Le Mans est une ville de l'ouest de la France, préfecture de
la Sarthe et située dans les Pays de la Loire. La
ville est située à la confluence de la Sarthe et de l'Huisne. Les hommes
s'y seraient installés plus de 3 000
ans avant notre ère. La ville fut une place militaire importante durant
l'époque
gallo-romaine, possédant alors le nom de Vindunum. Elle fut également un
foyer de culture
reconnu dès le VIe siècle
avec la fameuse école de Saint-Pavin-des-Champs, renommée qui
sera rehaussée jusqu'au XIIe siècle grâce à l'école d'Hildebert de Lavardin.
Le Mans est
considérée comme la première ville ayant réalisé un traité d'alliance
européen
Biblio
1,
avec la ville allemande de Paderborn. Cette première alliance est
parfois nommée
la lumière de l'EuropeBiblio 2 . Les deux villes signèrent le premier traité
trans-frontalier de confraternité d'Europe en 836. Ses habitants la
proclamèrent également première
commune rattachée au pouvoir royal de France, en 1066.Biblio
3
Ancienne capitale provinciale du Maine et du Perche (du XVIe s. à la Révolution)1, Le Mans est le berceau de la
dynastie des
Plantagenêt en 1129, puis de celle des Valois en 13192.
La ville comptait 148 340 habitants3 intra-muros en 2007 ce qui en fait la
troisième ville des Pays de la Loire après Nantes et Angers. Néanmoins,
son espace urbain, qui comprend plus de
342 122 habitants le place en deuxième position après Nantes, mais
devant celui
d'Angers. Il se place également au seizième rang
national en termes de population. Elle est une ancienne « ville
rouge », de par son architecture particulière, en partie conservée
aujourd'hui, datant du IIIe siècle.
La cité
plantagenêt est le quartier historique de la ville. Son enceinte
romaine est désignée comme le deuxième monument du Bas-Empire le mieux
conservé d'Europe, après la ville de RomeBiblio 4. La vieille ville ne comptabilise pas
moins de 110 maisons à pans de bois conservées tandis que la muraille
est
toujours composée de 11 tours médiévales et de 2 poternes. La ville du
Mans est
labellisée Ville d'art et
d'histoire4 par le
Ministère de la Culture. Les monuments phares de la ville sont la
cathédrale Saint-Julien,
monument le plus visité des Pays de la Loire en 20095, et le palais des comtes du Maine. La
ville
est internationalement connue pour l'organisation historique de la
course
automobile des 24
Heures du Mans. Sont également organisées les 24 Heures Moto, qui
constituent le premier
événement sportif motocycliste de France en terme de fréquentation6.
Toujours en mécanique, la ville fut également la terre de naissance de
l'automobile moderne et du Grand Prix de France en 1906.
Les habitants du Mans sont les
Manceaux et Mancelles.
Toponymie
Blason de pierre de la ville
À l'époque gauloise, le nom de Vindunum est attestée par le
géographe Ptolémée. Le nom est
d'origine celtique. Vindunum ou Ouindinoum est en effet
composé de
Vindo soit le « blanc » ou « clair », et de dunum soit la
« colline ». Cela porte à croire que la ville avait une toute autre
couleur que
ce qu'on peut voir aujourd'hui, à l'instar du rouge orangé de la
muraille. Le
nom sera également orthographié en Vindunos, et sera changé en
Subdunum durant la période gallo-romaine (Ier au IIIe siècle).
Cela correspond à une évolution du nom celtique, se rapprochant toujours
davantage du latin, puis du français. La signification en est : La
cité au
pied de la forteresseBiblio 5.
Sur la Table de Peutinger, copie d'un document
cartographique romain, on trouve également le nom de Subdinum.
Dans la vie de Saint Maximin (VIIe siècle), on
retrouve le nom de Clemanes. Au IXe siècle,
on trouve une évolution avec Hlemanes puis Lemanes. La première
apparition de Le
Mans sur un écrit date du XIIe siècle, dans
le Roman de Rou ; Prez del
Mans. Une charte de 1264 réserve même
toute une partie à la cité avec son Chapitre dou MansBiblio
6.
Géographie
Panorama des quartiers nords
Le Mans se situe au confluent de la Sarthe et de l'Huisne, à environ 220 km de Paris et 200 km de Nantes. La ville marque la limite
ouest du bassin
parisien et le début du Massif armoricain. Son sous-sol de l'époque
du Crétacé supérieur (Cénomanien) est composé de
craie et de grès. La rivière Sarthe traverse la ville du nord au
sud-ouest tandis que l'Huisne la sépare
de l'est au sud-ouest. Son positionnement en fait une ville de passage
sur l'axe
national Nord-Sud: Calais-Bayonne; Angleterre-Espagne.
