Paris est la ville la
plus peuplée et la capitale de
la France, chef-lieu de la région Île-de-France et unique
commune-département du pays. Elle se
situe sur une boucle de la Seine, au
centre du Bassin
parisien, entre les confluents de la Marne et de la Seine en amont, et
de l’Oise et de la Seine en aval. Ses habitants s’appellent les
Parisiens.
La position de Paris à un carrefour entre les itinéraires commerciaux
terrestres et fluviaux au cœur d’une riche région agricole en a fait une
des
principales villes de France au cours du Xe siècle,
avec des palais royaux, de riches abbayes et une cathédrale ; au cours
du XIIe siècle, Paris devient un des premiers foyers
en Europe pour l’enseignement et les arts. Le
pouvoir royal se fixant dans cette ville, son importance économique et
politique
ne cesse de croître. Ainsi, au début du XIVe siècle,
Paris est la ville la plus importante de tout
le monde
chrétien. Au XVIIe siècle, elle est la
capitale de la première puissance
politique européenne, au XVIIIe le centre culturel de l’Europe et au XIXe la capitale des
arts et des plaisirs. Abritant de
nombreux monuments, Paris est aussi une ville importante dans l’histoire
du monde,
avec un rôle politique et économique majeur. Symbole de la culture
française, la ville attire aujourd'hui près de trente millions de
visiteurs
par an[1][2]. Paris
possède également une place prépondérante dans le milieu de la mode et
du luxe.
Paris est la capitale économique et commerciale de la France, sa
première
place financière et boursière. La densité de son réseau ferroviaire,
autoroutier
et sa structure aéroportuaire, plaque tournante du réseau aérien
français et
européen, en font un point de convergence pour les transports
internationaux.
Cette situation est issue d’une longue évolution, en particulier des
conceptions
centralisatrices des
monarchies et des républiques, qui donnent un rôle considérable à la
capitale
dans le pays et tendent à y concentrer à l’extrême les institutions.
Depuis les
années 1960, les
gouvernements successifs ont développé des politiques de déconcentration
et
de décentralisation afin de rééquilibrer le
pays.
Au 1er janvier 2007, la population de
Paris
intra-muros était de 2 193 030 habitants d’après le recensement de
l’Insee[3].
Néanmoins, au cours du XXe siècle,
l’agglomération de Paris s’est
largement développée hors des limites de la commune. Son aire
urbaine, qui inclut l’agglomération et la couronne périurbaine,
comprenait
11 769 433 habitants en 2006[4].
Elle
est l'une des agglomérations
européennes les plus peuplées. Paris, avec un PIB de 164 539
millions d'euros en 2005[5],
est un
acteur économique européen majeur. Elle
est au coeur de l'Ile-de-France, 2e région
européenne
en termes de PIB PPA[6] et 6e en termes
de PIB par
habitant PPA[7].
Géographie
physique
Vue de Paris depuis Notre-Dame de
Paris.
Topographie
Au cœur du Bassin
parisien, Paris est implantée sur la Seine où se situent deux îles qui
constituent le cœur
historique de la ville : l'île de la Cité à l'ouest et l'île
Saint-Louis, à
l'est. De là, la ville s'étend inégalement de part et d'autre du fleuve,
la
superficie occupée au nord sur la rive droite étant nettement supérieure
(environ deux fois) à celle sur la rive gauche, au sud.
Paris intra-muros, délimitée de fait en 1844 par l'enceinte de Thiers
ainsi que par l'annexion
de communes ou quartiers de celles-ci en 1860[8],
est
aujourd'hui séparée de la banlieue par le boulevard
périphérique. Les accès routiers se font par les portes de Paris ou par
les autoroutes et routes
nationales qui rejoignent cette rocade. Le boulevard périphérique, voie
rapide urbaine de 35 km,
constitue de fait une frontière artificielle entre la ville et les
communes
limitrophes ; sa couverture progressive permet de mieux ouvrir Paris à
son
agglomération[9].
À l'intérieur de cette limite, de part et d'autre du fleuve,
plusieurs
reliefs composés de buttes-témoin gypseuses forment de petites collines[s 1]. Sur la rive droite, il s'agit de
Montmartre (131 m), avec pour point
culminant le cimetière du
Calvaire[s 2],
de Belleville (128,5
m), avec pour point culminant la rue du Télégraphe, de Ménilmontant (108
m), des
Buttes-Chaumont (103 m), de Passy (71 m) et de Chaillot (67
m). Sur la rive gauche, ce sont les points hauts de Montparnasse (66 m),
de la Butte-aux-Cailles (63 m)
et de la Montagne Sainte-Geneviève (61
m).
Au-delà du boulevard périphérique, Paris s'étend également sur des
zones
accueillant l'héliport (15e arrondissement)
et surtout deux grands espaces boisés
aménagés par Haussmann sur des communes
voisines avant d'être rattachés à Paris en 1929 : à l'ouest, le Bois de
Boulogne (846 hectares, 16e) et à
l'est, le Bois de
Vincennes (995 hectares, 12e), ce
qui porte le périmètre de la ville à 54,74 km. Plus anecdotique, depuis
1864, la
ville de Paris est propriétaire du domaine entourant les sources de la
Seine, à
231 km du centre-ville, près de la ville de Source-Seine[10].
La ville de Paris avec 105 km2 occupe le 113e rang des
communes de France métropolitaine. En
revanche, l'unité urbaine de Paris,
c'est-à-dire la ville et son agglomération urbaine, recouvre une
superficie de
2 723 km2 rassemblant 9 644 507 habitants
répartis, en 1999, dans 396 communes d'Île-de-France[11].
