Nice est une ville du sud-est de
la France, préfecture du département des Alpes-Maritimes et
deuxième ville de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur derrière
Marseille. Située à
l'extrémité sud-est de la France, à une
trentaine de kilomètres de la frontière italienne, elle est établie sur
les bords de la mer
Méditerranée, le long de la baie des Anges et à l'embouchure du Paillon.
Avec 348 721 habitants en 20071, elle est la cinquième commune de
France en termes de population (après Paris, Marseille, Lyon et
Toulouse). Son agglomération est
également la cinquième de France et regroupe 940 018 habitants (2006)2.
Elle
est enfin située au cœur d'une aire urbaine de 991 903 habitants (2006)3,4 et
d'un
espace
urbain, l' « espace urbain
Nice-Côte-d'Azur » qui compte une population de 1 281 503 habitants
(2006)5. La
ville est le centre d'une communauté urbaine, Nice Côte
d'Azur, la septième de France, qui rassemble vingt-sept communes et
535 543
habitants6.
Le Scot de Nice (Schéma de cohérence
territoriale), créé en 2003, regroupe
vingt-neuf communes. Sa population est estimée à 517 500 habitants en
20057.
Située entre mer et montagnes, capitale économique de la Côte d'Azur,
Nice
bénéficie d'importants atouts naturels. Le tourisme, le commerce et les
administrations (publiques ou privées) occupent
une place importante dans l'activité économique de la ville. Elle
possède la
deuxième capacité hôtelière du pays8 et accueille chaque année 4 millions
de
touristes9.
Elle
dispose également du troisième aéroport de France10,11 et de
deux palais des congrès dédiés au tourisme
d'affaires. La ville possède aussi une université et
plusieurs quartiers d'affaires. Nice
est enfin dotée de certains équipements culturels importants. Elle
possède ainsi
plusieurs musées, un théâtre national, un opéra, une bibliothèque à
vocation
régionale, un conservatoire
national de région et des salles de concert.
Capitale historique du comté de Nice, elle a appartenu à la Provence
avant de rejoindre la Maison de Savoie en
1388 et plus tard le royaume de Piémont-Sardaigne.
Nice ne devint définitivement française qu'en 1860. Ses habitants
s'appellent les Niçois(es).
Toponymie
Il existe plusieurs hypothèses concernant l'origine du nom de la
ville.
Certains font remonter le nom de « Nikaïa » à un toponyme
étrusco-italique12.
L'autre hypothèse privilégie l'idée d'une origine grecque. Le nom de
« Nikaïa » est en effet
très courant dans le monde grec12. Il
signifie « la Victorieuse »13.
Le nom se transforme ensuite en Nicaea en
latin. La ville s'appelle aujourd'hui Nice
en français, Nizza en italien, Niça ou Nissa en niçois.
Géographie
Nice vu par le satellite Spot
Situation
Localisation
Nice est située à l'extrême sud-est de la France continentale, non
loin de la frontière italienne
(30 km),
au bord de la Méditerranée. Elle est bordée par la baie des Anges, et
est
entourée de plusieurs collines. La
cité est située à 960 km de Paris, 230 km de Marseille, la capitale régionale, et 200 km de Gênes. Il
s'agit de la plus grande ville de la Côte d'Azur, territoire
s'étendant de Hyères à Menton
Elle est délimitée par le
fleuve Var à l'Ouest et le
mont Boron à l'Est. La ville
se trouve en position excentrée par rapport au territoire national,
comme au
sein de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Climat
Article connexe : Climat des Alpes-Maritimes.
Le climat de la ville correspond aux normes du climat
méditerranéen, les gels étant généralement rares (2 ou 3 nuits par an),
faibles (le minimum annuel se situe aux alentours de -1 ou -2 °C) et
brefs.
Ainsi les hivers sont doux et humides, et les étés chauds et très secs,
car la
ville est protégée des vents venant du nord et de l'ouest grâce aux
Alpes. Durant l'été les précipitations sont
extrêmement faibles avec une moyenne de 15,6 millimètres pour le mois de
juillet14. À
l'inverse, l'automne est une période soumise à des pluies fréquentes
(108,2
millimètres pour le mois d'octobre) et des orages violents en raison de
la
température de la mer Méditerranée encore très chaude
à cette saison (20° - 24°). Cette saison est également marquée par la
présence
certaines années du sirocco qui en
plus d'apporter une légère vague de chaleur, transporte du sable
saharien.
