Nîmes est une ville du sud-est de la France, préfecture du département du Gard qui fait partie de la région administrative du Languedoc-Roussillon.
Située entre la mer Méditerranée et la montagne des Cévennes, sur l'axe très fréquenté Avignon/Arles/Marseille - Montpellier/Perpignan, peuplée de formatnum:144092 habitants en 2006 (la barre des formatnum:150000 doit être franchie en 2009-2010), la ville de Nîmes voit en période estivale sa population s'accroître de très nombreux touristes qui viennent visiter ses célèbres monuments romains.
Ses habitants sont appelés Nîmois, Nîmoises Consulté le 17/07/2008.. Son nom dérive du celtique Nemausus qui devint en occitan médiéval Nimes ou Nemze.
La fondation de Nîmes remonte à l'Antiquité. Ville à la fois romaine et hispanique, camarguaise et cévenole, provençale et languedocienne, fief protestant historique, elle s'enorgueillit d'une culture et d'une histoire particulièrement riches et reste une ville à forte identité. Ses antiques racines et la pluralité des cultures ont inspiré l'écrivain Christian Liger, né à Nîmes, qui a écrit de la ville qu'elle est « Posée au carrefour de l'Histoire et des relations humaines ».
L'engouement de la population de l'hexagone pour le sud-est de la France et la desserte de la ville par des relations ferroviaires assurées par les TGV lui donnent un dynamisme nouveau et contribuent à ses récents essors démographique et économique.
Son riche patrimoine historique et culturel ainsi que la valorisation du patrimoine et de l'architecture a permis à la ville d'obtenir le label de Ville d'Art et d'Histoire.
Géographie
Situation géographique
Préfecture du département du Gard, la ville de Nîmes se trouve dans l'étroite plaine du bas Languedoc qui s'étire du Rhône à l'Aude. Sa position avantageuse sur l'arc méditerranéen la met en proximité de villes importantes. À l'est, 27 kilomètres la séparent d'Arles, 95 kilomètres d'Aix-en-Provence et au sud-est, la métropole de Marseille n'est qu'à 110 kilomètres. Au nord-est, elle est distante de 40 kilomètres d'Avignon, de 65 kilomètres d'Orange et au nord, Lyon est à 250 kilomètres par le couloir rhôdanien. Au nord-ouest Alès n'est qu'a 40 kilomètres. Au sud-ouest, une distance de 50 kilomètres la sépare de Montpellier ; 84 kilomètres de Sète. Barcelone est distante de 380 km.
Ses coordonnées géographiques sont les suivantes : (Voir les plans et vues par satellite de Nîmes).
Assise au pied de collines formant des plateaux couverts de garrigue, l'altitude maximale sur celles au nord de la ville atteint 215 mètres (116 mètres en zone urbaine) et l'altitude minimale est de 21 mètres dans la plaine du Vistre (30 mètres en zone urbaine). Depuis sa position dominante sur la large vallée du Vistre et la plateau de la Costière, notamment au niveau de la fameuse Tour Magne, Nîmes embrasse le paysage sur un rayon de plus de 100 kilomètres.
En direction du midi, s'étalent tout d'abord la vallée fertile de la Vistrenque où coule le Vistre, ce petit cours d'eau qui descend des collines de Cabrières, puis le bas plateau des Costières : deux éléments géographiques qui constituent à la fois un grand couloir de circulation et un riche espace agricole grâce aux vignobles réputés où l'irrigation a permis de développer aussi vergers et maraîchages. Ce secteur comporte des villages importants qui soutiennent des densités de population assez élevées. Au-delà du bourrelet des Costières arrive le pays de l'eau, du sable et du sel, nature grandiose et sauvage de la petite Camargue qui s'achève par les salines. Le paysage s'ouvre alors sur le cordon littoral sablonneux baigné par les eaux de la mer Méditerranée où s'est développé l'ensemble touristique comprenant les villes d'Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi et de Port Camargue.
