Montpellier est une ville du sud de la France, chef-lieu du
département de l’Hérault et de la région Languedoc-Roussillon.
Montpellier se situe
entre Nîmes et Béziers, à proximité de la Mer Méditerranée. La commune,
intra-muros,
est peuplée plus de 250 000 habitants, tandis que l'aire urbaine compte
plus de
510 000 habitants en 2006. Elle est donc la 8e ville la plus peuplée de
France
et son aire urbaine est classée 15e. Montpellier se situe sur l'axe
entre l'Espagne à l'ouest et l'Italie à l'est. Les habitants de
Montpellier sont appelés les
Montpelliérains.
Toponymie
Montpellier viendrait du nom romain "Montepestelarius" transformé en
"Montepestelario" (parler roman et populaire)
signifiant le Mont du Pastel, francisé en Mont Peslier, et en
occitan Montpelhièr mumpeˈʎɛ (en graphie classique).
Au Moyen Âge, le pastel était une plante indispensable pour la
teinture des étoffes de laine, en bleu. C'est ce qui faisait toute
l'importance de ce lieu.
Cette appellation se trouve dans l’acte conservé aux archives
municipales de
Montpellier (situées à la B.M.). Il s’agit de l'acte de donation de ce
mont,
situé entre Lez et Mosson, par le Comte et la Comtesse de Mauguio, à
Guilhem Ier de Montpellier, en 985, date où déjà quelques mas de
cultivateurs
sommairement implantés y formaient une manse (propriété agricole).
Cette donation sera d'ailleurs l'acte fondateur de la dynastie des
Guilhem.
Géographie
Montpellier est la 8e commune de France
par sa
population "Intra-muros" et également la plus peuplée du
Languedoc-Roussillon et
de l'Hérault.
Situation
La ville se situe à 10 km de la mer
Méditerranée (Palavas-les-Flots) par voie express et à
75 km du point montagneux le plus
proche (Mont Aigoual 1 567 m, situé dans le
département du
Gard) (station de ski de Prat Peyrot). Montpellier est à 52 km de Nîmes (Gard), 30 km de Sète, 61 km de Béziers3, 168 km de Marseille
(Bouches-du-Rhône), 248 km de Toulouse
(Haute-Garonne) ou encore à 350 km environ de Barcelone. Elle est
également à 750 km de Paris.
Aujourd'hui huitième ville de France par sa population intra-muros et troisième ville française de l'axe
méditerranéen (derrière Marseille et Nice), elle est l'une des rares
villes de
plus de 100 000 habitants dont la population a augmenté de façon
ininterrompue
depuis une cinquantaine d'années. Elle a plus que doublé sur cette
période pour
atteindre 253 712 habitants au 1er janvier
2007 selon
le recensement de l'INSEE. Avec 55 000 étudiants, c'est également la
seconde
ville universitaire de France après Poitiers en considérant la
proportion d'étudiants à la
population totale (21%).
Montpellier vu par le satellite Spot
Montpellier est très proche de la mer. Culminant à 57 m à la place du Peyrou (ancienne
place royale où trône la statue de Louis XIV), la ville a commencé à se
développer sur deux collines : Montpellier et Montpellieret, certaines
rues sont
à forte dénivellation. Elle est surnommée : Lo Clapàs, « le tas
de
pierres » en occitan, en raison de son matériau de base, la pierre de
Castries,
qui est un calcaire coquillier, blanc crème à
l'origine mais qui adopte une patine dorée en vieillissant. Le
territoire actuel
s'étend jusqu'à des collines qui dominent l'ancienne ville : le Lunaret,
Montmaur et le Plan-des-Quatre-Seigneurs au nord, La Paillade et les
Hauts-de-Massane au nord-ouest, culminant à près de 110 mètres d'altitude2.
Montpellier est située entre deux cours d'eau : le Lez à l'est et la
Mosson à l'ouest. Son paysage est surtout
marqué par le pic
Saint-Loup (658 m), situé à 25
kilomètres au nord de la ville et visible depuis la promenade du Peyrou
ainsi
que de la terrasse du toit du Corum au bout des allées de l'Esplanade.
Montpellier s'étend en direction du rivage maritime avec la création
de
nouveaux quartiers à l'est puis au sud du centre-ville (successivement
Antigone,
Richter puis Port Marianne), et sous l'impulsion de Georges Frêche, qui a
déclaré en 1977
vouloir faire de Montpellier "la façade maritime entre Gênes et
Barcelone".
Le territoire communal s'étend sur une superficie de 5 688 hectares,
urbanisée environ aux trois cinquièmes, mais
cette urbanisation est en forte croissance. Le reste du territoire
communal est
composé d'espaces verts, d'espaces naturels protégés (Rives du Lez,
Réserve
zoologique Lunaret et Bois de Montmaur) et de zones agricoles. Environ
180
hectares de terrains sont encore à dominante agricole, principalement
plantés en
vignes. Ses principales localisation sont
à l'Est (Montaubérou, Valédeau, Flaugergues), au Sud de l'autoroute A9
(Méjanelle, Mogère, Première écluse), au
Nord (Plan des 4 seigneurs), à l'extrême Sud (Petit Grès), et à l'Ouest
(Château-Bon, Bionne, Rieucoulon).