| Ville | Ensoleillement (h/an) | Pluie (mm/an) | Neige (j/an) | Orage (j/an) | Brouillard (j/an) |
| Moyenne nationale |
1 973 |
770 |
14 |
22 |
40 |
| Nice |
2694 |
767 |
1 |
31 |
1 |
| Paris |
1 630 |
642 |
15 |
19 |
13 |
| Strasbourg |
1 633 |
610 |
30 |
29 |
65 |
| Brest |
1 492 |
1 109 |
9 |
11 |
74 |
Relevé météorologique de Nice (altitude : 4 m) Normales
1971-2000 et
Records
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
5,4 |
5,9 |
7,6 |
9,7 |
13,5 |
16,7 |
19,6 |
19,9 |
17,0 |
13,2 |
8,7 |
6,1 |
12,0 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
12,9 |
13,4 |
14,9 |
16,5 |
20,1 |
23,6 |
26,6 |
27,2 |
24,3 |
20,6 |
16,3 |
13,8 |
19,2 |
| Précipitations
(mm) |
85,1 |
59,7 |
60,9 |
69,2 |
49,4 |
38,3 |
15,4 |
23,9 |
75,6 |
143,9 |
94,3 |
87,6 |
668,5 |
| Record
de froid (°C) |
-7,2 |
-5,8 |
-5,0 |
2,9 |
3,7 |
8,1 |
11,7 |
11,4 |
7,6 |
4,2 |
0,1 |
-2,7 |
-7,2 |
| Record
de chaleur (°C) |
22,2 |
25,8 |
26,1 |
26,0 |
30,3 |
36,8 |
36,3 |
37,7 |
33,9 |
29,9 |
25,4 |
22,0 |
37,7 |
Source :
Météo France
Site
Vue depuis le nord de la ville. Au 1er plan,
la cité HLM de Pasteur, la colline de Cimiez, au
second plan Nice-Ville, et en arrière-plan la baie des Anges
La ville est située au fond de la baie des Anges, abritée du vent par
un
amphithéâtre de collines, dans une
étroite cuvette montagneuse appuyée au massif du Mercantour, limitée à
l'ouest
par la vallée du Var et à
l'est par le mont Boron. Le
premier site de Nice fut la colline du Château, qui fut entièrement
militarisé
avant d'être détruit par Louis XIV. Nice s'est développée au pied de
cette colline en se limitant à la partie comprise entre le Paillon et la
mer, qui constitue aujourd'hui le Vieux-Nice aux ruelles étroites.
C'est
surtout après le rattachement à la France que la ville s'est étendue
au-delà de
ce cours d'eau qui est aujourd'hui partiellement couvert.
La plus connue des collines qui dominent la ville est celle de
Cimiez, avec ses vestiges antiques et son
parc qui abrite le musée Matisse et accueille le Festival de Jazz en
juillet.
Autre colline importante, celle du Château, qui sépare la vieille ville
du port
Lympia. Les diverses collines gênent l'extension de la ville : celle-ci
s'est
faite soit vers le nord, en suivant le cours du Paillon, soit dans la
plaine de
l'ouest jusqu'à Saint-Laurent-du-Var.
La ville est traversée par deux petits fleuves torrentueux, souvent à
sec en
été : le Paillon à l'est (34 km), qui naît au-dessus de
Coaraze et reçoit les torrents de Laghet et de Saint-André (il reçoit,
également, à hauteur du pont de Peille les eaux du Paillon de
l'Escarène), et le Magnan à l'ouest, beaucoup
plus petit, venu des montagnes d'Aspremont, qui traverse le quartier
de la Madeleine avant de se jeter dans la mer, dans le quartier portant
son nom.
La coupure du Paillon, dont le lit paraissait excessivement large...
entre deux
crues, marqua considérablement Nice jusqu'à sa canalisation et sa
couverture
(son embouchure se situait à l'emplacement du jardin Albert 1er)
Le site de la ville est constitué par le lit majeur du Paillon et des
collines de poudingue orientées nord-sud15. Il comprend donc une plaine
centrale, des
collines, des vallées (Paillon à l'est et Var à l'ouest) et des vallons.
Ces
derniers ont été creusés par différents torrents. Leurs pentes sont
raides,
parfois abruptes. Elles étaient aménagées autrefois en terrasses pour
les
cultures16.
