Perpignan est une commune
française située dans le département des Pyrénées-Orientales et la
région
Languedoc-Roussillon. Elle est la capitale de la comarque du Roussillon.
Ancienne capitale continentale du royaume de
Majorque, Perpignan la Catalane / Perpinyà la Catalana1 fait le
pont entre la péninsule Ibérique et le Sud de la France.
Les habitants de Perpignan sont appelés les Perpignanais2.
Au 1er janvier 2006, la population de son
aire
urbaine était de 276 305 habitants3. C'est la 30e ville de France
métropolitaine. Elle est la troisième commune de la région
Languedoc-Roussillon, mais la deuxième agglomération et la deuxième aire
urbaine, après Montpellier mais devant Nîmes. Perpignan comptait
118 221 habitants intra-muros lors du recensement de 20074.
Perpignan attire chaque année de nouveaux habitants. La ville connaît
la
3ème progression de population la plus importante de France
(après
Montpellier et Toulouse).
Géographie
Vue du centre-ville de Perpignan, le 29 juillet 2008.
À gauche, la place de la Résistance, lieu
de jonction du boulevard Georges Clemenceau et du boulevard Wilson. Au
centre droit,
le Castillet (El
Castellet). La rivière la Basse, petit affluent du fleuve côtier la
Têt est longée par le
quai Sadi-Carnot (à gauche) où se
trouvent la préfecture et le conseil général, et à droite
le quai Vauban et ses
commerces.
Topographie
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Hydrographie
La ville est traversée par la Têt ainsi que par son affluent la
Basse. Elle
est traversée aussi par plusieurs canaux d'irrigation, qui alimentent la
ville
en eau ; en voici les principaux : au sud, par le biais de l'aqueduc des
arcades
(canal Las Canals provenant d'Ille-sur-Têt), au nord, par le
canal de
Vernet-Pia qui prend sa source dans les terres et par le ruisseau
de la
Llabanère, et le Réart au sud. Perpignan est une ville hostile aux
inondations,
en 1986, la ville connut une très grosse inondation, qui arracha une
partie de
l'ancienne gare routière du centre-ville à l'espace Méditerranée 7.
Situation
Situation de l'agglomération au sein du département
Perpignan, préfecture des Pyrénées-Orientales est une ville
de 6 807 hectares située au centre de la plaine du Roussillon. La ville
est
encadrée au sud par la chaîne des Pyrénées, à l’ouest par la région des
Corbières, à l’est par la Méditerranée, au nord par le ruisseau de
la Llabanère, tandis que le Réart lui sert de limite méridionale. La
ville se
situe à 13 kilomètres de la mer Méditerranée (Canet-en-Roussillon) par
voie express et à
85 kilomètres du domaine
skiable le plus proche (Espace Cambre d'Aze, 2 400 m env.). Elle est
la plus méridionale
des grandes villes de France métropolitaine. Perpignan se
situe à 930 km de Paris, à 200 km de Toulouse , à 450 km de Bordeaux, à 310 km de Marseille , à 470 km de Nice, à 1 070 km de Lille, (1 150 km de Dunkerque) et à 190 km de Barcelone
capitale de la Catalogne . Plus proches sont les villes de Narbonne (65
km) ou encore la capitale
administrative de région , Montpellier , à 150 km .
Perpignan est la trente-unième ville de France8 de par sa population et septième
ville du
pourtour méditerranéen français.
Perpignan est à 13 kilomètres de la mer. Son point culminant se situe
au fort
du Serrat d'en Vaquer (100 m) au
Sud-Ouest de la ville, en outre la plus haute colline du Roussillon.
Perpignan est
construite sur plusieurs collines formant plusieurs niveaux, à savoir,
le niveau
Têt, le niveau Cassanyes, le niveau La Lunette-Champs de mars, le niveau
Moulin
à Vent (deuxième point le plus haut, de 80 mètres environ) et
le Serrat d'en
Vaquer-Porte d'Espagne (de 80 à 100 mètres environ).
