Nantes est une commune française de l'ouest de la France.
Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de région
des
Pays de la Loire,
elle est la ville centre de la communauté urbaine Nantes
Métropole. Ses habitants sont appelés les Nantais.
Ville d'art et
d'histoire, Nantes était la capitale du duché de Bretagne ; le château
des ducs de Bretagne,
ancienne résidence ducale, est un témoignage de son histoire bretonne.
Avec 283 025 habitants en 2007, elle est
la sixième commune
la plus peuplée de France et la première ville de la région Pays de la
Loire devant Angers (151 108 habitants) et Le Mans (144 164 habitants).
En
incluant Saint-Nazaire,
son avant-port sur l'estuaire de la Loire, elle a été l’une des
huit métropoles d'équilibre désignées par l’État en 1963 et est
aujourd'hui la plus importante métropole du Grand Ouest, occupant une
place
prépondérante sur la façade Atlantique et jouant un rôle majeur dans le
commerce
maritime français.
Géographie
Situation
Nantes vu par le satellite Spot
Nantes est située à proximité de l'océan Atlantique, au début de
l'estuaire
de la Loire et au
point de confluence de l'Erdre et de la Loire (47°13′05″N 01°33′10″O / 47.21806, -1.55278). À l'échelle
planétaire, la localisation de Nantes coïncide presque exactement avec
celle du
pôle de l'hémisphère continental, situé
dans les environs de Nantes (vers 47°13′N 1°32′W / 47.217, -1.533).
À l'échelle nationale, Nantes se trouve à 342 km au sud-ouest de
Paris, 340 km au nord de Bordeaux, 100 km au sud de
Rennes, 255 km au sud-est de Brest (distance orthodromique)1. À
l'échelle régionale, Nantes se trouve à 157 km au sud-ouest du
Mans et 80 km à l'ouest d'Angers1. À
l'échelle départementale, Nantes se trouve à 51 km à l'est de
Saint-Nazaire, 62 km à l'est de La
Baule-Escoublac, 43 km au nord-est de Pornic1.
Les communes limitrophes de Nantes sont : Bouguenais, Carquefou, La
Chapelle-sur-Erdre, Orvault, Rezé,
Saint-Herblain, Saint-Sébastien-sur-Loire, Sainte-Luce-sur-Loire,
Treillières et Vertou. De toutes ces communes, Treillières
est la seule commune rurale et la seule à ne pas faire partie de la
communauté urbaine
de Nantes Métropole.
Selon les classements établis par l’INSEE2, sur des critères géographiques et
économiques, Nantes est la commune centre de l’unité urbaine de Nantes
(couramment : agglomération nantaise) dont la banlieue inclut 19
communes ; elle est aussi le centre de l’aire urbaine de Nantes (82
communes),
qui fait partie de l’espace urbain de
Nantes-Saint-Nazaire (153 communes).
La communauté
urbaine de Nantes Métropole comprend 24 communes pour un territoire de 523 km2 (52 336
hectares)3.
L'aire
métropolitaine de la métropole Nantes-Saint-Nazaire s'étend sur 2 209 km2 (220 900
hectares) le long de l'estuaire de la Loire. La commune s'étend sur 66 km2 (13e commune du département pour la superficie), soit 6 600 hectares,
dont 1 100 hectares d'espaces verts et jardins
publics4.
Communes
limitrophes
Situation de la commune de Nantes dans le département de
Loire-Atlantique
|
Treillières Orvault |
La Chapelle-sur-Erdre Erdre |
Carquefou |
|
| Saint-Herblain |
N |
Sainte-Luce-sur-Loire |
| O Nantes E |
| S |
| Bouguenais |
Rezé Sèvre
nantaise |
Saint-Sébastien-sur-Loire Basse-Goulaine Vertou |
| Enclave : Île
de
Nantes, Loire |
Topographie
Nantes5 se
trouve au sud du massif armoricain, qui fait partie du domaine
hercynien.
La ville s’étend sur les deux rives de la Loire, principalement sur
la rive
droite (au nord) ainsi que sur l'île Beaulieu.
Nantes sud
Au sud de la Loire, le territoire communal de Nantes est délimité à
l’ouest
par la Sèvre
nantaiseN 1.
Entre
la Sèvre et la Loire, se trouvent quatre quartiers anciens de NantesN 2 : Dos
d’Âne (ou Pirmil), Saint-Jacques, Grèneraie et Sèvres.
Le quartier Dos
d’Âne correspond à la confluence Sèvre-Loire et le relief est plan.
