Lyon est une commune française située dans le quart sud-est,
au
confluent du Rhône et de la Saône. C'est
le chef-lieu du département du Rhône et de la
région Rhône-Alpes. Ses
habitants s'appellent les Lyonnais.
Lyon est en situation de carrefour géographique, au nord du couloir
naturel
de la vallée du Rhône (qui s'étend
de Lyon à Marseille). Située entre
le Massif central à
l'ouest, et le massif alpin à l'est, la
ville de Lyon occupe une position stratégique dans la circulation
Nord-Sud en Europe. Lyon se trouve à 470 km de Paris, 320 km de
Marseille, 160 km de Genève, 280 km de Turin, 630 km de Barcelone.
Ancienne capitale des Gaules au sein de
l'Empire romain, Lyon est le siège d'un archevêché dont le titulaire
porte le
titre de primat des
Gaules. Lyon devint une ville de foire à partir du Moyen-Âge, puis une
place
financière de premier ordre de la Renaissance à la fin du XIXe siècle. Sa prospérité économique a été portée
successivement par le monopole de la soie, puis par l'apparition des
industries
notamment textiles et chimiques.
Lyon est historiquement une ville industrielle, et accueille de
nombreuses
industries pétrochimiques le long du Rhône, dans le couloir de la
chimie. Après le départ et la fermeture des industries textiles, Lyon
s'est
progressivement recentrée sur les secteurs d'activité de haute
technologie,
telles que la pharmacie et les biotechnologies aux côtés de Grenoble.
Lyon est également la deuxième ville
étudiante de France, avec quatre universités (Claude Bernard Lyon 1,
Lumière Lyon 2, Jean Moulin Lyon 3 et l'Université Catholique de Lyon)
et
plusieurs grandes écoles. Enfin, la ville a conservé un patrimoine
architectural
important allant de l'époque
romaine au XXe siècle en passant par la
Renaissance et, à ce titre, est inscrite
au patrimoine mondial de
l'UNESCO.
Par sa population, Lyon constitue la troisième commune de France1, avec 472 330 habitants2. Lyon se
trouve dans la 3e unité urbaine3 et la 2e aire urbaine4 de
France. Elle est intégrée dans le 2e espace
urbain de France, celui de Rhône
et Alpes5,
qui
s'élève à 4 808 976 habitants. Selon le critique littéraire
d'entre-deux-guerres, Albert Thibaudet, « Si Paris est la capitale
de la France, Lyon est la capitale de la province ». Préfecture de la
région
Rhône-Alpes, la ville de Lyon exerce une attraction d'importance
nationale et
européenne, et bénéficie ces deux dernières décennies d'un afflux de
population.
Avec 1 257 114 habitants en 2007, la communauté urbaine du Grand Lyon
est la
première de Franceréf. nécessaire.
Géographie
physique
Vue de Lyon depuis le Rhône, en arrière-plan la colline de la
Croix-Rousse
Situation
géographique
Lyon est située en Europe continentale du sud-est de la France, au
confluent
de la Saône et du Rhône. La ville est entourée de plusieurs massifs
montagneux,
le Massif central à l'Ouest et les Alpes à l'Est, et se situe dans la
plaine
lyonnaise. Lyon et sa région se situent à un carrefour de l'Europe
de l’Ouest, reliant la mer du Nord à la Méditerranée, et l'Europe de
l’Est à
l'Atlantique, toutefois, Lyon se trouve bien plus près de la
Méditerranée.
La région Rhône-Alpes,
dont Lyon est la capitale administrative, couvre un territoire de
43 698km2. Historiquement, la ville de Lyon
est la capitale de la
province du Lyonnais, couvrant une partie des
départements du Rhône et de la Loire actuels. Elle est intégrée à la RUL6 (ou Région Urbaine de Lyon)
qui
correspond aux territoires organisés autour de la métropole (zone
d'influence de
50 à 100 km de rayonnement - comptant
2,9 millions d'habitants (estimation 2004), et constitue la ville centre
du Grand Lyon, la première communauté
urbaine de France par l'importance de sa population.
Topographie
Le mont
Blanc, pourtant situé à 160 km, est
parfaitement visible par temps clair, ici, vu depuis la place Colbert
sur les
pentes de la Croix-Rousse. Les tours de refroidissement à gauche sont
celles de
la centrale nucléaire du Bugey,
située à une trentaine de kilomètres.
Située dans sa partie basse à une altitude de 170 mètres au confluent
du Rhône et de la Saône, la
cité est dominée par trois collines :
- Fourvière d'une altitude
de 294 mètres sur le parvis de la
basilique - 299 au point culminant, surnommée par Jules Michelet la
« montagne mystique »7,
qui
deviendra à force de déformations la « colline qui prie », abrite le
siège de
l'évêché, plusieurs couvents et accueille à son sommet la basilique
Notre-Dame de
Fourvière. La colline se situe dans l'ouest de la ville et se prolonge
au
sud et vers l'ouest avec les quartiers de Saint-Just et du
Point-du-Jour.
- La Croix-Rousse d'une altitude de 250 mètres est la
« colline qui travaille »7 car elle était le lieu où résidaient
et
travaillaient les canuts, ouvriers qui ont
fait la renommée soyeuse de la ville. La colline occupe le nord de la
Presqu'île et se prolonge au nord par le plateau de Caluire-et-Cuire et
de Rilleux-la-Pape
jusqu'aux contreforts de la Dombes. Ces deux collines sont séparées par
un
défilé rocheux de la Saône : le défilé de Pierre Scize.
