Lille est une commune française du nord de la France. C'est la
préfecture du département du Nord et le chef-lieu de la région
Nord-Pas-de-Calais.
Surnommée la « Capitale des Flandres », Lille est,
avec ses 225 789 habitants au 1er janvier
2007, la
principale ville, aux côtés de Roubaix, Tourcoing et Villeneuve-d'Ascq,
au sein de Lille Métropole
Communauté urbaine, intercommunalité qui regroupe
85 communes et compte 1,1 million
d'habitants (recensement de 2006). Plus largement, elle appartient à une
vaste
conurbation formée avec les
villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin qui a donné
naissance en janvier 2008 au premier Groupement
européen de coopération territoriale, l'Eurométropole Lille
Kortrijk Tournai, et qui totalise près de deux millions d’habitants.
Son nom en ancien français (L’Isle), comme en
flamand
occidental (Ryssel, Rijsel en néerlandais ; de « ter
Yssel ») proviendrait de sa localisation primitive sur une île des
marécages de la vallée de la Deûle où elle a été fondée. Lille et ses
environs
appartiennent à la région historique de la Flandre romane, ancien
territoire du comté de Flandre mais ne faisant pas partie de l'aire
linguistique du flamand
occidental. Depuis son apparition dans l'Histoire au XIe siècle elle a ainsi toujours été une ville de
langue romane. Ville de
garnison, Lille a connu une histoire
mouvementée du Moyen Âge à
la Révolution française. Connue
pour avoir été la ville la plus assiégée de France, elle a appartenu
successivement au comté de
Flandre, au royaume de France, à l'État
bourguignon, au Saint-Empire romain germanique et aux Pays-Bas
espagnols avant d'être définitivement reprise par la France au terme de
la guerre de Succession
d'Espagne. Elle sera encore assiégée en 1792 lors de la guerre
franco-autrichienne et
très durement éprouvée par les deux conflits mondiaux du XXe siècle au cours desquels elle est occupée.
Cité marchande depuis ses origines, manufacturière depuis le XVIe siècle, la révolution industrielle en fera
une grande capitale industrielle, principalement autour des industries
textiles
et mécaniques. Leur déclin, à partir des années 1960, ouvrira une longue
période de
crise et ce n'est qu'à partir des années 1990 que la reconversion vers
le secteur tertiaire et la réhabilitation des quartiers sinistrés
donneront un autre visage
à la ville. La construction du nouveau quartier d'affaires Euralille à
partir de 1988, l'arrivée du TGV en 1993 et de
l'Eurostar en 1994, le développement
d'un pôle universitaire qui accueille au début du XXIe siècle
près de 100 000 étudiants, le classement Ville d’art et
d’histoire en 2004 et les manifestations de Lille 2004, Capitale
européenne de la
culture, constituent les principaux symboles de ce renouveau.
Géographie
Situation
Lille est située dans le nord de la France, au centre du département
du Nord (59) et
à proximité de la Belgique, à une
vingtaine de kilomètres de la région flamande au nord et de la région
wallonne à
l'est.
Elle s'est établie dans la vallée de la Deûle dont plusieurs bras,
aujourd'hui pour la
plupart couverts, parcourent la ville. Naviguée depuis l'époque
gallo-romaine, la rivière, aménagée récemment en canal à grand gabarit,
traverse la ville
du sud-ouest au nord pour rejoindre la Lys.
Au déclin de l'empire romain d'Occident, des peuples
Germains se sont installés dès le milieu du IVe siècle
au nord de la route Boulogne-sur-Mer-Cologne : la frontière
linguistique passait au
sud de Lille comme le montre la toponymie en hem de Wazemmes,
Esquermes, Hellemmes, etc.1 Pourtant, Lille et ses environs
appartiennent à la région historique de la Flandre romane, c'est-à-dire
aux anciens
territoires du comté de Flandre ne faisant pas partie de
l'aire linguistique du flamand occidental, contrairement à Dunkerque et
Bailleul. Ainsi, à
l'opposé d'une idée assez répandue, Lille n'a jamais été une ville de
langue flamande, mais de
dialectes romans : au XIe siècle, lors de
la naissance de Lille, la frontière
linguistique passait déjà à l'ouest de la ville2.
Lille est à la croisée de grands itinéraires européens, routiers,
mais aussi ferroviaires ou
maritimes, Est/Ouest entre l'Allemagne, le Luxembourg, la Belgique et le
Royaume-Uni, Nord/Sud entre les Pays-Bas, la Belgique, la France et
l'Espagne.
Par la route, Lille est distante de 80 km de Dunkerque, de 110 km de Calais, de 230 km de Paris, de 110 km de Bruxelles, de 90 km d'Ostende, de 125 km d'Anvers, de 300 km d'Amsterdam, de 305 km de Luxembourg,
de 225 km de Londres (+ 55 km en shuttle), de
330 km de Cologne et de 345 km de Bonn.