Morphologie
urbaine
Tissu urbain
Le tissu urbain a dû s'adapter à un territoire accidenté. La ville
s'est
développée à partir du Vieux-Nice, qui occupe une sorte de triangle
entre
la colline du
Château, la mer et le Paillon. Elle s'est d'abord étendue vers l'est et
le port, puis
au nord de celui-ci. À partir du XIXe siècle,
la ville franchit le Paillon et se développe
le long du littoral et vers l'intérieur des terres, de part et d'autres
de
l'actuelle avenue Jean-Médecin. Au XXe siècle,
le brusque accroissement de la population
provoque une extension de l'urbanisation de long de la vallée du
Paillon, mais
aussi vers l'ouest, à l'intérieur des vallons (La
Madeleine) et sur les différentes collines qui entourent la ville17.
À partir de la seconde moitié du XIXe siècle,
le Paillon a été progressivement recouvert, d'abord pour
accueillir des jardins (square Masséna, jardin Albert Ier),
puis des infrastructures et des bâtiments (parking, gare routière,
théâtre,
musée d'art moderne, palais des congrès Acropolis, palais des
expositions).
Cette succession de bâtiments, parfois mal conçus, tend à renforcer la
coupure
de la ville en deux18.
Quartiers
Article détaillé : Quartiers de
Nice.
Panorama du centre-ville de Nice.
Les quartiers de Nice sont assez fortement différenciés. Globalement,
la
ville est assez clairement divisée en deux : la rive gauche du Paillon,
plus ancienne, est caractérisée par un
urbanisme proche de celui de Turin. La
rive droite, plus récente et plus « française », présente un style
beaucoup plus
haussmannien.
La colline du château correspond à l'ancien centre de la
commune. Le château a été détruit au XVIIIe siècle par Louis XIV et démilitarisé dans la
seconde
moitié du XIXe siècle. Depuis, c'est essentiellement un lieu
de
promenade. Le Vieux-Nice s'est
développé à partir du XIVe siècle.
Jusqu'au XIXe,
la majorité des habitants, des lieux de pouvoirs et des
activités économiques y sont situés. Le quartier est notamment le siège
de la cathédrale
Sainte-Réparate, du Palais Communal (aujourd'hui Bourse du travail,
place
Saint-François), du palais du gouverneur (aujourd'hui palais de la
Préfecture),
du Sénat (ancienne
cour d'appel) et du cours Saleya, principale place de la ville pendant
longtemps. Il possède également de nombreux édifices religieux. Le
Vieux-Nice
est aujourd'hui le cœur touristique de la ville et héberge de nombreux
cafés et
restaurants. Le port a été longtemps un quartier populaire et
ouvrier. Le port proprement dit accueille aujourd'hui surtout des
bateaux de
plaisance et des paquebots de croisière.
La colline de Cimiez est le quartier
le plus bourgeois de la ville.
Il abrite de nombreux hôtels construits à la Belle Époque et qui ont été
depuis
transformés en appartements pour les classes aisées. L’avenue
Jean-Médecin est la principale artère commerciale de la ville. La
plupart
des grandes enseignes y sont situées. La zone piétonne a été créée dans
les années 1970. Très touristique,
elle accueille de nombreux restaurants et des cafés. Les quartiers
République,
Saint-Roch et Magnan sont des quartiers populaires anciens, construits
essentiellement dans la seconde moitié du XIXe siècle
ou la première moitié du XXe siècle. Les
quartiers de Pasteur, L'Ariane et Les
Moulins sont des quartiers populaires récents, construits dans les
années 1960-1970,
en périphérie de la ville. La plaine du Var, à l'ouest de la ville, a
longtemps accueillie
des maraîchers. Elle abrite aujourd'hui principalement des grandes
surfaces,
ainsi que des administrations.
Architecture
L'architecture de la
ville souligne l'évolution particulière de son histoire. La
vieille-ville est caractéristique de l'urbanisme d'une ville fortifiée
italienne à l'époque moderne. Les
rues sont très étroites et tortueuses, les immeubles sont recouverts
d'enduits
de couleurs chaudes (ocre ou rouge). Les nombreuses églises sont de
style baroque. Les quartiers construits à la
fin de l'époque moderne et au début du XIXe siècle
reflètent l'influence de l'urbanisme turinois d'alors : les rues sont
plus larges
et rectilignes, les immeubles sont colorés.
Les quartiers construits après l'annexion à la France en 1860 sont
quant à eux d'un style beaucoup plus austère et
haussmannien :
les rues sont larges et rectilignes, mais la pierre apparente remplace
les façades
colorées. Ces quartiers sont d'un aspect beaucoup plus « français » que
les
autres, qui demeurent esthétiquement très « italiens ». La ville compte
par
ailleurs de nombreux immeubles construits à la Belle Époque et dans les
années 193019.
Enfin, une particularité niçoise est le
grand nombre de bâtiments et d'immeubles qualifiés de « palais » : ils
sont de toutes époques et de
qualité toute aussi variée.
