Rouen est une commune située au nord-ouest de la France et
traversée par la Seine. Elle est le
chef-lieu de la région Haute-Normandie et du département de la
Seine-Maritime.
La ville compte 108 569 habitants et sa communauté
d'agglomération 493 382 habitants. Son bassin d'emploi, le premier de la
région,
avoisine les 750 000 habitants.
Elle est le siège d'un archevêché dont l'archevêque est primat de
Normandie. Elle est décorée
de la Légion
d'honneur.
Géographie
Situation
Le blason de Rouen : l'agneau pascal ; détail du Gros-Horloge, Rouen.
Hôtel de Ville et Abbatiale
Saint-Ouen.
À l'origine, la ville occupait la rive droite de la Seine.
Aujourd'hui, elle inclut largement la rive gauche
(quartier
Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et inclut également l'île
Lacroix. Au nord de la
ville (Hauts de Rouen), la région très vallonnée est
dominée par le plateau où se situent de nombreuses villes satellites
qui,
entourant toute la cité, forment l’agglomération rouennaise.
La Seine représente 179 ha de la superficie de la
commune. Il y a
306 ha d'espaces verts, 210 km de voies dont 16 km de pistes cyclables et 8 km de rues piétonnes dont les
entrées sont souvent
réglementées par des bornes escamotables.
Le port
de Rouen a été l'un des plus importants ports de France pour
l'importation
des agrumes et fruit tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, suite à la destruction de la quasi
totalité des
vignobles français par le phylloxéra de la vigne, l'activité portuaire a
grandement augmenté en recevant la production vinicole de l'Algérie. La
transformation du port a permis
d'en faire le premier port européen exportateur de céréales. Un terminal
pour containers a aussi
trouvé sa place dans l'activité moderne du port.
Tous les grands armateurs ont marqué le port dans son activité au
travers des
siècles. Un bon nombre de rues et avenues de l'agglomération portent
encore le
nom de certains d'entre eux. Il en est de même pour les anciennes
activités
maritimes avec les pays d'Afrique du Nord qui ont aussi laissé leur nom
(rue de Tanger, rue de Constantine…). Jusqu'au début des
années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et
les
navires marchands venaient s'amarrer jusqu'au pont
Jeanne-d'Arc, pratiquement en face de ce qui était l'ancienne gare
routière
(rue Saint-Éloi).
L'abbatiale Saint-Ouen près de
l'hôtel de ville est le terminus de la Route des abbayes qui longe la
vallée de
la Seine (Saint-Wandrille, Jumièges, Saint-Martin-de-Boscherville)
puis Rouen. Douze villes sont véritablement voisines de Rouen :
Mont-Saint-Aignan, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier,
Darnétal, Saint-Léger-du-Bourg-Denis, Bonsecours, Sotteville-lès-Rouen,
le Petit-Quevilly,
le
Grand-Quevilly, Canteleu et Déville-lès-Rouen.
Communes
limitrophes
|
Mont-Saint-Aignan, Déville-lès-Rouen, Maromme |
Bois-Guillaume, Bihorel |
Saint-Martin-du-Vivier, Darnétal |
|
| Canteleu |
N |
Saint-Léger-du-Bourg-Denis |
O Rouen
(rive droite) Rouen (rive gauche) E |
| S |
Le
Grand-Quevilly (rive gauche) |
Le
Petit-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen (rive
gauche) |
Bonsecours |
Démographie
La ville de Rouen est au centre d'une aire urbaine estimée en 2006 à
523 236
habitants1.
Entre
1990 et 2007, la progression de la population de Rouen a été de près de
6 000
habitants, soit une croissance annuelle moyenne de 0,3 %. L'avenir de la
ville
devrait voir sa population augmenter fortement suite à de nombreuses
opérations
de requalifications urbaines ou d'opérations immobilières. La
ville devrait atteindre 120 000 habitants avant
2015réf. nécessaire,
130 000 habitants avant 2020réf. nécessaire.
Un projet de fusion de commune était en question dans les années 2000.
Par ailleurs, la zone d’emploi de Rouen compte 736 816
habitants2.
Évolution démographique (Source : Cassini3 et INSEE4)
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
| 84 323 |
80 755 |
86 672 |
86 736 |
88 086 |
92 083 |
96 002 |
99 295 |
100 265 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
| 103 223 |
102 649 |
100 671 |
102 470 |
104 902 |
105 906 |
107 163 |
112 352 |
113 219 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
| 116 316 |
118 459 |
124 987 |
123 712 |
122 898 |
122 957 |
122 832 |
107 739 |
116 540 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | |
| 120 857 |
120 471 |
114 834 |
101 945 |
102 723 |
106 592 |
107 904 |
108 569 5 |
|
Nombre retenu à partir de 1962 : population
sans doubles
comptes
Urbanisme
Vue panoramique sur la ville de Rouen, depuis Mont-Saint-Aignan.