Les
quartiers Saint-Jacques (avec le Clos Toreau) et Grèneraie,
en
revanche, se trouvent sur l’extrémité du plateau du Vignoble nantais
d’une
altitude un peu plus élevée. La dénivellation est sensible rue
Saint-Jacques,
route de Saint-Sébastien et rue de la Fonderie, les trois rues qui
aboutissent à
la Loire ; quand, partant du pont de Pirmil, on suit le fleuve vers
l'est, on
passe d’abord en bas de l’hôpital Saint-Jacques sur son coteau, puis,
au-delà du
pont Clemenceau, le long de la côte Saint-Sébastien, où le coteau
est
plus marqué (Côte Saint-Sébastien est aussi le nom de la rue qui à
Saint-Sébastien-sur-Loire,
devient boulevard des Pas Enchantés)6.
Ces deux quartiers sont séparés
par le
ruisseau du Douet, qui prend sa source à Saint-Sébastien. Il
coule (en
général en canalisation souterraine) dans un vallonnement assez marqué,
par
exemple rue de la Grèneraie, où il est visibleN 3.
Le quartier Sèvres (avec
ceux
de la Gilarderie et des Bourdonnières) se trouve un peu au sud près de
la Sèvre
(pont de la Morinière).
Île Beaulieu ou île de Nantes
L’île de Nantes,
d'une superficie de 337 hectares7, est
actuellement reliée aux rives nord et sud par huit ponts routiers (cinq
côté
Nord et trois côté Sud). Deux ponts supplémentaires sont en
construction : le Pont Éric
Tabarly au nord reliant l'île à Malakoff et le Pont Léopold Sédar
Senghor au sud reliant l'île à Saint-Sébastien. On compte aussi
une passerelle piétonne et deux lignes ferroviaires enjambant l'île.
L'île de Nantes résulte de l'unification progressive de plusieurs
îles
antérieurement séparées par des bras de la Loire8 : îles de la Prairie au Duc, de la
Grande
Biesse, de la Petite Biesse, de Vertais (qui portait, autrefois, la
Prairie
d'amont et la Prairie d'aval). Le relief est plan. On doit noter que
plusieurs
des anciennes îles ont été rattachées à la rive nord lors des
comblements : près
du centre, l'île Feydeau, l'île de la Madeleine et l'île Gloriette ; un
peu à
l'est, la Prairie de Mauves (quartiers gare d'Orléans et Malakoff).
Nantes nord
L'Erdre et le quai
Henri Barbusse
À l'exception des anciennes îles, les quartiers situés au nord de la
Loire
sont dans l'ensemble vallonnés. Les principaux éléments du relief sont
la vallée
de l'Erdre et le sillon de Bretagne.
L'Erdre traverse la ville
du nord au sud pour se
jeter dans la Loire par un canal souterrain substitué depuis les années
1930 au
parcours ancien (l'actuel cours des 50 Otages). Le cœur historique, rive
droite,
s’est développé au point de confluence de l'Erdre et de la Loire,
d'abord sur la
rive gauche de l'Erdre (colline de la cathédrale) puis sur la rive
droite (place
Royale, au niveau du fleuve et colline de la place Graslin). Il subsiste
une île
sur le cours de l'Erdre : l'île de Versailles. La largeur de l'Erdre est
de
300 m au nord du pont de la Beaujoire
(ce plan d'eau est utilisé pour les activités nautique) et encore de 125 m au niveau de la Houssinière.
Nantes nord-ouest
Le Sillon de Bretagne,
une ligne de fracture orientée nord-ouest-sud-est9, liée à un plissement hercynien, se
trouve
à l'ouest de l'Erdre. La vallée de la Loire le coupe au niveau de la
butte
Sainte-Anne, à l'abrupt très marqué (altitude 38 m contre 16 m place Mellinet), à une distance de 2 km de l'ancien confluent de
l'Erdre.
L'altitude du sillon s'élève vers le nord-ouest : 55 m aux Hauts Moulins, à 3,5 km de la butte Sainte-Anne.
La
Chézine, petit affluent de la Loire venant de Saint-Herblain,
coule au nord et en contrebas du
Sillon de Bretagne, à l'air libre jusqu'à la rue de Gigant, puis en
souterrain,
se jetant dans la Loire à l'extrémité ouest du Quai de la Fosse. Sa
vallée est
marquée par une coulée verte, notamment avec le parc de Procé.