Sous l'administration
de Jacques Médecin et avec les lois de décentralisation (Defferre en
1983, qui accorde la délivrance du permis de
construire du préfet au maire), Nice va connaître sa plus grande
expansion immobilière, essentiellement sur ses collinesréf. nécessaire.
Ces immeubles ne sont plus
typés, comme pouvaient encore
l'être ceux des années
1970, mais d'un style pudiquement nommé « style béton ». Les parties
communes et la taille des appartements rétrécissent, les modénatures
disparaissent et l'identité
s'effaceréf. nécessaire.
Urbanisme
Logement
La ville connaît une situation tendue sur le plan du logement. En
1999, la ville comptait 211 972 logements, dont
77,8 % de résidences principales, 8,3 % de résidences secondaires et
13 % de
logements vacants20. 7,1 %
des logements sont des maisons individuelles, 90,9 % des appartements et
2 %
d'autres types de logements21.
Les construction neuves sont peu
nombreuses. En effet, 5,6 % seulement des résidences principales sont
des
logements construits en 1990 ou après22.
19,2 %
sont des logements construits entre 1975 et
1989, 44,2 % des logements construits entre
1949 et 1974, et 30,9 % des logements construits avant 1949. L'essentiel
du parc immobilier date donc d'avant
1975.
La plupart (35,2 %) de ces logements sont des 3 pièces22.
La
ville compte ensuite 26,7 % de deux pièces, 24,3 % de quatre pièces et
plus, et
13,8 % de une pièce22.
Les
logements sont donc, en général, plutôt de petites tailles.
L'offre locative est insuffisante. 58,9 % des habitants sont
propriétaires,
tandis que 35,6 % sont locataires22.
Parmi
les locataires, 25,4% sont en logement non HLM, 23,2 % en logement HLM
et 44,4 %
en meublé ou en chambre d'hôtel22.
93,7 %
des logements possèdent le chauffage central, et 42 % bénéficient d'un
garage,
d'un box ou d'un parking22.
8,9 %
possèdent deux salles d'eau. Les logements sont chers. Les loyers
atteignent en
moyenne 13,57 euros par m², contre 12,22 euros par m² en moyenne
nationale23. Le
prix à l'achat se situe à 3636 euro par m² contre 3197 en moyenne
nationale23.
Avec 10,9 % de logements sociaux24, la ville ne respecte pas les
dispositions
de l’article 55 de la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) de
décembre 2000 fixant à
20 % le taux minimum de logements sociaux pour les communes les plus
importantes, et se trouve donc hors la loi. Les jeunes actifs et les
étudiants
éprouvent des difficultés à se loger.
Transports
Article connexe : Transports dans
l'espace urbain Nice-Côte-d'Azur.
Les déplacements quotidiens à Nice sont très importants et
difficiles. On
estime qu'environ 310 000 personnes entrent et sortent de la ville
chaque
jour18.
Pour autant, les transports urbains ne
sont pas satisfaisants. Le réseau routier est saturé et la topographie
rend les
liaisons transversales difficiles25.
Une ligne de tramway reliant les
quartiers Nord et Est au centre-ville a été ouverte en 2007 pour
désengorger partiellement la ville. Une seconde
ligne, orientée est-ouest, doit être construite vers 2012 afin de
diminuer la circulation automobile sur la promenade des
Anglais. Mais cet itinéraire est fortement contesté par un partie de la
population26 et par
l'opposition municipale qui propose un trajet alternatif sur l'avenue de
la
Californie qui permettrait selon eux de toucher plus de monde et serait
plus
pratique pour les actifs que la ligne est censée transporter.
Nice ne compte aujourd'hui qu'une seule ligne de tramway (Strasbourg
en possède cinq, Grenoble quatre, Bordeaux trois). La ville est
paradoxalement mieux
reliée à Paris (une heure et demie
d'avion) qu'à Marseille et à Gênes (deux heures de train)25,
ce qui
freine son dynamisme et son attractivité.
Une ligne de TGV devrait
relier Nice à Paris en passant par Toulon et Marseille, vers 2023.
Routes et
autoroutes
Articles connexes : Autoroute française A8,
Contournement routier de Nice et
Voies de
Nice.