- La Duchère se situe
sur les contreforts des Monts-d'Or au nord-ouest de la ville. Elle est
témoin
d'une urbanisation dense à la fin des années 1960 et bénéficie
aujourd'hui d'un
programme de grand projet de ville.
Entre la colline de Fourvière et la Saône s'épanouit un quartier long
et
étroit, le Vieux
Lyon, qui forme la partie médiévale et renaissance de Lyon. Le schéma
urbain
y est très dense mais compensé par des immeubles plus petits que dans le
reste
de Lyon, principalement dû à la sauvegarde de nombreux immeubles
médiévaux, et
les rues y sont sinueuses. Le Vieux Lyon se décompose en 3 parties,
Saint-Georges au sud, Saint-Jean au centre, au niveau de la
basilique de Fourvière et Saint-Paul au nord.
Sur la Presqu'île, entre le Rhône et la Saône, se trouve la place
Bellecour, une
des plus grandes places piétonnes d'Europe8, au centre de laquelle trône la
statue
équestre de Louis
XIV. C'est le point zéro des routes partant de Lyon.
Au-delà du Rhône, à l'est, s'étend
la plaine, urbanisée suivant un plan orthogonal dans les quartiers des
Brotteaux et de la Part-Dieu puis d'un plan plus
désorganisé en se dirigeant vers le périphérique lyonnais, qui délimite
Lyon
intra-muros et sa banlieue.
Sismicité
Lyon est dans une zone d'aléa sismique faible9, selon le programme national de
prévention
du risque sismique, le Plan Séisme, datant du 21 novembre 200510.
Hydrographie
Articles détaillés : Rhône, Saône et Ponts de Lyon.
Le Rhône et la Saône traversent la ville, en pénétrant dans la ville
respectivement par l'est et par
le nord. La Saône encercle au nord l'Île Barbe puis se jette dans le
Rhône : la
Presqu'île est la partie de la ville qui s'étend du confluent à la
colline de la
Croix-Rousse.
Le Rhône fut un fleuve difficile à maîtriser et il inonda à plusieurs
reprises la ville par ses crues (la dernière très grande crue datant de
1856),
notamment dans la plaine lyonnaise qui occupe la rive gauche du Rhône
avec les
quartiers des Brotteaux, Guillotière et Gerland. La construction de la
grande
digue de la Tête-d'Or, les creusements des canaux de Jonage et de
Miribel qui
vont créer les plans d'eau du Parc Miribel-Jonage et du Grand-Large et
une
requalification des berges, ont mis fin aux crues importantes du fleuve11.
Le Rhône s’est assagi depuis le XIXème siècle avec le développement
de
nombreux aménagements le long de son cours. Les digues et chenaux de
protection
contre les inondations, puis les barrages et les centrales construites
par la
Compagnie nationale du Rhône au cours du XXème siècle, ont
progressivement
diminué le débit de certains tronçons, modifié les conditions
hydrauliques et le
fonctionnement du fleuve12.
Climat
Éclairs lors d'un orage estival sur Lyon.
Le climat de Lyon est de type semi-continental avec des influences
méditerranéennes : les étés sont chauds et ensoleillés et les hivers
rigoureux,
la sensation de froid est renforcée par la bise. À Bron,
la température moyenne annuelle a été, entre 1920 et 2008, de
11,7 °C avec un minimum de 2,8 °C en janvier et un maximum de 21 °C en
juillet13.
La
température minimale y a été de -24,6 °C le 22 décembre 1938 et la plus
élevée de 40,4 °C le 13 août 2003.
14. Le 19
août 2009, la température enregistrée à Lyon Bron est 39,2° C15. La
ville ce jour-là fut parmi les 5 villes les plus chaudes d'Europe16.
L'ensoleillement y est de 1 976 heures par an en moyenne, soit
environ 164
jours par an17.
Malgré l'assèchement des zones marécageuses qui entraîne une
diminution de
l'évaporation des eaux, le nombre de jours de brouillard à l'automne, à
l'hiver
et au printemps reste important, notamment dans la vallée de la Saône.
Les
hivers sont relativement secs, et dépourvus de neige en plaine
(toutefois de
fortes précipitations ne sont pas exclues). Les frimas sont courants et
les températures varient
généralement d'une dizaine de degrés au plus pendant la journée. Les
étés sont
généralement chauds et secs : l'amplitude des températures en journée
atteint
parfois une vingtaine de degrés, et les températures maximales dépassent
parfois
les 35 degrés. Le mois d'août est parfois frais et pluvieux (2006,2007)
avec
quelques orages et une légère brise qui disperse les polluants de l'air.
Les
mois d'août 2003 et 2009 étant au contraire très chauds et secs avec
respectivement 33 et 30 degrés de température maximale en moyenne. Le
vent
souffle souvent dû à a compression de l'air dans le sillon rhôdanien.
Un important complexe industriel dénommé couloir de la chimie,
implanté le long
du fleuve au sud de l'agglomération, constitue une menace de pollution.
La
qualité de l'air est surveillée par des détecteurs de niveau de
pollution qui
donnent l'alerte en cas de besoin. Le sud du quartier de Gerland (dont
le stade) est d'ailleurs classé site à risque par
la directive
Seveso (directive européenne 96/82/CE) en raison d'usines implantées non
loin.