Vers le Nord, en direction d'Alès (ville distante seulement de 45 kilomètres de la cité nîmoise) s'étagent successivement les paysages arides et calcaires des garrigues nîmoises, puis de la large plaine de la Gardonnenque, dominée par le mont Bouquet ( 631 m ) , où le Gard serpente et parfois perd ses eaux avant de croiser le pont qui porte son nom, prestigieux monument romain ( pont du Gard ). Au pied de la ville d'Alès, la chaîne montagneuse des Cévennes dresse ses premiers contreforts. La barrière du mont Lozère est parfaitement visible tout comme le mont Aigoual au nord ouest .
Au levant, le mont Ventoux du haut de ses 1912 mètres découpe la ligne d'horizon de sa masse imposante précédé au sud des montagnes de Luberon , des Alpilles , et , par temps clair, la montagne Sainte Victoire au loin . Au-delà du Rhône, qui trace les limites entre les départements du Gard et de Vaucluse et des régions Languedoc-Roussillon et Provence-Alpes-Côte d'Azur, la ville côtoie les cités d'Avignon (40 km au nord-est) et d'Arles (27 km au sud-est).
À l'ouest, sur la ligne d'horizon, le regard s'accroche en terre héraultaise, précédée de la Vaunage, sur la silhouette pitorresque du pic Saint Loup qui culmine du haut de ses 658 mètres d'altitude à vingt-cinq kilomètres au nord de Montpellier. Plus près, à environ vingt-cinq kilomètres, peu avant Lunel, notamment au niveau de Sommières, le Vidourle (petit cours d'eau dont la longueur ne dépasse pas 100 kilomètres mais sujet à des crues automnales violentes appelées Vidourlade) chevauche la limite entre les départements du Gard et de l'Hérault.
Les communes de Milhaud (continuité urbaine à l'ouest), La Calmette, La Rouvière, Gajan, Parignargues, Caveirac, Générac, Saint-Gilles, Caissargues (continuité urbaine au sud), Bouillargues, Rodilhan, Marguerittes ( continuité urbaine à l'est ) et Poulx sont limitrophes à la commune de Nîmes. Du sud ouest au nord est , la ville s'étend sur plus de 10 km pour 2 à 3 km de largeur .
Nîmes est l'une des 79 communes membres du Schéma de Cohérence Territoriale SCOT du Sud du Gard, elle en est la ville centre. Elle est également l'une des 41 communes du Pays Garrigues Costières par la Communauté d'agglomération de Nîmes Métropole.
Climat
La cité gardoise bénéficie d'un climat très doux.
Cependant, la ville reste soumise à l'influence du Mistral dont les rafales peuvent dépasser les 100 kilomètres/heure et qui souffle une centaine de jours par an en moyenne dans la vallée du Rhône. Ce vent tend à relativiser les hivers doux.
L'influence méditerranéenne limite les précipitations et donne un été chaud ainsi qu'une aridité très marquée de la période estivale car sa peau reflète le soleil . Au contraire, l'automne est généralement la saison des perturbations orageuses méditerranéennes pouvant déverser des quantités d'eau remarquables en quelques heures.
Sa position topographique, au creux des collines de garrigues, retient parfois de fortes chaleurs (Les sept collines de Nîmes - qui topographiquement n'en constituent que trois - ont pour toponyme : Puech du Teil, Montaury, Mont Cavalier au sommet duquel trône la Tour Magne, Canteduc, La Croix de Fer-Mont Duplan, Mont Margarot). Cette situation explique les importantes chaleurs estivales et les fréquentes inondations (les plus dramatiques furent celles du 3 octobre 1988, deversant, en moyenne, 250 à plus de 420 mm en 6 heures sur les hauteurs de la ville et entrainant la mort de 10 personnes...).