L'entrée ouest de Nice par l'autoroute
Les principales voies rapides sont l'autoroute urbaine nord « AUN »
(A8),
desservant les quartiers nord de la ville grâce à ses six sorties et
l'autoroute
urbaine sud « AUS », dite voie Pierre Mathis ou « voie rapide », qui
dessert
quant à elle les quartiers sud, avec une dizaine de sorties. Pour les
voies
rapides Nord <→ Sud, la RD 6202, ancienne RN 202, assure une desserte
complète de la
plaine du Var à l'ouest de
la ville, et la Pénétrante du Paillon quant à elle permet de relier les
quartiers sud de la ville, aux quartiers nord comme l'Ariane et aux
communes
comme La Trinité, Contes. Aujourd'hui la Côte d'Azur est
saturée : le trafic de l'A8 entre Antibes et Nice est l'un des plus
denses de France27.
Le
franchissement du Var voit s'écouler 230 000 véhicules par jour28.
La promenade des Anglais absorbe environ
100 000 véhicules par jour29.
Le trafic routier sur la Côte d'azur augmente chaque année de 5%, et
les
prévisions actuelles prévoient une saturation totale du réseau d'ici
2015 d’où
l'importance de développer les transports en commun et de renforcer le
réseau
routier.
Autobus et tramway
Articles connexes : ST2N, Ligne d'azur et Tramway de
Nice.
Le tramway près de
la place
Masséna
Le réseau de transports en commun de la communauté urbaine
Nice Côte d'Azur est nommé Ligne d'azur (ex-SunBus) et est
majoritairement
exploité par une filiale de Veolia Transport, la Société
nouvelle des transports de l'agglomération niçoise (ST2N). Celle-ci
affrète
aussi plusieurs lignes aux sociétés RCA, Broch, SAP, SAM, Abello, Bréma,
TRAM,
TANP. La création de ce nouveau réseau de transport en janvier 2005, a
facilité la vie des voyageurs
permettant de ne posséder qu'un seul abonnement, d'unifier les prix des
tickets
et d'assurer un meilleur service pour toutes les villes de
l'agglomération de
Nice.
La ville dispose depuis le 24 novembre 2007 d'une ligne de tramway
reliant le nord à l'est de la ville
en passant par le centre-ville. Deux autres lignes sont également en
projet, dont la très attendue ligne 2 qui reliera l'est à l'ouest (Place
Masséna
- Aéroport), continuant même jusqu'à Cagnes-sur-Mer dans un deuxième
temps. La ligne
3 devrait quant à elle relier la future gare TGV de Nice Saint-Augustin à
Lingostière, pour une desserte de la
Plaine du Var.
En remplacement de la carte Ligne d'azur, la région PACA souhaiterait
mettre
en place une carte unique, la carte Optima. Également à puce,
celle-ci
permettrait d'effectuer des voyages pour un euro sur les différents
réseaux
urbains des Alpes-Maritimes. Ainsi Optima facilitera les déplacements
des
usagers en offrant des correspondances entre le bus, le tram, le car, et
le
TER.
Ce système serait étendu prochainement à toute la région
Provence-Alpes-Côte
d'Azur30,31,32,33.
Toutefois, le maire de Nice, Christian Estrosi et le président du
conseil général des
Alpes-Maritimes, Éric
Ciotti, semblent pour le moment favoriser la mise en place de la Carte
Azur, qui serait une carte unique (avec un seul abonnement) pour
l'ensemble
des réseaux de transport (hors TER et Chemin de fer de Provence) des
Alpes-Maritimes34.
La
carte Azur devrait entrer en service fin 2009.
Transports
ferroviaires
Les quais du terminus de Nice des chemins de fer de
Provence
Grâce à une urbanisation linéaire et continue, tous les habitants de
l'aire
urbaine de Nice (973 231 habitants) peuvent accéder au réseau TER
Provence-Alpes-Côte
d'Azur. La ligne principale étant la ligne 4 Mandelieu-la-Napoule -
Vintimille desservant vingt-neuf gares dont les
principales comme les gares de Cannes, Antibes-Ville, Cagnes-sur-Mer,
Nice St-Augustin, Nice-Ville,
Nice-Riquier, Monaco, Menton et Vintimille. Cette ligne est
la ligne TER la plus empruntée de France après la région
parisienneréf. nécessaire malgré une offre largement
perfectible. Non cadencée, cette ligne est saturée et
les trains doivent souvent refuser des voyageurs malgré les TER à double
étage.
Actuellement une troisième voie est en construction entre Antibes et
Nice, afin de proposer un service de type RER cadencé au quart d'heure
avec deux liaisons semi-directes intercalées à chaque heure. Il existe
aussi
d'autres lignes fréquentées comme la 4bis Cannes -
Grasse, la 5 Nice -
Cunéo et la ligne des chemins de fer de Provence Nice - Digne,
mieux connue sous le nom pittoresque de Train de Pignes. La gare
de
Nice-Ville assure aussi des liaisons avec les autres métropoles
françaises
et avec les principales capitales européennes via le TGV.