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
-0,4 |
0,5 |
3,1 |
5,7 |
9,6 |
13 |
15,2 |
14,7 |
11,8 |
8 |
3,5 |
0,6 |
7,1 |
| Température
moyenne (°C) |
2,8 |
4,3 |
7,8 |
10,8 |
14,9 |
18,5 |
21 |
20,4 |
17,2 |
12,4 |
6,9 |
3,4 |
11,7 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
5,9 |
8 |
12,5 |
15,8 |
20,2 |
24 |
26,8 |
26,1 |
22,4 |
16,8 |
10,3 |
6,2 |
16,3 |
| Précipitations
(mm) |
51,9 |
47,1 |
56,4 |
64,8 |
81,3 |
78,4 |
63,4 |
83,1 |
86,4 |
84,4 |
80,3 |
56,6 |
834,9 |
| Record
de froid (°C) |
-23 |
-22,5 |
-10,5 |
-4,4 |
-3,8 |
2,3 |
6,1 |
4,6 |
0,2 |
-4,5 |
-9,4 |
-24,6 |
-24,6 |
| Record
de chaleur (°C) |
17,7 |
21,9 |
25,7 |
30,1 |
34,2 |
38,2 |
39,8 |
40,4 |
35,8 |
28,4 |
23 |
20,2 |
40,4 |
Source :
Le climat à Lyon (en °C et mm, moyennes mensuelles 1920/2008 et
records
depuis 1920)2
Histoire de la
ville
Articles détaillés : Lugdunum et Histoire de Lyon.
L'histoire de Lyon est très riche18, son lieu a été occupé dès la
préhistoire
mais la première ville date de la Rome antique. Une citation de
l'historien Fernand Braudel résume
à elle seule la complexité de l'histoire de Lyon :
« Le destin de Lyon n’est pas plus simple que celui du fleuve.
Toute ville,
sans doute, est un être compliqué, Lyon plus qu’une autre, qui frappe
l’historien par sa richesse, ses brusques transformations, ses
originalités,
voire ses étrangetés. Elle n’est pas la même d’un siècle au siècle
suivant et,
plus contrainte qu’allant de son plein gré, elle passe sans fin d’une
originalité à une autre. Elle est, à elle seule, un difficile problème
de
l’historien de France, peut-être le problème clef, sûrement l’indicateur
clef19. »
Préhistoire
et Antiquité
Statue de Lucius Munatius Plancus, fondateur de
Lyon.
Maquette de Lugdunum, ancienne capitale des Gaules conservée au musée
gallo-romain de
Fourvière.
Du Néolithique jusqu'au Second âge du fer, les différentes
découvertes de
nombreuses traces d'habitat et d'objets en tout genre attestent
l'existence d'un
relais de commerce de vin entre le littoral méditerranéen et le nord (VIe siècle). En l'absence d'artéfacts plus
élaborés, on ne
peut à ce stade parler de village ou de ville20.
Capitale des
Gaules
Lucius Munatius Plancus fonde la ville
sous le nom de Colonia Copia Felix Munatia Lugdunum en 43 av.
J.-C.21. Les débuts de la colonie sont mal
connus.
Elle n'est pas pourvue de muraille, tout au plus une levée de terre avec
fossés
et palissades à l'image des camps romains22. Mais la ville de terre et de bois
laisse
la place à des bâtiments aux soubassements en maçonnerie de pierres23.
L'essor de la cité est rapide du fait de son emplacement éminemment
stratégique.
Le nom de la cité évoluera en Colonia Copia Lugdunum. En -27, le
général Agrippa, gendre et ministre d'Auguste divise la Gaule. Lugdunum
devient la capitale de la province de Gaule lyonnaise et le
siège du pouvoir impérial pour les trois provinces gauloises et devient
la
Caput Galliarum, la « Capitale des Gaules ». Dès -19, Auguste
aménage le réseau urbain qui accueille les
quatre voies ouvertes à travers la Gaule à partir de Lugdunum24. La
ville avec la venue des différents empereurs successifs va s'agrandir,
s'embellir et s'enrichir. Deux empereurs romains sont nés à Lyon :
Claude, né en
10 av. J.-C. et Caracalla, né en 186. En 64, les notables de
Lugdunum ont connaissance de l’incendie qui a ravagé Rome, et envoient
quatre millions de sesterces d’aide pour la
reconstruction. L’année suivante en 65, Lugdunum
est victime d’un terrible incendie ; Néron fait à son tour un don de
quatre millions de
sesterces à Lugdunum pour sa
reconstruction25.
La position clé de Lugdunum, au confluent de l'Arar (Saône) et
du
Rhodanus (Rhône), en fait un
important port fluvial. C'est aussi un nœud routier, relié au sud de la
Gaule
(la Narbonnaise), à l'Aquitaine, la Bretagne, la Germanie et bientôt
l'Italie. Cette double position met
Lugdunum en contact avec l'ensemble de l'Empire. Son statut de colonie
romaine accordé par le Sénat et le rôle de
capitale des Gaules favorisent l'essor de la ville. Sous les Flaviens
(de 69 à 96), puis sous
les Antonins (de 96 à 192)
Lugdunum prospère et connaît la paix à l'instar du monde romain. Sa
population est
estimée entre 50000 et 80000 habitants26, ce qui en fait l'une des plus
grandes
villes de la Gaule avec Narbo Martius (Narbonne). La ville s'étale
principalement sur quatre
zones particulièrement délimitées : la ville haute (lieu où a été fondée
la
colonie originelle), le bourg celtique de Condate, les Canabae et la
rive droite
de la Saône en contrebas de la ville haute. Les nécropoles sont situées
le long
des voies d'accès à la cité.