La ville, qui s'est beaucoup agrandie au fil des siècles,
transformant des
villages voisins en quartiers (faubourgs du Vernet, lieu dit de La Patte
d'Oie
et St Gaudérique sont des exemples les plus marquants), en effet, dans
ces
quartiers l'architecture change et rejoint celle d'un petit village
(ruelles et
immeubles donnant sur la rue).
Le paysage de Perpignan est surtout marqué par l'impressionnant pic
du Canigou (Pic
del Canigó) (2 784 m), situé au sud-ouest de la ville non loin de la
frontière espagnole (région autonome de Catalogne Sud) et visible depuis
le
centre-ville. La chaîne des Albères , qui culmine à 1256 m au pic Neulos
,
forme une barrière au sud et marque la limite avec l'Espagne , pays avec
lequel
elle communique facilement au col du Perthus , dont l'altitude n'excède
pas 300 mètres , à
environ 30 km de la cité .
Perpignan s'étend du nord au sud sur près de 13 kilomètres et d'est
en ouest
sur près de 12 kilomètres.
|
Peyrestortes |
Rivesaltes,Pia |
Bompas,Villelongue-de-la-Salanque |
|
| Saint-Estève,Baho |
N |
Canet-en-Roussillon |
| O PERPIGNAN E |
| S |
| Toulouges,Canohès |
Pollestres, Villeneuve-de-la-Raho |
Cabestany, Saleilles |
Climat
Présentation
- Le climat de Perpignan est de type méditerranéen de zone 10. Les
hivers y sont doux (quatre jours de gelées par an), les étés sont
souvent chauds
et secs.
- La tramontane (Tramuntana) souffle fréquemment (un jour sur
quatre, moins depuis
quelques années) et amène une certaine fraîcheur en période estivale.
- La température moyenne annuelle à Perpignan est de 15,9 °C.
La température des mois les plus
chauds atteint plus de 30 °C. La plaine
du Roussillon est en effet l'une des régions les plus chaudes de France.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
| Paris |
1 797 h/an |
642 mm/an |
15 j/an |
19 j/an |
13 j/an |
| Nice |
2 694 h/an |
767 mm/an |
1 j/an |
31 j/an |
1 j/an |
| Strasbourg |
1 637 h/an |
610 mm/an |
30 j/an |
29 j/an |
65 j/an |
| Perpignan"9 |
2 506 h / an |
572 mm / an |
3 j / an |
26 j / an |
14 j / an |
| Moyenne nationale |
1 973 h/an |
770 mm/an |
14 j/an |
22 j/an |
40 j/an |
Nota :
- Les précipitations annuelles atteignent 572 mm, soit l'une des
moyennes les plus
faibles de la France.
- Perpignan a près de 300 jours de soleil par an, en partie en raison
du vent.
- Température record la plus froide : -11,0 °C (10 février 1956)
- Température record la plus chaude : 40,5 °C (7 juillet 1982)
- Hauteur quotidienne de précipitations la plus élevée : 222 mm (12 novembre 1999)
Relevé des températures, période 1971-2000
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
4,4 |
5,1 |
7,0 |
8,9 |
12,4 |
16,1 |
18,8 |
18,8 |
15,6 |
11,9 |
7,6 |
5,3 |
11,0 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
12,3 |
13,4 |
15,7 |
17,6 |
21,3 |
25,3 |
28,8 |
28,4 |
25,1 |
20,4 |
15,6 |
13,2 |
19,8 |
| Record
de froid (°C) |
-8,2 |
-11,0 |
-5,9 |
0,2 |
2,4 |
7,4 |
11,2 |
10,4 |
5,0 |
-1,2 |
-5,7 |
-6,3 |
-11,0 |
| Record
de chaleur (°C) |
25,0 |
26,5 |
28,0 |
32,4 |
34,4 |
36,8 |
40,5 |
38,7 |
36,8 |
34,2 |
28,1 |
26,7 |
40,5 |
Source :
Météo France
'Relevés des précipitations et heures d'ensoleillement de
Perpignan 1961-1990 10
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Total
année |
| heures
moyennes d'ensoleillement |
147.5 |
153.2 |
206.2 |
214.2 |
240.1 |
270.6 |
313.9 |
270.7 |
217.7 |
182.3 |
147.7 |
141.9 |
2506 |
| Moyennes
mensuelles de précipitations (mm) |
50.6 |
44.8 |
43.5 |
55.9 |
50.1 |
28.3 |
17.1 |
32.0 |
47.3 |
89.8 |
58.6 |
54.4 |
572.4 |
| nombre de
jours de pluie >=1 mm |
5.2 |
4.7 |
4.5 |
5.9 |
5.5 |
4.1 |
3.0 |
3.9 |
4.2 |
5.1 |
5.1 |
5.3 |
56.5 |
'Relevés des phénomènes météorologiques : Perpignan
1961-1990 11.