Données et comparaisons climatologiques
Le tableau suivant donne la comparaison du climat nîmois avec la moyenne nationale et quelques villes représentatives, site de l'Internaute:
| Ville !! Ensoleillement !! Pluie !! Neige !! Orage !! Brouillard |
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Nîmes || 2 669 h/an ||762 mm/an || 3 j/an || 24 j/an || 11 j/an |
- |
Toulon || 2 899 h / an || 665 mm / an || 1 j / an || 23 j / an || 3 j / an |
- |
Paris || 1 797 h/an || 642 mm/an || 15 j/an || 19 j/an ||13 j/an |
- |
Strasbourg ||1 637 h/an || 610 mm/an || 30 j/an || 29 j/an ||65 j/an |
- |
Besançon || 1 872 h/an ||1 108 mm/an || 29 j/an || 28 j/an || 22 j/an |
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Moyenne nationale || 1 973 h/an || 770 mm/an || 14 j/an || 22 j/an || 40 j/an |
Températures et précipitations
La moyenne des températures les plus basses de l'ensemble de l'année 2007 est de 10,4 °C. La moyenne des températures les plus élevées de cette même année 2007 est de 19,9°C. Les quatre mois de juin, juillet, août et septembre, toujours de l'année 2007 donnent une moyenne de 28,5°C. En été des pics réguliers à plus de 35°C ne sont pas exceptionnels. Météo France a relevé la température là plus élevée à 40,6 °C le 1er août 1947 (Sur la période 1971 - 2000).
| style=" background-color:#D1E8FF;color: #000080;text-align:left;" height="17" |Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | Année |
- |
style="background-color:#D1E8FF; color:#000080;text-align:left;height:45px;" |Températures moyennes (année 2007) °C |
5,7 |
6,8 |
10,1 |
13 |
16,8 |
20,8 |
23,6 |
22,9 |
19,7 |
14,6 |
9,8 |
6,5 |
14,2 |
- |
style="background-color:#D1E8FF; color:#000080; text-align:left;height:45px;" |Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1971-2000) - Source: Météo France |
78 |
59 |
53 |
64 |
61 |
48 |
28 |
57 |
78 |
139 |
64 |
65 |
794 |
Transports et infrastructures de communication
Déjà à l'époque romaine, NemaususNemausus est le nom d'une divinité celtique de la source nîmoise qui a donné le nom actuel de la ville de Nîmes. Nemausus est donc le nom antique de Nîmes. était une étape sur la Via Domitia, cette ancienne voie de communication qui reliait l'Est de la Provincia romana, (la Provence d'aujourd'hui), à la Septimanie, devenue ensuite (pour la plus grande partie) le Languedoc.
Aujourd'hui la ville tire profit pour son développement des excellentes infrastructures de communications, tant autoroutières que routières, ferroviaires ou aériennes qui irriguent le sud de la France.
Voies routières et autoroutières
L'autoroute A9, dite aussi « la Languedocienne » est un des axes majeurs qui assurent la liaison entre l'Europe du Nord et l'Espagne via la vallée du Rhône. Dans sa traversée du Languedoc elle borde la ville de Nîmes sur sa façade sud. Ses deux accès est et ouest favorisent les liaisons rapides avec les villes importantes ; au nord en direction de Lyon et les villes au-delà, et à l'ouest vers Montpellier, et les prolongements vers l'Espagne, ou Toulouse et Bordeaux.
La liaison autoroutière avec les villes du sud de la France comme Arles, Aix-en-Provence, Marseille et au-delà vers Nice puis l'Italie sont établies par l'autoroute A54.
Une route à deux fois deux voies, assure les importantes relations vers le nord du département du Gard, vers la cité gardoise d'Alès et les sites touristiques des Cévennes. La proche rive droite du Rhône et les villes et les sites touristiques de Vaucluse sont accessibles par route N 86, mais on regrettera l'absence d'une liaison autoroutière avec la cité des papes (section de 20 km sur route classique très encombrée entre Remoulins et Les Angles- Villeneuve les Avignon). De Nîmes, vers les sites touristiques du littoral, la cité d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi, les plages du littoral méditerranéen, le lien routier a été largement dimensionné pour répondre à la demande de la forte densité de circulation de la période estivale.
Transport ferroviaire
- Croisement d'un TGV et d'un TER (AGC) aux couleurs de la Région Languedoc-Roussillon.]]
Le réseau ferroviaire nîmois est également de première importance, constituant un nœud stratégique depuis 1845 ( première gare ouverte aux voyageurs en 1839 ). La ville bénéficie des relations directes assurées par des trains à grande vitesse de la Ligne à grande vitesse Méditerranée. Le TGV met la gare de Nîmes à environ 1 heure de Marseille, 1 heure 20 de Lyon-Part-Dieu, 2 heures 52 de Paris, 3 heures 10 de Genève ou même à 4 heures 40 de Lille.