Il y a 62 000 logements dont 54 000 résidences principales. Environ
1/5 sont
des logements
sociaux (12 800). Pour faciliter les liaisons entre la rive droite et la
rive gauche de la Seine, il y a 6
franchissements par des ponts dont le pont Gustave-Flaubert qui est à ce
jour
le plus grand pont levant d'Europe (86 m)6.
Climat
- Chiffres clés
- température moyenne annuelle : entre 10 et 20 °C ; quelques
records : -17,0 °C au Jardin des Plantes de Rouen le 8
janvier 1985, 38,1 °C à Boos-METAR le 11
août 2003.
- jours de gelées sous abri par an : 51 jours sur les plateaux
environnants
(Norme Boos-METAR sur 1971/2000) et 39 jours en moyenne au
centre-ville (Norme Jardin des Plantes de Rouen sur la
période 1977/2000).
- durée d'ensoleillement moyenne : 1 687 heures/an à Boos-METAR ;
- brouillard : 85 jours/an
- orage : 16 jours/an, répartis tout le
long de l'année avec une recrudescence en été
- pluviométrie :
entre 700 et 900 mm/an sur l'ensemble
de l'agglomération et ses campagnes environnantes, norme de 805,2 mm au Jardin des Plantes de Rouen (période 1977/2000).
Climat global
Le climat de Rouen est de type océanique avec une présence de pluie
répartie tout le long de l'année (131,2 jours >1 mm par an en moyenne
au Jardin des Plantes de Rouen). Les
hivers sont doux et les étés supportables grâce à la présence directe de
l'influence maritime de la Manche. Le flux directeur principal à Rouen
est de
secteur Sud-Ouest à Ouest avec de fréquents coups de vent, voire
tempêtes en
hiver (en moyenne 2,8 jours >28 m/s soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).
Tableau comparatif des données climatiques de Rouen
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Pluie |
| Brest |
1 492 h/an |
1 144 mm/an |
156 j/an |
| Nice |
2 668 h/an |
803 mm/an |
63 j/an |
| Bordeaux |
1 992 h/an |
984 mm/an |
128 j/an |
| Toulouse |
2 010 h/an |
668 mm/an |
99 j/an |
| Paris |
1 630 h/an |
650 mm/an |
111 j/an |
| Rouen |
1 518 h/an |
821 mm/an |
132 j/an |
| Strasbourg |
1 633 h/an |
631 mm/an |
112 j/an |
Histoire
La ville fut fondée selon la légende en 300 après le déluge (c.-à-d.
en 2017
avant l'ère chrétienne).
Voir l'article : Chronologie de Rouen.
Antiquité
Gare de Rouen-Martainville
Gare de
Rouen-Saint-Sever
Maison du XVIIIe siècle, Rouen.
Article détaillé : Rotomagus.
Un établissement s'est développé vers la fin de l'indépendance
celtique ou à
l'époque gallo-romaine, pour devenir la capitale de la tribu des
Véliocasses, peuple celtique
(gaulois) dont le territoire s'étendait dans la vallée de la Seine sur
une vaste région qui s'étendait peut-être de Caudebec-en-Caux actuel
jusqu'à Briva Isarae (Pontoise). Les plus anciennes attestations
de Rouen
sont : Ratomagos (Ptolémée), Ratomagos (Itinéraire
d'Antonin, Peutinger), Rotomagus (Ammien Marcellin, Notitia
dignitatum) – Du celtique Roto/Rato de signification
incertaine et du celtique magus7, terme bien connu par ailleurs : le
marché ou la plaine (cf. vieil
irlandais mag = plaine). La cité proprement dite a été fondée sur
la rive
droite de la Seine durant le règne d’Auguste. C’est la deuxième ville la
plus
importante de la Gaule derrière Lugdunum.
C'est au IIIe siècle après
Jésus-Christ que la ville gallo-romaine
atteint son plus haut point de développement. On sait qu'un amphithéâtre
et de
grands thermes y
avaient alors été bâtis. À partir du milieu du IIIe siècle,
les invasions germaniques commencent.
C'est également durant cette période que la première cathédrale est
construite à Rouen et qu'un premier évêque y est nommé, saint Victrice.
Moyen Âge
À partir de 841, les Vikings effectuent de fréquentes incursions dans
la vallée de la Seine. Dès cette date, ils ravagent une
première fois Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte
brièvement : « L’an de l’incarnation du Seigneur 841, les Vikings
arrivèrent avec leur chef
Oscherus 8 et
brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai. »
Rouen, attaquée une nouvelle fois par les Nortmanni en 843,
devient la capitale du duché de
Normandie après que Rollon, chef
viking a reçu une région comparable par ses dimensions à l'actuelle
Haute-Normandie du roi de France Charles III par le traité de
Saint-Clair-sur-Epte en 911. Il est fait
Comte de Rouen, au sens carolingien du
terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de "prince"
(princeps).
