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Mans

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 Le Mans X

Le Mans est une ville de l'ouest de la France, préfecture de la Sarthe et située dans les Pays de la Loire. La ville est située à la confluence de la Sarthe et de l'Huisne. Les hommes s'y seraient installés plus de 3 000 ans avant notre ère. La ville fut une place militaire importante durant l'époque gallo-romaine, possédant alors le nom de Vindunum. Elle fut également un foyer de culture reconnu dès le VIe siècle avec la fameuse école de Saint-Pavin-des-Champs, renommée qui sera rehaussée jusqu'au XIIe siècle grâce à l'école d'Hildebert de Lavardin. Le Mans est considérée comme la première ville ayant réalisé un traité d'alliance européen Biblio 1, avec la ville allemande de Paderborn. Cette première alliance est parfois nommée la lumière de l'EuropeBiblio 2 . Les deux villes signèrent le premier traité trans-frontalier de confraternité d'Europe en 836. Ses habitants la proclamèrent également première commune rattachée au pouvoir royal de France, en 1066.Biblio 3

Ancienne capitale provinciale du Maine et du Perche (du XVIe s. à la Révolution)1, Le Mans est le berceau de la dynastie des Plantagenêt en 1129, puis de celle des Valois en 13192.

La ville comptait 148 340 habitants3 intra-muros en 2007 ce qui en fait la troisième ville des Pays de la Loire après Nantes et Angers. Néanmoins, son espace urbain, qui comprend plus de 342 122 habitants le place en deuxième position après Nantes, mais devant celui d'Angers. Il se place également au seizième rang national en termes de population. Elle est une ancienne « ville rouge », de par son architecture particulière, en partie conservée aujourd'hui, datant du IIIe siècle.

La cité plantagenêt est le quartier historique de la ville. Son enceinte romaine est désignée comme le deuxième monument du Bas-Empire le mieux conservé d'Europe, après la ville de RomeBiblio 4. La vieille ville ne comptabilise pas moins de 110 maisons à pans de bois conservées tandis que la muraille est toujours composée de 11 tours médiévales et de 2 poternes. La ville du Mans est labellisée Ville d'art et d'histoire4 par le Ministère de la Culture. Les monuments phares de la ville sont la cathédrale Saint-Julien, monument le plus visité des Pays de la Loire en 20095, et le palais des comtes du Maine. La ville est internationalement connue pour l'organisation historique de la course automobile des 24 Heures du Mans. Sont également organisées les 24 Heures Moto, qui constituent le premier événement sportif motocycliste de France en terme de fréquentation6. Toujours en mécanique, la ville fut également la terre de naissance de l'automobile moderne et du Grand Prix de France en 1906.

Les habitants du Mans sont les Manceaux et Mancelles.

 

Toponymie

Blason de pierre de la ville

À l'époque gauloise, le nom de Vindunum est attestée par le géographe Ptolémée. Le nom est d'origine celtique. Vindunum ou Ouindinoum est en effet composé de Vindo soit le « blanc » ou « clair », et de dunum soit la « colline ». Cela porte à croire que la ville avait une toute autre couleur que ce qu'on peut voir aujourd'hui, à l'instar du rouge orangé de la muraille. Le nom sera également orthographié en Vindunos, et sera changé en Subdunum durant la période gallo-romaine (Ier au IIIe siècle). Cela correspond à une évolution du nom celtique, se rapprochant toujours davantage du latin, puis du français. La signification en est : La cité au pied de la forteresseBiblio 5. Sur la Table de Peutinger, copie d'un document cartographique romain, on trouve également le nom de Subdinum.

Dans la vie de Saint Maximin (VIIe siècle), on retrouve le nom de Clemanes. Au IXe siècle, on trouve une évolution avec Hlemanes puis Lemanes. La première apparition de Le Mans sur un écrit date du XIIe siècle, dans le Roman de Rou ; Prez del Mans. Une charte de 1264 réserve même toute une partie à la cité avec son Chapitre dou MansBiblio 6.

Géographie

Panorama des quartiers nords

Le Mans se situe au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, à environ 220 km de Paris et 200 km de Nantes. La ville marque la limite ouest du bassin parisien et le début du Massif armoricain. Son sous-sol de l'époque du Crétacé supérieur (Cénomanien) est composé de craie et de grès. La rivière Sarthe traverse la ville du nord au sud-ouest tandis que l'Huisne la sépare de l'est au sud-ouest. Son positionnement en fait une ville de passage sur l'axe national Nord-Sud: Calais-Bayonne; Angleterre-Espagne.