Le prolongement de la ligne LGV vers l'Espagne, initialement prévu pour 2013 mais hélas à prévoir à l'horizon des années 2020, facilitera les relations avec la ville de Barcelone, la capitale de la Catalogne. D'ailleurs, à ce jour, Nîmes est loin d'être assurée de disposer d'une gare TGV , faute d'un projet urbanistique ambitieux , contrairement à ses voisines Avignon et Montpellier qui ont largement anticipé ce grand évènement par la création de nouveaux quartiers dans la périphérie immédiate de leurs centres...
Le réseau ferroviaire classique, par la ligne de Tarascon à Narbonne assure les liaisons par trains TER ou Corail Téoz de, ou vers, Avignon, Lyon ou Marseille, Montpellier, Perpignan ou Bordeaux. En direction du nord, la ligne des CévennesLa ligne fut construite en grande partie par les Nîmois Paulin Talabot et Charles Dombre. Sur cette ligne circule le train appelé Le Cévenol. Ce train permet au voyageur de s'offrir un voyage touristique pittoresque à travers les paysages sauvages des Cévennes, de la haute Lozère et des gorges de l' Allier. Cette ligne réalise au passage la desserte TER des villes d'Alès, La Grand'Combe, Chamborigaud, Génolhac, Villefort, La Bastide-Puylaurent/Saint-Laurent-les-Bains (point culminant de la ligne à 1 050 mètres et correspondance pour Mende) et enfin Langogne. D'Alès, il y a la possibilité de rejoindre Saint-Ambroix et Bessèges dans la haute vallée de la Cèze à fort intérêt touristique, met en relation Nîmes et Paris via Alès et Clermont-FerrandAvec la particularité que ces circulations sont astreintes à un rebroussement au niveau du Poste 3 de Nîmes-Courbessac (en attendant le futur viaduc), pour rejoindre leur ligne. Vers les plages du littoral, la ligne Nîmes - Le Grau du Roi assure, avec du matériel TER la desserte des stations touristiques d'Aigues-Mortes et du Grau du Roi, son terminus.
Transport aérien
L'Aéroport Nîmes Alès Camargue Cévennes assure la desserte aérienne de la ville. Situé à environ 10 kilomètres au sud de l'agglomération nîmoise et à 15 kilomètres d'Arles sur les communes de Garons et Saint-Gilles, il possède une piste longue de . Il reçoit les vols réguliers qui relient Nîmes à Londres (Luton), Liverpool, East Midlands, Bruxelles-Charleroi et Madrid. Des vols saisonniers de fréquence hebdomadaire sont assurés vers Copenhague-Odense. Les liaisons vers Séville, Marrakech ou les Baléares en cours d'étude en 2007 pourront être concrétisées fin 2008 sous réserve d'obtenir une fréquentation suffisante. La gestion de l'aéroport a été confiée en janvier 2007 à Véolia Transport pour une durée de cinq ans. Sa fréquentation a enregistré une hausse de formatnum:75000 passagers entre les années 2004 et 2005, passant ainsi de formatnum:135000 à formatnum:210000 passagers. Toutefois, une trop grande proximité avec l'aéroport de Montpellier-Méditerranée (éloigné seulement de 55 kilomètres) semble nuire au développement naturel des deux infrastructures aéroportuaires. Par ailleurs, Nîmes dispose encore, à l'est de la ville de l'ancien aérodrome de tourisme et loisirs de Nîmes-Courbessac, doté d'une piste non revêtue.
Transports en commun
Les transports urbains sont assurés par les Transports de l'Agglomération Nimoise. Le terme "Go" emprunté à langue anglaise a été ajouté pour symboliser le mouvement, le déplacement, voire le dynamisme.
Transports de l'Agglomération Nîmoise (Tango)}}
Urbanisme
thumb de logements construits dans les années 1960]]
La ville s'est développée à partir de l'Écusson, son centre historique contenu à l'intérieur d'une enceinte constituée par de larges boulevards ombragés tracés sur le pourtour de l'enceinte médiévale.