Le
Cens, affluent de rive droite (ouest) de l'Erdre venant
d'Orvault, coule
parallèlementN 4 2,5 km plus au nord. Sa vallée est parfois
très profonde, notamment au niveau de la route de Rennes (quartier du
Pont du
Cens, à la limite d'Orvault). Il passe
ensuite au sud de l'hippodrome et se jette dans l'Erdre entre les
collines du Tertre (facultés de Lettres et de
Droit) et de la Houssinière (rectorat), face au Port-Boyer. La vallée du
Cens
constitue aussi une coulée verte (avec ici le parc de la Gaudinière).
À
1,5 km au nord du Cens, le Gesvres,
autre affluent de la rive droite de l'Erdre, marque en gros la limite
avec la
Chapelle-sur-Erdre. Le confluent se trouve au nord du quartier de la
Jonelière,
près du pont de la Beaujoire.
Nantes nord-est
À l'est de l'Erdre (routes de Sainte-Luce, de Paris, de
Saint-Joseph-de-Porterie), le relief est un peu moins vallonné qu'à
l'ouest. Le
seul cours d'eau est le ruisseau de l'Aubinière, affluent de la
Loire
venant de Sainte-Luce-sur-Loire, à 6 km à l'est du confluent de
l'Erdre (non
loin de l'échangeur de Bellevue).
Hydrographie
L'ancien réseau hydrographique nantais
Le réseau hydrographique nantais a subi des transformations
spectaculaires au
XIXe et surtout au XXe siècles. Du fait de sa position de confluent et des nombreuses îles et
canaux qu'on y trouvait (île Beaulieu, île Sainte-Anne,
île Feydeau, île Gloriette…),
Nantes a d'ailleurs longtemps été surnommée la Venise de l'Ouest.
La
plupart des canaux et rivières de la rive nord ont été comblés ou
recouverts au
début du XXe siècle, les opérations les plus importantes
étant, à
partir de 1929, le comblement des bras nord de la Loire (bras de la
BourseN
5et, partiellement, bras de
l'Hôpital)N 6 ainsi
que de la zone confluente de l'ErdreN 7,
désormais dévié par un canal souterrain navigable vers la portion
subsistante du
bras de l'Hôpital, appelée canal Saint-Félix.
Le réseau hydrographique actuel
La Loire traverse
désormais l'agglomération nantaise par les deux bras qui enserrent l'île
de Nantes : le
bras de « la Madeleine » (au Nord) et celui de « Pirmil » (au Sud).
La
ville
est également arrosée par deux rivières importantes : l'Erdre au nord et
la Sèvre nantaise au sud, et par trois petites
rivières : la Chézine, le Cens et le Gesvres,
toutes trois au nord. On trouve aussi plusieurs ruisseaux, généralement
canalisés et souterrains, mais dont certains sont remis en valeur, dans
le cadre
de l'aménagement de nombreux parcs, tel que le ruisseau des Gohards,
dans le
futur quartier de la Bottière.
Réseau hydrographique de Nantes
|
Vue nocturne des bords de l'Erdre (quai
de Versailles)
|
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Cliquez sur une vignette pour
l’agrandir |
Le régime hydrographique de la Loire à Nantes
Le contrôle du fleuve en amont rend les inondations rares. Les hautes
eaux
d'hiver peuvent recouvrir les îles situées juste en amont de Nantes, à
Saint-Sébastien-sur-Loire, qui
sont inondables et non constructibles, ainsi que l'extrémité est de
l'île de
Nantes. La dernière inondation plus conséquente date de janvier 1995
(l'eau
recouvrit alors le Boulevard des Pas Enchantés à Saint-Sébastien).
La Loire subit l'influence des marées dans tout l'estuaire et
même au-delà, jusque vers Oudon, non loin
d'Ancenis. Le phénomène de la marée
est donc encore très sensible à Nantes, les courants de jusant faisant
apparaître des estrans boueux notables à certains endroits (au confluent
Loire-Sèvre par exemple).
La Sèvre nantaise et l'Erdre sont chacune
protégées des marées par une
écluse.
Géologie
Immeuble du centre ville s'affaissant, phénoméne du à des
fondations mal assurés sur un sol sableux
Nantes est située au point de convergence de l'Erdre, de la Sèvre et
de la
Loire en un endroit où la vallée de
cette dernière se resserre en raison de l'affleurement du Sillon de
Bretagne, axe granitique s'étendant sur une grande
partie du massif
armoricain. La ville a donc pour assise un socle cristallin dont les
fractures hercyniennes favorisent l'écoulement de rivières dont
le lit est fortement
incisé au niveau des confluences.