Déclin
Sous les Sévères (193-235), la
ville va commencer à décliner en raison des martyrs chrétiens et des
querelles
de successions27.
À la fin du IIIe siècle lors des
réorganisations de la Tétrarchie, Lugdunum perd son
rang de capitale des Gaules en 297, au profit
de Trèves, plus proche de la frontière du
Rhin. Lugdunum n'est plus que le siège administratif de la petite
province de
Première Lyonnaise (Lyonnais, Bourgogne et Franche-Comté). Dans les
premières
années du IVe siècle, la cité reçoit le coup de grâce28. Les
pouvoirs municipaux n'ont plus les moyens de surveiller les aqueducs et
leurs indispensables tuyauteries de plomb. Une quelconque bande de
pillards aura
tôt fait de voler ce fabuleux trésor. C'est ce qui arrive un jour bien
que l'on
ne connaisse pas l'année exacte. La fière cité haute se voit privée de
son
alimentation en eau et les habitants sont contraints de descendre vers
la Saône
pour trouver une source pérenne : la colline de Fourvière est désertée.
Du jour au lendemain,
l'opulente cité se voit réduite à néant. Seuls deux endroits sont
susceptibles
de satisfaire cette demande nouvelle de sécurité contre les pillards et
les
troubles politiques : l'île Saint-Jean dont le bras occidental ne sera
comblé
qu'au milieu du IVe siècle et le secteur des
Canabae où l'on sait
qu'on continue, vers 360, à embellir des
demeures du quartier29.
Ce drame préfigure le Lyon médiéval où ce
nouvel embryon urbain deviendra progressivement le cœur historique de la
cité
(Vieux Lyon), ce qu'il est
toujours aujourd'hui. La campagne alentour traverse une période de
troubles
attestée par la découverte de plusieurs trésors monétaires (enfouis dans
le sol
par leur propriétaire).
En 437, des tribus germaniques burgondes sont
installées en Savoie et Romandie comme troupes auxiliaires par le
général romain
Aetius après la destruction de leur
royaume de Worms par les Huns. En avril 457 le
général romain Ægidius, envoyé
par l'empereur Majorien, reprend
provisoirement la ville aux Burgondes. Ceux-ci l'enlèvent à nouveau et
en font
une capitale de leur royaume en 461, avec
Vienne et Genève30.
Le 4 septembre 476 marque la fin de l'Empire
romain avec l'abdication de l'empereur Romulus Augustule. À l'automne
840, le forum de Fourvière s'écroule, les colonnes roulent
jusqu'aux pieds de la la colline31.
Vers 1080, la construction du pont sur la Saône marque le début
de l'utilisation du site antique comme carrière de pierres par exemple
la
construction de la basilique Saint-Martin d'Ainay ou du pont de la
Guillotière.
Christianisation
et Moyen-Âge
Armes du Primat des Gaules
Seulement un siècle après la mort de Jésus-Christ, des chrétiens
venus du Levant s'y installent. Saint
Pothin et Sainte Blandine figurent parmi les premiers martyrs, morts en
177 sous le règne de Marc Aurèle dans une période incertaine pour
l'Empire, marquée par la peste et les
invasions barbares. Saint Irénée, successeur de Saint
Pothin, est l'un des premiers théologiens chrétiens. Lyon devient l'un
des
centres intellectuels de la chrétienté, illustré au Ve siècle
par Sidoine Apollinaire32.
Agobard de Lyon sauvant des accusés lors de
l'épisode des « navires »
La ville, au centre du royaume des
Burgondes de 470-474 à 534, puis du royaume de
Bourgogne, est un foyer de la renaissance carolingienne, sous
l'impulsion
de son archevêque Leidrade, ami d'Alcuin, du diacre Florus, puis
d'Agobard33.
Après le traité de Verdun et la succession de Charlemagne, la ville
revient,
avec le royaume de Bourgogne amputé de la Basse
Bourgogne, futur duché de Bourgogne, à Lothaire, comme le reste de la
rive orientale de
la Saône34.
Lyon
devient dès lors une ville de Francie médiane. Elle restera, au cours
des démantèlements successifs du royaume, du côté de la Haute-Bourgogne.
Aux IXe et Xe siècles Lyon est victime de raids de pillages :
les
Normands remontent le Rhône et en 911 les Hongrois ravagent la
Bourgogne.
|
Cette section ne cite pas suffisamment ses
sources (janvier 2010).
Si vous connaissez le thème traité, merci
d'indiquer
les passages à sourcer avec {{Référence
souhaitée}} ou, mieux, incluez les références utiles en les liant aux notes
de bas de page ( l'article).
|
La ville revint en 1032, de même que l'ensemble du Royaume d'Arles
(Royaume de
Bourgogne), au Saint-Empire romain germanique.
À la Renaissance, Lyon connut,
en raison de son commerce de la soie, un fort renouveau de croissance.
En 1310,
la ville fut occupée par les troupes françaises. La peste la ravagea en
1348.