L'espace s'est urbanisé d'une façon dissymétrique. Le centre urbain posé au pied des reliefs s'est moins développé au nord, en s'adossant aux petites collines qui montent en gradin sur les garrigues, tandis qu'il s'étalait plus facilement vers l'ouest débordant les collines de Valdegour et de Pissevin et au sud sur la plaine du Vistre en délaissant quelque peu le secteur est.
L'Écusson, secteur protégé, dense et saturé avec ses places et placettes, son dédale de rues étroites, commerçantes et ombragées, propices à la flânerie, recèle de trésors architecturaux, hôtels particuliers érigés entre le XVIe s et le XIXe siècle, Hôtel de Ville du XVIIIe siècle, cathédrale, chapelles, façades, tous remis récemment en valeur.
Au nord-ouest de l'Écusson, les visiteurs constateront une audacieuse confrontation : l'antique pose son regard sur le moderne. La Maison Carrée, vieille dame romaine deux fois millénaire côtoie le jeune Carré d'art. Cette œuvre de verre de Norman Foster abrite le musée d'Art contemporain.
La pointe méridionale de l'Écusson s'ouvre sur le monument le plus emblématique de la ville, l'amphithéâtre romain ou " arènes " posé sur l'écrin de la grande esplanade rénovée, ornée en son centre de la fontaine Pradier et prolongée jusqu'à la gare ferroviaire par l'avenue Feuchère. Dans ces quartiers du XIXe siècle siècle, se localisent le Palais de Justice de style néoclassique, l'eglise Ste Perpétue et sa haute flèche, l'Hôtel de la Préfecture, l'hôtel Silhol qui accueille le tribunal administratif. Ce bel ordonnancement architectural est fermé par la façade monumentale de la gare qui lui fait face. Ce secteur fait l'objet d'aménagements dans le cadre du projet "Arènes-Esplanade-Feuchères". L'achèvement de ce projet concernera les aménagements de l'avenue Feuchère de façon à réunir les trois espaces distincts Arènes-Esplanade-Feuchères et comprendra, à terme, l'aménagement de la rue de la République. La voie ferrée posée en hauteur sur un viaduc long de , dont la plupart des grandes arcades sont hélas - (1991).]] bouchées, traverse en son centre la ville d'est en ouest.
En se développant vers l'ouest, la ville a ouvert de larges et longues artères. L'avenue Jean Jaurès, la plus longue (), orientée nord-sud, s'étire au sud, des immeubles du Forum-Camargue jusqu'aux grilles des Jardins de la Fontaine au nord avec en ligne de mire la tour Magne.
Certaines rues et quartiers du centre-ville ou de sa périphérie immédiate portent encore les stigmates des périodes économiques difficiles. Sous différents mandats, la ville a réhabilité et continue à transformer des rues, places et quartiers. Citons dernièrement la place du Chapitre, la place Montcalm, la place du Griffe à Saint-Cézaire, la percée Clérisseau, l'îlot Corcomaire, le Square Antonin.
Dans l'important projet Hoche-Sernam qui voit le jour autour de l'ancien hôpital Gaston Doumergue, la ville entend permettre la construction du nouveau site universitaire ainsi que plusieurs centaines de logements étudiants.
À l'est, ce sont les zones du Chemin Bas d'Avignon, et à l'ouest sur les collines de Valdegour et de Pissevin, devenues des îlots de précarité comportant des immeubles vieillissants qui ne répondent plus aux normes de vie. L'agglomération Nîmes-Métropole doit lancer un vaste programme de modernisation, de désenclavement et de réhabilitation dans l'espoir d'y faciliter une dynamisation économique.
Pour faire face à la poussée démographique, la ville autorise ou lance de nombreuses opérations immobilières, résidences ou zones d'Aménagement concertées (ZAC), et accepte même l'ajout d'un étage aux immeubles dans certains quartiers.
Nîmes s'embellit, se modernise. En cherchant à séduire, elle voudrait convaincre les investisseurs à venir s'y installer afin de trouver une réponse définitive à son endémique problème de chômage.