Les cours d'eau partagent le plateau au nord de la commune en
trois secteurs qui convergent vers le centre historique Le fond des
vallées est
marécageux et cache un remblaiement de
vase raccordé à la plaine flandrienneN 8 de la Loire masquant une couche de 25 m à 27 m composée de sables fins, vases et
tourbes. Les interfluves sont plats, la granulométrie de leur sol est
très fine. Le
sol plus aéré des versants des cours d'eau favorise la variété de la
végétation.
Le sous-sol du centre historique a pour caractéristique les parties
remblayées afin de créer des
fosses protégeant les murailles, de gagner des terres sur les cours
d'eau ou de
détourner les rivières. À titre d'exemple, le sous-sol de la place
du Commerce est composé de 10 m d'épaisseur de terres
déplacées au XIVe siècle dans le cadre de
la création des quais du port10.
Climat
Le climat nantais, et plus généralement de la Loire-Atlantique, est
de type tempéré océanique.
L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la
Loire et l'absence de relief notable11. Les hivers sont doux (min --5 °C / max 10 °C) et pluvieux. Quoique relativement
beaux et doux également (min 17 °C /
max 35 °C),
les étés connaissent chaque
année au moins un épisode caniculaire de quelques jours. Sur l'ensemble
de
l'année, les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les
précipitations
annuelles sont d'environ 820 mm12 et
peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y
sont exceptionnelles.
Ce climat est très favorable à la végétation comme en témoignent les
nombreux
parcs et jardins nantais. Nantes est sous les vents de dominante ouest
liés aux
dépressions cyclonales de l'Atlantique. Leur direction est généralement
de nord,
nord-ouest et d'ouest. Les vents de sud-ouest et nord-est sont plutôt
rares. Par
ailleurs, on note la présence de brumes matinales dans le fond des
vallées.
Climatologie de Nantes
sur la période 1961 - 1990 :
Températures moyennes et ensoleillement
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
2,4 |
2,8 |
4,0 |
5,9 |
9,0 |
11,9 |
13,9 |
13,5 |
11,8 |
8,9 |
5,1 |
3,0 |
7,7 |
| Température
moyenne (°C) |
5,4 |
6,2 |
8,1 |
10,4 |
13,6 |
16,9 |
19,1 |
18,7 |
16,8 |
13,1 |
8,6 |
6,0 |
11,9 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
8,4 |
9,6 |
12,2 |
14,9 |
18,2 |
21,9 |
24,4 |
24,0 |
21,8 |
17,3 |
12,0 |
9,0 |
16,1 |
| Ensoleillement
(h) |
72 |
99 |
148 |
187 |
211 |
239 |
267 |
239 |
191 |
140 |
91 |
70 |
1 956 |
Source :
Relevés 1961-199013
Lors de la canicule européenne de 2003,
Nantes a été relativement moins exposée que les régions les plus
touchées de
France, comme l'indiquent les relevés de température de Météo France sur
la
période14
Précipitations et humidité
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Humidité
relative (%) |
88 |
84 |
80 |
77 |
78 |
76 |
75 |
76 |
80 |
86 |
88 |
89 |
81 |
| Précipitations
(mm) |
86,6 |
70,2 |
69,1 |
49,9 |
64,1 |
45,0 |
46,4 |
44,8 |
62,2 |
79,2 |
86,9 |
84,1 |
788,5 |
| Nombre
de jours avec pluie |
12,8 |
11,0 |
11,1 |
8,9 |
11,0 |
7,7 |
6,7 |
7,0 |
8,4 |
10,4 |
11,1 |
11,5 |
117,6 |
| dont
nombre de jours
avec pluie ≥ 5 mm |
6,1 |
4,8 |
4,9 |
3,6 |
4,5 |
2,9 |
2,7 |
3,1 |
3,9 |
5,0 |
6,2 |
6,1 |
53,7 |
Source :
Relevés 1961-199013
Records
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. |
Record
de froid (°C) (année du
record) |
-13,0 (1985) |
-15,6 (1956) |
-7,0 (1965) |
-2,6 (1973) |
-0,9 (1979) |
3,8 (1975) |
6,1 (1975) |
5,6 (1956) |
2,8 (1952) |
-3,3 (1997) |
-6,8 (1993) |
-10,2 (1962) |
Record
de chaleur (°C) (année
du record) |
17,6 (1969) |
21,4 (1960) |
23,2 (1965) |
27,5 (1949) |
32,0 (1953) |
36,8 (1952) |
40,3 (1949) |
37,4 (1990) |
34,3 (1961) |
27,0 (1985) |