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Total
année |
| nombre de
jours de brouillard |
1.2 |
0.9 |
0.9 |
0.8 |
1.1 |
0.6 |
0.6 |
0.9 |
2.4 |
2.0 |
1.3 |
1.4 |
14.1 |
| nombre de
jours d'orage |
0.4 |
0.2 |
0.5 |
1.2 |
2.8 |
4.3 |
4.6 |
5.2 |
3.2 |
2.3 |
0.7 |
0.5 |
23,7 |
| nombre de
jours de neige |
0.9 |
0.6 |
0.4 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
0.2 |
0.4 |
2.6 |
| nombre de
jours de gel |
4.9 |
2.8 |
1.1 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0.9 |
3.8 |
13.5 |
| nombre de
jours de vent >=57,6 km/h |
14.4 |
11.5 |
15.6 |
12.9 |
8.1 |
7.0 |
9.0 |
7.3 |
6.8 |
9.4 |
11.6 |
13.4 |
127 |
| nombre de
jours de vent >=100,8 km/h |
2.0 |
1.2 |
2.1 |
0.6 |
0.5 |
0.2 |
0.2 |
- |
0.1 |
0.4 |
0.7 |
2.7 |
10.7 |
Organisation
urbaine
Perpignan est une ville qui s'est organisée au début sur le site de
Castell Rosselló (Château Roussillon en français) un oppidum
romain, à
l'Est de la ville et traversé par la Via Domitia. Puis plus tard, elle
se déplaça
vers les terres (actuellement) et s'y développa. Vue du ciel la ville a
une
forme de croix et s'étale du nord au sud sur 13 kilomètres environ, et
de
l'ouest à l'est sur 12 kilomètres environ soit environ 68 km².
De ce fait, la superficie de
Perpignan est plus importante que celle de Bordeaux, Lyon ou
Montpellier.
Arrondissements
Depuis quelques mois la ville de Perpignan est organisée en cinq
arrondissements, avec un maire à la tête de chaque circonscription. Les
compétences de ces derniers ont été définies récemment12.
Espaces verts
Perpignan est une ville fleurie , elle abrite plusieurs parcs :
- Au centre
- Square Bir Hakeim
- Allées Maillol
- Le Jardin de la digue d'orry
- Le Jardin de la pépinière
- Le Jardin des remparts
- Les Jardins de la Basse
- Le Jardin Terrus
- Au sud
- Parc
Sant Vicens
- Parc des sports (moulin à vent)
- Serrat
d'en Vaquer
- Las Canals (petit canal arboré)
- Au nord
Urbanisation
- Centre-ville
- Perpignan étant une ancienne ville
forteresse, son hyper-centre est très
étendu. Il est composé pour la majeure partie de maisons de l'époque
typique
catalane de trois à cinq étages par endroits, et peintes avec un enduit
lisse
aux couleurs chaudes (orange, jaune ou bordeaux). Les toits sont
constitués
essentiellement de tuiles rouge typiques de la région, hormis pour
certains
bâtiments de style haussmannien, fréquents dans la
« nouvelle-ville » (boulevard Clemenceau et quartier de la gare). Les
quartiers
proches de la gare sont en voie de réhabilitation, notamment grâce à
l'arrivée
du TGV.
Vue panoramique de la place de la République, le 29 juillet 2008.
C'est une place piétonne située au cœur de la vieille ville. À droite,
on
aperçoit le théâtre municipal.
