrique de Pleyel sont placés sous
surveillance de la résistance. La mairie est prise le
20 août à 8 heures du matin,
sur ordre du comité local de libération présidé par Fernand
Vanhollebeke. Le 27 août,
les troupes du général Leclerc entrent dans la ville.
Après guerre
Après la Libération, Saint-Denis connaît, comme l'ensemble du pays,
un
important développement économique, marqué notamment par la présence
d'une
grande variété d'industries (métallurgie, machines outils, arts
graphiques entre
autres) et de nombreux grands établissements, à commencer par l'usine à
gaz du
Landy.
Entrée de l'Université de Paris VIII à
Saint-Denis, en
1981
Prenant la suite de certaines des entreprises de la première époque
industrielle de Saint-Denis, on trouve ainsi des entreprises comme
Jeumont
Schneider, Thomson, Nozal, Cazeneuve ou encore Languepin. Saint-Denis
accueille
également un établissement de la SEITA, et plusieurs entreprises du
secteur de
la presse, comme l'imprimerie du journal Le Monde ou l'entreprise
Paris
Print Impression.
Le développement économique et démographique (la ville compte près de
100 000
habitants en 1968) s'appuie aussi, comme cela a été vu plus haut, sur la
réalisation de très nombreux logements sociaux, notamment par résorption
des
bidonvilles situés dans certains quartiers. Entre 1948 et 1973, on
construit
ainsi plus de 10 000 logements HLM à Saint-Denis.
Toutefois, la ville est touchée de plein fouet par la crise
économique dans les années 1970 et 1980. Attirés par le faible coût des
loyers, et la
proximité de la capitale, de nombreux immigrés s'y installent. La Plaine
Saint-Denis qui fut la plus grande zone industrielle d'Europe devient la
plus
grande friche industrielle du continent.
En 1980, Saint-Denis accueille sur son territoire la jeune Université
de Paris VIII qui,
fondée peu après 1968 dans le Bois de Vincennes, vient d'en être délogée
manu
militari. On lui octroie l'emplacement d'un IUT, aussitôt rasé, et
on
reconstruit en hâte des locaux modernes.
Après 1998
Depuis l'inauguration du Stade de France, inauguré le
28 janvier 1998,
la ville qui avait connu un grave déclin économique est de nouveau en
plein
essor, notamment dans le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le dynamisme
autour
du Stade de France a été renforcé par l'impact Coupe du Monde 1998. Ce
dynamisme se poursuit depuis 2000 dans une structure intercommunale
(dont la
Plaine de France est le cœur) : Plaine
Commune. Cette structure regroupe depuis 2005 huit villes: Saint-Denis,
Aubervilliers, Villetaneuse, Pierrefitte-sur-Seine, Épinay-sur-Seine
(membres fondateurs), L'Île-Saint-Denis, Stains (depuis 2003) et La
Courneuve (depuis 2005). D'abord présidée par
le maire de Villetaneuse Jacques Poulet, Plaine
Commune est dirigé depuis janvier 2005 par Patrick
Braouezec, député et
ancien maire de Saint-Denis.
Au-delà du stade lui-même et de l'image nouvelle qu'il donne à la
ville, des
acquis subsistent de la Coupe du Monde 1998, comme la
prolongation de la ligne 13 du métro vers Saint-Denis -
Université.
L'expérience des multiples compétitions tenues depuis la Coupe du
Monde 1998 sont un
atout pour la candidature de Paris aux Jeux olympiques d'été de
2012, dans laquelle la ville est très impliquée. Hélas, l'échec de la
candidature française a compromis l'implication de l'État dans certaines
opérations, comme les tramways en projets vers Sarcelles et
Villetaneuse.
En novembre 2003, Saint-Denis a accueilli
avec Paris le deuxième Forum
social européen.