En 945, le duc de Normandie Richard Ier,
dit Sans Peur, vient à bout, lors du siège de Rouen, d'une grande
coalition
réunissant le roi de France Louis IV d'outremer, l'empereur germanique
Othon le Grand et le comte de Flandre.
Cette victoire s'avère décisive pour l'avenir de la Normandie et une
plaque est apposée sur une maison
sise place
de la Rougemare en souvenir de cet évènement sanglant.
Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya'qub marchand arabe
envoyé
par le Calife Omeyade de Cordoue décrit la ville en ces termes:
Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en
moellons de
réemploi, sur le fleuve Shaqana (La Seine). La vigne et le
figuier n'y réussissent absolument
pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le
fleuve
un poisson qu'ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus
petit, dont
le goût et l'odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson
existe
également dans le Nil où il s'appelle al-'ayr mulet. J'ai vu à
Rouen un jeune homme, dont la barbe atteignait les
genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il
avait peu
de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il
paraît
qu'à Rouen, en hiver, lorsqu'il fait très froid, une espèce d'oie
blanche au bec
et aux pattes rouges qui s'appelle gânsh (germanique gans),
fait
son apparition.9
Puis, la cour étant itinérante et Guillaume le Conquérant y ayant
construit son château, Caen devient la
capitale. Dès la période viking, la ville était devenue un port de
commerce avec
la région parisienne et un marché
d’esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de la ville de Rouen, qui
abrite la
plus grande communauté au nord de la Loire, sont massacrés, et cela près
de dix
ans après la mort du Dux Willelmus.
Les ducs de Normandie résidèrent souvent à Rouen, sauf Guillaume le
Conquérant qui
préféra développer Caen comme capitale où il est d'ailleurs inhumé. Le
cœur de
Richard Ier d'Angleterre dit Cœur de lion est conservé dans le tombeau à gisant
que l'on peut encore voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En
1150, Rouen
obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par les
Cent
Pairs. Les habitants sont regroupés en corporations et confréries de
métiers. Rouen est un centre de
commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris ainsi que
du vin vers l'Angleterre.
En 1200, la cathédrale de Rouen doit
être reconstruite à la suite d'un incendie. Le chantier durera plusieurs
siècles.
Le roi de France Philippe Auguste prend la ville le 16
avril 1203 et rattache la Normandie au royaume de France l’année
suivante. Il
maintient les privilèges communaux, mais fait détruire l’ancien château
ducal et
fait construire le Château de Rouen pour surveiller la
ville. Celui-ci est construit sur l’ancien site de l’amphithéâtre
gallo-romain et prendra le nom
de château Bouvreuil. Détruit à la fin du XVe siècle,
le Château de Rouen sert de carrière et seul
le célèbre donjon, dit Tour Jeanne d'Arc, restaurée par Viollet Le
Duc subsiste aujourd’hui. Malgré son nom, cette tour ne fut pas le lieu
d’emprisonnement de Jeanne
d'Arc en 1431 même s’il semble que cette dernière y fit un passage (de
la
tour où fut emprisonnée la Pucelle d’Orléans, il ne reste que les
soubassements
visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée située au 102
rue
Jeanne-d’Arc et ouverte au public).
Des manufactures de textiles se développent à Rouen et toute sa
région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles,
Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville),
les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps
dans les foires
de Champagne.
La prospérité de Rouen repose principalement sur le commerce fluvial à
travers la Seine. Les marchands rouennais
disposent depuis Henri II du monopole de la navigation sur la
Seine en aval de Paris. Ils expédient en Angleterre des vins et du blé
et
importent de la laine et de l’étain.
Les troubles liés aux impôts se multiplient à Rouen. Les émeutes de
1281
voient l’assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant
l’insécurité, Philippe IV le Bel supprime la commune et
retire aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Mais les
Rouennais rachètent leurs libertés en
1294.
En 1306, Philippe IV le Bel décide d’expulser la
communauté juive de Rouen forte d’une population de 5 à 6000 âmes.
En juillet 1348, la peste
noire touche Rouen. Puis, en 1382, une révolte urbaine importante
éclate, la
Harelle. La ville sera cruellement
réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les
privilèges de
Rouen pour le commerce sur la Seine sont
abolis.
Le 19 janvier 1419, durant la guerre de Cent Ans, le roi d'Angleterre
Henry V prend la ville de Rouen et rattache la Normandie à la couronne
britannique. Jean
Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte
sobrement :
« Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon
par
famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc
de Bourgongne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils
furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car
d’un costé
et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier
le roy
d’Angleterre entra à Rouen. » Henry V meurt en 1422, la même année que
le roi de
France Charles
VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford assure la
régence, essayant de gagner les Rouennais à sa cause, ce qu'il va en
partie
réussir.