Son étalement s'effectue du nord au sud plus que d'est en ouest. Le développement de la ville, souvent qualifié d'anarchique ou non-structuré, s'est fait par rapport aux rivières qui la traversent comme c'est le cas pour les villes ligériennes. C'est pourquoi, seuls les bords de Sarthe sont partiellement aménagés pour la circulation. La ville seule s'étend sur un maximum de dix kilomètres d'est en ouest contre plus d'une quinzaine du nord au sud. Sa superficie est de 52 km², ce qui en fait après Nantes, la deuxième grande ville la plus étendue intra-muros de tout le grand ouestNote 1. La ville est aussi étendue que Lyon pour environ six fois moins d'habitants, ce qui explique l'inégalité densitaire des différentes parties du Mans7.

Agglomération et intercommunalité

Le Mans Métropole

Drapeau de Le Mans Métropole (LMM)

Avec la création de la communauté Le Mans Métropole, l'agglomération regroupe neuf communes et compte 191 145 habitants. Il s'agit là d'une communauté urbaine et non d'une communauté d'agglomération. La superficie s'étend sur 160,5 km². La communauté urbaine du Mans (CUM) fut créée en 1972 avec huit communes. Elle est remplacée par Le Mans Métropole en 2005 à l'occasion de l'adhésion de Mulsanne. L'aire urbaine, qui s'étend sur plus de la moitié du département comptait plus de 303 2898 habitants en 2006.

Pays du Mans

Article détaillé : Pays du Mans.
Périphérie du Mans. En orange la communauté urbaine.

La grande couronne mancelle ou Pays du Mans est un regroupement très large des communes avoisinantes du Mans. Cette communauté d'agglomération, est étendue sur 810 km². Elle est géographiquement assimilée à ce que l'on nomme le « bassin manceau », aussi appelé région du Mans.

Les communes ne sont séparées de la ville que par quelques kilomètres de bocage. Ces bourgs ne sont donc pas encore intégrées à l'espace péri-urbain et se situent en marge de l'agglomération. Elles ne sont desservies ni par le réseau de bus, ni par le tramway urbain/suburbain. Elles possèdent souvent leur propre système de bus-car, comme c'est le cas par exemple avec le réseau urbain de transports en commun de l'Antonnière; ces bus à grandes capacités de transport relient les communes de La Milesse, Aigné et Saint-Saturnin entre elles ou jusqu'au Mans. Cependant, un système de lignes TER suburbaines pour desservir cette large périphérie est à l'étude8.

Parmi ces petites cités, on trouve au nord ; La Bazoge, Neuville, La Milesse ou Aigné. À l'ouest ; Rouillon, Pruillé-le-Chétif ou Étival. Au sud ; Teloché ou Saint-Gervais-en-Belin. Le Mans possède une aire urbaine de 90 communes. Celle-ci est celle s'étant le plus agrandie dans toute la région en termes de superficie entre 1999 et 2009. Le Mans a ainsi urbanisé 2 330 hectares de terres agricoles, devenant la ville la plus étendue des Pays de la Loire devant Nantes (2 200 hectares) et Angers (1 650 hectares)9. Le terme de « bassin manceau » existe depuis déjà plusieurs décennies. L'expression fut répandue suite aux études géographiques et sociologiques de l'intellectuel manceau Jean Gouhier10 dans son ouvrage spécialisé datant de 1954Biblio 7.

Espaces verts

Jardins Pierre de Ronsard
Les quinconces en Automne

La ville est labélisée Ville d'art et d'histoire et a été élue deuxième ville la plus « verte » de FranceBiblio 8, après Nantes en 2003. Du fait de son étendue, Le Mans est aux portes de la forêt et jouxte les bois de Changé et le parc de l'abbaye de l'Épau. La création de « l'Arche de la nature » a permis aux citadins de profiter de la pleine nature à quelques kilomètres de la cité. Pour le centre, la ville dispose de nombreuses pelouses et parcs, jusque dans le vieux Mans, notamment en bordure de la muraille, et proche de la cathédrale avec les Jacobins. Le cadre historique du Gué de Maulny est conservé en parc public en bordure de l'Huisne. Un moulin à l'ancienne y est toujours présent et a été rénové en 2008.