La ville, bien que restant modeste par sa taille, rayonne sur le plan
religieux. Tandis que l'archevêque de Lyon est élevé au rang de Primat
des Gaules par le pape Grégoire
VII dès 1078, le marchand lyonnais Pierre
Valdo se met, vers 1170, à prêcher la
pauvreté évangélique après avoir vendu tous ses biens. D'abord toléré,
puis
suspecté d'hérésie, il est excommunié en 1184 par le pape Lucius III.
Ses partisans fuient Lyon, après avoir
incendié la trop luxueuse église de Saint-Nizier, et deviennent
l'Église vaudoise. De nos jours, Lyon est
toujours une ville d'importance majeure pour les vaudois. La ville
accueille
deux conciles en
1245 et
1274 et le couronnement de deux papes Clément V et Jean XXII. Le
prince-archevêque exerce les pouvoirs
laïque et religieux sur la ville, au détriment du roi de France ou de la
Maison de Savoie.
Pendant la guerre de Cent Ans, Lyon reste fidèle aux
rois de France. À partir de Louis XI, les rois de France en font le
centre des activités françaises en Italie. Lyon profite ainsi très tôt
du
développement économique et culturel italien. C'est à cette époque que
Lyon
obtient les franchises pour ses quatre foires annuelles.
Renaissance
et Guerres de religions
Brocart de soie lyonnaise
C'est l'âge d'or de la ville, économiquement elle se développe
surtout à
partir du XVIe siècle avec la venue de banquiers florentins,
de marchands attirés par les franchises
royales et la tenue de quatre foires par an, l'installation
d'imprimeurs, et le
maintien de liens commerciaux avec l'Allemagne. Le commerce de la soie
se
développe particulièrement, par le travail des canuts, les ouvriers en
soie. Ceux-ci influencent
également l'architecture, car ils ont besoin de pièces de plus de 4 mètres sous plafond pour y loger leurs
métiers à tisser. De cette époque restent de nombreux immeubles de style
Renaissance, témoins de la richesse d'une ville qui atteint une
envergure
européenne.
Articles détaillés : Histoire de l'imprimerie à
Lyon et Histoire de la soie à
Lyon.
À cette époque la ville est extrêmement prospère. C'est la
première place bancaire européenne, devant Genèveréf. nécessaire,
et l'une des plus grandes cités européennes. Le métissage y est très
important,
ce qui lui vaut le surnom de « Myrelingues ». La Cour y réside à de
nombreuses reprises, et le roi François Ier envisage très sérieusement de s'y sédentariser et
donc de faire de Lyon sa capitale mais il retournera finalement au
Louvre à
Paris. À l'avènement d'Henri II, Lyon est au faîte de sa puissance.
C'est la deuxième ville la plus peuplée du royaume avec ses 50 000
habitants. La
présence fréquente des derniers rois a entraîné une activité économique
et
culturelle intense. Cependant l'endettement est énorme et la vie des
gens
simples reste difficile (la Grande Rebeyne, révolte de la faim qui eut
lieu le 18 avril 1529) vont signer un lent déclin.
Mais les guerres de religion vont déchirer la ville, elle sera
marquée
notamment par l'expédition du baron des Adrets qui organise des
massacres de
catholiques, des pillages et des destructions d'édifices religieux
(église de
Saint-Just, les statues de la cathédrale St-Jean). La ville mettra du
temps à
s'en remettre et ne retrouvera pas le prestige antérieur aux guerres :
la
plupart des imprimeurs ont émigré à Genève ; de même, les grandes
familles
bancaires fuient Lyon à cette époque pour n'y jamais revenir (la ville
abrite 75
banques italiennes en 1568, mais seulement 21 en 1597).
Les
XVIIe et XVIIIe siècles
La Saône à Lyon au XVIIIe siècle
Au cours des deux siècles d'absolutisme royal, l'administration de la
ville
passe entre les mains des officiers royaux : d'abord les gouverneurs
(recrutés
notamment dans la famille Villeroy), puis lorsque ceux-ci résideront
plus
souvent à la Cour qu'en province, les Intendants. (Voir également la
Liste des Prévôts
des marchands de Lyon) À partir des années 1630, La tolérance règne et
est même soutenue par
l'archevêque Camille de Neuville de Villeroy sous son épiscopat
(1653-1693). Vers 1630,
sous l'impulsion du collège des jésuites (actuel lycée Ampère) Lyon
devient
un centre intellectuel de la République des Lettres. La richesse
des notables lyonnais en fait des amateurs éclairés de tableaux,
médailles, et
livres. La ville s'embellit avec la construction de l'hôtel de ville,
Lyon
bénéficie des largesses royales grâce à sa fidélité à la couronne lors
de la Fronde. Dans le dernier quart de ce siècle,
la fabrique de soie accapare l'essentiel des
forces économiques de la ville au détriment du négoce et de la banque,
laissés
aux étrangers, Genevois et Suisses.
Au XVIIIe siècle la ville de Lyon est à l'étroit dans
ses
frontières historiques. En effet, la ville se limite à l'actuelle
presqu'île et
au Vieux-Lyon.
Les pentes de Fourvière et de la Croix-Rousse sont inconstructibles, car
il s'agit
de terrains appartenant à l'Église, et la rive gauche l'est également
dans sa
grande majorité (à l'exception du faubourg de la Guillotière) car elle
est
située en zone inondable (Brotteaux). C'est ce qui explique la
propension
des immeubles lyonnais de l'époque à gagner en hauteur.