Transports
aériens
Article connexe : Aéroport Nice Côte
d'Azur.
Le terminal 2 de l'aéroport Nice Côte
d'Azur
Sur le territoire communal de Nice, il n'existe qu'un seul aéroport,
l'aéroport Nice Côte
d'Azur. L'aéroport a été administré jusqu'en 2008 par la Chambre
de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur à qui l'État l'avait concédé
en
1956. Cette concession a été transférée le 25 juillet 2008 à la société
anonyme Aéroports de la Côte d'Azur (ACA), créée à cet effet le
28
décembre 2006. La société administre également l'aéroport de Cannes -
Mandelieu. L'aéroport de Nice rapproche la ville du monde entier,
puisque
l'essentiel de l'Europe, le Maghreb, l'Amérique ainsi que le
Moyen-Orient sont reliés à la capitale de la Côte
d´Azur par des liaisons quotidiennes.
Avec 10,4 millions de passagers en 200711, la
plate-forme aéroportuaire de Nice se hisse à la troisième place des
aéroports
français en nombre de voyageurs, après ceux de Paris. Il est également
le troisième aéroport francophone
après les aéroports de la ville de Paris et l'aéroport
international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal au Canada. Un trafic en
augmentation de 4,5 % par rapport à
l'année précédente11 le rapproche de sa capacité théorique
maximale de 13 millions de voyageurs. Il est donc prévu d'agrandir une
fois de
plus l'aéroport en gagnant sur la mer. L'aéroport dispose de deux
terminaux
(voir : compagnies par
terminal). NCE est le code
AITA de l'aéroport Nice
Côte d'Azur. LFMN est le code OACI de ce même aéroport. Il
existe aussi sur la Côte d'azur une desserte par hélicoptères entre les
deux
aéroports azuréens et l'héliport de Monaco.
Transports
maritimes
Article connexe : Port de Nice.
Le port
Lympia ou port de Nice, fut construit à partir de 1745, aujourd'hui il
assure principalement des liaisons
avec la Corse, grâce aux NGV (navires à grande vitesse) ou
aux transbordeurs. Le
port de la ville appartient au conseil général des
Alpes-Maritimes35 et est géré par la Chambre
de commerce et d'industrie Nice Côte d'Azur36. NI est le
code de Nice selon la liste des quartiers
maritimes.
Projets
La nouvelle municipalité a de nombreux projets. Une deuxième ligne de
tramway, orientée est-ouest, doit
permettre de diminuer le trafic automobile. Les quartiers d'affaires de
L'Arénas et de
Nice Méridia, doivent être
développés afin de diversifier le tissu économique. Une troisième voie
de chemin de fer doit être
mise en place entre Cannes et Nice pour
améliorer la desserte ferroviaire entre ces deux villes. Un stade de
football est prévu à l'ouest de la ville. L'aménagement de la plaine du
Var, surtout, a été classé opération d'intérêt
national. Il est enfin prévu de construire, d'ici 2020, une ligne de
TGV,
la LGV Provence-Alpes-Côte
d'Azur, pour relier Nice à Paris en
passant par Toulon et Marseille 37.
Ce projet est contesté par des hommes
politiques, des associations et des responsables économiques.
La ville de Nice est labellisée Pôle d'excellence de cœur de ville
2008 suite à l’analyse de son dossier par le jury du Concours
national des
villes38. Elle
est lauréate dans la catégorie « ville de plus de 100 000 habitants ».
Dans le
cadre de ce concours, la ville a présenté ses grands projets, lesquels
ont été
quelque peu remaniés depuis :
- Mise en place de la ligne 2 du tramway Est-Ouest, avec un tronçon de
3,6 km
en souterrain, entre le boulevard Grosso et la place Arson, qui reliera
le
nouveau pôle multimodal de Saint-Augustin à
la gare de
Nice-Riquier.
- Mise en place de la ligne 3 du tramway dans la plaine du Var.
- Coulée verte centrale (sur la couverture du Paillon) depuis le Mamac
jusqu'à la mer.
- Rénovation urbaine du Port
Lympia et de ses abords.
- Réouverture des terrasses des Ponchettes en promenade piétonne.
Histoire
Promenade des Anglais, 1863. Photographie de Charles
Nègre
Articles détaillés : Histoire de Nice, Chronologie
de
Nice et Vieux-Nice.
L'histoire de Nice se caractérise essentiellement par deux éléments.