21,1 (1955) |
18,4 (1953) |
Record
de pluie en 24 h
(mm) (année du record) |
50,1 (1961) |
31,9 (1981) |
46,8 (1967) |
36,4 (1983) |
46,7 (1981) |
35,9 (1968) |
94,9 (1977) |
53,4 (1970) |
48,2 (1975) |
42,5 (1979) |
39,0 (1970) |
35,8 (1989) |
Record
de vent (km/h) (année du
record) |
112 (1990) |
133 (1990) |
112 (1986) |
90 (1990) |
97 (1983) |
83 (1987) |
76 (1988) |
83 (1992) |
108 (1993) |
115 (1987) |
104 (1987) |
122 (1989) |
Source :
Relevés 1961-199013
Phénomènes météorologiques
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Nombre
de jours d'orage |
0,3 |
0,2 |
0,4 |
0,7 |
2,3 |
2,4 |
2,1 |
2,3 |
1,4 |
1,0 |
0,5 |
0,4 |
14,1 |
| Nombre
de jours avec grêle |
0,4 |
0,6 |
0,7 |
0,6 |
0,2 |
0,1 |
0,1 |
- |
- |
0,1 |
0,2 |
0,3 |
3,3 |
| Nombre
de jours avec neige |
1,2 |
1,3 |
0,8 |
0,3 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
0,4 |
1,1 |
5,1 |
| Nombre
de jours avec gel |
9 |
7,6 |
5,3 |
1,1 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0,2 |
2,6 |
9,7 |
15,9 |
| Nombre
de jours avec brouillard |
7,3 |
5,1 |
3,8 |
2,3 |
2,4 |
2,2 |
2,2 |
4,2 |
5,6 |
7,5 |
7,1 |
8,6 |
58,2 |
Source :
Relevés 1961-199013
Le tableau suivant permet de comparer la fréquence de phénomènes
climatiques
régnant à Nantes avec celles de quelques grandes villes françaises aux
climats
distincts et caractéristiques13.
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
| Brest |
1749 h/an |
1 109 mm/an |
9j/an |
11j/an |
74 j/an |
| Paris |
1 797 h/an |
642 mm/an |
15 j/an |
19 j/an |
13 j/an |
| Nice |
2 694 h / an |
767 mm / an |
1 j / an |
31 j / an |
1 j / an |
| Strasbourg |
1 637 h/an |
610 mm/an |
30 j/an |
29 j/an |
65 j/an |
| Nantes |
1 956 h/an |
789 mm/an |
5 j/an |
14 j/an |
58 j/an |
| Moyenne nationale |
1 973 h/an |
770 mm/an |
14 j/an |
22 j/an |
40 j/an |
L'environnement
à Nantes
L'océan à 40 minutes en voiture, des espaces verts préservés, de
nombreux
cours d’eau, Nantes est une métropole « verte et bleue ». Reconnue en
2004 par
le Time Europe magazine comme « la ville la plus agréable
d'Europe »15,
Nantes
a su attirer de nouveaux habitants par son dynamisme, sa culture et sa
créativité.
Urbanisme
Morphologie
urbaine
Les premiers aménagements urbains encore visibles de nos jours
remontent à
l'époque médiévale mais des constructions datants du Haut Empire
romain ont été recouvertes par des aménagements postérieurs16
La ville médiévale fortifiée, formant de nos jours le quartier du
Bouffay, est contenue entre
l'Erdre à l'ouest et la Loire au sud respectivement matérialisés
aujourd'hui par
les cours des
50-Otages et Franklin
Roosevelt, ainsi que les Cours Saint-Pierre et
Saint-André dans la partie Est (ces derniers étant d'anciennes mottes
aplanies au XVIIe siècle pour former une
place). Il ne
reste rien des fortifications hormis la Porte Saint-Pierre dont le
soubassement
est d'époque gallo-romaine et le château des ducs de Bretagne,
ainsi que quelques maisons à colombage et hôtels
particuliers datant pour l'essentiel du XVe siècle.
La première grande expansion de la ville a eu lieu au XVIIIe siècle en gagnant progressivement sur la rive
ouest de
l'Erdre pour digérer le faubourg Saint-Nicolas. C'est à cette époque que
sont
tracées par l'architecte Mathurin Crucy les places Royale et Graslin,
que
sont édifiés le théâtre et le cours Cambronne ou qu'est lotie l'île
Feydeau. Le centre
actuel s'articule autour d'une colonne vertébrale qui est l'axe
est-ouest :
partant de la cathédrale traversant rues de Verdun, de la Marne,
d'Orléans, Crébillon et finissant
place Graslin. 17
Un arc formé par de grands boulevards a longtemps défini les limites
de la
ville avant que certaines communes alentours y soient rattachées.