Deux personnes vont mettre en place des plans pharaoniques pour
agrandir la
ville de Lyon. Morand, tout d'abord, prévoit d'assécher
une partie des marais de la rive gauche et de lotir ces terrains suivant
un plan
en damier. Il relie ce nouveau quartier à la Presqu'île par un pont, le
pont
Morand. Le deuxième projet est celui de Perrache, qui projette de
doubler la
surface de la presqu'île en l'étendant au sud. Il mettra ce projet à
exécution,
mais n'eut pas le temps de le lotir et le quartier projeté ne fut pas
construit.
Le XVIIIe siècle lyonnais est marqué par deux inventions
majeures
qui furent testées chacune en 1783 : le bateau à vapeur et
la montgolfière.
La Révolution française et
l'Empire
Article détaillé : Soulèvement
de Lyon contre la Convention nationale.
Sous la Constituante, Lyon devient chef-lieu du département de
Rhône-et-Loire
qui sera scindé en deux après l'insurrection lyonnaise.
Pendant la Révolution française, Lyon prend en 1793 le parti des
Girondins et se
soulève contre la Convention. La ville subit un siège de plus de deux
mois avant de se
rendre. La répression de la Convention est féroce. Le 12 octobre 1793,
le conventionnel Barère se vante de son succès
en ses termes : Lyon fit la guerre à la liberté, Lyon n'est plus. Lyon
prend ainsi le nom de Ville-affranchie. Environ 2000 personnes
sont
fusillées ou guillotinées, et plusieurs riches hôtels particuliers
autour de la
place Bellecour détruits.
Le 21 août 1794 La Convention nationale envoie à Lyon deux
représentants Louis Joseph
Charlier et Pierre Pocholle pour apaiser les conflits.
La prise de pouvoir par Bonaparte est perçue favorablement, comme la
fin de la période noire et le retour à la paix civile. Le consulat et
l'Empire
favorisent l'industrie de la soierie et portent intérêt aux inventions
de Jacquard.
Bonaparte fait désigner son oncle Joseph Fesch au siège archiépiscopal
en 1802.
En 1804 est lancé un projet de palais
impérial à Lyon (comme dans les autres grandes villes de France). En
1811, une lettre du duc de Cadore, alors
ministre d'État, précise : « le palais impérial sera élevé sur la gare
d'eau, le
jardin sera dans la presqu'île, entre les deux fleuves, jusqu'au pont de
la
Mulatière ». Mais le projet n'aboutira jamais.35
Lyon accueille favorablement Napoléon lors de son retour de l'île
d'Elbe (voir Cent-Jours) le 10 mars 1815. Ce
dernier dira, avant de repartir vers Paris : « Lyonnais, je vous aime »36. Ce
dernier décida même de faire construire un palais impérial au niveau de
Perrache
dans le but d'avoir une résidence dans le quart sud-est de la France,
mais les
finances de l'Etat étaient à court d'argent pour cause des récentes
guerres dans
toute l'Europe.
Cet accueil vaudra à Lyon une réaction royaliste lors de la seconde
Restauration.
La
Restauration et la Monarchie de Juillet
Article détaillé : révolte des Canuts.
La révolte des ouvriers de la soie, les canuts en
1834
Grâce aux compétences héritées de la soie, la ville entre dans la
révolution industrielle avec
l'industrie textile. Elle devient au XIXe siècle
une importante ville industrielle, en grande
partie grâce aux canuts.
La ville est reliée à Saint-Étienne par l'une des premières voies
ferrées au monde (la première ligne de transport de voyageurs en France)
par
l'ingénieur Marc Seguin de
1827 à 1832. La mécanisation entraîne de nombreuses luttes sociales avec
des
crises insurrectionnelles, comme la révolte des Canuts en 1831.
L'implantation du métier à tisser de Jacquard marqua
l'essor d'une culture sur les systèmes mécaniques complexes. Les
inventions de
la machine à
coudre par Thimmonier et, ultérieurement celle du cinéma par les frères
Lumière sont redevables
des astuces mécaniques du métier à tisser enchaînant des séries
d'actions
successives, dont les progressions de bande par à-coup.
Le Second Empire
|
Cette section ne cite pas suffisamment ses
sources (janvier 2010).
Si vous connaissez le thème traité, merci
d'indiquer
les passages à sourcer avec {{Référence
souhaitée}} ou, mieux, incluez les références utiles en les liant aux notes
de bas de page ( l'article).
|
Lyon en 1869 depuis la Croix-Rousse
Plan des projets réalisés sur la Presqu'île de Lyon en 1863
Lors de la fête de l'Immaculée Conception du 8 décembre 1852 débute
la coutume des lampions aux fenêtres.
L’histoire du 8 décembre est intimement liée à l’histoire religieuse
lyonnaise.
En 1850, les autorités religieuses lancent un concours pour la
réalisation
d’une statue, envisagée comme un signal religieux au sommet de la
colline de
Fourvière. Un an plus tard, ce concours est remporté par le sculpteur
lyonnais
Fabisch, et la date du 8 septembre 1852 est choisie pour son
inauguration. Mais
au mois d’août, la Saône sort de son lit et envahit le chantier où la
statue
doit être réalisée.