Climat
La place de la Comédie vide, au
matin.
Le climat de Montpellier est typiquement méditerranéen.
Il en découle des jours de précipitations peu nombreux mais des
averses
parfois violentes, notamment en automne de septembre à décembre (les
précipitations annuelles sont proches de 800 mm). Au contraire, l'été
est
souvent très sec, voire aride dans l'arrière pays des garrigues, avec
seulement
quelques précipitations en août liées aux orages.
Le taux d'ensoleillement journalier moyen est de 7 h 22,
largement
supérieur à la moyenne française de 4 h 464.
En
outre, relativement "protégée" du Mistral et de la Tramontane par
l'avancée des
reliefs cévenols, Montpellier est la ville la moins ventée du golfe du
Lion. De
plus, la proximité de la mer favorise l'installation de la brise marine
qui
tempère les excès thermiques en été.
La température annuelle moyenne est de 14,2 °C, supérieure à
la
moyenne nationale de 12,2 °C5.
Températures mensuelles moyennes relevées sur une année
(2005) :
- Maximales6
- de janvier à mai : entre
9,9 °C et 21,6 °C
- de juin à septembre : entre 24,8 °C et
29,4 °C
- d'octobre à décembre : entre 9,7 °C et 20,0 °C
- Minimales7
- de janvier à mai : entre
1,5 °C et 9,1 °C
- de juin à septembre : entre 15,7 °C et 19,6 °C
- d'octobre à décembre : entre 0,1 °C et 14,2 °C.
Histoire
Les débuts de la ville au Moyen
Âge
La Tour des Pins, un des derniers vestiges (avec la tour de
la Babote) de la "Commune Clôture", enceinte fortifiée qui enserrait la
ville au
Moyen-Age, construite dès 1196
Article détaillé : Histoire de Montpellier
au Moyen Âge.
C'est en 985, dans une donation du comté de
Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier.
Le 26 novembre 985, le comte Bernard
de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhem en échange de
son dévouement
l'ancien territoire situé entre l'antique Voie Domitienne, le Lez et La
Mosson. Ses héritiers construiront sur
leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et
d'une
chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.
Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne,
Béziers ou Carcassonne, existant à l'époque romaine, Montpellier n'est née qu'au cours du XIe siècle. Située
entre l'Espagne et l'Italie, proche de la Via Domitia et du port
romain de Lattes, la ville connaît
rapidement un important développement économique et culturel, attirant
doreurs,
orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges
entre
le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen. En effet,
via les roubines, elle est reliée par les eaux à Lattes et la mer, ce
qui lui
permet de devenir une importante ville marchande à partir du XIIe
siècle, grâce
en partie au dynamisme de son commerce maritime en partance notamment
pour les
pays du Nord, l'Italie et l'Espagne. Montpellier se distingue notamment
par un
important commerce des épices, qui va permettre aux Montpelliérains
d'acquérir
une connaissance particulière des plantes et épices venant
essentiellement
d'orient, d'extreme-orient et même d'Afrique. Montpellier devient un
port
capital pour l'entrée des épices dans le royaume de France, qui n'a pas
encore à
cette époque de port sur la Méditerranée.
L'agglomération médiévale était constituée de deux entités juridiques
distinctes : Montpellier appartenant à la seigneurie des Guilhem, et
Montpelliéret (juridiction centrée sur l'actuel lycée Joffre) dépendant
de la
seigneurie des évêques de Maguelone. Une enceinte fortifiée
unique (appelée pour cela la Commune Clôture) protégeait les deux
entités. Deux tours subsistent de cette fortification (la Tour de la
Babote et
la Tour des Pins). Mais Montpelliéret n'a toujours constitué qu'une
partie
minime de la ville. Son église Notre-Dame-des-Tables constitue une étape
renommée pour les pèlerins partant vers Saint-Jacques-de-Compostelle.
Cet
afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions
charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés
d'Espagne se retrouvent à l'École de Médecine de Montpellier,
fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat
du pape Honorius III. La ville est en effet
multiculturelle. En 1160, Benjamin de Tudèle qui visite le sud de
la France, note que la ville est "fort fréquentée par toutes les
nations,
tant chrétiennes que mahométanes et qu'on y trouve des négociants
venants
notamment du pays des Algarbes (Al Andalus et le Maghreb) de toute
l'Égypte et de la terre d'Israël". De plus des
tombes juives et musulmanes témoignent de cette présence. Une stèle
découverte à
Aniane datant du XIIe siècle, porte notamment le nom du défunt,
un
certain Ibn Ayyûb, jeune tâlib (étudiant en religion), une des branches
des
études théologiques et juridiques que proposait l'université de
Montpellier à
l'époque. 8
La renommée de son université de médecine, probablement la deuxième
plus
ancienne d'Europe après celle de Salerne en Sicile, est déjà immense à
la fin du
XIIIe siècle, grâce à la valeur cosmopolite de la
ville qui
accueillait des savants de toutes les confessions.