À vol d'oiseau, Lille se situe à 93 km de Calais, 205 km de Paris, 408 km de Strasbourg, 796 km de Toulouse, 100 km de Bruxelles, 242 km du centre de Londres, 230 km d'Amsterdam et 405 km de Francfort.
Communes
limitrophes
Lille est située au centre de l'intercommunalité Lille Métropole
Communauté Urbaine. Toutes les communes limitrophes en font partie. Il
n'y a
aucune rupture du tissu urbain entre Lille et ces communes, sauf à
l'ouest entre
Lomme et les communes de Ennetières-en-Weppes, Capinghem, Prémesques,
Pérenchies et Lompret qui restent assez largement rurales.
Communes limitrophes de Lille
Lambersart Lompret |
Saint-André-lez-Lille La
Madeleine |
Marcq-en-Barœul Mons-en-Barœul |
Pérenchies Prémesques Capinghem Ennetières-en-Weppes |
|
Villeneuve-d'Ascq |
Englos Sequedin Loos-lez-Lille |
Wattignies Faches-Thumesnil |
Lezennes Ronchin |
Relief et
géologie
Topographie de la ville de Lille.
La ville de Lille est située à environ 20 mètres d'altitude3 dans un élargissement de la vallée
de la
Deûle. À cet endroit, les derniers
affleurements crayeux (Sénonien et Turonien) de la région naturelle du
Mélantois plongent à l’ouest
sous les Weppes, et, au nord, sous le Barœul, deux
régions de reliefs modérés développés dans le sable landénien et
l’argile yprésienne. La couverture sédimentaire récente
(pléistocène) est
omniprésente, sous forme de lœss sur
les versants ou d’alluvions en
fond de vallées.
Hydrographie
La Deûle est une rivière au débit
faible perdue dans une large vallée. Très fortement anthropisée dès le
Moyen Âge, les multiples états de ses
canalisations et aménagements, dans un contexte de relief très peu
marqué,
rendent difficile la perception de son tracé originel. Cette rivière
fait partie
du bassin hydrographique de l'Escaut.
La ville se serait développée initialement sur un point de rupture de
charge
de la Deûle, nécessitant le
déchargement des bateaux jusqu’à une
section plus navigable de la rivière. De fait, jusqu’au creusement du
canal de
l’Esplanade au XVIIIe siècle, les
marchandises transportées par voie d’eau
devaient transiter par voie de terre entre la « Haute » et la « Basse »
Deûle4.
La ville ancienne était traversée par de nombreux canaux, pour
certains issus
du cours originel des petites rivières qui convergeaient vers la Deûle
(les nombreux bras du Fourchon et de
l’Arbonnoise, le Bucquet, la Riviérette, le Ruisseau de Fives, etc.),
pour d'autres issus des fossés des
enceintes successives ou creusés pour des besoins spécifiques. Soumis à
un fort
envasement et considérés comme des agents infectieux, la plupart ont été
asséchés et comblés, transformés en égouts ou recouverts au cours du XIXe siècle. Le dernier canal important, le canal de
la
Basse-Deûle, où était établi l'un des deux ports historiques de la
ville, a été
comblé au début des années 1930 pour devenir l'avenue du Peuple-Belge5.
En 2009, trois bras de la Deûle subsistent en partie : le bras de
Canteleu ou de la « Haute » Deûle, qui longe le quartier des
Bois-Blancs ; le bras de la
Barre et de la « Moyenne » Deûle, qui
affleure Quai du Wault, entre la citadelle et le Vieux-Lille ; et le
bras de la « Basse » Deûle qui émerge au bout de l'avenue du
Peuple Belge.
Ressources en matériaux de
construction
Le lœss a alimenté de nombreuses briqueteries qui ont fourni la
ville, jusque dans la seconde partie du XXe siècle.
La craie,
appelée localement pierre de Lezennes a été largement exploitée
pour la
construction, en carrières souterraines (à la
périphérie de Lille, principalement à Loos-lez-Lille et à Emmerin, au
sud, et à Lezennes, au sud-est). Ces anciennes carrières sont
matérialisées dans les champs par des ouvertures clôturées (les têtes
de
catiches), effondrement ou fontis mettant en relation les réseaux
souterrains avec la surface. La craie en
moellons, matériau bon marché, était traditionnellement utilisée en
mélange avec
la brique (créant les rouges-barres). Sinon elle était destinée à
la fabrication de
chaux.
Climat
On rencontre à Lille les principaux traits des climats tempérés
océaniques : les
amplitudes thermiques saisonnières sont faibles, les précipitations ne
sont
négligeables en aucune saison. Les hivers y sont doux et les étés frais.
Tableau comparatif des données climatiques de Lille6
| Ville | Ensoleillement (h/an) | Pluie (mm/an) | Neige (j/an) | Orage (j/an) | Brouillard (j/an) |
| Moyenne nationale |
1 973 |
770 |
14 |
22 |
40 |
| Lille-Lesquin |
1 617 |
687 |
19 |
19 |
69 |
| Paris |
1 630 |
642 |
15 |
19 |
13 |
| Nice |
2 668 |
767 |
1 |
31 |
1 |
| Strasbourg |
1 633 |
610 |
30 |
29 |
65 |
| Brest |
1 492 |
1 109 |
9 |
11 |
74 |
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations
pour la
période 1971-2000 ainsi que l'ensoleillement pour la période 1991-2000.