Son étalement s'effectue du nord au sud plus que d'est en ouest. Le
développement de la ville, souvent qualifié d'anarchique ou
non-structuré, s'est
fait par rapport aux rivières qui la traversent comme c'est le cas pour
les
villes ligériennes. C'est pourquoi, seuls les bords de Sarthe sont
partiellement
aménagés pour la circulation. La ville seule s'étend sur un maximum de
dix
kilomètres d'est en ouest contre plus d'une quinzaine du nord au sud. Sa
superficie est de 52 km², ce qui en
fait après Nantes, la deuxième grande
ville la plus étendue intra-muros de tout le grand ouestNote
1. La ville est aussi étendue
que Lyon pour environ six fois moins d'habitants,
ce qui explique l'inégalité densitaire des différentes parties du Mans7.
Agglomération et
intercommunalité
Le Mans
Métropole
Drapeau de Le Mans Métropole (LMM)
Avec la création de la communauté Le Mans Métropole, l'agglomération
regroupe neuf communes et compte 191 145 habitants. Il s'agit là d'une
communauté
urbaine et non d'une communauté
d'agglomération. La superficie s'étend sur 160,5 km². La
communauté urbaine du Mans
(CUM) fut créée en 1972 avec huit communes.
Elle est remplacée par Le Mans Métropole en 2005 à l'occasion de
l'adhésion de
Mulsanne. L'aire urbaine, qui
s'étend sur plus de la moitié du département comptait plus de 303 2898 habitants en 2006.
Pays du Mans
Article détaillé : Pays du Mans.
Périphérie du Mans. En orange la communauté
urbaine.
La grande couronne mancelle ou Pays du Mans est un regroupement très
large des
communes avoisinantes du Mans. Cette communauté d'agglomération, est
étendue sur
810 km².
Elle est géographiquement
assimilée à ce que l'on nomme le « bassin manceau », aussi appelé région
du
Mans.
Les communes ne sont séparées de la ville que par quelques kilomètres
de
bocage. Ces bourgs ne sont donc pas encore intégrées à l'espace
péri-urbain et
se situent en marge de l'agglomération. Elles ne sont desservies ni par
le
réseau de bus, ni par le tramway urbain/suburbain. Elles possèdent
souvent leur
propre système de bus-car, comme c'est le cas par exemple avec le réseau
urbain
de transports en commun de l'Antonnière; ces bus à grandes capacités de
transport relient les communes de La Milesse, Aigné et Saint-Saturnin
entre
elles ou jusqu'au Mans. Cependant, un système de lignes TER suburbaines
pour
desservir cette large périphérie est à l'étude8.
Parmi ces petites cités, on trouve au nord ; La Bazoge, Neuville, La
Milesse ou Aigné. À l'ouest ; Rouillon, Pruillé-le-Chétif ou Étival.
Au sud ; Teloché ou Saint-Gervais-en-Belin. Le Mans possède
une aire urbaine de 90 communes. Celle-ci est celle s'étant le plus
agrandie
dans toute la région en termes de superficie entre 1999 et 2009. Le Mans
a ainsi
urbanisé 2 330 hectares de terres
agricoles, devenant la ville la plus étendue des Pays de la Loire devant
Nantes (2 200 hectares) et Angers (1 650 hectares)9. Le terme de « bassin manceau »
existe
depuis déjà plusieurs décennies. L'expression fut répandue suite aux
études
géographiques et sociologiques de l'intellectuel manceau Jean Gouhier10 dans
son ouvrage spécialisé datant de 1954Biblio 7.
Espaces verts
Jardins Pierre de Ronsard
Les quinconces en Automne
La ville est labélisée Ville d'art et
d'histoire et a été élue deuxième ville la plus « verte » de FranceBiblio
8,
après Nantes en 2003. Du fait de son étendue, Le Mans est aux portes de
la
forêt et jouxte les bois de Changé et le parc de l'abbaye de l'Épau. La
création de « l'Arche de la
nature » a permis aux citadins de profiter de la pleine nature à
quelques
kilomètres de la cité. Pour le centre, la ville dispose de nombreuses
pelouses
et parcs, jusque dans le vieux Mans, notamment en bordure de la
muraille, et
proche de la cathédrale avec les Jacobins. Le cadre historique du
Gué de
Maulny est conservé en parc public en bordure de l'Huisne. Un moulin
à
l'ancienne y est toujours présent et a été rénové en 2008.
La Ville du Mans possède 360 ha d'espaces verts, dont 85 ha rien que
pour les seuls parcs et jardins municipaux. L'arche de la nature représentant 450 ha porte la superficie verte de la ville
à 900 ha soit environ 63 m² par habitants11. Avec le tramway, sont apparus de
nouveaux
« tapis de gazon » et les grandes artères sont bordées d'arbres. Le jardin
des plantes, d'une
superficie de 5ha, est un vestige de l'époque des grandes explorations.