La Ville du Mans possède 360 ha d'espaces verts, dont 85 ha rien que pour les seuls parcs et jardins municipaux. L'arche de la nature représentant 450 ha porte la superficie verte de la ville à 900 ha soit environ 63 m² par habitants11. Avec le tramway, sont apparus de nouveaux « tapis de gazon » et les grandes artères sont bordées d'arbres. Le jardin des plantes, d'une superficie de 5ha, est un vestige de l'époque des grandes explorations. Il propose un jardin à l'anglaise et un autre à la française avec une roseraie et un kiosque à musique. Le parc du musée de Tessé avec les Quinconces des Jacobins forment un ensemble important au cœur de la cité. Sur les hauteurs du Vieux Mans, se trouve l'Esplanade du Bicentenaire12, un petit parc boisé, bâti dans les murailles qui offre un panorama sur la Sarthe et le nord de la ville. Les Jardins Pierre-de-Ronsard, séparés en trois jardins distincts, offrent un petit espace de verdure au Sud-Ouest de la vieille ville situés au-devant de la Collégiale Saint-Pierre-La-Cour. Sur le plus grand pont, au-dessus du tunnel, se trouve le Square Dubois, seul parc de la ville avec celui de la Préfecture à être classé aux monuments historiques. C'est non loin de la vieille ville qu'à vue le jour la rose plantagenêt. C'est une fleur commandée par la ville du Mans elle-même, auprès de l'horticulteur Jean-Pierre Vibert, parent du rosiériste célèbre. Cette rose plantagenêt est de couleur grenat avec des étamines d'or13. Elle sera inaugurée à l'été 2009.

Le Parc de la préfecture (parfois nommé Victor Hugo), non loin du centre ville, est situé juste derrière l'église de la Couture. Il a vu l'intervention de Paul de Lavenne, Comte de Choulot, dont on disait de lui qu'il était le Capability Brown français. L'île aux planches est un parc de 3 ha, situé sur un îlot de 677 mètres dans le canal de la rivière. Le site accueillait une manufacture de tabac, puis une centrale EDF fermée en 1993. Il fallut 15 ans pour réhabiliter le terrain réaménagé puis ouvert au public en juin 2008. Les Jardins des Tanneries sont situés sur la rive gauche de la Sarthe, sur les vestiges de l'ancien quartier des Tanneries. Ces jardins offrent un point de vue imprenable sur la muraille du Vieux Mans. La grande terrasse horticole des Jardins de Gourdaine permet d'être spectateur de la nuit des chimères pendant tout l'été. Le parc Théodore Monod, ouvert en avril 2002, fut bâti sur le site de l'ancienne caserne du 117e Régiment d'Infanterie14. Le parc de 2,1 hectares est composé de quatre bassins et jets d'eau avec 4 500 m² de pelouse15 16. Le Mans est une ville fleurie17 avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris.

Espaces fluviaux

Article détaillé : Espaces fluviaux du Mans.
Le port du Mans au début du vingtième siècle

La ville du Mans est traversée par deux rivières distinctes : l'Huisne et la Sarthe, toutes deux de taille moyenne. L'eau nécessaire pour alimenter les foyers de la ville et de son agglomération est tirée de l'Huisne exclusivement, la Sarthe étant impropre à la consommation.

Sur l'ensemble de la ville, les deux rivières sont navigables par des bateaux de taille moyenne. Le port, situé sur la Sarthe non loin du centre ville, bénéficie d'un tourisme fluvial léger. Autrefois, la Sarthe et l'Huisne accueillaient des transporteurs fluviaux pour le commerce extra-départemental. Les quais étaient aménagés en proportion à de nombreux endroits et reflétaient bien l'aspect de « ville industrielle ». Le trafic s'est peu à peu estompé et a privilégié les déplacements sur la Seine ou la Loire, plus aisément navigables. Les infrastructures routières, ferroviaires et aériennes remplacent aisément l'ancien usage de l'espace fluvial du Mans.

Le Pont Perrin

Sur ces deux rivières, les crues sont rares mais existent cependant. Les grandes inondations de 1965 et de 199518 avaient par exemple immobilisé tous les ponts de la Sarthe en contrebas du vieux Mans, non loin du tunnel, ainsi que tous les quartiers au bord des rivières. Cette partie de la ville, concentrée autour de la Sarthe, et aussi bien sur la rive gauche que sur la rive droite, est donc soumise au Plan de Prévention des Risques d'Inondation. L'Huisne, quant à elle, ne bloque pas la circulation intra-muros, le pont de Pontlieue étant plus haut.

Les ponts possèdent quelques histoires particulières et ont été quelquefois symbole de l'architecture de la ville. Outre le Tunnel des Jacobins qui amène à la Sarthe, certains ponts détruits marquent l'histoire de la ville. On voit par exemple le pont des Vendéens partiellement détruit mais toujours accessible, remplacé par le pont de Pontlieue. On a également vu apparaître sur la Sarthe un pont nommé « pont en X », du fait que les deux voies se croisaient, pour permettre au tramway de traverser plus facilement l'axe fluvial et mieux desservir les différents quartiers. Ce pont ainsi que tous les ponts sauf le pont Gambetta (ancien pont Napoléon) ont été détruits par l'armée allemande lors de la Libération pour gêner le passage de la 2e DB.