Fontaine de la Place Bardou
Job située en centre-ville
- Quartier Central
- Au début du XXe siècle,
Perpignan connaît un boom démographique et à
cause de la circulation automobile, la ville se sépare de ses remparts
qui
encerclaient la ville, laissant de grands terrains à bâtir et créant les
boulevards dit « de ceinture », qui dessinent schématiquement un
hexagone autour
du centre ancien. Sur ces boulevards des immeubles de styles variés (du
style
Haussmann à l'architecture contemporaine), comprenant quatre à sept
étages, ont
été construits ou sont en construction.
- Quartier Nord
- Le Vernet (El Vernet en catalan) est le quartier Nord
de la ville,
séparé du centre-ville par la Têt. L'avenue du Maréchal Joffre, sa
principale artère (ancienne nationale 9 avant la construction de
la Pénétrante Nord) est par son style, le prolongement du centre-ville
(grand
boulevard et immeubles hauts). De nombreuses maisons et appartements ont
vu le
jour autour de cet axe.
- Quartier Sud
- Le
quartier Sud est caractérisé par sa ville-nouvelle, nommée « le moulin à
vent » (El moli de Vent en catalan), quartier célèbre de
Perpignan
construit à la suite de la guerre d'Algérie (vers 1962) pour les
rapatriés. Ce quartier dominé par des
espaces verts est composé d'immeubles anciens de quatre à cinq étages
ainsi que
de tours de dix étages à l’architecture hétérogène. Ils épousent la
colline sur
laquelle a été construit ce quartier. Ce quartier est par ailleurs
qualifié de
ville nouvelle, car il
possède tous les services que possède une ville, comme la poste, une
mairie
annexe, des écoles maternelles, primaires, secondaires ainsi que
l'université de Perpignan Via
Domitia de 10 000 étudiants, une cité universitaire, des logements
étudiants, le parc des sports, et le technopole tecnosud.
C'est une des seules ZUP en France qui a
fonctionné comme l'espéraient ses concepteurs13.
- Le sud de la ville avec le
quartier Porte-d'Espagne constitue également le
point de départ des axes desservant l'ouest et le sud du département :
la RD 900
(ex RN 9) et accès à l'autoroute A9 vers l'Espagne, l'avenue d'Argelès
vers la ville
du même nom (voie rapide RD 914, ex RN 114), et enfin la RN 116 vers
Prades et Andorre. Cette partie de l'agglomération
joue un rôle clef dans le dynamisme de l'économie de la cité, notamment
grâce au
marché international de Saint-Charles et sa plate-forme de marchandises,
dont
les flux sont dirigés vers l'Espagne et le Nord de la France grâce au
transport combiné camions-trains et à l'autoroute
ferroviaire Perpignan-Luxembourg. En outre, le quartier Porte-d'Espagne
est
une importante zone commerciale qui regroupe un grand nombre de
magasins.réf. nécessaire
Quartiers
Une Place du centre de Perpignan (centre
vila)
- Liste des quartiers de Perpignan
- Haut-Vernet (Alt Vernet)
- Bas-Vernet (Baix Vernet)
- Moyen-Vernet (Vernet mitjà)
- Saint Jacques (Sant Jaume)
- Saint Gaudérique (Sant Galdric)
- Mailloles (Malloles)
- Château-Roussillon (Castell-Rosselló)
- Moulin à Vent (Molí de Vent)
- Saint-Mathieu (Sant Mateu)
- Saint-Jean (Sant Joan)
- Perpignan-Bompas (Perpinyà-Bompàs)
- de la Gare (de l'Estació)
- Saint-Assiscle (Sant Aciscle)
- Parc Ducup (Parc Ducup)
- Les Remparts (Les Muralles)
- Massilia (Massília)
- Clos Banet (Clos Benet)
- Porte d'Espagne (Porta d'Espanya)
- Catalunya (Catalunya)
- Saint Charles (Sant Carles)
- Les Coves (ancienne graphie Las Cobas) (Les Coves)
- Saint Martin (Sant Martí)
- Pascot (Pascot)
- Mas Balande (Mas Balanda)
- Les Platanes
Projets
- Projet Urbain de la Gare14
- La réalisation de la ligne grande vitesse
internationale Perpignan - Figuières a rendu nécessaire le remaniement
de la
gare actuelle. La ville de Perpignan a donc adopté un PDU comprenant la
rénovation
du quartier de la gare et la réalisation d'un "pôle d'échanges
intermodal"15,
pour
se préparer au mieux à l'affluence qu'apportera le TGV. Il comprendra
notamment
une nouvelle gare routière, desservie par le futur site propre bus16.