Il
propose un jardin à l'anglaise et un autre à la française avec une
roseraie et un
kiosque à musique. Le parc du musée de Tessé avec les Quinconces
des Jacobins forment un ensemble important au cœur de la cité. Sur
les
hauteurs du Vieux Mans, se trouve l'Esplanade du Bicentenaire12, un
petit parc boisé, bâti dans les murailles qui offre un panorama sur la
Sarthe et
le nord de la ville. Les Jardins Pierre-de-Ronsard,
séparés en trois jardins distincts, offrent un petit espace de verdure
au
Sud-Ouest de la vieille ville situés au-devant de la Collégiale
Saint-Pierre-La-Cour. Sur le plus grand pont, au-dessus du tunnel, se
trouve le Square Dubois, seul parc de la ville avec celui de la
Préfecture à être classé aux monuments historiques. C'est non loin de la
vieille
ville qu'à vue le jour la rose plantagenêt. C'est une fleur
commandée par
la ville du Mans elle-même, auprès de l'horticulteur Jean-Pierre Vibert,
parent
du rosiériste
célèbre. Cette rose plantagenêt est de couleur grenat avec des étamines
d'or13. Elle
sera inaugurée à l'été 2009.
Le Parc de la préfecture (parfois
nommé Victor Hugo), non loin
du centre ville, est situé juste derrière l'église de la Couture. Il
a vu l'intervention de Paul de Lavenne, Comte de Choulot,
dont on disait de lui qu'il était le Capability Brown français. L'île
aux
planches est un parc de 3 ha,
situé sur un îlot de 677 mètres dans le
canal de la rivière. Le site accueillait une manufacture de tabac, puis
une
centrale EDF fermée en 1993. Il fallut 15
ans pour réhabiliter le terrain réaménagé puis ouvert au public en juin
2008.
Les Jardins des Tanneries sont situés sur
la rive gauche de la Sarthe, sur les vestiges de l'ancien quartier des
Tanneries. Ces jardins offrent un point de vue imprenable sur la
muraille du
Vieux Mans. La grande terrasse horticole des Jardins de Gourdaine permet
d'être
spectateur de la nuit des chimères pendant tout
l'été. Le parc Théodore Monod, ouvert en
avril 2002, fut bâti sur le site de l'ancienne caserne du 117e Régiment d'Infanterie14. Le parc de 2,1 hectares est
composé de quatre bassins et
jets d'eau avec 4 500 m² de pelouse15 16. Le
Mans est une ville fleurie17 avec trois fleurs attribuées par le
Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours
des villes et
villages fleuris.
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Horloge florale du Vieux Mans
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Espaces fluviaux
Article détaillé : Espaces
fluviaux du Mans.
Le port du Mans au début du vingtième
siècle
La ville du Mans est traversée par deux rivières distinctes :
l'Huisne et la Sarthe, toutes deux de taille moyenne.
L'eau nécessaire pour alimenter les foyers de la ville et de son
agglomération
est tirée de l'Huisne exclusivement, la Sarthe étant impropre à la
consommation.
Sur l'ensemble de la ville, les deux rivières sont navigables par des
bateaux
de taille moyenne. Le port, situé sur la Sarthe non loin du centre
ville,
bénéficie d'un tourisme fluvial léger. Autrefois, la Sarthe
et l'Huisne accueillaient des transporteurs fluviaux pour le commerce
extra-départemental. Les quais étaient aménagés en proportion à de
nombreux
endroits et reflétaient bien l'aspect de « ville industrielle ». Le
trafic s'est
peu à peu estompé et a privilégié les déplacements sur la Seine ou la
Loire,
plus aisément navigables. Les infrastructures routières, ferroviaires et
aériennes remplacent aisément l'ancien usage de l'espace fluvial du
Mans.
Sur ces deux rivières, les crues sont rares mais existent cependant.
Les
grandes inondations de 1965 et de 199518 avaient par exemple immobilisé tous
les
ponts de la Sarthe en contrebas du vieux Mans, non loin du tunnel, ainsi
que tous les quartiers au bord des rivières. Cette partie de la ville,
concentrée autour de la Sarthe, et aussi bien sur la rive gauche que sur
la rive
droite, est donc soumise au Plan de Prévention des Risques d'Inondation.
L'Huisne, quant à elle, ne bloque pas la circulation intra-muros, le
pont de
Pontlieue étant plus haut.
Les ponts possèdent quelques histoires particulières et ont été
quelquefois
symbole de l'architecture de la ville. Outre le Tunnel des Jacobins qui
amène à la Sarthe,
certains ponts détruits marquent l'histoire de la ville. On voit par
exemple le
pont des Vendéens partiellement détruit mais toujours accessible,
remplacé par
le pont de Pontlieue. On a également vu apparaître sur la Sarthe un pont
nommé
« pont en X », du fait que les deux voies se croisaient, pour permettre
au
tramway de traverser plus facilement l'axe fluvial et mieux desservir
les
différents quartiers. Ce pont ainsi que tous les ponts sauf le pont
Gambetta
(ancien pont Napoléon) ont été détruits par l'armée allemande lors de la
Libération pour gêner le passage de la 2e DB.
Climat
Le climat du Mans est un climat océanique dégradé. On dénombre en
moyenne 53 jours par an avec du gel. La durée totale moyenne
d'insolation est de
1 824 heures par an. La durée totale
d'insolation atteint en moyenne 248 heures en juillet contre
seulement 57 heures en décembre. Comme le reste de la
France proche de la façade atlantique c'est en hiver que les
précipitations sont
les plus abondantes dans la cité mancelle.