Article détaillé : Historique
de la Faculté de Médecine de Montpellier.
Guilhem VIII meurt le 9 novembre 1202,
sans avoir réussi à faire légitimer par le Pape Innocent III son second
mariage
avec Agnès de Castille. Il a donc pour seule héritière légitime la fille
issue
de son premier mariage avec Eudoxie Comnène, Marie. Il charge pourtant
certains
magistrats de la ville d'assurer la régence en attendant que son jeune
fils
Guilhem, issu de son mariage avec Agnès de Castille, soit en âge de lui
succéder. Cette situation dure jusqu'au début de l'année 1204. C'est
alors que
se produit, dans des circonstances assez obscures, une rupture majeure
dans
l'histoire de la ville. Le jeune héritier Guilhem, sa mère et leurs
partisans
sont chassés de la ville et les Montpelliérains soutiennent Marie comme
héritière de la seigneurie. Un mariage est organisé entre Marie et le
roi Pierre II
d'Aragon (1176-1213). Ce mariage est célébré dans l'église majeure de la
ville, Notre-Dame des Tables, le 15 juin 1204, et à cette occasion des
prud'hommes
(conseillers) de la ville demandent au couple de reconnaître tous les
droits et
coutumes de la ville qu'ils s'apprêtent à mettre par écrit. C'est chose
faite le
15 août 1204 : les représentants des habitants présentent à Pierre II et
à Marie
la Magna Charta, la Grande Charte des 123 articles qui institue un
consulat à
Montpellier. Ce texte fondateur est approuvé par le nouveau seigneur de
la
ville. Pourtant, ce texte fondateur sape une part certaine de son
autorité sur
la ville et va permettre aux Montpelliérains d'acquérir progressivement
une
certaine autonomie vis-à-vis de leur seigneur.
Possession des rois d'Aragon puis de Majorque après le mariage de
Pierre II
d'Aragon, roi d'Aragon et comte de Barcelone, avec Marie de
Montpellier, la ville connaît de 1204 à 1349 son apogée. Jacques
Ier, fils de Pierre II et de Marie, natif de Montpellier, considère la
ville
comme "la meilleure ville de l'univers", et y entretient une cour
brillante.
C'est toujours vers cette époque, au XIIe siècle, que Montpellier est
connue
et reconnue pour son savoir-faire dans les produits culinaires composés
d'épices. Montpellier s'est, très tot, spécialisée dans la réalisation
de
produits à très haute valeur ajoutée. La rareté et le cout élevé que
représentent les épices, en font un objet de choix pour diverses
compositions
dont Montpellier deviendra la ville experte. Parmi ceux-ci, un vin était
particulièrement prisé : le "Garhiofilatum". Il s'agit d'un vin élevé
avec des
épices rares venant du bout du monde. La renommée de ce savoir-faire
était telle
que ce vin s'est exporté jusqu'en Angleterre, où le roi Henri III
notamment le
demandait pour ses réceptions royales. En des temps où les transports
étaient
longs, coûteux et dangereux, il fallu qu'il soit de bien bonne qualité.
Au XIVe
siècle encore, les rois de France et les Papes d'Avignon appréciaient
beaucoup
les vins de Montpellier, bien plus réputés que ceux des côtes du Rhône
qui à
l'époque étaient médiocres.
Jacques Ier ayant résolu de partager ses États entre ses deux fils
Pierre et
Jacques, la Seigneurie de Montpellier devint possession de Jacques II,
Roi de Majorque et Comte de
Roussillon, en 1276. La ville restera
sous tutelle du royaume de Majorque jusqu'en 1349, date à laquelle
Jacques III de Majorque, ruiné, la
vendit à Philippe VI de Valois.
En 1289, les Écoles de Médecine et de
Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux
pensées
juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par
le pape
Nicolas IV. Vendue au royaume de France en 1349, Montpellier est alors
considérée
comme la deuxième ville du royaumeréf. nécessaire.
Mais au cours de la seconde moitié du XIVe siècle,
des épidémies successives déciment plus du
tiers de sa population.
De la
Renaissance aux guerres de religion
La Citadelle de Montpellier (actuel Lycée
Joffre)
L'esplanade du Peyrou par Charles Auguste
Daviler.
Au XVe siècle, la ville se redresse économiquement
grâce à
l'activité du port voisin de Lattes et
au génie mercantile de Jacques Cœur, grand argentier du roi Charles
VII. La Faculté de Médecine de
Montpellier bénéficie même, en 1593, de
la création d'un Jardin des
Plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.
Après que le siège épiscopal de Maguelone a été supprimé en 1536, il
s'établit à Montpellier. La cathédrale
Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère
Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien
édifice gothique consacré par Urbain
V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux
tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des
influences
avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété
des arcs
et des supports des colonnes.