Relevé météorologique de Lille
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
1,0 |
1,0 |
3,1 |
4,7 |
8,4 |
11,0 |
13,1 |
12,9 |
10,7 |
7,4 |
3,8 |
2,1 |
6,6 |
| Température
moyenne (°C) |
3,4 |
3,8 |
6,6 |
8,9 |
12,9 |
15,5 |
17,9 |
18,0 |
15,0 |
11,1 |
6,6 |
4,4 |
10,4 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
5,7 |
6,7 |
10,1 |
13,1 |
17,5 |
20,0 |
22,7 |
23,1 |
19,4 |
14,7 |
9,3 |
6,6 |
14,1 |
| Ensoleillement
(h) |
63,3 |
70,5 |
119,1 |
159,9 |
199,7 |
202,8 |
213,0 |
218,2 |
141,7 |
117,4 |
64,7 |
47,0 |
1 617,3 |
| Précipitations
(mm) |
57,0 |
43,6 |
57,5 |
50,4 |
62,5 |
68,1 |
61,2 |
52,8 |
63,6 |
66,8 |
71,5 |
68,1 |
723,1 |
Source :
Fiche climatologique de Lille-Lesquin par Météo France7
Le tableau ci-dessous indique les records de valeur quotidienne la
plus basse
et la plus élevée pour la période 1947-2009.
Relevé météorologique de Lille
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. |
Record
de froid (°C) (année du
record) |
-19,5 (1982) |
-17,8 (1956) |
-8,8 (1970) |
-4,7 (1968) |
-2,3 (1967) |
0,0 (1962) |
3,4 (1964) |
3,9 (1956) |
1,2 (1979) |
-4,4 (1950) |
-7,8 (1998) |
-17,3 (1964) |
Record
de chaleur (°C) (année
du record) |
15,2 (2007) |
18,9 (1960) |
22,7 (1968) |
29,5 (2009) |
31,7 (2005) |
34,8 (1947) |
36,1 (1959) |
36,6 (2003) |
33,8 (1949) |
27,5 (1985) |
20,1 (1995) |
15,9 (2000) |
Record
de pluie en 24 h
(mm) (année du record) |
24,6 (1990) |
21,8 (1996) |
26,3 (1989) |
28,7 (1953) |
34,2 (1948) |
48,6 (1951) |
41,4 (1964) |
49,0 (1975) |
50,7 (1970) |
33,6 (1964) |
32,9 (1966) |
34,8 (1999) |
Source :
Fiche climatologique de Lille-Lesquin par Météo France8
Urbanisme
Vue de la grand-place de Lille, la
nuit.
Morphologie
urbaine
Article détaillé : Développement urbain de
Lille.
Le tissu urbain
Trois dimensions principales ont contribué, souvent conjointement, à
façonner
le tissu urbain de la ville actuelle : les extensions successives de la
place
forte, depuis les origines de la cité jusqu’au lendemain de la Première
Guerre
mondiale, lorsque les fortifications ont été déclassées ; les
destructions
survenues lors des principaux conflits qu’elle a connu au cours de son
histoire ; les restructurations volontaires de l’espace urbain, à
l’initiative
des entrepreneurs lors de son industrialisation ou des pouvoirs publics
dans le
cadre de sa modernisation.
L'enceinte du Second Empire et les enceintes précédentes depuis
le XIIIe siècle.
L’enceinte fortifiée de Lille a connu sept extensions successives qui
ont
fait passer l’espace intra-muros de dix à 1 000 hectares sur une
période de 800 ans9.
Les
trois principales surviennent : au XIIIe siècle, lors de l’annexion des paroisses
Saint-Maurice et
Saint-Sauveur ; en 1670, lors de la construction de la citadelle et du
renforcement du système de défense de la ville par Vauban, lequel s’est
accompagné de l’annexion des faubourgs de Saint-André et de la
Madeleine ; en
1858, à la suite de l’annexion de Wazemmes, Moulins, Esquermes, Fives et
du faubourg Saint-Maurice, au terme de
laquelle les trois premières communes se trouvent largement inscrites
dans le
nouveau périmètre fortifié. La première extension définit un périmètre
d’urbanisation dense d’origine moyenâgeuse sous influence flamande ; la
seconde
une adjonction d’époque classique française et une infrastructure
militaire
particulièrement prégnante ; la troisième l’inscription d'une véritable
ville
nouvelle, déjà marquée par l’industrialisation naissante, et une emprise
de plus
en plus considérable des fortifications. Déclassées en 1919, ces
fortifications
et les terrains militaires qui les entouraient ont offert une réserve
foncière à
l’implantation d’infrastructures modernes depuis l’entre-deux guerres
jusqu’aux
années 1990 (nouvelle faculté de Droit, cité administrative, logements
sociaux,
voies rapides, espaces verts, cité hospitalière, Lille Grand Palais et
Euralille, etc.)10 Cette césure entre la partie intra-muros
de l'ancienne ville et les quartiers hors les murs reste par conséquent
aujourd'hui encore très sensible.