Climat

Le climat du Mans est un climat océanique dégradé. On dénombre en moyenne 53 jours par an avec du gel. La durée totale moyenne d'insolation est de 1 824 heures par an. La durée totale d'insolation atteint en moyenne 248 heures en juillet contre seulement 57 heures en décembre. Comme le reste de la France proche de la façade atlantique c'est en hiver que les précipitations sont les plus abondantes dans la cité mancelle.

  • Température record la plus froide : -21,0 °C (29 décembre 1964)
  • Température record la plus chaude : 40,5 °C (6 aout 2003)
  • Nombre moyen de jours avec du gel dans l'année : 54
Relevé météorologique du Mans
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,2 1,5 2,8 4,9 8,2 11,3 13,1 12,6 10,5 7,6 3,8 1,9 6,6
Température moyenne (°C) 4,1 5,0 7,2 9,8 13,3 16,7 18,8 18,3 16,0 12,1 7,3 4,8 11,1
Température maximale moyenne (°C) 7,1 8,5 11,6 14,7 18,4 22,0 24,5 24,0 21,4 16,6 10,8 7,7 15,6
Ensoleillement (h) 62,7 86,9 141,5 179,2 204 227,3 248,9 222,4 182 133,2 79,7 57,1 1 824,9
Précipitations (mm) 64,8 59,4 58,7 50,7 60,8 45,6 49,6 45,1 54,1 57,7 67,7 63,8 678,0
Nombre de jours avec gel 12,1 10,8 9 3 0,5 0 0 0 0 1 6,9 11,1 54,3
Record de froid (°C)
(année du record)
-18,2
(1987)
-17,0
(1956)
-11,3
(1971)
-4,9
(1956)
-3,7
(1957)
1,6
(1975)
3,9
(1954)
3,2
(1956)
-0,5
(1952)
-5,4
(1997)
-12,0
(1956)
-21,0
(1964)
-21,0
Record de chaleur (°C)
(année du record)
17,2
(1975)
21,0
(1960)
24,9
(1955)
30,3
(1949)
32,4
(1953)
36,9
(1976)
40,4
(1952)
40,5
(1990)
34,6
(1961)
29,7
(1985)
21,9
(1955)
18,3
(1953)
40,5
Source : Météo-France19, Infoclimat.fr20 et Linternaute.com21

Histoire

Article détaillé : Histoire du Mans.

Héraldique


Blasonnement
De gueules à la croix d'or chargée d'une clef de sable en pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, l'écu bordé d'or.22
Commentaires : Les couleurs « gueules et or » ont été reprises notamment pour la formation du principal club de football du Mans. Aujourd'hui les couleurs de la ville ont changé. Elles se rapprochent du orange, cette même couleur qui prédomine sur la muraille gallo-romaine. Cette couleur est également le symbole du rouge qui se passe et qui vieilli, à l'image de la ville qui a vécu et s'est préservée tant bien que mal, parmi les innombrables guerres, les famines ou les incendies.
Blason de la ville du Mans sous le Premier Empire.

Sous le Premier Empire, les armoiries du Mans se blasonnaient ainsi : De gueules à la croix d'or chargée d'une clef contournée de sable, cantonnée de quatre chandeliers d'argent, au franc-canton des villes d'empire de seconde classe.

Dénominations et surnoms

Les viaducs de l'avenue Jean-Jaurès, symboles du passé industriel de la ville

Le Mans est baptisée de divers surnoms. Ils évoquent surtout l'histoire de la cité, plus que ses qualités propres.