Au XVIe siècle, la Réforme protestante gagne beaucoup
d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Un des
plus beaux temples de
l'époque est construit. Mais au cours des décennies suivantes, les
guerres de religion entraînent la
destruction totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur
des
murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas
être
détruite, même si elle en souffre durablement.
En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du
Languedoc
avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique
conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576,
provoque
le soulèvement de la ville qui rejette son autorité. François de
Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Il
commence par raser la citadelle.
Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les
Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour
recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville9.
En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme
une des places fortes où les cultes protestants sont reconnus. S'en
suivent une
vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de
religion. En
1622, Louis XIII dirige le siège de la ville
rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. Le
règne du
roi est rétabli et le retour de la domination catholique est assuré par
l'édit de
Fontainebleau de 1685. Depuis, la ville
est restée majoritairement catholique.
Les
XVIIe et XVIIIe siècles
Le Château d'eau du Peyrou de Giral.
Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière
de son nouveau statut, fait construire
de nombreux hôtels particuliers, particulièrement élégants et dont
l’architecture est très caractéristique du centre historique. L’un des
plus
beaux, l’hôtel de Guidais, peut être admiré à l’angle Ouest de la
promenade
du Peyrou. Propriété de la famille Molinier, il n’a pas été sub-divisé.
Il
fut la résidence de l’avant-dernier Grand Maître de l’ordre de Malte,
Hompech,
qui y mourut. Le magnifique jardin et la maison typique du classicisme
languedocien peuvent être visités.
La place
de la Comédie et l’arc de triomphe-Esplanade du Peyrou datent du XVIIe siècle (architecte Daviler). C’est aussi le cas
de la place Jean Jaurès,
construite sur le site de l’ancienne église Notre Dame des Tables,
détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du
Peyrou,
construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l’extérieur
des fortifications. Pour alimenter les jardins de la ville, un aqueduc
achemine
l’eau depuis Saint-Clément-de-Rivière.
Élaborée au milieu du XVIIIe siècle par
l’ingénieur Henri Pitot, il aboutit au
superbe château d’eau qui domine l’esplanade du Peyrou (Giral
architecte).
Jusqu’à la Révolution française,
Montpellier est le siège des États du Languedoc.
Au XIXe siècle
La rue Foch, une rue typiquement "hausmannienne", qui fut percée à
la fin du second empire
Le développement de la viticulture au XIXe siècle
favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose
urbaine
considérable.
L'édification du Palais de Justice et de la préfecture le long de la
percée
de la rue Foch, des églises Sainte-Anne (dont la flèche du clocher
néo-roman
atteint 69 mètres et permet, aujourd'hui encore, de repérer la ville de
loin) et
Saint-Roch, de la gare, la reconstruction du théâtre après
l'incendie de 1881 par Cassien Bernard, élève de Garnier, et le
réaménagement
total de la place de la Comédie par la même occasion, bordée d'immeubles
et de
grand magasins haussmanniens en sont les parfaits exemples.
S'inspirant des travaux du baron Haussmann à Paris, des travaux sont
effectués sous l'impulsion du
maire, Jules Pagézy,
pour créer de larges avenues au sein de l'Écusson et doter la ville de
nouveaux
bâtiments administratifs parfois monumentaux (par ex le palais de
justice et la
préfecture). Si les travaux sont inachevés, on leur doit malgré tout la
rue Foch
(ancienne "voie impériale" reliant la préfecture à la promenade du
Peyrou via
l'arc de triomphe), la rue de la Loge bordée par les halles métalliques
Castellane de type Baltard (inaugurées dés 1855) qui débouche sur
la célèbre place de la Comédie dont l'actuelle grand théâtre, à
l'architecture
et aux décors très "Second-Empire" fut inauguré en 1888 en remplacement
de l'ancien théâtre 18ème de Jean-Philippe
Mareschal incendié en 1881 (à voir, notamment, le riche foyer et la
salle de
spectacles à l'italienne; cet intérieur, très représentatif des arts
décoratifs
des années 1880 et remarquable de qualité, mérite cependant une
importante
restauration). Citons encore la rue de la République et la rue Maguelone
qui
donnent accès à la gare et sa colonnade (1844) donnant sur le square
Planchon
dominé par le grand temple protestant. La ville s'étend ensuite vers ses
faubourgs (Courreau, Saunerie, Figuerolles, Boutonnet, Saint-Jaumes) et
autour
de la gare (Méditerranée, boulevard de Strasbourg).
Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite,
apportent pour
quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier. Dans la
lancée
de la construction du nouveau théâtre, la ville se lance, néanmoins,
dans le
réaménagement urbanistique total et somptuaire de l'ensemble de la place
de la
Comédie entre 1885 et 1900, à l'architecture
typiquement "parisienne" du Second Empire (Hausmannienne) et de la
Troisième République (utilisation de l'ardoise et du zinc pour les
toitures). Une note, pour les
visiteurs, parfois étonnante pour ne pas dire "exotique" dans une ville
méridionale à l'exemple du surprenant et original immeuble dit du "
scaphandrier
" édifié en 1898. Son surnom est dû à sa rotonde d'angle coiffée d'une
extravagante coupole en ardoises et zinc en forme de "bulbe". Cet
élément
d'architecture, pour le moins remarquable, vient d'être entièrement
restauré. On
notera que la place de la Comédie, a obtenu, il y a déjà plusieurs
années, un
prix récompensant la qualité et la mise en valeur de son architecture
par les
éclairages nocturne de ses façades et du théâtre.
Membres
du
barreau au XIXème
La Seconde
Guerre
mondiale
Le 13 février 1941, le maréchal Pétain, accompagné de l'amiral
Darlan, rencontre le
général Franco à
Montpellier.
La ville de Montpellier est bombardée plusieurs fois pendant la
Seconde
Guerre mondiale:
La préfecture de Montpellier où exerça Jean Moulin, et au balcon de
laquelle Philippe Pétain et
Francisco Franco se sont serrés la main.
- 27 janvier 1944 : bombardement de l'aérodrome de
Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
- 27 mai 1944 : deuxième bombardement de l'aérodrome de
Montpellier-Fréjorgues par la 15th USAAF.
- 5 juillet 1944 : bombardement de la gare de triage par la 15th
USAAF.
- 17 août 1944 : bombardement du pont de Pavie par la 12th USAAF.
- 24 août 1944 : deuxième bombardement du pont de Pavie par la 12th
USAAF.
La ville est libérée par la 1re DFL
(division française libre)10.
Le
développement de la ville au cours de l'après-guerre
- 1988 : 23 et 24 novembre, deuxième sommet franco-espagnol, en
présence de François
Mitterrand, du premier ministre Michel Rocard et du chef du gouvernement
espagnol
Felipe
González.
- 1993 : Les Jeux Méditerranéens 1993 se
déroulèrent du 16 au 27 juin 1993 dans le Languedoc-Roussillon (France).
La
cérémonie d'ouverture eut lieu à Agde, dans
l'Hérault
Quelques
éléments concernant l'histoire religieuse
Procession lors de la fête de la Saint Roch, Montpellier, 17
août 2007
Le saint patron de Montpellier est la Vierge Marie (Notre-Dame des
tables). Elle en est l'emblème de la ville (cf. blasonnement plus bas).
Le saint originaire de Montpellier est saint Roch, il est fêté le 16
août à l'occasion de nombreuses processions
sont données dans la ville.
Montpellier faisait partie du diocèse de Maguelonne.
- 1536 : Le siège de l'évêché est transféré de Maguelonne à
Montpellier.
- 1802 : Montpellier devient diocèse suffragant de Toulouse ;
- 1822 : Montpellier devient diocèse suffragant d’Albi ;
- 1877 : adjonction des titres des diocèses d’Agde, Béziers, Lodève et
Saint-Pons-de-Thomières ;
- 2002 : érection de l’Église de Montpellier en archevêché
métropolitain.
-
- La cathédrale Saint-Pierre
Article détaillé : Cathédrale Saint-Pierre
de Montpellier.
La façade principale de la Cathédrale
Saint-Pierre
|
La Cour d'honneur de la Faculté de Médecine (ancien cloître du
monastère Saint-Benoît)
|
La cathédrale Saint Pierre vue des
toits
|
La cathédrale Saint-Pierre est érigée en archidiocèse métropolitain
le 8
décembre 2002 par décret de la Congrégation
pour les évêques. La Province ecclésiastique
de Montpellier comprend à présent les diocèses suffragants de Mende et
de
Perpignan-Elne (auparavant suffragants d’Albi), de Nîmes (auparavant
suffragant d’Avignon) et de Carcassonne (auparavant suffragant de
Toulouse).
- Quelques églises de Montpellier
- Basilique Notre-Dame des Tables
- Église Saint-Roch de
Montpellier
Eglise Saint-Roch (1860-1867)
|
Basilique Notre-Dame des Tables (1707-1748)
|
Chapelle Sainte Foy des Pénitents Blancs (1623)
|
Eglise Sainte-Anne (1866-1869)
|
Eglise Saint-Denis (1699-1707)
|
Eglise Sainte-Croix de Celleneuve (XIIe siècle)
|
Eglise Sainte-Eulalie (1741-1748)
|
Eglise Sainte-Thérèse (1932)
|
Emblèmes
Blasons
|
Montpellier
- Description : D'azur à la vierge de carnation vêtue d'une robe
de
gueules et d'un manteau du champ, assise sur un trône antique d'or,
tenant
l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu d'azur, le tout surmonté des
lettres A et
M onciales d'argent et soutenu en pointe d'un écusson du même chargé
d'un
tourteau de gueules.