Régulièrement endommagée par les nombreux sièges qu’elle a subis,
Lille est
toujours reconstruite. Les destructions les plus massives sont aussi les
plus
récentes. D’abord au cours de la Révolution et du siège de
la ville de 1792. À la vente des biens nationaux,
souvent voués à la démolition, s’ajoutent les dégâts du siège autrichien
au
cours duquel un grand nombre d’édifices publics ou religieux et 2 000
maisons
sont endommagés tandis que 500 sont complètement détruites, en
particulier dans
le quartier populaire de Saint-Sauveur11. La Première Guerre mondiale, dont la
ville sort exsangue après quatre années d’occupation, laisse à son tour
des
traces indélébiles. Les bombardements de 1914, l’explosion de
1916, les réquisitions et la destruction des infrastructures par
l’occupant
laissent une ville en ruine et les baraquements dans les zones
sinistrées ne
disparaîtront que lentement entre 1924 et 193012. La seconde guerre mondiale se révèle
moins dramatique au plan des infrastructures industrielles, mais les
dommages
sont néanmoins considérables : 1 675 immeubles et édifices publics ont
été
totalement détruits, 1 709 gravement endommagés, 2 208 plus ou moins
touchés13.
Les quartiers de Lille et les grands axes de la trame
urbaine
Les premières opérations de restructuration à l’initiative de la
puissance
publique datent du XVIIe siècle espagnol
lorsque le Magistrat fait percer et paver
de nouvelles rues et impose un nombre défini de types de constructions.
C’est
l’époque de l’édification de la Vieille Bourse, de l’essentiel des
bâtiments de
l’Hospice
Comtesse, des bâtiments d’inspiration hollandaise (comme le rang
des Arbalétriers) et des maisons à arcures dont on trouve encore de
nombreux
exemples dans le vieux Lille. La seconde vague survient aussitôt après,
avant la
fin du siècle, lorsque Louis XIV ordonne la construction d’un nouveau
quartier dans les faubourgs annexés qui font face à la citadelle, et se
poursuit tout au long du XVIIIe siècle.
C’est la naissance du quartier royal, avec ses
hôtels particuliers, ses maisons de premier et second rang à un étage
et, plus
largement, l’édification dans le centre de rangs de maisons de même
hauteur à
façade identique (rang du Beauregard, rang Anselme Carpentier, rangs de
la rue
de la Monnaie, maisons de la place aux Oignons, etc.) Une nouvelle
vague,
déterminante, couvre la seconde moitié du XIXe siècle
après l’annexion des communes limitrophes. À la
limite sud et ouest de la ville ancienne, de nouvelles avenues larges et
rectilignes prennent la place des fortifications démantelées (en
particulier,
l’actuel boulevard de la Liberté avec la Place de la République en
son centre). La ville nouvelle est par ailleurs structurée par un
quadrilatère
formé par la rue Nationale, le boulevard Montebello et le boulevard
Victor Hugo
autour desquels se bâtissent des immeubles bourgeois. C’est l’époque de
la
construction de grands édifices publics (Préfecture, Palais des
Beaux-Arts) et des
quartiers universitaires, catholique dans le quartier Vauban, laïc avec
l’édification du « quartier latin » lillois, le quartier Saint-Michel.
C’est
aussi l’époque du percement de l’actuelle rue Faidherbe, qui relie la
gare à la
Grand Place, puis de l’actuelle avenue de la
République, qui relie Lille à Roubaix et Tourcoing, prolongée par le
boulevard Carnot jusqu’à
la Grand Place, et qui entraîneront d’importantes destructions de la
ville
ancienne14.
C’est
enfin l’époque où la plupart des nombreux canaux à ciel ouvert
disparaissent et
où se met en place un système de voirie. En revanche, dans les quartiers
qui
échappent à ces opérations urbanistiques d’envergure, c’est le
développement
anarchique de l’habitat ouvrier qui se déploie à proximité d’usines qui
ne
cessent de grandir, soit qu’il investisse l’habitat vétuste de la
vieille ville,
comme dans le quartier Saint Sauveur, soit qu’il s'entasse dans des
alignements
de taudis le long de ruelles tracées autour d’elles, percées de cours et
de
courées, dans les quartiers de Wazemmes, Moulins, Esquermes, Fives et
les faubourgs de Béthune et d’Arras. Le XXe siècle,
enfin préoccupé de salubrité publique, devra,
pour faire face au problème récurrent du logement exacerbé par les
destructions
des deux guerres, composer avec cet état de fait, souvent en procédant à
des
destructions massives avant que ne s’impose l’idée de préservation du
patrimoine15.