Le 26 mars 2006, un
scrutin illégal mais soutenu par la plupart des chefs de file de la
gauche était
organisé sur la question du droit de vote des étrangers non-européens
aux
élections locales. Ce scrutin jugé illégal par le tribunal administratif
de Cergy le 23 février, a été organisé par le
maire communiste de Saint-Denis, Didier Paillard et soutenu par des
personnalités comme François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF),
Dominique Voynet (Verts), Olivier
Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Danielle Mitterrand (PS)
et Mouloud Aounit (MRAP).10
En septembre-octobre 2007, Saint-Denis a accueilli la Coupe du monde
de
Rugby.
Démographie
Évolution démographique
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
| 5 642 |
3 955 |
223 |
5 569 |
9 618 |
9 332 |
10 338 |
10 597 |
13 688 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
| 15 930 |
22 052 |
26 117 |
31 983 |
34 908 |
43 895 |
48 009 |
50 992 |
54 432 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
| 60 808 |
64 790 |
71 759 |
76 358 |
79 872 |
82 412 |
78 401 |
69 939 |
80 705 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 | | |
| 94 264 |
99 268 |
96 132 |
90 829 |
89 988 |
85 832 |
100 800 |
|
|
Nombre retenu à partir de 1962 : population
sans doubles
comptes
Sources :11,12
Économie
De 1975 à 1995, Saint-Denis connaît une grande crise industrielle
sur le quartier de la Plaine Saint-Denis. Le développement des
studios audiovisuels - le
territoire est principal centre national de production audiovisuel, ne
peut compenser cette hémorragie.
Une prise de conscience intercommunale amènera à la création de Plaine
commune, qui sera très fortement dynamisée par la construction du Stade
de France.
Fin 2004, l'installation de nouvelles
entreprises tertiaires notamment autour du Stade de France se traduit
par l’existence de
60000 emplois publics et privés sur la ville, ce qui correspond au
niveau qui
avait été atteint au plus fort de la période industrielle. En 10 ans,
Saint-Denis compte 462 entreprises de plus (+ 23 %), dont de nombreux
établissements de services : SNCF, Afnor, Generali, Arcelor… et un fort
nombre
d'établissements de santé (Afssaps, Agence de biomédecine, Haute
autorité de
santé, Établissement français du sang…). Cependant, les travailleurs du
site
sont souvent des salariés provenant d'autres zones et le taux de chômage
de la ville reste très fort
(17 % début 2005, 4200 RMIstes en 2006).
Au festival de Cannes 2005, le réalisateur
et producteur Luc Besson annonce avoir bouclé le financement de la Cité
du cinéma, pôle professionnel du
cinéma, qui doit être l'équivalent
hexagonal de Cinecittà à Rome ou Pinewood à Londres. L'ouverture du
pôle, sur l'ancien site EDF du
Quartier Pleyel est prévue pour 2007.
Le budget municipal s'est élevé en 2005 à 183 millions d'euros.
Transports
Infrastructures
de
transport
La ville est desservie par les autoroutes A1 et A86, ainsi que par le
boulevard périphérique de
Paris. Elle est traversée par les routes nationales 1, 14 et 186.
Plusieurs faisceaux ferrovaires desservent la ville, dotée de trois
gares,
ainsi qu'une ligne de métro et une de tramway.
La Seine forme la limite ouest de la
Commune, et le Canal
Saint-Denis sépare le centre historique de la ville, de la Plaine
Saint-Denis. Le port fluvial a perdu toute importance, mais le canal
comprend encore des activités portuaires à Saint-Denis, généralement
liées aux
silos à béton.
Saint-Denis est facilement accessible par l'autoroute A1 depuis les
aéroports Paris-Charles-de-Gaulle et Le Bourget (réservé à l'aviation
d'affaires).
Transports en
commun
Le tramway Enghien - Trinité devant
l'actuel Théâtre Gérard-Philippe. On voit ici la sortie des ouvriers de
l'usine
Delaunay-Belleville
Au début du XXe siècle, la ville fut un
nœud de lignes de tramway qui connectaient la
ville à ses voisines (Épinay-sur-Seine et l'Enghien - Trinité,
Pierrefitte,
Stains, Aubervilliers, Villeneuve-la-Garenne, Saint-Ouen et Paris. Ces
lignes ont toutes été supprimées avant
1938.