- La vierge représentée est Notre-Dame des Tables, nommée ainsi en
raison des
tables des changeurs (de monnaies) qui se situaient à proximité de
l'église Notre-Dame.
- Les lettres A et M signifient "Ave Maria".
- L'écusson d'argent au tourteau de gueules constitue les
armes des seigneurs de Montpellier (les
Guilhem).
|
|
Pendant le 1er Empire, le blason de
Montpellier changea légèrement.
Montpellier fut au nombre des bonnes villes et autorisée à ce titre à
demander
des armoiries au nouveau pouvoir : elles devenaient "D'azur à la vierge
de
carnation vêtue d'une robe de gueules et d'un manteau du champ, assise
sur un
trône antique d'or, tenant l'Enfant Jésus aussi de carnation vêtu
d'azur, le
tout surmonté des lettres A et M onciales d'argent et soutenu en pointe
d'un
écusson du même chargé d'un tourteau de gueules, au chef de
gueules chargé
de trois abeilles d'or".11
|
|
|
|
En-tête de lettre de la Mairie de
Montpellier
|
Logotype
|
Montpellier
- Description : Sur un fond carré bleu, une lettre majuscule "M"
en
blanc, traversée par une ligne blanche.
- Déclinaisons du logo :
- - SERM (Société d'Équipement de la Région Montpelliéraine)
- -
Parc d'activités Euromédecine :
- - Montpellier Cœur de
ville
- - Office de Tourisme de Montpellier
- -
Montpellier Hérault Sport
Club
- - District de Montpellier
- - Maisons pour tous
- -
Montpellier écologie
- - Maison de l'Europe de Montpellier
|
Devises
- Devise ancienne
« VIRGO MATER, NATVM ORA, VT NOS JVVET OMNI HORA » (Vierge mère,
priez votre
Fils, pour qu'il nous vienne en aide à toute heure)
- « De temps immémorial, les armes de
Montpellier étoient
la Vierge, assise sur une chaise antique d'or, tenant le Petit-Jésus
entre ses
bras, ayant sous ses pieds un écusson chargé d'un Torteau de gueules,
que nos
Anciens-Guillaumes avoient pris pour armes dans leurs expéditions à la
Terre-Sainte. À la demande des catholiques, ces armoiries ont été
rétablies, en
1627, par M. de Fossez, gouverneur de Montpellier. La ville de
Montpellier n'a
pas de devise héraldique proprement dite ; mais on trouve sur d'anciens
sceaux
des consuls (XIIIe siècle) la légende ci-dessous : VIRGO MATER, NATVM
ORA, VT
NOS JVVET OMNI HORA. On l'a quelquefois considérée comme la devise de la
Ville
et parfois aussi fait figurer autour de l'écu municipal. ». Note
du baron
de Tourtoulon, Aix-en-Provence, 1896..
- Slogans
récents
- « Mille et une vies »
- « La ville où le soleil ne se couche jamais »
- « Attractive cité »
Saint patron
- Notre
Dame des Tables
- Saint Roch
Démographie
Au cours de la première moitié du XXe siècle,
la croissance de Montpellier se fait à un
rythme plutôt calme : 0,47% par an en moyenne. À la fin du XIXe et au debut du XXe siècle
elle n'est même pas la ville la plus peuplée du
Languedoc, Nîmes la devançant de quelques milliers d'habitants. Par la
suite,
après la Seconde Guerre mondiale, avec notamment l'installation
déterminante
d'IBM et la restructuration de ses universités durant les années 1960,
elle
devient cinq fois plus importante : 2,2% par an de 1954 au recensement
de 1999.
Un premier record est établi avec une croissance démographique annuelle
de 5,3%
entre 1962 et 1968 12,
due en grande partie à l'arrivée des Pieds-Noirs d'Afrique du nord et
à l'immigration du Maghreb et d'Espagne (la plus grande communauté
espagnole de France se situe d'ailleurs dans la commune voisine de
Mauguio).
D'après le dernier recensement de l'INSEE,
Montpellier compte 253 712 habitants en 2007, ce qui en fait la huitième
ville
française hors agglomération. Sa croissance annuelle est toujours très
importante, oscillant entre 1 et 2 % depuis 1999, soit la deuxième
croissance
démographique française pour une ville de plus de 100 000 habitants,
juste après
Toulouse. Le recensement de 2006 évalue à 318 223 habitants la
population de
l'unité urbaine13 (c'est-à-dire l'agglomération au sens géographique et statistique), soit
le
17e rang français, à 406 139 habitants la
population
de Montpellier Agglomération (la communauté d'agglomération)14, et à 510 391 habitants la
population de
l'aire urbaine15 (soit
le 15e rang français).