C'est dans cette ville, capitale du pouvoir anglais dans le royaume
de
France, que Jeanne d'Arc fut jugée et brûlée le 30 mai 1431 à
l'instigation du duc de Bedford et
du parti bourguignon, majoritaire à Rouen, même
au sein de la population. La même année le jeune Henry VI est couronné
roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de se rendre à Rouen
où il est acclamé par la foule. Le roi de France reprend la ville en
1449, soit
18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation
anglaise.
Renaissance
La guerre de
Cent Ans terminée, les grands chantiers reprennent dans la capitale
normande. Au début de la Renaissance, Rouen est la ville la plus peuplée
du
royaume après Paris. On achève les églises
dans le style
flamboyant.
Rouen fut également l’un des foyers normands de la Renaissance
artistique, en particulier grâce au mécénat des archevêques (Georges
d'Amboise et son neveu, Georges II d'Amboise) et des financiers.
Artistes et architectes comme Roulland
le Roux agrémentent les maisons et les palais de décors italianisants,
comme
sur le Bureau des Finances, en face du portail de la cathédrale. On
attribue la
signature du célèbre sculpteur Jean Goujon aux vantaux de l'église
Saint-Maclou.
L'essor économique de la ville à la fin du XVe siècle
est dû essentiellement aux draperies, mais
également à la soierie et à la métallurgie. Les pêcheurs de Rouen vont
jusqu'à
Terre-Neuve pour pêcher la morue et en Baltique pour pêcher le hareng.
Le sel est acheminé depuis le Portugal et la Guérande. Les draps sont
vendus en Espagne, qui fournit désormais la laine
et les Médicis font de Rouen le principal point de revente de l'alun
romain.
Au début du XVIe siècle, Rouen devient
le principal port français impliqué
dans le commerce avec le Brésil,
principalement en raison des besoins en colorants des draperies. En
1500, dix imprimeries sont déjà installées
dans la ville, seize ans après la première installation.
Guerres de
religion
Dans les années 1530 et suivantes, la population de Rouen est touchée
par le
protestantisme, même si
elle ne se convertit pas entièrement. Dès 1560, les tensions entre
communautés
protestante et catholique s'exacerbent. Le massacre de Vassy déclenche
la première guerre de
religion. Le 15 avril 1562, les protestants entrent de force dans
l’hôtel de
ville et chassent le bailli. Au mois de
mai, les actions iconoclastes gagnent la campagne. Le 10 mai, les
parlementaires catholiques quittent
Rouen.
Les catholiques prennent le fort Sainte-Catherine, qui domine la
ville. Les
deux camps utilisent la terreur. Les autorités rouennaises demandent
alors
l’aide de la reine d'Angleterre.
Les Anglais envoient, en vertu du traité d'Hampton Court signé le
20 septembre 1562 avec Condé, des troupes pour
soutenir les protestants et occupent, en échange, Le Havre. Le 26
octobre 1562, les troupes royales
prennent la capitale normande et la mettent à sac pendant trois jours10.
La nouvelle du massacre de la
Saint-Barthélemy atteint Rouen fin août 1572 : Hennequier tente d'éviter
le
massacre aux protestants en les enfermant. Mais, entre le 17 et le 20
septembre,
la foule force les portes des prisons et égorge les protestants qui s'y
trouvent11.
La
ville est plusieurs fois assaillie par Henri IV, mais lui résiste,
notamment lors
du long siège de décembre 1591 à mai 1592, grâce à l'aide apportée par
l'armée
espagnole du duc de Parme12.
Âge classique
L'Échiquier permanent de Normandie, installé à Rouen en 1499 par
Georges
d'Amboise, est transformé en parlement par François Ier en
1515 et reste jusqu'à la Révolution française le lieu de
pouvoir pour la province de Normandie. Il avait compétence dans tous les
domaines, judiciaires, législatifs et exécutifs, sur les affaires
normandes,
n’ayant au-dessus de lui que le Conseil du Roi. Il avait également dans
sa
compétence la gestion du Canada français.
Les XVIIe et XVIIIe siècles sont
pour Rouen une
période de prospérité et de fort développement économique, notamment
avec le
commerce textile et le développement du port fluvial. En 1703, est créée
la Chambre
de Commerce de Normandie.
Bien que dépourvue d'université, Rouen exerce cependant un fort
rayonnement
intellectuel grâce à un nombre important d'écoles de qualité. En 1734,
une école
de chirurgie, la deuxième de France après celle de Paris (1724), est
fondée.
Période révolutionnaire et
Empire
Époque
contemporaine
Pendant la guerre de 1870, Rouen sera occupée par
l’armée prussienne.
Lors de la Première Guerre mondiale, elle
sert de base pour l'armée britannique13.
Elle sera occupée par l'armée allemande au cours de la Seconde
Guerre mondiale du 9 juin 1940 au 30 août 1944. Pendant ce conflit, elle
subira de violents bombardements visant notamment les ponts sur la Seine
et la gare de triage de Sotteville-lès-Rouen. Les deux phases
de bombardements qui feront le plus de victimes et le plus de dégâts
sont celui
du 19 avril 1944 par la Royal Air Force, on déplora 816 morts et 20 000
sinistrés dans la ville14.