- Température record la plus froide : -21,0 °C (29 décembre 1964)
- Température record la plus chaude : 40,5 °C (6 aout 2003)
- Nombre moyen de jours avec du gel dans l'année : 54
Relevé météorologique du Mans
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
1,2 |
1,5 |
2,8 |
4,9 |
8,2 |
11,3 |
13,1 |
12,6 |
10,5 |
7,6 |
3,8 |
1,9 |
6,6 |
| Température
moyenne (°C) |
4,1 |
5,0 |
7,2 |
9,8 |
13,3 |
16,7 |
18,8 |
18,3 |
16,0 |
12,1 |
7,3 |
4,8 |
11,1 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
7,1 |
8,5 |
11,6 |
14,7 |
18,4 |
22,0 |
24,5 |
24,0 |
21,4 |
16,6 |
10,8 |
7,7 |
15,6 |
| Ensoleillement
(h) |
62,7 |
86,9 |
141,5 |
179,2 |
204 |
227,3 |
248,9 |
222,4 |
182 |
133,2 |
79,7 |
57,1 |
1 824,9 |
| Précipitations
(mm) |
64,8 |
59,4 |
58,7 |
50,7 |
60,8 |
45,6 |
49,6 |
45,1 |
54,1 |
57,7 |
67,7 |
63,8 |
678,0 |
| Nombre
de jours avec gel |
12,1 |
10,8 |
9 |
3 |
0,5 |
0 |
0 |
0 |
0 |
1 |
6,9 |
11,1 |
54,3 |
Record
de froid (°C) (année du
record) |
-18,2 (1987) |
-17,0 (1956) |
-11,3 (1971) |
-4,9 (1956) |
-3,7 (1957) |
1,6 (1975) |
3,9 (1954) |
3,2 (1956) |
-0,5 (1952) |
-5,4 (1997) |
-12,0 (1956) |
-21,0 (1964) |
-21,0 |
Record
de chaleur (°C) (année
du record) |
17,2 (1975) |
21,0 (1960) |
24,9 (1955) |
30,3 (1949) |
32,4 (1953) |
36,9 (1976) |
40,4 (1952) |
40,5 (1990) |
34,6 (1961) |
29,7 (1985) |
21,9 (1955) |
18,3 (1953) |
40,5 |
Source :
Météo-France19,
Infoclimat.fr20 et Linternaute.com21
Histoire
Article détaillé : Histoire du Mans.
Héraldique
|
Blasonnement
De gueules à
la croix d'or chargée d'une clef de sable en
pal et cantonnée de quatre chandeliers d'argent ; au chef d'azur chargé
de trois
fleurs de lys d'or, l'écu
bordé d'or.22
Commentaires : Les couleurs « gueules et or » ont été
reprises
notamment pour la formation du principal club de football du Mans.
Aujourd'hui
les couleurs de la ville ont changé. Elles se rapprochent du orange,
cette même
couleur qui prédomine sur la muraille gallo-romaine. Cette couleur est
également
le symbole du rouge qui se passe et qui vieilli, à l'image de la ville
qui a
vécu et s'est préservée tant bien que mal, parmi les innombrables
guerres, les
famines ou les incendies.
|
Blason de la ville du Mans sous le Premier Empire.
Sous le Premier
Empire, les armoiries du Mans se blasonnaient ainsi : De gueules à la
croix d'or chargée d'une clef contournée
de sable, cantonnée de quatre chandeliers d'argent, au franc-canton des
villes
d'empire de seconde classe.
Dénominations
et
surnoms
Les viaducs de l'avenue
Jean-Jaurès, symboles du passé industriel de la ville
Le Mans est baptisée de divers surnoms. Ils évoquent surtout
l'histoire de la
cité, plus que ses qualités propres.
- La capitale Plantagenêt, par sa dimension historique et son
importance dans les relations Franco-Anglaises. De même, la dénomination
de
Capitale du Maine23 lui fut attribuée durant toute l'époque où
cette région a existé.
- La capitale du Sport Automobile24 pour avoir vu se dérouler le premier
grand
prix de France en 1906, puis pour la tenue annuelle des 24 Heures du
Mans.
Plus sommairement, elle est désignée comme capitale internationale de
l'automobile25 ou Le berceau de l'automobileBiblio 9 par les médias car la ville a vu
naître dans ses murs la mancelle, première voiture commerciale produite
en série en France.
- La ville rougeBiblio 10,
à cause de sa muraille et de la couleur
de cette dernière. La cité Sang et Or, du fait de la couleur de
son
blasonnement. On la désigne également sous la dénomination de Cité
Cénomane ou de Cité des Cénomans 26. Bien qu'utilisée jusque dans la
presse27, cette
dénomination porte à confusion depuis le changement de nom du quartier
du Vieux
Mans en Cité
Plantagenêt.
- La ville lumière, à l'instar de nombreuses autres villes, Le
Mans
s'est vu nommée ville lumière dès le 19e siècle du
fait qu'elle fut l'une des premières à recevoir l'électricité. Depuis la
rénovation complète de la Cathédrale, en 2000, puis l'arrivée de la nuit
des
Chimères, ce surnom lui est revenu28.