La ville est desservie par plusieurs lignes majeures de transports,
par le
chemin de fer et la gare historique, puis notamment depuis 1992
()
et surtout 1998 (prolongement de la ligne jusqu'à l'Université
de Paris VIII,
nouvelles stations RER B et D à proximité du stade…),
les transports publics lourds dans la ville restent incomplets. Les
quartiers
résidentiels de l'est restent à l'écart et les liaisons avec les villes
environnantes difficiles13.
Le prolongement de la ligne en 2012, station Proudhon -
Gardinoux à la Plaine Saint-Denis, en limite d'Aubervilliers puis,
ultérieurement à Mairie
d'Aubervilliers) feront disparaître un point noir.
Toutefois la ligne , principale desserte de la
ville très surchargée et cause
de nombreuses protestations des riverains. L'intégration de l'une des
deux
branches nord de la ligne dans la ligne fut un temps
envisagée, finalement la solution retenue est
un prolongement autonome de la ligne jusqu'à la Mairie de Saint-Ouen
en croisant la branche Asnières
- Gennevilliers de la ligne à Porte de Clichy et la
station du à gare de Saint-Ouen. Ce prolongement, d'une
longueur de 5,2 km, devrait permettre de diminuer la fréquentation de la
partie
nord de la ligne d'environ 25 %14,15.
Le prolongement vers Gennevilliers par l'Île-Saint-Denis du en
2011 permettra enfin d'ouvrir une vraie liaison avec le
département voisin des Hauts-de-Seine et la ville de Gennevilliers (par
l'Île-Saint-Denis).
La réalisation du au départ de la Porte de Paris
vers Épinay et Villetaneuse s'engage en
2010/2011, mais la section sud de ce projet, entre la Porte de Paris à
Saint
Denis, le quartier du Franc Moisin et du Stade de France vers la gare
Évangile du dans le quartier de la Porte d'Aubervilliers demeure
très
incertaine, car non étudiée.
La réalisation de la ligne 5 du tramway entre la Place
du 8 mai 1945, Pierrefitte-sur-Seine et la Gare
de Garges - Sarcelles a débuté à la fin 2008.
Les transports collectifs lourds de la ville et au-delà du
département vont
s'améliorer à moyen terme, mais resteront sans doute longtemps
insuffisants.
Administration
L'Hôtel de Ville de Saint-Denis
Intercommunalité
Saint-Denis est membre-fondateur de la communauté
d'agglomération Plaine Commune, qui s'étend sur huit villes, et joue un
rôle
économique fondamental aux portes de Paris. La commune est aussi
membre-fondateur du syndicat
Paris Métropole.
Situation
administrative
La ville est chef-lieu de trois cantons :
- Le canton de Saint-Denis-Nord-Est est formé d'une partie de
Saint-Denis (51 708 habitants);
- Le canton de
Saint-Denis-Nord-Ouest est formé d'une partie de Saint-Denis (30 031
habitants);
- Le canton de Saint-Denis-Sud est formé
d'une partie de Saint-Denis ainsi que d'une partie de Saint-Ouen et de
la commune de
L'Île-Saint-Denis (41 100 habitants,
dont 19 061 dans la commune de Saint-Denis).
Après avoir été le siège d'un arrondissement de l'ancien département
de la Seine, la ville
est à nouveau le chef-lieu d'un arrondissement du
département de la Seine-Saint-Denis, depuis le décret N°93-259 du 26
février
1993.
Liste des
maires
successifs
Didier Paillard (en haut à droite), lors des Secondes
assises de la Porte de Paris, le 19 avril 2008
La ville est gérée par des maires communistes depuis la Libération.
Elle l'était depuis (au
moins) 1930 avec Jacques
Doriot, avant qu'il ne soit exclu du PCF. Doriot ayant été contraint
à la démission en 1937, le communiste et futur résistant Fernand Grenier
reconquiert la ville (et le siège de député).