La cathédrale, le Palais de
justice furent sévèrement touchés. Ensuite vient celui de la « semaine
rouge » du 30 mai au 5 juin 1944 par les américains, pendant laquelle le
quartier de la cathédrale et l'édifice lui-même furent de nouveau la
proie des
flammes.
Après la guerre, le centre ville est reconstruit selon le plan Greber
et sous la
direction de Jean Demarest, François Herr et Jean Fontaine15 16.
Quartiers
La ville est divisée en 12 quartiers17 situés dans deux zones Rouen Rive
Droite et Rouen Rive Gauche selon leur localisation par
rapport à la
Seine. On appelle Rouen Rive Droite la partie de la ville située
sur la rive droite. Elle constitue le cœur historique de Rouen : on y
trouve la cathédrale Notre-Dame, le
palais de
justice, la place du Vieux-Marché et les plus
grandes artères de la ville (rue du Gros-Horloge, rue
Jeanne-d'Arc). On appelle Rouen Rive Gauche la partie située sur
la
rive gauche du fleuve.
Rue Jouvenet à Rouen, 1884. Collection Carmen
Thyssen-Bornemisza, en dépôt au musée Thyssen-Bornemisza,
Madrid.
La rue du docteur Deve, dans le quartier
Grammont.
|
Cet article ou cette section contient une
ou
plusieurs listes
qui gagneraient à être rédigées sous forme de
paragraphes synthétiques.
|
Rouen Rive Droite
- Vieux-Marché, Cathédrale (14 054
habitants)
- cathédrale Notre-Dame
- place du Vieux-Marché
- rue du
Gros-Horloge.
- rue Jeanne-d'Arc
- musée des Beaux-Arts
- musée Le Secq des Tournelles
- musée de la céramique
- tour Jeanne
d'Arc
- musée
départemental des antiquités
- muséum d'histoire
naturelle
- Beauvoisine
- Saint-Marc, Croix-de-Pierre, Saint-Nicaise (14 800
habitants)
- croix-de-Pierre
- abbatiale Saint-Ouen
- faculté
de médecine et de pharmacie
- lycée Corneille
- musée national de
l'Éducation
- école régionale
des Beaux-Arts
- Conseil régional
- Pasteur (4 259 habitants)
- préfecture de Seine-Maritime
- faculté
de droit
- Maison des associations
- Musée
Flaubert et d'histoire de la médecine
- centre commercial Docks 76
- Coteaux Ouest (7 763 habitants)
- église Saint-Gervais
- pensionnat
Jean-Baptiste-de-La-Salle
- Gare - Jouvenet (5 151 habitants)
- Grieu, Vallon Suisse, Saint-Hilaire (6 601 habitants)
- Mont-Gargan (2 588 habitants)
- Les Hauts De Rouen (La Grand-Mare, La Lombardie, Le Châtelet, Les
Vieux
Sapins (15 941 habitants)
- cimetière monumental
- Mosquée El Kaouthar
- Église Sainte-Marie
- Mairie annexe des Sapins
- Centre André Malraux
- Église Sainte-Claire
- Piscine François Salomon
- Collège Jean Giraudoux
- Collège Georges Braque
Rouen Rive Gauche
- Centre-ville, rive gauche (Saint-Sever, Île Lacroix (3 570
habitants), Conseil général, Archives
départementales) (13 191 habitants)
- Grammont (2 995 habitants)
- Saint-Clément -
Jardin des Plantes (12 388 habitants)
Économie
Article détaillé : Grand port maritime de
Rouen.
- 176 300 emplois dans l'agglomération dont 75 700 emplois à Rouen ;
- 3 000 commerces ;
- 1re métropole régionale tertiaire du
bassin parisien ;
- Aéroport Rouen Vallée de
Seine ;
- Port autonome de Rouen ;
- Marché d'intérêt
national.
Rouen est le siège de la Chambre de commerce
et d'industrie de Rouen et de la Chambre régionale de commerce et
d’industrie de Haute-Normandie. Elle gère l’Aéroport Rouen Vallée de
Seine.
En matière d'implantation d'entreprises et de développement
économique, elle
s'appuie sur les services de l'Agence de développement économique de
l'agglomération rouennaise (ADEAR Rouen Développement )18. Les principales missions de l'ADEAR
sont
la promotion et le développement de l'attractivité du territoire. Cette
association est financée par l'Agglomération de Rouen, le Conseil
général de
Seine-Maritime, la CCI de Rouen, le Grand Port Maritime de Rouen et
l'Université
de Rouen.
Rouen a connu un fort taux de chômage à cause de délocalisations à
partir de
la fin des années 1970.
Il était en 2008 de 7,8 %19.