Démographie
Nîmes est la deuxième ville de la région Languedoc-Roussillon.
La ville qui fut, au cours du XXe siècle, un centre de l'immigration espagnole, italienne, portugaise et maghrébine est devenue la vingtième ville de France par sa population intra-muros : elle devrait dépasser en 2010 la barre des formatnum:150000 habitants. La communauté d'agglomération Nîmes Métropole qui comprend 27 communes depuis 2009 totalise formatnum:230000 habitants selon son site officiel. D'après les prévisions, la population de l'agglomération pourrait atteindre formatnum:300000 habitants dans les années 2030 (formatnum:220000 habitants en 2000).
Évolution de la population
Le tableau ci-dessus met en évidence la variation de l'accélération récente aprés une longue stagnation du rythme d'accroissement de la population entre les recensements des années 1990 et 1999 et ceux de 1999 à 2004. Dans les neuf années qui séparent les années 1990 et 1999 la population s'est accrue de formatnum:5000 habitants, entre les cinq années qui séparent 1999 de 2004 la progression a dépassé les formatnum:11 000 habitants et si on porte la comparaison entre les années 1999 à 2007 c'est un accroissement de formatnum:12594 habitants qu'a connu la ville. En pourcentage, l'accroissement qui était d'environ 3,8 % sur neuf ans entre 1990 et 1999, pour un taux moyen annuel de 0,4 %, a atteint les 8 % sur les cinq années comprises entre 1999 et 2004, soit un taux moyen annuel positif de d'environ 1,6 %. Cet accroissement s'explique non seulement par le solde naturel, mais aussi par la forte attractivité de tout l'est de la région Languedoc-Roussillon (Nîmes se situant dans le triangle Montpellier-Avignon-Marseille) qui enregistre les plus forts taux migratoires et par l'attractivité propre de la ville dopée par l'arrivée du TGV en 2001. La création et l'indépendance de l'université des lettres et sciences humaines (Université de Nîmes), déplacée, pour partie, prochainement, dans les locaux de l'ancien hôpital Hoche-Gaston Doumergue, constitue également un atout supplémentaire à moyen et long terme (8000 étudiants inscrits en 2007-2008).
Graphe de l'évolution démographique entre 1921 et 2006
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Finances de la ville et fiscalité
Nîmes est une des villes les plus endettées de France :
1995 (fin de la mandature de Jean Bousquet, UDF) : 290 M€
1998 : 270 M€
2001 (fin de la mandature d'Alain Clary, PC) : 280 M€
Avril 2002 (mandature de Jean-Paul Fournier, UMP) : 293 M€
La ville affiche un taux d'endettement deux fois supérieur à la moyenne des autres villes françaises.
L'accroissement de la dette correspond à l'ère des grands travaux de Bousquet. À la fin de son mandat en 1995, avec une dette de 2,4 milliards de francs, Nîmes se classe parmi les dix villes françaises les plus endettées et a failli être mise sous tutelle préfectorale...
Cette situation pèse sur la fiscalité locale, Nîmes se classe dans le palmarès des Villes ou les taxes foncières et d'habitation sont les plus élevées.
Administration
Les Maires de Nîmes de 1790 à nos jours
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ÉluFin
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ÉluFin
Organisation politique
Conseil municipal de Nîmes (2008-2014)
| !! width=250px | Groupe !! width=150px |Président !! width=200px |Effectif !! width=150px | Statut |
| bgcolor=#3C77BF| || UMP et apparentés || Richard Tiberino || 31 || majorité |
| bgcolor=#73C2FB| || Nouveau Centre || Thierry Procida || 12 || majorité |
| bgcolor=#FF8080| || PS et PRG || Bernard Casaurang || 5 || opposition |
| bgcolor=#FF0000| || PCF || Alain Clary || 4 || opposition |
| bgcolor=#E7A19F| || Les socialistes pour l'union || Alain Fabre-Pujol || 3 || opposition |
Divisions administratives
Les cantons
Nîmes est divisée en sept cantons.
Six d'entre eux ont Nîmes pour chef-lieu et sont formés d'une partie de la commune