  • La capitale Plantagenêt, par sa dimension historique et son importance dans les relations Franco-Anglaises. De même, la dénomination de Capitale du Maine23 lui fut attribuée durant toute l'époque où cette région a existé.
  • La capitale du Sport Automobile24 pour avoir vu se dérouler le premier grand prix de France en 1906, puis pour la tenue annuelle des 24 Heures du Mans. Plus sommairement, elle est désignée comme capitale internationale de l'automobile25 ou Le berceau de l'automobileBiblio 9 par les médias car la ville a vu naître dans ses murs la mancelle, première voiture commerciale produite en série en France.
  • La ville rougeBiblio 10, à cause de sa muraille et de la couleur de cette dernière. La cité Sang et Or, du fait de la couleur de son blasonnement. On la désigne également sous la dénomination de Cité Cénomane ou de Cité des Cénomans 26. Bien qu'utilisée jusque dans la presse27, cette dénomination porte à confusion depuis le changement de nom du quartier du Vieux Mans en Cité Plantagenêt.
  • La ville lumière, à l'instar de nombreuses autres villes, Le Mans s'est vu nommée ville lumière dès le 19e siècle du fait qu'elle fut l'une des premières à recevoir l'électricité. Depuis la rénovation complète de la Cathédrale, en 2000, puis l'arrivée de la nuit des Chimères, ce surnom lui est revenu28.
  • L'ouvrière, car ayant été l'une des plus grandes plaques tournantes industrielles de l'ouest de la France durant les 19e et 20e siècles. La plaque tournante de l'OuestBiblio 11 ou Porte de l'Ouest29 pour son réseau autoroutier en étoile à 5 branches, son rôle de distributrice ferroviaire et quelques fois aérien.
  • La Ville Royale 30 pour avoir accueilli le mariage de Geoffroy V le Bel avec Mathilde l'Emperesse en 1128 et avoir ainsi fondé la nouvelle dynastie des rois d'Angleterre. La ville abrite le Palais des Comtes du Maine, lieu de naissance d'Henri II Plantagenêt.
  • La Ville de Cire du XVIe au XIXe siècle, pour sa production de cire, notamment dans l'ancien quartier du Pré. Les bougies du Mans étaient les principales présentes dans les cours de l'ancien régime. Les dernières fabriques ont fermé à la fin du XIXe. La ville de soie pour sa production d'étamine de grande qualité aux XVIIe et XVIIIe sièclesBiblio 12.

Du néolithique aux Cénomans

Articles détaillés : Histoire du Mans et Vindunum.
Le menhir primitif

Les premières traces humaines sur le sol du Mans datent d'environ 4000 ans av. J-C. Elles se trouvent d'abord sur la butte du Vieux-Mans. Les premiers habitants laissent derrière eux des pierres taillées ainsi que des outils ou encore des bois d'œuvres. Au sommet de la butte est dressé un menhir millénaire, aujourd'hui nommé menhir de la pierre au lait. Il demeure de nos jours, exposé au public, sur le versant nord de la cathédrale. Le culte chrétien prendra place sur le lieu même des anciens cultes païens. Ces peuples peu connus sont assimilés par des Celtes: les Aulerques qui s'installent entre Loire et Seine. Une tribu nait alors: les Cénomans. Parmi les autres Aulerques, on trouve les Diablintes (en Mayenne) et des Eburovices (Normandie). Les Aulerques Cénomans sont des bâtisseurs, agriculteurs et commerçants importants. Le trésor des Sablons, trouvé au sud du Mans, dans le quartier du même nom, prouve l'importance du commerce dans la ville avant même l'arrivée des troupes romaines en Gaule. Le trésor prouve également que les productions monétaires Cénomanes existaient avant même le premier siècle de notre ère. César relate dans sa Guerre des Gaules que les Cénomans envoient 5000 hommes à Vercingétorix pour le combattre, soit un quart de tous les combattants de l'ouest de la Gaule. Le chiffre atteste de la puissance des Cénomans parmi les autres peuplades de l'ouest.

Vue de la muraille nord-ouest du Vieux Mans

La ville du Mans à l'époque gauloise est la capitale des Aulerques cénomans, nommée Vindunum ou Vindinum (du celte vindo- blanc ( Cf. breton gwen, gallois gwyn ) et dunon, colline, forteresse). Elle fut conquise en 56 av. J.-C. par les troupes romaines et prend dès lors le nom de Civitas Cenomanum ou Civitas CenomanensisBiblio 13 (la cité des Cénomans) qui devient Celmans, Cel Mans, puis Le MansBiblio 14. Les grandes traces des premières occupations romaines apparaissent en marge de la vallée du ruisseau d'Isaac, à l'est du Vieux-Mans. Dès le milieu du Ier siècle, la ville se romanise. La paix apportée par les Romains profite à l'expansion de la ville et déjà des faubourgs se placent sur la rive droite de la Sarthe. Deux aqueducs sont bâtis afin de fournir de l'eau aux habitants de la ville. Par la suite, on construit des thermes (toujours conservés aujourd'hui) ainsi qu'un forum (actuelle place Saint-Michel) et un amphithéâtre (actuels quinconces des Jacobins). Mais à la fin du IIIe siècle, la ville est entourée d'une enceinte pour pouvoir faire face aux invasions barbares. La ville enserrée est limitée à 9 ha seulement31, soit les limites de la butte initiale de la ville. Pendant l’Antiquité tardive, la ville est à la fois centre administratif de la civitas des Cénomans et siège de préfecture militaire, contrôlant les routes de tout l'ouest de la Gaule. La ville est toutefois prise au cours du Ve siècle par les Francs.