Ce
sera le cas pour l’ancien quartier Saint-Sauveur, déjà partiellement
démoli lors
de l’édification du nouvel hôtel de ville dans les
années 1920, et complètement rasé dans les années 1960 pour faire place à
de
nouvelles voies et à des ensembles immobiliers modernes.
Les quartiers
de
Lille
Contrairement à la plupart des villes médiévales, Lille ne s’est pas
développée de manière circulaire autour d’un hyper-centre, mais par la
construction de quartiers entiers et en absorbant des villes
avoisinantes. C'est
pourquoi elle se présente plutôt comme une mosaïque de quartiers, avec
chacun
une physionomie et un dynamisme propre. Le Vieux-Lille n’est que l’un
d’entre eux, largement
excentré vers le nord.
| Les dix quartiers de Lille |
| Bois Blancs |
Situé à l'ouest de la ville, entre Lomme et Vauban Esquermes, le
quartier est entouré par
la Deûle et présente une importante
activité portuaire. Déjà quartier-pilote pour la décentralisation
municipale
(première mairie de quartier en 1979), c'est ici que se trouve
Euratechnologies. Ce projet, pendant d'Euralille pour l'ouest de Lille
et de la Métropole,
accueille déjà de nombreuses entreprises (dont Microsoft) et plusieurs
centaines d'emplois. Il
s'insère de plus dans un vaste projet de renouvellement urbain, « Les
Rives de
la Haute Deûle ». Avec 7 536
habitants, dont près de la moitié sont actifs, et une population assez
jeune, le
quartier des Bois Blancs est
un quartier vivant « où tout le monde se connaît » dit-on. C'est là
l'effet
d'une situation géographique particulière et d'une vie associative
animée. |
| Faubourg de Béthune |
Situé au sud ouest de Lille, le Faubourg de Béthune est l’une des
entrées de la ville parmi les plus fréquentées. Plus petit quartier de
Lille en
superficie, il est coupé en deux horizontalement par le périphérique. La
partie
au nord du périphérique, qui regroupe les secteurs Concorde et
Verhaeren, est
traversée par les anciens boulevards industriels le long desquels ont
été
édifiés de grands ensembles d’habitat social. Construits dès les années
1930 et jusqu'aux
années 1950, ces grands
ensembles sont élevés sur les anciennes fortifications du XIXe siècle. La partie au sud du périphérique, celle
du
secteur Vieux-Faubourg, le long de l'ancienne route de Béthune, est plus
ancienne. |
| Fives |
Situé à l'est de Lille, entre le périphérique et Hellemmes, Fives
est le produit de l’industrialisation au XIXe siècle
qui a fait de ce quartier « l’usine » de Lille.
Pendant près de deux siècles, Fives a
filé, tissé, forgé, fondu, assemblé, usiné. Le quartier a gardé de cette
histoire socialement riche, une identité forte, très imprégnée de
culture
ouvrière. La restructuration urbaine, la percée de nouveaux axes de
circulation
interurbains, la construction de nouveaux logements, d’immeubles de
bureaux, ont
participé à l’effort de rénovation et de mixité sociale tout en
permettant le
maintien d’une population très attachée à son quartier. Une nouvelle
place, la place Pierre De Geyter, a été
aménagée au cœur de Fives, avec comme
objectif de constituer un vrai centre autour de la mairie de quartier
avec de
nouveaux axes, des activités économiques et de nouveaux services à la
population. |
| Lille-Centre |
Le Centre, c'est la
vitrine de Lille... Mais c'est aussi un quartier important de Lille,
avec plus
de 23 000 habitants. Il couvre un vaste secteur qui s'étend de la gare
Saint
Sauveur aux halles Solférino, jusqu'à Euralille. Ce quartier atypique
offre une densité
commerciale et une vie culturelle intense. Le quartier n'est pas
monolithique,
on distingue quatre secteurs : le noyau ancien avec l'hypercentre autour
de la
Grand' Place, le quartier
« haussmannien » du côté de la place de la République et du boulevard de
la
Liberté, le secteur plus récent
des années 1960 qui
concentre une partie de l'habitat collectif du quartier à proximité de
l'Hôtel
de Ville, avec notamment la résidence Delory, et le nouveau quartier
Euralille encore en cours
d'aménagement. |
| Lille-Moulins |
Situé au sud est de Lille, Moulins est l’un des quartiers de la
ville
qui s’est le plus transformé au cours de ces dernières années. Les
anciennes usines textiles ont été conservées pour
accueillir des logements sociaux, un théâtre, une Médiathèque et
des services administratifs. La Faculté de Droit, l’Institut d'études
politiques de Lille, l’Institut régional
d'administration ou encore l’École d’Optique s'y sont implantés,
apportant
au quartier une vie étudiante forte. Ce quartier est également bien doté
en
clubs et équipements sportifs, culturels et de santé. Au cours des dix
dernières
années, plus de 2 000 logements ont ainsi été construits à Moulins. Le
« Grand Projet Urbain », Porte de Valenciennes, va permettre la
réhabilitation et la
construction de nouveaux logements, d’équipements et d’espaces publics,
dans le
prolongement de la dynamique urbaine d’Euralille. |
| Lille-Sud |
Situé tout au sud de Lille, de l'autre côté du périphérique, le
quartier de
Lille-Sud est l’un des plus
importants de la ville avec plus de 20 000 habitants. Il est bordé à
l’ouest par
l’immense site universitaire hospitalier qu’est le CHRU et son pôle de
développement économique Eurasanté, la nouvelle faculté de médecine et
l’hôpital Jeanne de Flandre.