Sur le plan des strates historiques, on distingue quelques ensembles
typiques
18 :
La
partie
médiévale
Le château et une partie du centre historique de la
ville
C'est la strate la moins lisible, elle a souffert des bouleversements
du
XVIIIe siècle à nos jours mais aussi des
bombardements de 1943
qui ont particulièrement affecté la ville. Les rues de la Juiverie,
Sainte-Croix, de la Baclerie sont parmi les exemples les mieux conservés
et on
retrouve également quelques modèles d'architecture à colombages
apparents rue de
Verdun, rue Bossuet ou encore place du Change. Bien sûr le château des
ducs de
Bretagne ainsi que son périmètre immédiat forment l'ensemble le plus
caractéristique de cette époque.
La
ville classique (XVIIIe siècle)
À l'est, les cours Saint-Pierre et Saint-André, articulés autour de
la Place du
Maréchal-Foch (que les Nantais continuent d'appeler place Louis-XVI),
constituent un ensemble résidentiel très homogène et caractéristique de
l'époque. À l'ouest autour des places Royale-Commerce-Graslin, ensemble
de style
néoclassique, s'est développée
la ville commerçante en lien avec les activités du port. Le cours
Cambronne est le
pendant résidentiel du quartier. L'île Feydeau quant à elle rassemble
les
demeures parmi les plus richement décorées du secteur, édifiées par une
élite
économique qui avait fait fortune principalement grâce au commerce
triangulaire. La physionomie d'une grande partie de la cité fut donc
profondément modifiée en cette période qui correspond à l'essor de
l'économie
nantaise. Toutefois quelques beaux immeubles situés anciennement place
de la
Bourse et au début du quai de la Fosse échappèrent à
l'ordonnancement un peu sévère voulu par l'architecte Crucy.
La ville
du XIXe siècle
De grands boulevards rectilignes et bordés d'immeubles apparaissent
avec
notamment la rue de Strasbourg : percée « haussmannienne » qui
constituerait aujourd'hui davantage une coupure qu'un axe central. Ce
cas mis à
part, le centre s'est étendu concentriquement, au XIXe siècle,
rompant ainsi avec la logique en vigueur jusque
là. Sur le plan urbain ces extensions ne sont pas singulières, elles
s'organisent autour de repères significatifs. Autour du Jardin des
plantes et du
Musée des Beaux-arts à l'est se forme l'ensemble
Saint-Clément/Dalby/Saint-Donatien, autour de l'ancien palais de justice
au nord
se développent les quartiers Hauts-pavés/Viarme/Saint-Félix, pour le
secteur du
Musée Dobrée et
de l'église Notre-Dame de Bon-Port à l'ouest ce sont les quartiers
Canclaux et
Mellinet notamment, quant au quai de la fosse, il va s'étirer vers la
butte
Saint-Anne et le village de Chantenay (rattaché à Nantes en 190819). Le
quartier de la Madeleine qui s'étend au sud de Feydeau, entre la
chaussée de la
Madeleine et l'avenue Carnot est un cas particulier : quartier enclavé
jusqu'aux
comblements de la Loire dans les années 1930, il a gardé son aspect de
« faubourg » qui en fait encore aujourd'hui un village dans la ville.
La
ville de la
reconstruction
l'Hôtel-Dieu et la Tour Bretagne deux bâtiments symboles de la
reconstruction
Le centre historique est parsemé d'immeubles modernes qui ont pris la
place
de constructions démolies par les bombardements, ils s'insèrent dans la
ville
avec plus ou moins de bonheur. Échappent à la règle la place
Royale reconstruite à l'identique ou l'église Saint-Nicolas et la Bourse
qui
furent restaurées. En revanche la rue du Calvaire a été élargie et
reconstruite
selon les canons modernes de l'après guerre : avec la place des
Volontaires de
la Défense passive, elle constitue un exemple intéressant d'urbanisme
des années
1950 en centre-ville. Au nord de cette rue subsistait un faubourg
malfamé, le
Marchix, qui a été rasé dans la foulée pour laisser place à l'actuel
quartier
Bretagne : place Bretagne remaniée, rue du président Herriot, de la
Porte neuve,
percement de la rue de Budapest. Ces aménagements sont l'œuvre de
l'architecte
Michel
Roux-Spitz.
À Nantes se côtoient donc différentes formes d'urbanisme liées au
passé de la
ville, il n'est en effet pas rare de voir des rues ou des bâtiments très
anciens
du centre historique se confronter à l'architecture typique de l'époque
de la
reconstruction : par exemple l'Hôtel-Dieu un imposant édifice en
béton fait face à l'île Feydeau.