- De plus, outre la gare,
c'est le quartier entier (La gare - St Assiscle) qui
se verra remodelé. Les parkings de stationnement deviendront
souterrains,
l'ancienne gare de triage laissera place à un nouveau quartier, et
seront créés
et construits un futur pôle judiciaire, l'Hôtel d'agglomération, un
centre
d'affaire à la place de la ZAC du Foulon (en face
de la gare) et de nombreuses résidences et hôtels17.
Histoire
Époque romaine
Ruines du forum de Ruscino
L’histoire de Perpignan ne commence pas avant le Xe siècle.
En effet, un des grands peuples de la Celtique
méditerranéenne, les Sordes auraient occupé la plaine du Roussillon,
vers -500 av. JC et
fondèrent la capitale des Sordes, puis ce sont les Romains qui l'ont
occupée
vers 121 av. JC. Les Romains vinrent s'installer dans le Roussillon dans
le but
de s'assurer l'approvisionnement des ressources naturelles du
territoire, en
particulier les minerais du pic du Canigou (et non pas une conquête
militaire).
Les Celtes se sont ainsi acclimatés avec le peuple romain.
À cette époque, Perpignan n’existait toujours pas, mais l’oppidum de
Ruscino
(actuel lieu-dit du Château-Roussillon ou Castell
Rosselló), situé à l’est de la ville, qui était le siège de
l’administration
romaine de la région18.
Étymologiquement, Roussillon doit son nom à
Ruscino.
Au fil des années, Ruscino se fit disputer le titre de capitale par
la ville
d’Elne (Illibéris), jusqu’à la chute de Rome
et l’invasion pacifique (initialement) des Wisigoths en 412.
Actuellement, il n'y aucune trace
ou document stipulant le passage des Wisigoths à Ruscino ; en outre, les
chrétiens fondèrent l'évêché d'Elne, délaissant ainsi
la ville de Ruscino18,19.
Après l'invasion des Sarrasins, Pépin le Bref, puis par la suite
Charlemagne reconquirent la
région définitivement vers 811 ; c'est alors que commencent l'ère
carolingienne et la construction de plusieurs
villages sur la plaine du Roussillon, notamment Perpignan
à quelques kilomètres de Ruscino.
L'après
Ruscino
Une tour de Château-Roussillon.
La première mention de Perpignan date de 927, il s’agit de l’acte de
vente
d’un terrain d’un certain Aton à l’évêque
d’Elne Wadale :
…de, alio latere in ipso termino de la villa Cabestagnio et le
terlio
1atere in ipso termino de villa Perpignano…
En 929, Guisandus et son épouse Genta, vendent à Sisegutus et à son
épouse Arcedonia, une vigne sise au territoire de Villa-Gothorum ou
Malleoles (aujourd’hui Mailloles ou Malloles, au sud-ouest). Elle était
sur le
chemin qui va du village de Villa Perpiniani à Orle. Enfin en 961, le
testament
de Raymond, comte de Rouergue et marquis de Gothie, parle de l'alleu de
Perpignan…
…illo alode de Perpiniani…
…qu'il lègue par tiers à l'abbaye de Saint-Pierre de Rodes
(actuellement en
Catalogne espagnole), et aux cathédrales de Girona et Elne. 961 est
l’année où Guilabert Ier reçoit le comté du
Roussillon en héritage de son père
tandis que son frère reçoit celui d’Ampories (Ampourdan, actuellement en
Catalogne espagnole). En 991 Guilabert s’installe à Perpignan,
transformant la
ville en capitale locale. À cette époque le Roussillon n'était qu'un
territoire
côtier.