- L'ouvrière, car ayant été l'une des plus grandes plaques
tournantes
industrielles de l'ouest de la France durant les 19e et 20e siècles. La plaque tournante de
l'OuestBiblio 11 ou Porte de l'Ouest29 pour son réseau autoroutier en étoile à 5
branches, son rôle de distributrice ferroviaire et quelques fois aérien.
- La Ville Royale 30 pour avoir accueilli le mariage de
Geoffroy V le Bel avec Mathilde l'Emperesse en 1128 et avoir
ainsi fondé la nouvelle dynastie des rois d'Angleterre. La ville abrite
le
Palais des Comtes du Maine, lieu de naissance d'Henri II Plantagenêt.
- La Ville de Cire du XVIe au XIXe siècle, pour sa production de cire, notamment
dans
l'ancien quartier du Pré. Les bougies du Mans étaient les principales
présentes
dans les cours de l'ancien régime. Les dernières fabriques ont fermé à
la fin du
XIXe. La ville de soie pour sa
production
d'étamine de grande qualité aux XVIIe et
XVIIIe sièclesBiblio 12.
Du
néolithique aux Cénomans
Articles détaillés : Histoire du Mans et Vindunum.
Les premières traces humaines sur le sol du Mans datent d'environ
4000 ans
av. J-C. Elles se trouvent d'abord sur la butte du Vieux-Mans. Les
premiers
habitants laissent derrière eux des pierres taillées ainsi que des
outils ou
encore des bois d'œuvres. Au sommet de la butte est dressé un menhir
millénaire,
aujourd'hui nommé menhir de la pierre au lait. Il demeure de nos
jours,
exposé au public, sur le versant nord de la cathédrale. Le culte
chrétien
prendra place sur le lieu même des anciens cultes païens. Ces peuples
peu connus
sont assimilés par des Celtes: les Aulerques qui s'installent entre
Loire et
Seine. Une tribu nait alors: les Cénomans. Parmi les autres Aulerques,
on trouve
les Diablintes (en Mayenne) et des Eburovices (Normandie). Les Aulerques
Cénomans sont des bâtisseurs, agriculteurs et commerçants importants. Le
trésor
des Sablons, trouvé au sud du Mans, dans le quartier du même nom, prouve
l'importance du commerce dans la ville avant même l'arrivée des troupes
romaines
en Gaule. Le trésor prouve également que les productions monétaires
Cénomanes
existaient avant même le premier siècle de notre ère. César relate dans
sa
Guerre des Gaules que les Cénomans envoient 5000 hommes à
Vercingétorix
pour le combattre, soit un quart de tous les combattants de l'ouest de
la Gaule.
Le chiffre atteste de la puissance des Cénomans parmi les autres
peuplades de
l'ouest.
Vue de la muraille nord-ouest du Vieux Mans
La ville du Mans à l'époque gauloise est la capitale des Aulerques
cénomans, nommée Vindunum ou Vindinum (du celte
vindo- blanc ( Cf. breton gwen, gallois gwyn ) et dunon,
colline,
forteresse). Elle fut conquise en 56 av. J.-C. par les troupes romaines
et prend dès lors le nom de Civitas Cenomanum ou
Civitas CenomanensisBiblio 13 (la cité des Cénomans) qui devient
Celmans, Cel Mans, puis Le MansBiblio
14. Les grandes traces des
premières
occupations romaines apparaissent en marge de la vallée du ruisseau
d'Isaac, à
l'est du Vieux-Mans. Dès le milieu du Ier siècle, la
ville se romanise. La paix apportée par les Romains profite à
l'expansion de la
ville et déjà des faubourgs se placent sur la rive droite de la Sarthe.
Deux
aqueducs sont bâtis afin de fournir de l'eau aux habitants de la ville.
Par la
suite, on construit des thermes (toujours conservés aujourd'hui) ainsi
qu'un
forum (actuelle place Saint-Michel) et un amphithéâtre (actuels
quinconces des
Jacobins). Mais à la fin du IIIe siècle, la
ville est entourée d'une enceinte pour pouvoir faire face aux
invasions barbares. La ville enserrée est limitée à 9 ha seulement31, soit
les limites de la butte initiale de la ville. Pendant l’Antiquité
tardive, la
ville est à la fois centre administratif de la civitas des
Cénomans et
siège de préfecture militaire, contrôlant les routes de tout l'ouest de
la
Gaule. La ville est toutefois prise au cours du Ve siècle
par les Francs.
Le Royaume du
Maine
La cité des Cénomans devient dans l'antiquité tardive capitale d'un
royaume
éphémère: le royaume du Maine. Dès le Ve siècle, Clovis renverse par la
force le
roi Rigomer pour l'unifier au royaume de France. La situation
géographique de la
ville en fait un lieu de convergence principal de deux grandes routes de
Neustrie. Afin de s'assurer un contrôle total, les Mérovingiens
emploient des
hommes de confiance à devenir évêques dans la ville, afin de mieux la
contrôler.