Rouen est le siège de la Matmut, de
la Mutuelle assurance de
l'éducation (la MAE), de Lubrizol France, de Rapid'Flore, Educatel. On
trouve également dans son agglomération (la CREA) les sièges de Ferrero
France, Novandie (Mamie Nova),
Segafredo-Zanetti France, Huis-Clos, Turtle Wax France (Abel Bonnex), Le
Mutant (supermarché), Eismann France, Maxim's SAPP...
Politique
et
administration
Politique locale
Conseil municipal de Rouen (mandature 2008-2014)20
|
Liste | Tendance | Président | Effectif | Statut |
|
« Rouen motivée » |
Union de la gauche |
Valérie Fourneyron |
44 |
Majorité |
|
« Confiance en Rouen » |
Majorité présidentielle |
|
11 |
Opposition |
Maires
Article détaillé : Liste des maires de Rouen.
Liste des maires successifs
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
| 30 août
1944 |
18 mai
1945 |
Guillaume
Montier |
|
Agrégé |
| 18 mai
1945 |
17 avril
1958 |
Jacques
Chastellain |
CNI |
Armateur |
| 6 mai 1958 |
4 avril
1968 |
Bernard
Tissot |
CNI |
Avocat |
| 4 avril
1968 |
22 février
1993 |
Jean Lecanuet |
Centre
Démocrate-UDF |
Enseignant |
| 8 mars
1993 |
23 juin
1995 |
François Gautier |
UDF |
|
| 24 juin
1995 |
18 mars
2001 |
Yvon Robert |
PS |
Inspecteur de
l'Éducation nationale |
| 18 mars
2001 |
9 mars
2008 |
Pierre
Albertini |
société
civile, ex-UDF |
Professeur |
| 15 mars
2008 |
→ en cours |
Valérie
Fourneyron |
PS |
Médecin |
Tendances
et résultats politiques
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :
- Élection
présidentielle de 2002 :21 87,23 % pour Jacques Chirac (RPR), 12,77 % pour Jean-Marie Le Pen (FN),
80,37 % de
participation.
- Élection
présidentielle de 2007 :22 53,90 % pour Ségolène Royal (PS), 46,10 % pour Nicolas Sarkozy (UMP),
83,06 % de
participation.
Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :
- Élections
législatives de 2002 :23 50,79 % pour Patrick Herr (UDF), 49,21 % pour
Valérie
Fourneyron (PS), 61,41 % de participation.
- Élections
législatives de 2007 :24 55,16 % pour Valérie Fourneyron (PS), 44,84 % pour Bruno Devaux (UMP),
58,45 % de
participation.
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :
- Élections
européennes de 2004 :25 32,36 % pour Henry Weber (PS), 15,86 % pour Jean-Louis
Bourlanges (UDF), 44,19 % de
participation.
- Élections
européennes de 2009 :26 25,17 % pour Dominique Riquet (Majorité présidentielle),
22,62 % pour Hélène Flautre (Europe Écologie),
40,64 % de participation.
Élections municipales :
- Élections
municipales de 2001 : 51,25 % pour Pierre Albertini (UMP), 48,75 % pour
Yvon Robert (PS), 59,80 % de participation.
- Élections
municipales de 2008 :27 55,79 % pour Valérie Fourneyron (PS)
élue au premier tour, 38,10 % pour Pierre Albertini (Centriste
indépendant), 57,16 % de participation.
Élections référendaires :
- Référendum
de 2000 relatif au quinquennat présidentiel :28 72,42 % pour le Oui, 27,58 % pour le
Non,
30,19 % de participation.
- Référendum
de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe :29 49,51 %
pour le Oui, 50,49 % pour le Non, 69,42 % de participation.
Cantons
Article détaillé : Canton de Rouen.
Rouen est divisée en 7 cantons :
- Le 1er canton compte 19 964 habitants ;
- Le 2e canton compte 13 643 habitants ;
- Le 3e canton compte 12 033 habitants ;
- Le 4e canton compte 11 153 habitants ;
- Le 5e canton compte 15 671 habitants ;
- Le 6e canton compte 20 682 habitants ;
- Le 7e canton compte 13 446 habitants.
Instances judiciaires et
administratives
Jumelages
- Hanovre (Allemagne) depuis 196630
- Norwich (Royaume-Uni), Royaume-Uni31
- Ningbo (Chine) depuis 199032
- Salerne (Italie) depuis 200233
Natifs de Rouen
- par ordre chronologique
Autoportrait de Jean Jouvenet.
François Adrien Boieldieu.
XVe siècle
- Édouard IV d'Angleterre, né en
1442, roi d'Angleterre
- Pierre Fabri, nom de
plume de Pierre Le Fèvre, poète, né vers 1450
- François de
Sagon (fin du XVe siècle - XVIe siècle), poète
- Guillaume
Guérante, érudit réformateur augustin, né en 1494
- Thomas Aubert, navigateur, né
avant 1500
XVIe siècle
- Antoine
de Surie, poète français du XVIe siècle,
contrôleur à Lisieux. Il a laissé des poésies estimées et publiées
en 1555 avec « Les Ruisseaux » de Charles Fontaine.