C'est
tout d'abord une ville frontière, qui a fréquemment changé de
souveraineté. Elle a été
ainsi successivement provençale, savoyarde, piémontaise et française39. C'est
ensuite une ville dont l'expansion s'est brutalement accélérée au cours
du XXe siècle, essentiellement sous l´effet du
développement
du tourisme. Ces deux particularités
ont entraîné des conséquences importantes sur le plan social, politique,
économique, culturel, et même urbanistique.
Population
et
société
Démographie
Évolutions
démographiques
Article connexe : Scot de Nice.
Selon les estimations de l'INSEE, la population de la ville était de
348 721
habitants en 20071 :
Nice est ainsi la cinquième ville de
France, derrière Paris, Marseille, Lyon et Toulouse. L'unité urbaine de
Nice,
son agglomération,
comprend 940 018 habitants (2006)2.
C'est
la cinquième de France, après celles de Paris, Marseille, Lyon et Lille.
Son aire urbaine compte 991 903
habitants (2006)4,
ce qui en fait la septième de France,
derrière celles de Paris, Lyon, Marseille, Lille, Toulouse et Bordeaux.
La
population du Scot de Nice était estimée à 517 000 personnes au 1er janvier 20057. La densité est de 4 825,6 habitants
au
km²20.
Le
taux de variation de la population est positif mais faible : entre 1999
et 2006,
la variation due au solde naturel et celle due au solde migratoire sont
toutes
deux de + 0,1 %20.
La ville a connu une forte hausse démographique dans la deuxième
moitié du XIXe siècle, période où la population a fait plus
que
doubler, principalement grâce à l'immigration italienne. Au début du XXe siècle, cette hausse s'intensifia avec
l'arrivée de
populations venues des communes de l'arrière-pays40.
Après
la Première Guerre mondiale, la
ville retrouva un fort accroissement démographique. C'est à nouveau
l'immigration qui constituait
l'essentiel de cette croissance. L'activité hôtelière et celle des
constructions, en plein essor dans les années 1920, attiraient de plus
en plus de monde et ont permis
ainsi à Nice de devenir une ville d'importance nationale. En 1921, Nice
devint alors la onzième ville de France, puis
en 1931, la huitième, avant de se classer au sixième rang après 194641.
La population augmenta très rapidement dans les années 1950 notamment
avec l'arrivée de soixante mille personnes.
La ville atteignit ensuite son niveau démographique actuel en raison de
l'afflux
des rapatriés des anciennes colonies françaises,
notamment d'Algérie (pieds-noirs)42.
Depuis les années 1970, le nombre
d'habitants n'évolue pratiquement plus : le solde migratoire,
relativement élevé, étant
compensé par l'accroissement naturel négatif, dû à la
forte proportion de personnes âgées43. Cependant, depuis une dizaine
d'années,
ces deux types de variation de la population ont tendance à s'égaliser à
un
niveau faible. La forte différence entre solde naturel et solde
migratoire est
néanmoins toujours d'actualité dans le reste du territoire des
Alpes-Maritimes20.
Population de
la ville de Nice
| 1249 | 1264 | 1302 | 1315 | 1323 | 1340 | 1365 | 1388 | 1693 | 1718 | 1790 |
| 4 00044 |
5 60044 |
7 00045 |
8 90045 |
10 20045 |
13 50045 |
8 40046 |
4 250*47 |
10 000 |
14 60848 |
20 00048 |
| 1792 | 1815 | 1822 | 1828 | 1838 | 1848 | 1858 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 |
| 23 00049 |
23 53850 |
25 83150 |
28 84050 |
33 81150 |
36 80450 |
44 09150 |
48 27351 |
50 18040 |
52 37751 |
53 39740 |
| 1881 | 1886 | 1891 | 1896 | 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 |
| 66 27940 |
77 47840 |
88 27340 |
93 76040 |
105 10940 |
134 23240 |
142 94040 |
155 00052 |
185 00052 |
220 00052 |
240 00052 |
| 1946 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 |
|
|
| 210 00042 |
293 00042 |
329 95042 |
344 48153 |
337 08553 |
342 43953 |
342 73853 |
347 060 |
348 721**1 |
|
|
| Estimations avant 1801 ; recensements à
partir de 1801 ; Nombre retenu à
partir de 1968 : Population sans doubles
comptes ; *en réalité entre 4000 et 4500 ; **Population légale en
vigueur à
partir du 1er janvier
2010. |
Pyramide des
âges
Pyramide des âges à Nice en 199954 en
pourcentage.