Le Royaume du Maine

La cité des Cénomans devient dans l'antiquité tardive capitale d'un royaume éphémère: le royaume du Maine. Dès le Ve siècle, Clovis renverse par la force le roi Rigomer pour l'unifier au royaume de France. La situation géographique de la ville en fait un lieu de convergence principal de deux grandes routes de Neustrie. Afin de s'assurer un contrôle total, les Mérovingiens emploient des hommes de confiance à devenir évêques dans la ville, afin de mieux la contrôler. Charlemagne en fait à son tour une place forte d'entrée dans la marche de Bretagne. La citadelle du Mans devient ensuite une place forte de la nouvelle frontière de l'empire Franc. Le Mans devient capitale militaire des Carolingiens, durant leurs affrontements contre les autonomistes de Bretagne et de la Loire. Le titre de roi du Maine revient en 838 à Charles Le Chauve, titre conféré par son père Louis le Pieux, empereur d'Occident, roi des Francs, d'Aquitaine et du Maine. Charles Le Chauve devient lui-même roi de France Occidentale en 848. Il donne alors le titre de roi du Maine à Louis le Bègue, son aîné. Mais la décadence de la lignée carolingienne a vite fait de mener le royaume à sa perte. Les derniers rois du Maine sont supplantés par les comtes héréditaires, qui usurpent puis annulent le droit régalien.

Les temps obscurs des conquêtes: Bretons, Vikings et Normands

« Puissants Cénomans illustres par votre loyauté glorieuse sous les armes  »
Guy d'Amiens, Carmen de Hastingae Proelio, v257-258, 1100

Au IXe siècle, la ville a fort à faire contre des envahisseurs en tout genre. Après les Bretons, repoussés de justesse, ce sont les Vikings qui remontent la Loire, la Maine puis la Sarthe pour se présenter aux portes du Mans. Par deux fois, en 844 puis en 865, ils parviennent à piller la ville sans pour autant la détruire, ni elle ni la muraille polychromique. C'est ensuite le temps de la conquête normande. Les inimitiés entre Normands et Manceaux seront vigoureuses pendant de très nombreuses décennies. La majorité des Manceaux s'affiche du parti Angevin. Mais dans une cité située à la confluence de la Normandie et de l'Aquitaine, les dissidences sont nombreuses. Les comtes et les évêques se vendent au plus offrant sans jamais vraiment respecter leurs engagementsréf. nécessaire. Le roi de France, lui, ne s’affirme jamais, soutenant tantôt un côté, tantôt l’autre.

« La ville du Mans, enragée comme une chienne, est très ancienne et son peuple, toujours à la révolte contre ses maîtres, est insolent et sanguinaire  »
Orderic Vital, Historia ecclesiastica, Livre IV, XIIe siècle

Après la conquête de la ville vers 1060, Guillaume n'est guère rassuré par le peuple manceau, qu’il juge révolté au possible. Il décide de s’installer durablement dans la ville. Pour ce faire, Guillaume érige le donjon et fait construire deux mottes surélevées : le grand et le petit Barbet. Sur le Petit Barbet, déjà terrain d’entrainement militaire gallo-romain, sera bâti le lycée Montesquieu.

Guillaume devra tout de même faire face à trois insurrections mancelles: en 1063, en 1069 et en 1083. Au sud de la vieille ville, il modifie l'entrée depuis le faubourg Saint-Nicolas, et fait recréer par la même occasion la collégiale Saint-Pierre-la-cour. Pour le reste de sa vie, Guillaume n'administrera plus la cité que de loin. Pourtant, la ville est la première à bénéficier d’institutions communales en France, dès 1070, sous l’égide de l’évêque et en lien avec les institutions s'inscrivant dans la paix de DieuBiblio 15.

Le berceau de la dynastie Plantagenêt

Palais Royal Plantagenêt où naquit Henri II futur roi d'Angleterre

Geoffroy le Bel reçoit en 1129, le comté du Maine comme titre héréditaire, avec les comtés d'Anjou et de Touraine. il regnera sur ces territoires de de 1128 à 1151. C'est d'ailleurs en 1128, il épouse au Mans Mathilde d'Angleterre, petite fille de Guillaume. Elle lui apporte par son ascendance non seulement la Normandie, mais en plus les espérances de régner un jour sur le trône d'Angleterre. Leur fils Henri II naît au Mans en 1130. C'est lui qui devient roi d'Angleterre en 1154. Il administre un plus grand royaume que le roi de France lui-même, alors qu'il est en est le vassal. De Londres à Toulouse, il mène sa cour itinérante de châteaux en palais. Mais l'empire Plantagenêt s'achève par la défaite du Mans face au capétien Philippe Auguste en 1189. Celui-là remet la ville en douaire à la veuve de Richard Coeur-de-Lion: Bérengère de Navarre. Peu appréciée au sein même de la ville dont elle est censée être maîtresse, elle doit se méfier de tout et de tout le monde. Pour elle, les 26 années passées seule au Mans sont des années d'exil. Elle passera la majeure partie de sa vie au palais royal Plantagenêt. Elle sera cependant la commanditaire de l'abbaye de l'Epau dès 1229, où elle fera entrer des moines Cisterciens.