Charlemagne en fait à son tour une place forte d'entrée dans la marche
de
Bretagne. La citadelle du Mans devient ensuite une place forte de la
nouvelle frontière de l'empire Franc. Le Mans devient capitale militaire
des
Carolingiens, durant leurs affrontements contre les autonomistes de
Bretagne et de la Loire. Le titre de roi du Maine revient en 838 à
Charles
Le Chauve, titre conféré par son père Louis le Pieux, empereur
d'Occident, roi des
Francs, d'Aquitaine et du Maine. Charles Le Chauve devient lui-même roi
de
France Occidentale en 848. Il donne alors le titre de roi du Maine à
Louis
le Bègue, son aîné. Mais la décadence de la lignée carolingienne a vite
fait
de mener le royaume à sa perte. Les derniers rois du Maine sont
supplantés par
les comtes héréditaires, qui usurpent puis annulent le droit régalien.
Les
temps obscurs des conquêtes: Bretons, Vikings et Normands
« Puissants
Cénomans illustres par votre loyauté
glorieuse sous les armes »
|
| Guy
d'Amiens, Carmen de Hastingae Proelio,
v257-258, 1100 |
Au IXe siècle, la ville a fort à faire contre des envahisseurs en
tout genre.
Après les Bretons, repoussés de justesse, ce sont les Vikings qui
remontent la
Loire, la Maine puis la Sarthe pour se présenter aux portes du Mans. Par
deux
fois, en 844 puis en 865, ils parviennent à piller la ville sans pour
autant la
détruire, ni elle ni la muraille polychromique. C'est ensuite le temps
de la
conquête normande. Les inimitiés entre Normands et Manceaux seront
vigoureuses
pendant de très nombreuses décennies. La majorité des Manceaux s'affiche
du
parti Angevin. Mais dans une cité située à la confluence de la Normandie
et de
l'Aquitaine, les dissidences sont nombreuses. Les comtes et
les évêques se vendent au plus offrant sans jamais vraiment respecter
leurs
engagementsréf. nécessaire.
Le roi de France, lui, ne s’affirme jamais, soutenant tantôt un côté,
tantôt
l’autre.
« La
ville du Mans, enragée comme une chienne,
est très ancienne et son peuple, toujours à la révolte contre ses
maîtres, est
insolent et sanguinaire »
|
| Orderic
Vital, Historia ecclesiastica,
Livre IV, XIIe
siècle |
Après la conquête de la ville vers 1060, Guillaume n'est guère
rassuré par le
peuple manceau, qu’il juge révolté au possible. Il décide de s’installer
durablement dans la ville. Pour ce faire, Guillaume érige le donjon et
fait
construire deux mottes surélevées : le grand et le petit Barbet. Sur le
Petit
Barbet, déjà terrain d’entrainement militaire gallo-romain, sera bâti le
lycée
Montesquieu.
Guillaume devra tout de même faire face à trois insurrections
mancelles: en
1063, en 1069 et en 1083. Au sud de la vieille ville, il modifie
l'entrée depuis
le faubourg Saint-Nicolas, et fait recréer par la même occasion la
collégiale
Saint-Pierre-la-cour. Pour le reste de sa vie, Guillaume n'administrera
plus la
cité que de loin. Pourtant, la ville est la première à bénéficier
d’institutions
communales en France, dès 1070, sous l’égide de l’évêque et en lien avec
les institutions s'inscrivant dans la paix de DieuBiblio 15.
Le
berceau de la dynastie Plantagenêt
Palais Royal Plantagenêt où naquit Henri II futur roi
d'Angleterre
Geoffroy le
Bel reçoit en 1129, le comté du Maine comme titre héréditaire, avec les
comtés d'Anjou et de Touraine. il regnera sur ces territoires de de 1128
à 1151. C'est d'ailleurs en 1128, il épouse au Mans Mathilde
d'Angleterre, petite fille de Guillaume. Elle lui apporte par son
ascendance
non seulement la Normandie, mais en plus les espérances de régner un
jour sur le
trône d'Angleterre. Leur fils Henri II naît au Mans en 1130. C'est lui
qui
devient roi d'Angleterre en 1154. Il administre un plus grand royaume
que le roi
de France lui-même, alors qu'il est en est le vassal. De Londres à
Toulouse, il
mène sa cour itinérante de châteaux en palais. Mais l'empire
Plantagenêt s'achève par la défaite du Mans face au capétien Philippe
Auguste en 1189. Celui-là remet la ville en douaire à la veuve de
Richard
Coeur-de-Lion: Bérengère de Navarre. Peu appréciée au sein même de la
ville dont
elle est censée être maîtresse, elle doit se méfier de tout et de tout
le monde.
Pour elle, les 26 années passées seule au Mans sont des années d'exil.
Elle
passera la majeure partie de sa vie au palais royal Plantagenêt. Elle
sera
cependant la commanditaire de l'abbaye de l'Epau dès 1229, où elle fera
entrer des moines Cisterciens.