Au centre, la rue du Faubourg des Postes profile son devenir de
« Faubourg
des Modes ». À l'est, le cimetière du sud occupe une superficie de 33
hectares. La mise en œuvre du « Grand Projet Urbain » promet le quartier
à des
transformations importantes en matière de logements, d’équipements et de
qualité
du cadre de vie dans les prochaines années. |
| Saint-Maurice Pellevoisin |
Situé au nord est de Lille, à deux pas du centre-ville, d’Euralille
et de la Gare de Lille-Europe, le quartier Saint-Maurice Pellevoisin
dispose de
nombreux atouts dont la qualité urbaine est marquée par un habitat très
diversifié. Saint-Maurice Pellevoisin est situé
le long des axes majeurs de la métropole lilloise que sont le Grand
Boulevard, le périphérique et la Voie Rapide Urbaine Lille-Roubaix. Il
est traversé et irrigué par la rue du
Faubourg de Roubaix, vers le Centre, et la liaison Fives - La Madeleine,
par les rues Saint-Gabriel et
de la Louvière. Le sud ouest du quartier est occupé par le cimetière de
l'est,
d'une superficie de 22 hectares. |
| Vauban
Esquermes |
Situé à l'ouest, au sud de la citadelle, Vauban Esquermes est le
plus jeune de tous les
quartiers lillois, le plus « étudiant », avec notamment l'Institut
catholique de Lille, l'EDHEC et de nombreux
établissements supérieurs. C'est aussi celui qui a le plus progressé en
nombre
d’habitants depuis dix ans. Deux atouts du quartier sont vivement
appréciés de
ses habitants, d’une part sa proximité immédiate du centre-ville et
d’autre part son ouverture sur les
grands espaces verts (Bois de Boulogne, jardin Vauban, Zoo) qui en font
le
quartier le plus aéré de Lille. |
| Vieux-Lille |
Situé au nord, le Vieux-Lille est sans doute – avec le Centre – le
quartier le plus
fréquenté et le plus connu de Lille. L’effort accompli depuis plusieurs
années
pour mettre en valeur son patrimoine et y créer une ambiance attrayante a
fait
son succès auprès des habitants mais aussi des touristes qui y viennent
de plus en plus nombreux.
Avec le label « Lille, ville d’art et d’histoire » ou celui de « Lille,
ville
touristique », l’attraction est encore plus forte. On a plaqué sur le
Vieux-Lille le cliché du quartier
riche, parce qu’il est proche de l’hyper-centre et qu’il est historique.
Mais
contrairement aux idées reçues, il présente une grande mixité sociale. |
| Wazemmes |
Ce quartier ancien et populaire, bordé à l'ouest par Vauban
Esquermes, au
nord par le Centre et à
l'est par Moulins, a su opérer une profonde mutation.
Peu à peu, les friches industrielles, les usines fermées, ont été
démolies ou
reconquises. Ces espaces libérés ont été transformés soit en équipements
collectifs, soit en logements ou en espaces verts, favorisant l’arrivée
d’une
population nouvelle, plus jeune et plus diversifiée, tout en maintenant
la
mixité sociale. Le rayonnement de Wazemmes a largement dépassé les
limites du quartier
et de la ville et l’on vient de loin au marché du dimanche (40 000
visiteurs
chaque dimanche matin) mais aussi rue Gambetta qui draine chaque jour de
nombreux
visiteurs sur ses 1,2 km de linéaire
commercial. |
À ces quartiers traditionnels il faut ajouter Hellemmes à l'est et
Lomme à l'ouest, communes associées plus récemment.
| Les deux communes associées |
| Hellemmes-Lille |
Situé à l’est de la ville, dans le prolongement de Fives, Hellemmes
se développe comme lui avec la
révolution industrielle. Au cours de la première moitié du XXe siècle, Hellemmes est une cité ouvrière
organisée autour
de l’immense usine de Fives Cail Babcock, des ateliers d’entretien
de la SNCF et de
nombreuses entreprises textiles. Fortement touché par les bombardements
de la seconde guerre mondiale, confronté au
déclin de ses industries à partir des années 1970, Hellemmes a connu et
connaît
encore actuellement d’importants programmes de construction et de
rénovation
urbaine. |
| Lomme |
Situé à l’ouest de Lille, couvrant une surface de plus de 930
hectares,
Lomme s’est dans un premier temps développé le long de la route de
Dunkerque,
longtemps nommée la Grand'Route, sur un territoire à forte dominante
rurale.