La guerre de cent ans et le rattachement à la couronne

Folie de Charles VI au Mans

Les remparts, toujours debout, empêchent les anglais menés par le duc de Lancastre de prendre la ville en 1356. Du Guesclin entre au Mans en 1370. Le 5 août 1392, Charles VI repart d'une visite dans la ville. Il est pris de premier accès de folie dans une forêt au sud de la ville. Il attaque sa propre troupe et tue quatre personnes avant d'être maîtrisé. Sa lucidité revient après deux jours, mais ce n'est qu'un début, ces accès de folie intermittents assombriront son règne. Le traité de Troyes en 1420 met la ville et tout le comté sous domination anglaise, et ce jusqu'en 1448. La ville est le lieu de tous les crimes et de tous les excès. Les actes de résistance, tout aussi nombreux que contre Guillaume le conquérant près de quatre siècles auparavant, sont également sévèrement punis. La ville ne redevient territoire français qu'en 1448. Le dernier comte du Maine, Charles V, meurt en 1481. Ses biens sont légués au roi de France: Louis XI. Le Maine revient donc au domaine royal. Afin de remercier les Manceaux pour leur attitude loyale durant les périodes troubles du siècle dernier, le roi leur accorde la première charte communale de France en 1488. Ses habitants ont dès lors le droit d'élire un maire ainsi que des échevins. C'est la fin de l'époque de domination bi-latérale de la ville: un côté religieux avec l'évêque, et l'autre féodal avec le comte. L'évêque devient à son tour, au service du roi (qui le nomme) et la ville est gérée par une véritable municipalité dont une grande partie est tout de même choisit par le pouvoir royal.

Renaissance : Le Mans berceau de la Pléïade

La période de la Renaissance est importante pour la ville, notamment au plan architectural. Elle conserve aujourd'hui un certain nombre d'édifices bâtis entre le XVIe et le XVIIe siècle à l'image des maisons du pilier rouge, des deux amis, d'Adam et Eve ou encore de l'Hôtel de Vignolles. C'est au Mans que se forme le premier groupe des poètes de la Pléiade, autour de Jacques Pelletier. Les funérailles de Guillaume du Bellay eont lieu le 5 mars 1543 sont un évènement national.

« CESSE, le Mans, cesse de prendre gloire

En tes Grebans ces deux divins espritz: Trop plus sera durable la memoire De ton renom... »

Joachim du Bellay, Œuvres Poétiques, 1547

Elles permettent notamment le rassemblement dans la ville de Pierre de Ronsard, Jacques Pelletier et Joachim du Bellay. Jacques Pelletier publiera dans ses Œuvres Poétiques un poème de Joachim du Bellay intitulée À la ville du Mans, symbole de l'affection qu'il portait à cette ville voisine de son Anjou natal. Les poètes manceaux Nicolas Denisot et Jacques Tahureau font à leur tour leur entrée dans la Pléïade en 1553. René du Bellay sera plus tard le protecteur de Pierre Belon lorsqu'il sera évêque du Mans. Mais l'essor économique et culturel de la ville est stoppé dans la seconde moitié du XVIe siècle à cause des guerres de religion. Pendant trente ans, la ville est déchirée: l'évêque et le lieutenant général sont fidèles au roi alors que le présidial est considéré comme ligueur dans son ensemble. L'hôtel du petit Louvre, refuge de Jean de Vignolles est un fief protestant reconnu. Le ligueur Bois-Dauphin s'empare par la force du château du Mans en février 1589. Mais Henri IV de France se rend au Mans en décembre 1589. Il mène un combat rapide à l'actuelle Place de l'Eperon, avant que les manceaux ligueurs ne capitulent. Les dégâts sont ainsi limités mais les faubourgs de la rive droite, ainsi que le faubourg Saint-Nicolas ont beaucoup soufferts.