La guerre de cent
ans et le rattachement à la couronne
Folie de Charles VI au Mans
Les remparts, toujours debout, empêchent les anglais menés par le duc
de
Lancastre de prendre la ville en 1356. Du Guesclin entre au Mans en
1370. Le 5 août 1392,
Charles VI repart d'une visite dans la ville. Il est pris de premier
accès de
folie dans une forêt au sud de la ville. Il attaque sa propre troupe et
tue
quatre personnes avant d'être maîtrisé. Sa lucidité revient après deux
jours,
mais ce n'est qu'un début, ces accès de folie intermittents assombriront
son
règne. Le traité de Troyes en 1420 met la ville et tout le comté sous
domination
anglaise, et ce jusqu'en 1448. La ville est le lieu de tous les crimes
et de
tous les excès. Les actes de résistance, tout aussi nombreux que contre
Guillaume le conquérant près de quatre siècles auparavant, sont
également
sévèrement punis. La ville ne redevient territoire français qu'en 1448.
Le
dernier comte du Maine, Charles V, meurt en 1481. Ses biens sont
légués au roi de France: Louis XI. Le Maine revient donc au domaine
royal. Afin
de remercier les Manceaux pour leur attitude loyale durant les périodes
troubles
du siècle dernier, le roi leur accorde la première charte communale de
France en
1488. Ses habitants ont dès lors le droit d'élire un maire ainsi que des
échevins. C'est la fin de l'époque de domination bi-latérale de la
ville: un
côté religieux avec l'évêque, et l'autre féodal avec le comte. L'évêque
devient
à son tour, au service du roi (qui le nomme) et la ville est gérée par
une
véritable municipalité dont une grande partie est tout de même choisit
par le
pouvoir royal.
Renaissance : Le Mans
berceau de la Pléïade
La période de la Renaissance est importante pour la ville, notamment
au plan
architectural. Elle conserve aujourd'hui un certain nombre d'édifices
bâtis
entre le XVIe et le XVIIe siècle à l'image des maisons du pilier rouge,
des deux
amis, d'Adam et Eve ou encore de l'Hôtel de Vignolles. C'est au Mans que
se forme le premier groupe des poètes de la Pléiade, autour de Jacques
Pelletier. Les funérailles de Guillaume du Bellay eont lieu le 5 mars
1543 sont un évènement national.
| « CESSE,
le Mans, cesse de prendre gloire
En tes Grebans ces deux divins espritz: Trop plus sera durable la
memoire De
ton renom... »
|
| Joachim du
Bellay, Œuvres Poétiques,
1547 |
Elles permettent notamment le rassemblement dans la ville de Pierre
de Ronsard,
Jacques Pelletier et Joachim du Bellay. Jacques Pelletier publiera
dans ses Œuvres Poétiques un poème de Joachim du Bellay intitulée
À la
ville du Mans, symbole de l'affection qu'il portait à cette ville
voisine de
son Anjou natal. Les poètes manceaux Nicolas Denisot et Jacques Tahureau
font à leur
tour leur entrée dans la Pléïade en 1553. René du Bellay sera
plus tard le protecteur de Pierre Belon lorsqu'il sera évêque du Mans.
Mais
l'essor économique et culturel de la ville est stoppé dans la seconde
moitié du
XVIe siècle à cause des guerres de religion.
Pendant
trente ans, la ville est déchirée: l'évêque et le lieutenant général
sont
fidèles au roi alors que le présidial est considéré comme ligueur dans
son
ensemble. L'hôtel du petit Louvre, refuge de Jean de Vignolles est un
fief
protestant reconnu. Le ligueur Bois-Dauphin s'empare par la force du
château du Mans en
février 1589. Mais Henri IV de France se rend au Mans en
décembre 1589. Il mène un combat rapide à l'actuelle Place de
l'Eperon, avant que les manceaux ligueurs ne capitulent. Les dégâts sont
ainsi limités mais les faubourgs de la rive droite, ainsi que le
faubourg
Saint-Nicolas ont beaucoup soufferts.
Les
XVIIe et
XVIIIe siècles
Peinture de Louis Moullin
Dès la fin du XVIe et jusqu'à la révolution, Le Mans est une capitale
artisanale reconnue. D'un côté, on trouve un important savoir faire pour
les
sculptures de terres cuites polychromiques, aujourd'hui encore visibles
dans les
musées du Mans ou dans les édifices religieux de la ville. De telles
œuvres
d'art trouvent leurs racines dans les œuvres de Germain Pilon. D'un
autre côté, les XVIIe et XVIIIe siècles sont marqués par le développement de
la
production de cire et de textile. La qualité de la cire du quartier du
pré est
reconnue et recherchée jusque dans les grandes cours européennes. Pour
le
textile, l’invention en 1650 d’une nouvelle étamine va permettre aux
métiers à
tisser du Mans d’avoir une renommée internationale (en 1740 , deux tiers
de la
production étaient exportés à l’étranger). Deux églises continuent de
s'imposer
à une ville qui demeure assez resserrée sur elle-même: la Cathédrale
Saint-Julien et la collégiale Saint-Pierre la Cour. Les populations
hésitent à
s'installer dans les faubourgs. Pendant des siècles, ils ont été les
premiers
touchés par les guerres incessantes. Pourtant, marque d'une nouvelle
expansion,
en quarante ans (1602-1642), pas moins de cinq nouveaux ordres religieux
s'installent dans les faubourgs en créant cinq nouveaux monastères. La
colline
du Vieux-Mans est rapidement surpeuplée. Les tisserands et travailleurs
du lin,
du cuivre ou du chanvre, sont repoussés sur les bords de la rive gauche
de la
Sarthe. Les nouveaux « quartiers bas » voient le jour. Sales et
lugubres, il
faudra attendre la deuxième moitié du XIXe siècle pour les voir
disparaitre à
l'image des quartiers de Gourdaine ou encore du faubourg des Tanneries.