Du début du Moyen Âge
au royaume de Majorque
C’est au Moyen Âge, à
partir du Xe siècle, que la ville connaît son essor. Elle
est en
effet la capitale du comté de Roussillon dès cette époque,
gagnant en importance jusqu’à attirer l’évêque, résidant normalement à
Elne. On y construit le château comtal, une
église et un hôpital, le tout placé sous le patronage de saint Jean. De
nos
jours l’église est nommé Saint-Jean-le-Vieux, elle se trouve à côté de
la
cathédrale, l’hôpital a changé de lieu, il est actuellement au nord de
la ville
(Haut-Vernet) mais retrouve son nom d’origine d'hôpital Saint-Jean,
quant au
château il n’en reste que quelques salles enterrées situées actuellement
sous le
cours Maintenon20, à
cette époque la ville n'est pas dotée de remparts.
En 1172, elle est intégrée à la couronne
d'Aragon.
En 1197, Perpignan reçoit une charte
communale qui met en place son organisation communale. Ses habitants
disposent de privilèges étendus, comme celui d’élire des consuls, un par
« main » représentante chacune d’une classe sociale. On distingue ainsi
main
majeure, moyenne et mineure.
La
capitale
du royaume de Majorque
Jacques
Ier d'Aragon dit « le Conquérant », fit des conquêtes vers l'Est du
royaume d'Aragon,
propulsant ainsi Perpignan à son apogée durant 68 années (1276-1344).
Entre 1276 et 1344, Perpignan connaît son âge d’or ; la ville est
alors
la capitale continentale du royaume de Majorque constitué par Jacques
le Conquérant pour l'enfant Jacques, son fils cadet, et comprenant,
outre les îles Baléares, le
Roussillon, la Cerdagne et la seigneurie de Montpellier. Sa
population et sa surface quadruplent en moins d’un siècle. C’est
l’époque des
grands chantiers, ceux de la cathédrale
Saint-Jean-Baptiste et du palais des rois de Majorque.
De plus, durant cette période d'apogée Perpignan connaît un essor
industriel
et commercial important grâce notamment à son rôle politique ; sa
structure
consulaire et corporative, sa population active de pareurs de draps,
teinturiers, etc21.
De
la réintégration au royaume d'Aragon à l'annexion au royaume de France
En 1344, elle perd son statut de capitale
par la réintégration du royaume de Majorque dans la couronne d’Aragon.
Dès 1346 elle est durement touchée par la peste noire. La ville ne s’en
remet pas pendant longtemps.
En 1463, Louis
XI occupe Perpignan mais la ville se soulève contre les Français en
1473.
Après un siège terrible, qui se termina le 2 février 147522, le titre de « Fidelissima villa
de
Perpinyà » (Fidèle ville de Perpignan) fut décerné par les rois
d’Aragon.
Plus tard, en 1493, Charles VIII restitua le Roussillon et la
Cerdagne aux rois catholiques,
qui venaient de fonder l'unité d'Espagne, par le mariage entre la
Castille et l'Aragon23.
Malheureusement, la rivalité franco-espagnole et les conflits qui
suivirent
devaient faire chuter l'économie de Perpignan, dotée par Philippe
II, à cet égard, de puissantes fortifications.
Devenue place avancée de la monarchie espagnole face à la France
depuis 1479, Perpignan entre dans une logique
militaire, enfermée dans des remparts puissants renforcés à
toutes les époques (Vauban notamment), elle n’est plus qu’un enjeu entre
les
deux grandes puissances. Prise par les armées de Louis XIII en 1642,
elle est annexée avec le reste du Roussillon (en
fait, les provinces ou comarques historiques du Roussillon, du Conflent,
du
Vallespir, du Capcir, de Cerdagne (Haute-Cerdagne, l'autre partie, la
Basse-Cerdagne se trouvant en Catalogne espagnole) et celle, occitane,
des
Fenouillèdes) au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659.
Perpignan à la fin de
l'Ancien Régime
Au XVIIIe siècle, le maréchal de Mailly, gouverneur du
Roussillon, transforme la loge
de mer en théâtre, qui deviendra relais de poste après la
Révolution.
Augustin-Joseph de Mailly (5 avril 1708-25 mars 1794) est
lieutenant-Général, puis
commandant en chef en Roussillon, où il est l’origine de grands
travaux, du renouveau de l’université et où il joue un grand rôle au
sein de la
franc-maçonnerie catalane.