Les XVIIe et XVIIIe siècles

Peinture de Louis Moullin
Milieu du XIXe

Dès la fin du XVIe et jusqu'à la révolution, Le Mans est une capitale artisanale reconnue. D'un côté, on trouve un important savoir faire pour les sculptures de terres cuites polychromiques, aujourd'hui encore visibles dans les musées du Mans ou dans les édifices religieux de la ville. De telles œuvres d'art trouvent leurs racines dans les œuvres de Germain Pilon. D'un autre côté, les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de la production de cire et de textile. La qualité de la cire du quartier du pré est reconnue et recherchée jusque dans les grandes cours européennes. Pour le textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux métiers à tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740 , deux tiers de la production étaient exportés à l’étranger). Deux églises continuent de s'imposer à une ville qui demeure assez resserrée sur elle-même: la Cathédrale Saint-Julien et la collégiale Saint-Pierre la Cour. Les populations hésitent à s'installer dans les faubourgs. Pendant des siècles, ils ont été les premiers touchés par les guerres incessantes. Pourtant, marque d'une nouvelle expansion, en quarante ans (1602-1642), pas moins de cinq nouveaux ordres religieux s'installent dans les faubourgs en créant cinq nouveaux monastères. La colline du Vieux-Mans est rapidement surpeuplée. Les tisserands et travailleurs du lin, du cuivre ou du chanvre, sont repoussés sur les bords de la rive gauche de la Sarthe. Les nouveaux « quartiers bas » voient le jour. Sales et lugubres, il faudra attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour les voir disparaitre à l'image des quartiers de Gourdaine ou encore du faubourg des Tanneries.

Au XVIIIe siècle, l'agglomération comprend 16 paroisses dont les trois quarts demeurent sur la rive droite. Autour du Vieux-Mans se regroupent quelques 11 paroisses alors que la rive gauche n'en regroupe que cinq. À l'est et au sud de la ville, la population s'étend également au long du XVIIIe siècle. La vie économique s'installe désormais Place des Halles, place devenue célèbre pour être le théâtre de nombre d'actions du Roman Comique de Paul Scarron au XVIIe siècle. L'extension urbaine est cependant vite stoppée par les terres cultivées qui enserrent toujours la ville, et appartiennent pour certaines aux monastères de la ville. la seconde moitié du XVIIIe siècle est considéré comme l'âge d'or du développement de la ville. L'administration royale voit l'évolution positive de la ville et y administre de nouveaux magistrats et officier royaux. Les élites deviennent bourgeoises. Les riches négociants quittent la colline originelle pour s'installer dans les nouveaux faubourgs du sud et de l'est: ce sont les futurs quartiers République et Bollée. Des hôtels riches et spacieux sont bâtis en dehors des murailles à l'image de l'hôtel Desportes de Linières, bâti en 1760.

Développement industriel

Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. La population grossit et la ville s’étend.

En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par la suite crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée plusieurs voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique sa première voiture à essence.

Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile club de la Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO). Il organise un premier grand prix en 1906, ancêtre de la célèbre course des 24 Heures du Mans. Au début du vingtième siècle, le Mans est en plein essor économique. Et c'est aux Jacobins que se tient le plus grand marché de la région OuestBiblio 16. Les commerçants d'Indre et Loire et du Maine et Loire viennent en nombre pour connaître les prix de référence et ramener de quoi subsister dans les régions. Il vient également des marchands de Bretagne et de Mayenne. Avant la guerre, il absorbe même la plupart des marchés locaux du département. les matières négociées sont nombreuses: orge, blés, avoines, chanvres, pommes de terre... Le commerce de fourrage et de grain est même pratiqué. Le marché du Mans est la dynamique du territoire Ouest pour les produits indigènes, comme le sont à l'époque Marseille pour le Sud, Lille pour le Nord et Bordeaux pour le sud-ouest. Beaucoup de commerçants transitaires y achètent des produits Manceaux et Bretons pour les distribuer sur le bassin parisien et plus largement, la France entière. La foire aux oignons qui avait lieu tous les derniers vendredi d'août est restée comme une date symbolique car aujourd'hui encore se déroule à cette époque de l'année La Foire des 4 jours, l'une des plus grandes de France par sa capacité d'accueil et son succès.

C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la création de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale par Ariste Jacques Trouvé-Chauvel, inertie donnant plus tard naissance aux groupes d'assurances, de banques et de mutualités.

Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés par Wilbur Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août 1908 que décolle le Flyer.

Urbanisme

Le quartier dit « sensible » de Bellevue, à cheval sur les communes de Coulaines et du Mans, un quartier « nouveau » dont les premières tours ont été élevées au début des années 1970. Observation panoramique faite depuis la butte de Beauregard dans le quartier de la Madeleine, au dessus de celui de la Gallière. Au centre, on peut apercevoir le château d'eau de Gazonfier, puis plus à droite, le début du quartier des Maillets, qui est collé à celui de Bellevue.

La ville : spécificités globales

Le tunnel des Jacobins et quelques maisons de la
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