Au XVIIIe siècle, l'agglomération comprend 16 paroisses dont les
trois quarts
demeurent sur la rive droite. Autour du Vieux-Mans se regroupent
quelques 11
paroisses alors que la rive gauche n'en regroupe que cinq. À l'est et au
sud de
la ville, la population s'étend également au long du XVIIIe siècle. La
vie
économique s'installe désormais Place des Halles, place devenue célèbre
pour
être le théâtre de nombre d'actions du Roman Comique de Paul Scarron au
XVIIe siècle.
L'extension urbaine est cependant vite stoppée par les terres cultivées
qui
enserrent toujours la ville, et appartiennent pour certaines aux
monastères de
la ville. la seconde moitié du XVIIIe siècle est considéré comme l'âge
d'or du
développement de la ville. L'administration royale voit l'évolution
positive de
la ville et y administre de nouveaux magistrats et officier royaux. Les
élites
deviennent bourgeoises. Les riches négociants quittent la colline
originelle
pour s'installer dans les nouveaux faubourgs du sud et de l'est: ce sont
les
futurs quartiers République et Bollée. Des hôtels riches et spacieux
sont bâtis
en dehors des murailles à l'image de l'hôtel Desportes de
Linières, bâti en 1760.
Développement
industriel
Très vite, les Manceaux comprennent l’importance du chemin de fer. La
population grossit et la ville s’étend.
En 1842, Ernest Sylvain Bollée installe sa fonderie de cloche et par
la suite
crée plusieurs grandes entreprises. Son fils, Amédée Bollée père crée
plusieurs
voitures à vapeur à partir de 1873. En 1896, Amédée Bollée fils fabrique
sa
première voiture à essence.
Avec l’essor de l’automobile, Georges Durand fonde l’Automobile club
de la
Sarthe qui devient bientôt l’Automobile club de l’Ouest (ACO).
Il organise un premier grand prix en 1906, ancêtre de la célèbre course
des 24 Heures du Mans.
Au début du vingtième siècle, le Mans est en plein essor économique. Et
c'est
aux Jacobins que se tient le plus grand marché de la région OuestBiblio
16.
Les commerçants d'Indre et Loire et du Maine et Loire viennent en nombre
pour
connaître les prix de référence et ramener de quoi subsister dans les
régions.
Il vient également des marchands de Bretagne et de Mayenne. Avant la
guerre, il
absorbe même la plupart des marchés locaux du département. les matières
négociées sont nombreuses: orge, blés, avoines, chanvres, pommes de
terre... Le
commerce de fourrage et de grain est même pratiqué. Le marché du Mans
est la
dynamique du territoire Ouest pour les produits indigènes, comme le sont
à
l'époque Marseille pour le Sud, Lille pour le Nord et Bordeaux pour le
sud-ouest. Beaucoup de commerçants transitaires y achètent des produits
Manceaux
et Bretons pour les distribuer sur le bassin parisien et plus largement,
la
France entière. La foire aux oignons qui avait lieu tous les derniers
vendredi
d'août est restée comme une date symbolique car aujourd'hui encore se
déroule à
cette époque de l'année La Foire des 4 jours, l'une des plus
grandes de
France par sa capacité d'accueil et son succès.
C'est au Mans, par un autre passionné d'automobile que va passer la
création
de ce qui deviendra plus tard la sécurité sociale par Ariste Jacques
Trouvé-Chauvel, inertie donnant plus tard naissance aux groupes
d'assurances, de banques et de mutualités.
Parallèlement, l'aviation connaît ses premiers balbutiements initiés
par Wilbur
Wright invité par les frères Bollée, et c'est aux Hunaudières le 8 août
1908 que
décolle le Flyer.
Urbanisme
Le quartier dit « sensible » de Bellevue, à cheval sur les communes de
Coulaines et du Mans, un quartier
« nouveau » dont les premières tours ont été élevées au début des années
1970. Observation
panoramique faite depuis la butte de Beauregard dans le quartier
de la Madeleine,
au dessus de celui de la Gallière. Au centre, on peut
apercevoir le château d'eau de Gazonfier, puis plus à droite, le début
du quartier
des Maillets, qui est
collé à celui de Bellevue.
La
ville : spécificités globales
Le tunnel des Jacobins et quelques maisons de
la