La régénération politique du peuple roussillonnais, ainsi entreprise
dès les
dernières années du règne de Louis XIV, est entièrement consommée sous
celui de
Louis XV, par l'intervention du duc de Noailles, gouverneur général, et
du comte
Augustin-Joseph de Mailly, commandant de la province, qui prennent
vivement à
cœur, le dernier surtout, le bien-être du pays qui leur est donné en
garde.
Alors on voit le Roussillon purgé de tous les vagabonds et déserteurs de
la
Catalogne et du Languedoc, que la négligence des délégués du pouvoir
avait
laissés jusque-là pulluler dans ce pays dont ils étaient le fléau.
Mailly fonde
des hôpitaux, des manufactures et des foires24.
Augustin-Joseph de
Mailly
Augustin-Joseph de Mailly commence, après la paix avec l'Espagne, à
négocier
les rectifications de frontières. Il conclut avec l'Espagne, en 1750, un
traité particulier qui fixe les limites des deux
royaumes. Rénovateur de l’urbanisme de la ville des rois de Majorque,
Mailly
fonde le premier théâtre du Roussillon dans les locaux de la Loge.
Les dirigeants du théâtre donnent également de nombreux bals masqués,
quatorze
plus précisément au tournant de l’année 1779-178025. Il semble également que la salle de
spectacle, sise à la loge de mer, soit utilisée à l’occasion de bals
publics
comme ce fut le cas en 1776 où les consuls
informent que sur la sollicitation de M. de Chollet et de
Augustin-Joseph de
Mailly, tous deux francs-maçons, ils ont permis des bals publics pendant
le
carnaval à la salle de spectacles. Des bals publics sont également
donnés dans
cette salle, tous les dimanches, en juin 177926.
À l’époque des lumières, le déploiement des
différents réseaux de sociabilité, relevant d’initiatives individuelles
ou
collectives, s’articule dans la cité, fruit du volontarisme du
commandant en
chef de la province, le futur maréchal de Mailly27. Nombre de francs-maçons, avec en
figure
de proue, l’homme du Roi, le commandant en chef de la province, le
maréchal de
Mailly investissent l’espace des lumières à Perpignan en l’insérant dans
le
maillage du tissu provincial catalan et en y circulant à l’intérieur.
Les catholiques ne sont pas oubliés. Ils le remercieront pour la
fondation
des prix d'émulation, celle de douze places pour l'entretien des
pauvres, et
plusieurs autres établissements aussi utiles que glorieux, en l'an de
grâce 1784. D’ailleurs une première chanoinie
d'honneur héréditaire est créé pour Monseigneur le comte Augustin-Joseph
de
Mailly, marquis d'Haucourt et ses hoirs et successeurs chefs de sa
Maison, dans
l'église cathédrale de Perpignan, à perpétuité28. Il crée de nombreux jardins publics29.
Les Temps modernes
- Elle prend le statut de « capitale provinciale », c'est-à-dire de
chef-lieu ; elle est le siège d’une intendance et d’un Conseil
Souverain.
- Les gigantesques travaux de Vauban devaient faire de Perpignan une
cité désormais
imprenable, et pourtant il ne reste à peu près rien de son œuvre car la
municipalité de l'époque a décidé de les démolir au début du XXe siècle dans le but d'aérer le quartier centre
et de
pouvoir étendre la ville sur la plaine du Roussillon. Aujourd’hui il ne
reste
que le Castillet, le palais des Rois de Majorque, des
casernes, des souterrains ainsi que une partie des remparts épargnés,
qui
témoignent de l'époque de la grandeur de Perpignan et de ses
installations
militaires.
Article détaillé : Fortifications de Perpignan.
- Son agglomération concentre aujourd’hui la majorité des habitants du
département.
L'époque
contemporaine
Lors des révoltes dans le midi en 1907 par toutes la profession
viticole,la
préfecture de Perpignan fut l'assaut par des vignerons d'un incendie et
de
saccages.
La ville est libérée par la 1re DFL
(division française libre),30 le 19 Août 1944.