Dans les années 1920, Lomme accueille la nouvelle gare de triage de
Lomme-Délivrance et la cité jardin construite par la Compagnie des
chemins de fer
du Nord pour y loger ses employés. Forte de 28 000 habitants, Lomme est
aujourd’hui une ville résidentielle dont les réserves foncières ont
permis
d’accueillir le second Marché d'intérêt
national du pays, une zone d’activité commerciale et le plus grand
complexe
cinématographique de France. |
Les quartiers
défavorisés correspondent plus particulièrement à un croissant
s’étendant au
sud de la ville et, ponctuellement, à l'est et à l'ouest16. Les quartiers de Moulins, Faubourg
de
Béthune et Lille-Sud sont
classés zones franches urbaines et hébergent environ 15 % de la
population de la ville. À l'exception
de Moulins,
ces quartiers peinent à se développer malgré les efforts de la
municipalité.
Les quartiers du Vieux-Lille, de Wazemmes et de Saint-Maurice
Pellevoisin connaissent
une évolution particulièrement dynamique. Les raisons de ces évolutions
sont
variées. On peut citer principalement la beauté et la richesse
historique pour
le Vieux-Lille, la vivacité de
la vie associative et artistique pour Wazemmes et la proximité de
nouvelles infrastructures
commerciales et de transports (Euralille, Gare de Lille-Europe) pour
Saint-Maurice Pellevoisin.
La conurbation
Lille est située au sud d’une vaste conurbation transfrontalière.
Tout au
long de son histoire, Lille s’est trouvée enfermée dans ses
fortifications. Des
communes puissantes se sont alors développées dans les environs de la
place
forte, en particulier au cours de la révolution industrielle : si,
entre 1861 et 1931, Lille enregistre une croissance de 50 % de sa
population,
c’est un doublement que connaît sa banlieue17 tandis que les populations de Roubaix
et Tourcoing se trouvent multipliées par 2,5.
Aujourd'hui, selon l'Atlas transfrontalier de l'Insee18,
l'ensemble formé par l'agglomération transfrontalière lilloise comprend
environ
un million d'habitants côté français et
1,2 million d'habitants si l'on intègre le semis de villes frontalières
côté belge telles que Mouscron, Comines, Wervik, etc. L'agglomération
multipolaire dont fait
partie Lille est ainsi la quatrième agglomération française (par sa
population) derrière celles de Paris, Lyon et Marseille.
Cette agglomération appartient également à une vaste conurbation qui
s’étend en Belgique avec, notamment, les villes de Courtrai, Tournai,
Roulers, Mouscron, Ypres et Menin, totalisant plus de 1,9 million
d’habitants19.
Elle a
donné naissance, en janvier 2008,
au premier groupement
européen de coopération territoriale (GECT), l'Eurométropole Lille
Kortrijk Tournai20.
Logement
En 2006, Lille compte 123 374 logements. Il s'agit, pour 29 176
d'entre eux de maisons et pour 92 244 d'appartements. La plupart des
logements
lillois sont des résidences principales : il y a 114 191 résidences
principales, soit 92,6 % de l'ensemble des logements. On ne compte que
262
résidences secondaires et 988
logements occasionnels. Les logements vacants sont par ailleurs
relativement peu
nombreux (7 931, soit 6,4 %)21.
Parmi les résidences principales, 31 646, soit 27,7 %, sont occupées
par des
propriétaires. Les autres sont louées, et 25 158, soit 22 % du total des
résidences principales, sont des logements HLM. Le
logement social est présent dans tous les quartiers, jusque dans le
centre
historique. Mais sa proportion est nettement plus forte au sud et à
l'est que
dans le centre résidentiel où l'ambition du projet urbain de janvier
2005 est de
porter sa part à 20 %22.
S'agissant du nombre de pièces des résidences principales, 22 296, soit
19,5 %,
n'en ont qu'une ; 27 953, soit 24,5 %, en comptent deux ; 23 310, soit
20,5 %,
en possèdent trois et 40 643, soit 35,5 %, en possèdent quatre ou plus23.
Parmi les 114 191 résidences principales, la part des logements
récents est
importante : 49 087, soit 43 %, datent d'avant 1949 ; 29 879, soit 26 %,
datent d'une période comprise
entre 1949 à 1974 ; 16 938, soit 15 %, datent de 1975 à 1989 et 18 287,
soit 16 %, datent de 1990 à 200624.
Si le confort de ces résidences principales reste variable, il a
beaucoup
évolué au cours des quarante dernières années. En 1968, seuls 48,6 % des
logements ont un WC intérieur, 43,4 % une baignoire ou une douche, 33 %
le
chauffage central25.
En 2006, 1 996 résidences, soit 1,7 %, n'ont ni baignoire, ni
douche, et 4 590 n'ont pas de pièce réservée pour ces installations. Par
ailleurs, 71 938, soit 63 %, ont un chauffage central et 39 551, soit
35 %,
bénéficient d'un garage ou d'un parking.