La ville actuelle
Port-Boyer sur les bords de l'Erdre un quartier type des années 1970
avec ses tours
d'habitations
Au delà des grands boulevards ceinturant le centre se trouvent les
quartiers
populaires et historiquement ouvriers comme Chantenay ou Doulon et
d'autres plus huppés tels que les bords de
l'Erdre, Canclaux ou Mellinet, en se rapprochant du périphérique on
retrouve entre autres les quartiers HLM des années
1960-70. Des zones urbaines sensibles ont été définies dans la commune
de
Nantes : le grand ensemble de collectifs de Bellevue partagé avec
Saint-Herblain ayant reçu un
statut de zone franche urbaine avec celui des
Dervallières il forme les quartiers ouest, ainsi qu'un autre quartier
formé au
Nord-ouest de l'hippodrome (la Boissière, le Chêne des Anglais) et
enfin, les
tours et les barres de Malakoff en bord de Loire. Le Nantes bourgeois
lui,
s'étend en éventail à partir du centre-ville entre l'Erdre et la Chézine
(mis à
part la zone sensible nord) tandis que les quartiers populaires sont
surtout au
sud de la Loire et à l'ouest.
L'étalement urbain de Nantes est assez important ce qui est la
conséquence du
développement en périphérie de nombreux lotissements ou quartiers
résidentiels
avec des constructions relativement basses mais aussi beaucoup de
centres
commerciaux, de quartiers tertiaires et d'espaces verts.
Malgré une faible densité, la ville est dominée par quelques
immeubles de
grande hauteur tels que la tour Bretagne, en centre-ville, haute de 144 m qui est le troisième plus haut building
de province ou le pyramidal Sillon de Bretagne, sur la
commune voisine de Saint-Herblain, haut de 100 m pour une largeur
de 200 m est la plus grande barre HLM de France
véritable « ville dans la ville », qui abrite plus de 3 600 personnes à
l'image
de la cité
radieuse construite par Le Corbusier à Rezé, abritant des commerces et
une
école au sommet.20
L'un des plus grands projets d’urbanisme que la ville ait connu est
la création du
quartier Beaulieu dans les années 1970.
Ce projet consistait à créer un grand quartier international d’affaires
du côté
est de l’île de Nantes, comprenant bureaux et logements. Mais le manque
d’attractivité du projet auprès des entreprises et la crise économique
ont
entraîné un changement d’orientation du quartier et une ambition revue à
la
baisse 21.
Une
partie seulement du projet initial a pu être réalisée, faisant du
quartier une
zone principalement résidentielle, coupée du centre-ville. Le Tripode,
l'un des grands
immeubles de bureaux du quartier, a d’ailleurs été détruit le
27 février 2005, notamment à cause du fort taux d’amiante présent dans
sa structure.
Projets urbains
L'île de
Nantes
Article détaillé : île de Nantes.
Vue aérienne de l'île de Nantes
Chantier du quartier Euronantes
Île de Nantes est la nouvelle dénomination administrative de
ce
quartier insulaire historiquement appelé Beaulieu, cependant un
grand
nombre de Nantais continuent d'employer ce terme. L'île de Nantes fait
actuellement l’objet d’une vaste opération de rénovation urbaine qui
doit
s'étaler sur plusieurs années. Il s'agit d'un des plus vastes chantiers
de
réaménagement en France. La maîtrise d'ouvrage est assurée par la SAMOA
qui est
la société d'économie
mixte créée pour l'occasion et la maîtrise d'œuvre est gérée par
l’équipe
d’Alexandre
Chemetoff (Atelier Île de Nantes).22 Par la disparition progressive des
nombreuses friches industrielles il s’agit ici de redonner de
l’attractivité à
cet espace situé pratiquement au cœur du centre-ville. L'île de Nantes
était
l'un des plus emblématiques quartiers ouvriers de Nantes avec les
Ateliers et
chantiers de Nantes qui faisaient encore vivre le port jusqu'en 1987 au
côté des
fonderies de l'Atlantique.
De vastes programmes immobiliers sont en cours de construction ou en
projet,
ils s'accompagnent d'aménagements de la voirie et de l'espace public en
général.
L'implantation d'équipements publics et de surfaces commerciales suit
son cours,
ils viendront conforter la vocation future du secteur à être une
extension du
centre-ville.