L'histoire
religieuse
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section est
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Perpignan compte une cathédrale (Saint-Jean) et plusieurs lieux de
cultes
catholiques (dont l'Église Saint Jacques, datant du XIIIe siècle), une synagogue (rue François Arago) et,
depuis 2006, une grande mosquée,
située au nord de Perpignan (Polygone Nord).
Étymologie
Toponymie
La mention la plus ancienne du nom de la ville de Perpignan date d’un
document de l’an 927 collationné par B. Alart
dans le Cartulaire
Roussillonnais.
C’est alors « Perpinianum » que l’on retrouve plus tard dans d’autres
textes
sous les formes suivantes : « Villa Perpiniano » (959) ; « Pirpinianum »
au XIe siècle ; Perpiniani (1176) ; Perpenya au XIIIe siècle.
La signification du nom de Perpignan est traitée dans de nombreux
ouvrages
depuis plusieurs siècles. Deux hypothèses dominent.
Hypothèse
d’un propriétaire nommé « Perpennius » ou « Perpennis »
Selon les défenseurs de cette hypothèse le cognomen (= surnom choisi
par son porteur) romain
Perpennius (ou parfois Perpennis), serait attesté dans le
monde
romain, comme lui-même dérivé d’un nom de famille romain Perpenna,
lui-même attesté correctement par le fait qu’un chef d’armée romain a
porté ce
nom.
En 77 av.
J.-C., ce Perpenna est venu avec son armée renforcer, en Hispanie, les
troupes
de Sertorius homme d’État et
général romain. Plus tard, en -72, Perpenna a assassiné Sertorius puis a
été
exécuté pour ce crime.
Ainsi le nom d’origine serait Perpennianum, le suffixe -anum laissant supposer que le lieu était la propriété d’un homme nommé
Perpennius ou
Perpennis. Mais il a même été écrit que le Perpenna, cité plus haut,
serait
revenu comme vétéran (gradé de l’armée retraité) sur un lieu connu par
lui lors
de sa campagne hispanique.
Une autre hypothèse attribue l'origine du nom de la ville aux
origines
arabo-andalouses et au nom arabe "بئر البنيان" (bir al bognane) dont la
signification littérale est le puits des constructions.
Héraldique
Blason
|
Le premier blason se décrit ainsi (à gauche) : D'or aux quatre
pals de
gueules à l'écusson en bannière d'azur brochant sur le tout, chargé de
Saint
Jean Baptiste debout de carnation, auréolé d'or, vêtu d'une tunique en
poils de
chameau serrée à la taille d'une ceinture de cuir, le tout au naturel,
et d'un
manteau de pourpre doublé de sinople,
tenant de sa dextre une croix haute d'or et sur son bras sénestre un
agnelet
d'argent. 31
Le deuxième blasonnement de la ville est représenté à droite : De
gueules,
à deux tours d'or crénelées d'argent, et à une fleur de lis aussi d'or
en
chef.
|
|
Devise
Devise ancienne
REGI ET DEO SEMPER FIDELISSIMA (Toujours fidèle au roi et à
Dieu)
La devise, doit être considérée comme apocryphe, elle a peut-être été
composée à l'époque où la ville demanda le renouvellement des armoiries,
jamais
elle n'a été portée.
Le 21 janvier 1474, le roi d'Aragon, Jean II, pour récompenser la
ville de
l'héroïque résistance qu'elle opposait aux troupes de Louis XI, lui
accorda le titre de
FIDELISSIMA, très fidèle, qu'elle a toujours gardé depuis. Ce seul mot
pourrait,
avec juste raison, être pris comme devise historique par la ville de
Perpignan32.
Devise récente
FIDELISSIMA VILA DE PERPINYÀ (Fidèle ville de Perpignan)33
Démographie
- Évolution démographique34
Évolution démographique
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
| 9 134 |
10 415 |
12 499 |
14 864 |
17 114 |
17 618 |
20 792 |
22 706 |
21 783 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
| 23 301 |
23 462 |
25 264 |
27 378 |
28 353 |
31 735 |
34 183 |
33 878 |
35 088 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
| 36 157 |
38 898 |
39 510 |
53 742 |
68 835 |