Voies
de
communication et transports
Piste cyclable avenue de la République qui relie Lille à
Roubaix et Tourcoing
Lille dispose d’une situation géographique privilégiée. Depuis une
trentaine
d'années, un important réseau de transports s’est développé qui en fait
aujourd’hui un carrefour européen,
particulièrement au niveau routier et ferroviaire et, dans une moindre
mesure,
portuaire et aéroportuaire.
Au niveau urbain, Lille dispose d’une ceinture périphérique et d’un
réseau relativement dense de voies rapides reliant la majorité des
communes de
l’agglomération. Les transports en commun
(métro, bus et tramway) sont bien développés mais, comme dans la
plupart des métropoles, ont
l’inconvénient d’être principalement en « étoile », polarisés autour de
Lille.
Pour ce qui concerne la ville de Lille proprement dite (hors
Hellemmes et Lomme), la dernière enquête de 2006 sur les déplacements
fait apparaître une mobilité par
habitant plutôt élevée (3,99) par rapport à la moyenne de la Métropole.
Le
premier mode de déplacement est la marche à pieds qui représente 47 %
des
déplacements. Le second reste l'automobile avec 33 % des déplacements.
Mais les
lillois se déplacent relativement moins en voiture et de moins en moins
(-18 % de déplacements
par personne en tant que conducteur entre 1998 et 2006). De
fait, 41 % des lillois appartiennent à un ménage qui ne possède pas de
voiture.
En revanche, ils se déplacent plus en transports collectifs urbains
(17 % des
déplacements) et en vélo (2 %
des déplacements), ces deux modes de transport marquant par ailleurs une
nette
progression depuis la dernière enquête (+ 46 % pour les transports
collectifs et
+ 39 % pour le vélo)26.
Depuis le début des années 2000, un effort relativement important de
promotion des déplacements en vélo a été entrepris. Compte tenu d'un
relief très
peu accidenté, le vélo est en effet un mode de déplacement
particulièrement
adapté, tant pour les trajets courts que pour la promenade. Le réseau
des pistes
cyclables totalise ainsi un peu plus de 450 km à l'échelle de
la métropole et un
maillage complet est prévu à l'horizon 201227.
Transports en
commun
Article détaillé : Transports en commun
lillois.
L’agglomération lilloise bénéficie d’un
réseau de transport dense dirigé par Transpole dont l'ancien nom était
TCC28.
Deux lignes du VAL (la première inaugurée
en 1983), constituant le premier réseau de métro automatique au monde29 et le
second plus long30 (45 km en 60 stations dont deux
correspondances entre les lignes)31,
desservent les principales villes jusqu’à
la frontière belge.
Deux lignes de tramway (22 km) permettent également de
rejoindre Roubaix et Tourcoing depuis les deux principales gares de
Lille.
Enfin, un vaste réseau de bus complète l'offre, notamment dans les
quartiers
comme le Vieux-Lille où il
demeure difficile de construire une ligne de métro pour des raisons
géologiques.
La Communauté Urbaine de
Lille a décidé en 2005 de créer des
lignes de bus à haut niveau de service (la première « LIANE », reliant
Ronchin à Comines, a été inaugurée en janvier 2008 et une nouvelle
ligne, reliant Loos à Wattignies, a vu le jour en janvier 2010). Ces
bus, aux couloirs réservés dits « en site propre », permettent
d’assurer un haut débit de transport à l’instar du système TEOR de
Rouen, en complétant l’offre du métro. Ils permettent
également un maillage plus fin du réseau lillois et bénéficient du
programme
« Clair de Lune », qui assure un service de nuit jusqu’à 0 h 3032.
Lille Métropole
Communauté urbaine réfléchit à un projet de tram-train qui utiliserait
les lignes ferroviaires
de l'agglomération pour intensifier les liaisons inter-villes et
permettre à la métropole de se
doter d’un réseau de transport à la hauteur de ses ambitions33. Comme le tram-train, une sorte de
RER permettrait de densifier
le réseau urbain dans la métropole, mais aussi d'améliorer les liaisons
entre
Lille et des villes comme Douai, Valenciennes, Arras, Béthune, Lens.
Réseau
ferroviaire
L'Eurostar en
gare de Lille-Europe
Lille dispose de quatre gares ferroviaires en activité :
- la gare de Lille-Flandres, dédiée au transport express régional, aux
InterCity pour la Belgique (Ostende, Anvers, Tournai, Charleroi et
Liège), et aux TGV vers Paris et quelques villes de province.
La façade de la gare Lille-Flandres est la façade de la
première gare du
Nord qui fut démontée et remontée à Lille ;
- la gare de
Lille-Europe, dédiée aux TGV, avec des liaisons nationales (Lille est
connectée à environ 80 villes de France grâce aux TGV) et
internationales vers la Belgique (Bruxelles) et vers l'Angleterre
(Londres), et, depuis 2001, des TERGV à destination de la côte maritime
régionale (Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer) et d'Arras ;
- les gares de Lille-CHR et de
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