| Hommes | Classe d'âge | Femmes |
|
0,2
|
Avant 1904 |
0,5
|
|
9,5
|
1905-1924 |
14,7
|
|
15,3
|
1925–1939 |
16,9
|
|
19,0
|
1940-1954 |
18,2
|
|
20,4
|
1955-1969 |
18,9
|
|
19,6
|
1970-1984 |
17,9
|
|
16,1
|
1985-1999 |
12,9
|
La population niçoise est sensiblement plus âgée que celle des autres
grandes
villes de France. Les moins de 29 ans ne représentent ainsi que 32,25%
de la
population, contre 45% à Toulouse. La catégorie des 15-29 ans ne
représente que
18,75%, contre 31,4% dans cette même ville. Les personnes âgées de plus
de 75 ans, en
revanche, constituent 12,45% de la population, contre 7,35% à Toulouse54.
Les
plus de 60 ans, enfin, représentent 28,55% de la population.
Populations
Nice est aujourd'hui une ville cosmopolite. Si l'on s'en tient au
chiffrage
administratif du recensement de 1999, 9 % des habitants sont de
nationalité
étrangère. Si historiquement la communauté italienne a été pendant
longtemps la
plus importante, la communauté tunisienne est aujourd'hui la plus
nombreuse :
2,1 % des Niçois sont en effet de cette nationalité. Les Italiens
représentent
1,4 % de la population, les Marocains 1,2 %, les Algériens 1,1 %, les
Portugais
0,5 % et les Espagnols 0,2 %55.
Les étrangers sont surtout présents dans l'agriculture (32,1 % des
agriculteurs sont
étrangers) et l'industrie (22,6 %
des ouvriers sont étrangers). Ils
représentent également 8,7 % des artisans et commerçants, 7,7 % des
employés, 5,6 % des retraités, 4,5 %
des cadres et
professions intellectuelles, 3,7 % des professions intermédiaires et
enfin
10,6 % des rentiers55.
Sports
Les joueurs de l'OGC Nice remerciant leurs supporters après un match au
stade du Ray.
Le sport niçois est avant tout dominé par le club de football de la
ville : l'Olympique
Gymnaste Club de Nice Côte d'Azur56 (OGCN), également appelé « Le Gym », dont
les couleurs sont le rouge et le noir. Fondé en 1904, le Gym a remporté
quatre
titres de champion de France (en 1951,
1952, 1956 et 1959) et trois coupes de France (en 1952, 1954 et
1997). Le principal stade est le stade municipal du Ray (à prononcer
« rai », ce
qui signifie « petit cours d'eau » en niçois), officiellement stade Léo
Lagrange mais cette
dénomination n'est jamais utilisée. Inauguré en 1926, il est situé sur
l'avenue
du Ray et compte environ 18 000 places. La ville doit se doter dans les
années à
venir d'une nouvelle enceinte, plus conforme à la taille de la ville,
afin de
permettre le développement de ce club historique, souvent considéré
comme le
porte-drapeau de la l'identité niçoise ; l'hymne niçois notamment
retentit avant
chaque match de l'OGC Nice.
Nice est par ailleurs une place forte du water-polo en France. La
ville a ainsi remporté
douze fois le championnat de France sur
les quinze dernières années. Il y eut d'abord le Cacel qui fut champion
de France de 1992 à 1995.
Victime d'une liquidation judiciaire, le club prit le nom, en 1995,
d'Olympic Nice
Natation et récupéra rapidement le titre national qu'il conserva sans
interruption de 1996 à 2004. L'équipe a en outre participé à de
nombreuses
coupes européennes. L'ONN est aujourd'hui un club regroupant cinq
disciplines :
la natation sportive, le water-polo, le plongeon, la natation
synchronisée et le
triathlon.
L'Ironman France sur la promenade des
Anglais.
La ville est aussi une terre traditionnelle de rugby. Le club
« historique » de la ville est le Racing Rugby
Club de Nice (RRCN), disparu en 2001 en raison de problèmes financiers,
mais
qui a très longtemps fait partie de l'élite et qui a participé à la
finale du championnat de France en 1983. Une autre demi-finale arrivera
l'année suivante, et enfin, une victoire
dans le challenge Yves du Manoir, seul trophée
majeur du club, en 1985. Aujourd'hui, le représentant niçois de l'ovalie
est le
Rugby Nice
Côte d'Azur université-racing57,
résultat d'une fusion avec l'autre club
de la ville, le Nice Université Club (NUC, fondé en 1967), et qui a
conservé les
couleurs bleu et jaune du RRCN. Il évolue en F&