L’inauguration est donc reportée au 8 décembre, fête de l'Immaculée
Conception. Le jour même, les journaux annoncent le programme de la
soirée et
toute la ville se prépare pour l’événement. Quelques-uns prévoient même
d’illuminer les façades de leurs habitations à l’aide de bougies. Mais
le
mauvais temps va à nouveau contrarier les réjouissances, contraignant
les
autorités religieuses à remettre l’inauguration au 12 décembre. Malgré
ce
contrordre, l’enthousiasme des Lyonnais ne fut pas éteint.
Dès 18h, les premières fenêtres s’allument, et à 20h, la ville
entière est
illuminée. Une grande partie de la population descend dans la rue,
joyeuse et
attendrie, s’étonnant de ce geste spontané et communicatif. Les
autorités
religieuses suivent le mouvement et la chapelle de Fourvière apparaît
alors dans
la nuit.
Ce soir-là, une véritable fête est née ! Chaque année désormais, le 8
décembre, les Lyonnais déposent des lumignons à leurs fenêtres et se
retrouvent
pour déambuler dans les rues de la ville.
Sur le plan économique, Lyon est encore la première place financière
française, ce qu'illustre la création du Crédit
lyonnais en 1863, par Henri Germain. La modification
de la structure économique qui va intervenir sous ce régime va remettre
en cause
cette prééminence à l'avantage de Paris. Toutefois la ville s'enrichit
réellement sous le Second Empire, avec la poursuite de la révolution
industrielle, notamment grâce aux capitaux lyonnais investits dans les
usines et
mines de la région stéphanoise.
L'industrie chimique se diversifie et le textile est toujours aussi
florissant.
À l'instar du baron Haussmann à Paris, Claude-Marius Vaïsse, maire de
Lyon
et préfet du Rhône, est à l'origine d'une mise en place d'une politique
de
Grands Travaux : en 1848, le tissu urbain de la presqu'île est considéré
comme
obsolète. Trois grandes percées sont réalisées pour aérer cet espace :
la rue
Impériale (rue de la République) et la
rue de l'Impératrice (rue de l'Hôtel de Ville, puis rue
Président-Herriot). Des
places sont également créées : la place Impériale (place de la
République) et
la place des Cordeliers.
C'est également à cette époque que le parc de la Tête d'Or est
aménagé
sur la rive gauche. Il s'agit d'un magnifique parc de 116 hectares.
Enfin, Lyon est dotée d'une grande gare, la gare de Perrache, reliant
les voies
ferrées en provenance de Saint-Étienne (dès 1832 achèvement du tronçon
Givors-Lyon qui permet dès lors
la liaison Saint-Étienne-Lyon première ligne de transport de voyageurs
de
France). La gare de Perrache permet aussi la liaison
Paris-Lyon-Méditerranée.
Elle crée aussi une coupure au milieu de la Presqu'île.
Lyon contemporain
Jean
Moulin arrêté dans la banlieue de Lyon
Le début du siècle dernier est marqué par le mandat d'Édouard Herriot
(1905-1957), dont les grands projets d'urbanisme, mis en œuvre par Tony
Garnier, conduisent à
l'aménagement du quartier des Brotteaux, autour de la gare du même nom
et du
grand lycée du Parc, désormais emblématique du rayonnement intellectuel
de la
ville. Dans le quartier de Gerland la Grande Halle (auj. halle
Tony-Garnier) et
le stade de Gerland, édifié en 1914 et originellement prévu pour les
jeux
Olympiques de 1924 (qui se déroulèrent finalement à Paris). À Monplaisir
est
construit l'hôpital de Grange-Blanche (1910) qui devait remplacer le
vieil
Hôtel-Dieu. Après la première guerre mondiale, d'autres projets vont
être
réalisés : L'hôpital de la Charité est détruit, laissant sa place à la
poste
centrale et à une place en continuité de la place Bellecour (auj. Place
Antonin-Poncet). Le quartier des États-Unis, quartier fortement inspiré
de la
cité idéale rêvée par Tony Garnier, est construit dans le VIIe arrondissement (cette partie de
l'arrondissement
deviendra plus tard le VIIIe).
Durant la Seconde Guerre mondiale, étant située en zone libre
jusqu'en 1943, et très proche de la ligne de
démarcation, la ville accueille les réfugiés et devient un foyer de
résistance. Les traboules, très liées à l'histoire de Lyon, y
contribuent beaucoup car elles permettent de fuir la Gestapo facilement.
Jean Moulin est capturé à Caluire, dans sa banlieue. La ville est
bombardée le 26 mai 1944 par
l'aviation alliée, peu avant sa libération le 3 septembre 1944 par la 1re DFL et les FFI37. Le Centre
d'histoire de la résistance et de la déportation, ancien siège de la
Gestapo
(voir Klaus Barbie, Paul Touvier), rend
aujourd'hui hommage à ce passé. Lyon d'ailleurs possède le titre de
« capitale
de la Résistance ». Un cimetière militaire édifié en 1942, le Tata
sénégalais de
Chasselay rend hommage à l'action des tirailleurs sénégalais pour la
défense
de Lyon en juin 1940.
Le mandat du successeur d'Édouard Herriot, Louis Pradel, est marqué
par la construction du
quartier de la Duchère,
du centre d'échange de Perrache, du quartier de la Part-Dieu et du métro
de Lyon notamment. La ville est ensuite dirigée par Francisque Collomb
entre 1976 et 1989, Michel Noir entre 1989 et 1995
et Raymond Barre, ancien
Premier ministre, entre 1995 et 2001.