Le recensement de 2006 précise que 21,9 % de la population
montpelliéraine
ont entre 0 et 19 ans, 62,7 % entre 20 et 59 ans, et 15,4 % ont 60 ans
et
plus16. Si la
proportion de jeunes de moins de 20 ans est équivalente à celle de la
région
(qui en compte 22,1 %), la présence des universités et d'emplois fait
que la
ville attire de nombreux jeunes adultes. Ainsi, 46,1 % des
Montpelliérains sont
âgés de moins de 30 ans et seulement 15,4 % plus de 60 ans. La ville est
ainsi
plus jeune que sa région : le Languedoc-Roussillon compte en effet
33,3 % de moins de 30 ans et 26,9 % de plus de 60 ans17. Il faut également souligner que
Montpellier accueille sur son territoire près de 55 000 étudiants qui
sont, pour
la plupart, inclus dans le recensement de population. C'est ainsi que
l'on
constate, par exemple, une grande différence entre le nombre total
d'habitants
(253 712 en janvier 2007) et le nombre d'inscrits sur les listes
électorales
(136 192 électeurs inscrits en juin 2009 sur la commune de Montpellier18).
Évolution
démographique
| 1100 | 1180 | 1270 | 1348 | 1373 | 1382 | 1396 | 1404 | 1470 | 1600 | 1700 |
| 5 000 |
9 000 |
35 000 |
40 000 |
17 500 |
15 000 |
17 000 |
15 000 |
13 000 |
20 000 |
22 000 |
| -*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
-*** |
| *** Les nombres avancés avant 1806 sont
des
approximations tirées d'études historiques faites à partir de sources
non
chiffrées; ils n'ont donc aucune valeur
absolue. |
| 1789 | 1806 | 1820 | 1876 | 1901 | 1911 | 1921 | 1936 | 1946 | 1954 | 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2007 |
| 29 500 |
33 264 |
35 123 |
55 258 |
75 950 |
80 230 |
81 548 |
90 787 |
93 102 |
97 501 |
118 864 |
161 910 |
191 354 |
197 231 |
207 996 |
225 392 |
253 712 |
| -*** |
-** |
0,39%** |
0,81%** |
1,28%** |
0,55%** |
0,16%** |
0,72%** |
0,25%** |
0,58%** |
2,51%** |
5,29%** |
2,42%** |
0,43%** |
0,67%** |
0,90%** |
1,59%** |
| Nombre retenu à partir de 1962 :
Population sans doubles
comptes |
* Enquête annuelle (nouveau mode de
calcul du
recensement) **Croissance annuelle par rapport au précédent recensement
- Les nombres avancés avant 1806 sont des approximations tirées
d'études historiques faites à partir de sources non chiffrées; ils n'ont
donc
aucune valeur absolue.
|
Administration
Montpellier est la ville centre de la Communauté
d'agglomération de Montpellier, qui compte 31 communes et 412 070
habitants.
En 2010, la commune de Montpellier a été
récompensée par le label « Ville Internet @@@@ »19.
Les maires
de
Montpellier
Liste des maires de Montpellier depuis la Libération
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
| 1944 |
1945 |
Émile Martin |
|
|
| 1945 |
1953 |
Paul Boulet |
MRP |
Professeur d'Université |
| mars 1953 |
1959 |
Jean Zuccarelli |
PRV |
Avocat |
| mars 1959 |
1977 |
François
Delmas |
UDF |
Avocat |
| mars 1977 |
2004 |
Georges
Frêche |
PS |
Professeur d'Université |
| depuis avril 2004 |
|
Hélène
Mandroux |
PS |
Médecin |
Articles détaillés : Liste des maires de Montpellier
et Hôtel de ville de
Montpellier.
Organisation
politique
Conseil municipal de Montpellier (2008-2014)
|
| Groupe | Président | Effectif | Statut |
|
|
PS, PRG, MDC et Apparentés |
Max Lévita |
31 |
majorité |
|
|
Société Civile |
Jacques
Touchon |
6 |
majorité |
|
|
PCF |
Michel Passet |
5 |
majorité |
|
|
MoDem |
Marc Dufour |
5 |
majorité |
|
|
UMP |
Jacques
Domergue |
9 |
opposition |
|
|
Les Verts et LCR |
Jean-Louis Roumégas |
5 |
opposition |
Découpages
administratifs
Les cantons
Montpellier est divisée en 10 cantons :
| Les cantons de Montpellier |
| Canton de Montpellier-1 |
Canton de Montpellier-2 |
Canton de Montpellier-3 |
Canton de Montpellier-4 |
| Canton de Montpellier-5 |
Canton de Montpellier-6 |
Canton de Montpellier-7 |
Canton de Montpellier-8 |
| Canton de Montpellier-9 |
Canton de Montpellier-10 |
| Autres cantons de
l'Hérault |
Les
circonscriptions
Montpellier est divisée en quatre circonscriptions
législatives :
- 1re circonscription de l'Hérault (dont
les cantons de
Montpellier 1, 4, 5 et 6), député : Jacques Domergue (UMP)
- 2e circonscription de l'Hérault (dont
les cantons de
Montpellier 2, 7, 9 et 10), député : André Vézinhet (PS)
- 3e circonscription de l'Hérault (dont le
canton de
Montpellier 3), député : Jean-Pierre Grand (UMP)
- 4e circonscription de l'Hérault (dont le
canton de
Montpellier 8), député : Robert Lecou (UMP)
Justice
Plusieurs juridictions ont leurs sièges en ville :
- La cité judiciaire regroupe le Tribunal
d'instance, le Tribunal de grande
instance, le Tribunal correctionnel et le Tribunal de police, le
bâtiment est
situé place Pierre Flotte (en contrebas sud du Peyrou)
- Le Tribunal administratif est
situé rue Pitot, (en contrebas nord du Peyrou)
- Le conseil de prud'hommes situé
place de la Canourgue
- La Cour d'appel, la Cour
d'assises et le Tribunal de Commerce sont logés
dans l'ancien Palais de Justice (rue Foch)
La cité judiciaire, nouveau Palais de Justice
|
L'ancien Palais de Justice, actuel siège de la Cour d'assise, de la
cour
d'appel et du tribunal de commerce
|
Le Tribunal administratif
|
L'hôtel de Belleval, place de la Canourgue, ancienne mairie et actuel
siège
du conseil de prud'hommes
|
Agglomération
de Montpellier
La place de la Comédie illuminée pour Noël
- Voir : Montpellier-Agglomération
- 170 000 actifs soit 45% de la population active du département.