- Jean Behourt, grammairien et dramaturge, né dans la première moitié
du XVIe siècle
- Nicolas
Martin-Ville, premier farceur professionnel du XVIe siècle.
- Guillaume
Guéroult, médecin, poète, musicien et traducteur, né vers 1507
- Nicolas de
Grouchy, érudit et écrivain, né en 1510
- Nicolas Filleul de
La Chesnaye, poète et dramaturge, né en 1530
- François de Civille, militaire, né en 1537
- Isaac Oliver, peintre, né vers 1560
- François d'Eudemare, historien et poète, né en 1580
- Guy de La
Brosse, botaniste, né en 1586
- Pierre Bardin, écrivain, philosophe et mathématicien, né en 1590
- Marc-Antoine Girard de
Saint-Amant, poète, né en 1594
- Hercule Grisel, écrivain, né en 1595
- Samuel Bochart, érudit, né en 1599
- Robert Fauvel, sieur
de Doudeauville, voyageur, né vers
la fin du XVIe siècle
XVIIe siècle
- Pierre
Corneille, écrivain, né le
6 juin 1606
- Julien
Lémery, procureur au parlement de Normandie, père de Nicolas Lémery, né
en 1610
- Desfontaines, acteur, auteur dramatique et romancier, né
vers 1610
- Adrien Auzout, astronome, né en 1622
- Thomas
Corneille, dramaturge, frère
de Pierre
Corneille, né le 20 août 1625
- Nicolas de
Croixmare, mathématicien et chimiste, né en 1629
- Noël
Alexandre, théologien et historien, né en 1630
- Jean Le
Pelletier, alchimiste, né en 1633
- Pierre Thomas du Fossé, savant et auteur, né en 1634
- Catherine Thierry dit Primot, née
en 1640, mère de la dynastie des Le Moyne
canadiens, dont Pierre Le Moyne d'Iberville et Jean-Baptiste Le Moyne de
Bienville
- Robert
Guérard, érudit, né en 1641
- Marie Desmares dite La Champmeslé,
interprète de Racine, née le
18 février 1642
- René Robert Cavelier de La
Salle, découvreur de la Louisiane, né le 21 novembre 1643
- Jean Jouvenet, peintre décorateur, né
en 1644
- Jacques
Échard, religieux, né en 1644
- Nicolas
Lémery, chimiste, né le 17
novembre 1645
- Gabriel Daniel, historien, né le 8 février 1649
- Nicolas
Gueudeville, historien et pamphlétaire, né en 1652
- Jean Coustel, peintre, né dans la
dernière moitié du XVIIe siècle
- Jacques Basnage, théologien protestant, né en
1653
- Bernard le Bovier de
Fontenelle, écrivain, né le
11 février 1657
- Pierre-Antoine Motteux, traducteur et dramaturge, né en 1660
- Pierre
Dangicourt, mathématicien, né en 1664
- Noël-Étienne Sanadon, homme
de lettres, né le 10 février 1676
- Pierre Le
Courayer, théologien, né le 17 novembre 1681
- François d'Agincourt, compositeur, organiste et claveciniste, né en
1684
- Paul-Alexandre Guenet, évêque, né en 1688
- Jean
Restout, peintre, né le 26 mars 1692
XVIIIe siècle
- Pierre
Levieux, capitaine du navire
Minerve, qui accoste « La Nouvelle-France » au port de Québec en
1731, né en 1702
- Jacques François Blondel, architecte, né en 1705
- Marie-Madeleine Hachard, religieuse et épistolière, née en 1708
- André-Joseph Exaudet, violoniste et compositeur, né en 1710
- Jeanne Marie Leprince de
Beaumont, écrivain, né le
26 avril 1711
- Jacques Duphly, compositeur, organiste et claveciniste, né le 12
janvier 1715
- Louis-Alexandre Dambourney, botaniste, né le 10 mai 1722
- Pierre-Denis Vregeon, physicien, né le 20 septembre 1723
- Richard-Gontran Lallemant, éditeur, né le 18 décembre 1725
- Jean-Baptiste Deshays de
Colleville, peintre, né en 1729
- Xavier-Félix Lallemant, éditeur et traducteur, né le 8 mars 1729
- François-Joseph
Lange de la Maltière, physicien, né en 1730
- Marie-Louise O'Murphy, maîtresse de Louis XV, modèle du
peintre François
Boucher, née le 21 octobre 1737
- Le
Barbier l’Aîné, écrivain et
peintre né le 11
novembre 1738
- Louis-Guillaume de Lafolie, physicien et chimiste, né le 11 mars
1739
- Alphonse-Louis-Vincent Leroy,
obstétricien, né en 1742
- François
Godefroy, graveur, né en 1743
- Le
Barbier jeune, écrivain et
peintre né le 11 octobre 1743
- Jean-Guillaume Bernard