Gérard Collomb est élu à la mairie en 2001 puis réélu au 1er tour en 2008. Il aménage les berges du Rhône,
dote
Lyon et Villeurbanne d'un
système de location urbain de vélos (Velo'v) et poursuit l'aménagement
du quartier de la Confluence.
Lyon est une des métropoles françaises à la croissance la plus
rapide. Dans
les années à venir, de grands projets doivent être mis en place, tels
que la tour Incity à la Part-Dieu, haute de 200 mètres, le stade
OL-Land ainsi qu'un
réaménagement total et futuriste du quartier de la Confluence, à la
pointe de la presqu'île.
Histoire des
symboles
Blason et devise de la ville de Lyon
Étymologie
Le nom de la ville de Lyon a changé à plusieurs reprises, depuis sa
fondation
à l'époque de l'Empire romain. L'étymologie du nom Lugdunum dérive de
deux anciens mots gaulois, Lug désignant le dieu suprême
de la mythologie
celtique et dunos (la « forteresse » ou la
« colline »), l'ensemble désignant donc « la forteresse de Lug ».
Le
titre officiel de la ville à l'époque romaine fut Caput Galliae, la
Capitale des Gaules, surnom qui perdure aujourd'hui pour la
désigner, et
pour qualifier l'archevêque de Lyon de Primat des Gaules. Au fil
des siècles, le nom de Lugdunum se
simplifie : « Loudoun » est cité par un géographe arabe du VIIIe siècle, et « Lion » ou « Lyon » apparaît au XIIIe siècle. Sous la Terreur, elle devint « Commune
Affranchie ».
Héraldique
Article détaillé : Armoiries de Lyon.
Les habitants de Lyon sont les Lyonnais. Le parler lyonnais
donne également aux jeunes
personnes le surnom de gones (garçons) et de fenottes (filles). La
devise de la commune (en francoprovençal) est Avant, Avant, Lion
le Melhor38.
La
sainte patronne est Sainte Blandine, fidèle de la première
communauté chrétienne de Lugdunum et décédée en martyre.
Les armoiries de Lyon39 remontent au Moyen-Âge et étaient celles
des comtes de Lyon. Elles sont constituées de gueules au lion d'argent
rampant
(prêt à bondir) et lampassé (la langue est clairement identifiable).
C'est aux
environs de 1320 que le chef d'azur à trois fleurs de lys d'or est
ajouté au
lion symbolisant la protection royale. À la Révolution, les armoiries
disparaissent. Napoléon Bonaparte les restaure en 1809
avec quelques modifications : les fleurs de lys sont remplacées par
trois
abeilles symbole du nouvel
empire. C'est à cette période qu'apparaît la couronne murale aux sept
créneaux d'or, symbole des villes fortifiées de l'antiquité. Au début de
la Restauration, la Ville reprend ses
armes traditionnelles. En 1819, elle obtient du roi Louis XVIII l'ajout
d'une épée
dans la patte supérieure du lion, signe de reconnaissance au roi lors
des événements de 1793 (notamment avec le soulèvement
de Lyon contre la Convention nationale et ensuite contre la Convention
montagnarde). La Monarchie de Juillet en 1830 rejette les
fleurs de lys, sans reprendre les abeilles et les remplace par des
étoiles qui
se veulent neutres. À partir de ce moment, les plus libres fantaisies
sont
livrées sur le blason, des reproductions sont appelées « fausses
armoiries ». Au
début du XXe siècle la municipalité décide
de reprendre le blason
au lion sans épée, avec les trois fleurs de lys, emblème de la cité
pendant six
siècles. Ce sont des armes parlantes, c'est-à-dire que le blason se lit
non pas
comme un symbole, mais comme un rébus : le lion d'argent est une
métonymie du
phonème "Lyon".
Électorat
lyonnais
|
Cette section ne cite pas suffisamment ses
sources (janvier 2010).
Si vous connaissez le thème traité, merci
d'indiquer
les passages à sourcer avec {{Référence
souhaitée}} ou, mieux, incluez les références utiles en les liant aux notes
de bas de page ( l'article).
|
De tradition bourgeoise, la ville de Lyon serait susceptible d'être
gouvernée
par la droite. Or il n'en est rien ; Gérard Collomb, membre du Parti
socialiste a en effet été réélu en 2008 40 (seulement 2 arrondissements sont
dirigés
par des maires de droite). L'on remarque cependant un schisme dans
l'électorat
du Grand
Lyon, les communes et arrondissements aisés du nord et du nord ouest
(les
communes des Monts-d'Or, Caluire, etc.) sont davantage tournés à droite,
tandis
que les communes plus populaires du sud-est à tendance industrielle sont
davantage de gauche (Villeurbanne, le maire de Vénissieux est un membre
du Parti communiste français41).
Il est difficile de trancher la question d'une identité électorale
tant les
habitants semblent s'orienter différemment selon les élections : tandis
que la
droite l'a largement remportée en 2007 lors des élections
présidentielles ou
lors des européennes de juin 2009, la gauche s'est imposée lors des
cantonales
de 2008, et Gérard
Collomb, maire socialiste, a largement été réélu en 2008.
On remarque cependant une évolution marquée à Lyon depuis une
décennie.
Bastion radical durant la IIIème république, très orientée à gauche,
Lyon se mue
en fief centriste durant la IVème République,