Auprès du nouveau palais de justice et de l'école
d'architecture, récemment installés sur les rives, sont aménagés des
espaces de
loisirs et de détente avec les Machines de l'île qui
occupe les anciennes nefs des ex-chantiers
navals et à la pointe de l'île le hangar à bananes héberge
désormais
des restaurants, bars de nuits et discothèques. Le projet laisse une
place
importante à la culture avec la création d'un pôle des arts graphiques
ainsi que
la Fabrique un espace dédié aux musiques contemporaines. Des
éléments
comme les Anneaux de
Buren ou les grue Titan viennent marquer ce nouveau paysage urbain. Il
est également envisagé le
creusement d'un bassin à flots destiné à accueillir des bateaux de
plaisance.
L’emplacement de l'ancien Tripode sera également amené à subir des
transformations notables. Sur ce secteur va naître un quartier mixte
comprenant
logements, commerces et hôtels de luxe avec des immeubles de bureaux, le
tout
érigé autour d'une succession de bassins. Sur l'autre rive de la Loire
une
partie du quartier Malakoff/Pré-Gauchet (qui fait actuellement l’objet
d’un
Grand Projet de Ville, ou GPV) est en cours de gentrification suite à
une
convention avec l'ANRU. Malakoff
avec l’emplacement du Tripode et l’est du Champ de
Mars formeront le futur quartier Euronantes, quartier d'affaires
européen où
seront construits un hôtel de grand luxe, des bureaux, des logements,
des
équipements sportifs et de loisirs. Ils s’ajouteront à la future gare
TGV, au siège social de la banque CIO, à la Cité des
Congrès et au siège de la Communauté urbaine de Nantes Métropole déjà
existants. 23
Autres projets
Avec l'île de
Nantes d'autres grands projets urbains sont en cours de réalisation avec
notamment la construction d'ici 2015 de deux nouveaux quartiers et un
important
programme de réhabilitation24.
- Bas-Chantenay : a pour objectif la rénovation d'un ancien quartier
industriel et populaire qui va s'articuler autour de la reconversion de
l'ancienne usine Armor. Outre la construction de nouveaux logements le
projet
comporte également des réhabilitations d'habitations insalubres, des
équipements
publics et des aménagements des rives de la Loire.
- Bottière-chénaie : C'est sur 35 hectares d'anciennes terres
maraîchères que
sont en cours de construction environ 1 600 logements et divers
équipements
publics tels une médiathèque, un groupe scolaire, une salle omnisports
ainsi que
de nombreux commerces en bordure de la Route de Sainte-Luce, qui sera
totalement
réaménagée afin de mêler voitures, vélos, piétons et transports en
commun en
toute sécurité. Le quartier sera traversé par un mail arboré et doté de
plusieurs bassins, qui sera le principal centre névralgique du projet.
- Saint-Joseph-de-Porterie : Sur 45 hectares construction à terme de
1 400
logements ainsi que de nombreux équipements publics.
les nouveaux quartiers de Saint-Joseph-de-Porterie et
Bottière-Chénaie seront
labellisés écoquartier 25,26 : c'est-à-dire développés dans le
respect
des principes de développement durable, de mixité sociale avec environ
25 % de
logements sociaux24 de gestion écologique et durable de
l’énergie, de l’eau, de la nature, du patrimoine.
D'autres programmes de renouvellement urbain entrent, eux, dans le
cadre du
grand projet
de ville et sont en cours à Malakoff ou aux Dervallières24.
Logement
En 1999 l'Insee dénombre 142 420 logements sur Nantes dont 2 860
résidences secondaires et 9 066
logements vacants. Le nombre de résidences principales s'élève donc à
130 494
logements avec un nombre moyen d'occupants d'environ 2 personnes.
Les logements individuels représentent 23,4 % du parc immobilier
tandis que
le nombre de collectifs semble évoluer à la hausse depuis 1990 (+
20,9 %) avec
une part de 76,4 %. Par ailleurs on dénombre environ 22,7 % de logements
sociaux conformément à la loi
relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU) qui fixe un
objectif de 20 % dans les villes des agglomérations de plus de 50 000
habitants.
La majorité des Nantais sont locataires de leur logement, la
répartition du
statut d'occupation des résidences principales est la suivante :
propriétaires
36,5 % ; locataires 61,1 % ; logés gratuitement 2,4 %.
La forte hausse des prix de l'immobilier ces dernières années
pourrait en
partie expliquer cette tendance. Par exemple de nombreux
« primos-accédants »
préfèrent se reporter sur les communes limitrophes pour l'acquisition
d'un
logement.
Nantes compte 139 500 ménages en 2004.