Le point zéro des routes de
France est matérialisé sur une dalle située devant Notre-Dame de Paris.
Hydrographie
Articles détaillés : Seine, Débit de la Seine à
Paris,
Bièvre,
Canal
Saint-Martin et Liste des ponts de Paris.
La Seine traverse la ville en formant
un arc de cercle, y entrant par le sud-est pour en sortir au sud-ouest.
Plus de
trente
ponts permettent de franchir le fleuve.
Le pont des Arts et le pont Neuf, deux des plus célèbres
ponts de Paris
La ville est également traversée par deux autres cours d'eau : la
Bièvre, qui
arrive du sud de Paris, aujourd'hui entièrement souterraine, et le canal
Saint-Martin, inauguré en 1825 et long
de 4,5 kilomètres. Il est en partie souterrain de la rue du
Faubourg-du-Temple à
la Bastille et constitue la partie terminale du canal de l'Ourcq, long
de 108 kilomètres,
qui entre dans la ville par le nord-est. Il alimente le bassin de la
Villette,
passe sous la place de la Bastille avant de rejoindre la
Seine en amont de l'île Saint-Louis, après le port de
l'Arsenal. Un canal s'en détache au bassin de la Villette en direction
de Saint-Denis, le canal Saint-Denis,
long de 6,6 kilomètres et ouvert en 1821, il
permet de rejoindre la Seine en aval et d'éviter la traversée de
Géologie
Le Bassin
parisien forme un grand ensemble de couches sédimentaires successives.
C'est
l'un des premiers lieux qui a fait l'objet d'une carte géologique et a
permis de fonder de
nombreuses théories en géologie comme la paléontologie et l'anatomie
comparée, théories de Georges Cuvier[12]. Le
Bassin parisien s'est constitué il y a 41 millions d'années. C'est un
bassin
marin épicontinental reposant sur des massifs datant du paléozoïque que
sont le massif des Vosges,
le Massif central et
le Massif
armoricain. Avec la formation des Alpes, le bassin se referme mais reste
ouvert vers la Manche et l'océan
Atlantique. Cela préfigure les futurs bassins fluviaux de la Loire et de
la Seine. À la fin de l'Oligocène, le Bassin parisien devient
continental[12].
En 1911, Paul Lemoine montre que le bassin est composé de
strates disposées en cuvettes concentriques[13],[14]. Plus tard, des études approfondies
sur
des données sismiques, des forages et des puits ont permis d'en avoir
une image
précise. Celles-ci confirment les strates en cuvettes concentriques mais
avec
des objets complexes comme des failles.
Les formations du relief parisien se situent dans les couches du
Mésozoïque et du Paléogène (ère
tertiaire) et ont été élaborées par l'érosion.
La première strate datant de l'ère tertiaire est constituée
d'alluvions de la
Seine d'époque moderne. Les plus anciens dépôts sont des sables et des
argiles datant de l'étage sparnacien présent dans le 16e arrondissement d'Auteuil au Trocadéro. Mais
l'étage le plus connu est le Lutétien, riche en gypse et en calcaire[15].
Aperçu des carrières souterraines de
Paris.
Le sous-sol parisien se caractérise par la présence de nombreuses
carrières de calcaire, gypse et pierre meulière. Certaines ont été
utilisées comme catacombes et
forment l'ossuaire municipal, dont
une partie est ouverte au public. Le calcaire a été exploité jusqu'au XIVe siècle sur la rive gauche, de la place d'Italie
à Vaugirard.
Aujourd'hui, son extraction s'est déplacée vers l'Oise, à Saint-Maximin
par exemple[16].
L'exploitation du gypse a été très active à Montmartre et Bagneux.
L'hydrogéologie est très influencée par l'urbanisation. La Bièvre,
petit affluent de la Seine qui a modelé toute la rive gauche, a
été couverte au XIXe siècle pour des raisons
hygiéniques. De nombreuses
nappes d'eau souterraines sont présentes dans le sous-sol parisien,
comme celles
d'Auteuil qui fournissent par forage de l'eau à la ville. La nappe
albienne est la plus
connue de la région parisienne et est exploitée à Paris depuis 1841 par
le puits artésien de Grenelle[17].
L'environnement
Article détaillé : Environnement à Paris.
Comme toutes les grandes métropoles de la planète, Paris subit des
conséquences environnementales liées à l'échelle de sa population et de
son
activité économique[s 3].
Paris est la capitale la plus dense d'Europe en population. La part des
espaces verts est des plus
réduites, et ce malgré les parcs et jardins qui ont été créés au cours
des deux
dernières décennies afin de pallier cette carence, d'où une biodiversité
relativement
limitée[18].
La pollution
atmosphérique et le bruit constituent des problèmes de santé
publique ; ils ont motivé la création de réseaux de surveillance.
Plus anecdotiquement, Paris possède une réputation peu glorieuse en
matière
de déjections canines. Ces déjections sont considérées comme la première
cause
de saleté de la ville par les habitants[s 4].
Toponymie
Paris tire son nom du peuple gaulois des Parisii (un Parisius,
des Parisii). Le
mot Paris est en fait dérivé du latin Civitas Parisiorum (la Cité
des Parisii), désignation qui l'a emporté sur Lutetia (Lutèce).
L'origine du nom des Parisii n'est pas
connue avec certitude. Les Parisii ont donné leur nom à Paris,
Villeparisis, Cormeilles-en-Parisis, Fontenay-en-Parisis et toute la
région
(pagus) du Parisis.
À l'époque romaine, on trouve également des Parisii en Angleterre, dans
l'actuel
Yorkshire de
l'Est.