- près de 65 000 étudiants.
- plus de 21 000 entreprises dont 18 parcs d'ativités représentant 760
entreprises et 18 473 emplois.
Économie
Montpellier a une économie diversifiée, ce qui correspond à un
fonctionnement
de ville moderne, et son industrie est très spécialisée dans le
tertiaire
supérieur : TIC, multimédias, biotechnologies, pharmacie. Bien qu'ayant
une
position excentrée par rapport à la dorsale historico-économique
européenne qui
va de Londres à la Vénétie, ce qui est un inconvénient et sa taille
relativement
faible par rapport aux grandes villes méditerranéennes proches telles
Marseille,
Barcelone ou Gênes, elle tire son épingle du jeu et se situe au quart
supérieur
des villes européennes (étude sur les villes européennes 2004 DATAR)
Montpellier
est le siège de la Chambre de
commerce et d'industrie de Montpellier. Elle gère l’aéroport de
Montpellier
et l’Eurogare. Elle gère aussi le groupe Sup de Co, le CFA Commerce et
distribution et le CFA de l’Hôtellerie et de la restauration. Avec 1000
salariés, IBM est un des premiers employeurs privés de la ville.
Montpellier est aussi le siège de la Chambre
régionale de commerce et d'industrie du Languedoc-Roussillon.
Montpellier est classée, selon une étude de la DIACT, comme une des
métropoles régionales intermédiaires les plus attractives.
Enseignement
supérieur
Le Pôle universitaire de
Montpellier et du Languedoc-Roussillon regroupe les établissements
d'enseignement supérieur de la ville et de la Région
Languedoc-Roussillon.
Population
étudiante
Montpellier est le 7e pôle universitaire
de France
après Paris, Lyon, Toulouse, Lille,
Marseille et Bordeaux. On estime à près de 55 000 le nombre
d'étudiants présents dans les trois universités montpelliéraines et les
écoles
supérieures (École supérieure de commerce, École nationale supérieure
d'architecture, École
nationale supérieure d'agronomie, École
nationale supérieure de chimie , écoles privées...).
Son point fort est le nombre des étudiants par rapport à la
population soit
21% (la seule ville européenne équivalente est Bologne, ce sont les deux
plus vieilles universités
d'Europe). Mais en France, la ville la plus étudiante est Poitiers avec
22% d'étudiants par rapport à la
population totale.
Le taux de poursuite d'études supérieures dans l'académie de
Montpellier est
supérieur à la moyenne nationale (52,9% contre 47,8%) 20.
40% des étudiants de Montpellier ne sont pas originaires de la région
Languedoc-Roussillon, et 17% sont de nationalité étrangère. Parmi les
étudiants
étrangers, une majorité viennent d'un pays hors de l'Union européenne et
47%
sont Africains.
Classes
préparatoires
Le lycée Joffre
Le lycée Joffre accueille environ 800 élèves en classes
préparatoires scientifiques, littéraires et commerciales.
Les classes scientifiques (500 élèves taupins) de Joffre
existent depuis plus de deux cents ans. Les classes prépas littéraires
(khâgnes) comptent
200 élèves et les classes commerciales une centaine.
Le lycée
Jean-Mermoz
Le lycée Mermoz propose des classes
préparatoires scientifiques (PTSI-PT), ainsi que des classes
préparatoires
juridiques et économiques (préparation à l'ENS de
Cachan).
Le lycée Jules-Guesde, anc. du Mas de Tesse
Le lycée Jules-Guesde propose des classes
préparatoires commerciales.
Le lycée privé catholique Saint Joseph Pierre Rouge
Le lycée Saint Joseph Pierre Rouge prop