Vauquelin, architecte, né en 1748
- Pierre-Alexandre-Laurent
Forfait, homme politique, né en 1752
- Antoine-François Hardy, homme
politique, né en 1756
- Pierre-Daniel-Augustin
Chapelle, musicien et compositeur, né en 1756
- Jean-Jacques
Lequeu, architecte, né le 14 septembre 1757
- Nicolas François Mollien, homme
politique, né le 28
février 1758
- Charles-Henri Dambray, ministre, né le 9 octobre 1760
- Nicolas-Félix Desportes, diplomate
et homme politique, né le 5 août 1763
- Louis Lézurier de la Martel,
administrateur, né le 25 mai 1765
- Jean-Édouard Adam, chimiste manufacturier, né le 11 novembre 1768
- François-Adrien Boïeldieu,
musicien, né le 16 décembre 1775
- Guérard de La Quesnerie, agronome, né le 2 octobre 1776
- Claude-Nicolas Chatillon, musicien, compositeur, poète et
dramaturge, né le 14 octobre 1776
- Emmanuel-Pierre Gaillard, historien et archéologue, né en 1779
- Charles-Louis Havas, journaliste, né le 5 juillet 1783
- Pierre Louis
Dulong, physicien et chimiste, né en 1785
- Ulric
Guttinguer, poète et romancier, né le 31 janvier 1787
- François-Antoine Harel, écrivain, né en 1789
- Théodore Géricault, peintre (Le
Radeau de la Méduse), né le 26 septembre 1791
- Esprit Blanche, aliéniste, né le 15 mai 1796
XIXe siècle
- Armand Carrel, journaliste, né le 8 mai 1800
- Théodore-Éloi Lebreton, poète et biographe, né le 1er décembre 1803
- Adolphe
Chéruel, historien, né le 17 janvier 1809
- Charles Verdrel,
homme
politique, né le 3 décembre 1809
- Léon
Morel-Fatio, peintre de la Marine, né le 17 janvier 1810
- Hippolyte de Villemessant, journaliste, né le 22 avril 1810
- Charles-Ernest de Fréville
de Lorme, chartiste et paléographe, né le 24 février 1811
- Alphonse du
Breuil, horticulteur, né
le 23 octobre 1811
- Alfred
Duquesnay, archevêque,
né le 23 septembre 1814
- Eugène Noël,
écrivain, né le 4 septembre 1816
- Alfred Darcel, conservateur de musée et critique d'art, né le
4 juin 1818
- Gustave
Flaubert, écrivain, né le
12 décembre 1821
- Alfred
Guérard, industriel, né le
13 mai 1831
- Arsène
Letellier, sculpteur, né le 28 mars 1833
- Charles
Lenepveu, compositeur, né le 4 octobre 1840
- Désiré
Martin, inventeur, né le 7 janvier 1822
- Eugène
Ketterer, pianiste, né le 7 juillet 1831
- Émile
Masqueray, anthropologue, ethnologue, linguiste et écrivain, né le
20 mars 1843
- Henry Somm, dessinateur,
caricaturiste, et aquarelliste, né en 1844
- Jules Adeline, dessinateur, graveur et historien, né le
28 avril 1845
- Henri Gadeau de Kerville, naturaliste, né le 17 décembre 1858
- Charles-Victor Langlois, historien, né
le 26 mai 1863
- Maurice Leblanc,
écrivain (créateur d'Arsène Lupin), né le
11 novembre 1864
- Charles Nicolle, prix Nobel de médecine, né le 21 septembre 1866
- Edmond
Spalikowski, écrivain, né
le 1er juin 1874
- Georges
Guillain, neurologue, né le 3 mars 1876
- Victor Boucher,
acteur, né le 24 août 1877
- Camille Cé, écrivain,
né le 26 octobre 1878
- Jean de Kerlecq,
écrivain, né le 13 février 1882
- Paul Duboc, cycliste, né
le 2 avril 1884
- Jacques
Chastellain, homme politique, né le 7 juin 1885
- Marcel Dupré, organiste, né le 3 mai 1886
- Robert
Antoine Pinchon, peintre, né le 1er juillet 1886
- Maurice
Bénard, acteur, né le le 12 août 1887
- Philippe
Étancelin, coureur automobile, né le 29 décembre 1896
- Pierre Le
Trividic, peintre, né le 12 avril 1898
- Emmanuel
Bondeville, compositeur,
né le 29 octobre 1898
- Pierre-René
Wolf, journaliste, né le 19 février 1899
- Armand Salacrou,
auteur dramatique, né le 9 août 1899
XXe siècle
- Théodore
Monod, savant, naturaliste, né le 9 avril 1902
- André
Berthomieu, cinéaste, né le 16 février 1903
- Roger Roger,
compositeur, né le 5 août 1911
- Bernard
Antoinette, footballeur, né en 1914
- Roger Apéry, mathématicien, né en 1916
- Jean Lecanuet, homme
politique, né en 1920
|