Grenoble est une commune du sud-est de la France, chef-lieu du
département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des
Alpes françaises. Elle est la ville-centre de
la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.
L’histoire de Grenoble recouvre une période de plus de deux mille
ans. Au
départ simple bourg gaulois, la ville a
vu son importance accrue durant le XIe siècle lorsque les Comtes
d’Albon la choisirent pour la capitale de leur Etat, le Dauphiné. Ce
statut,
consolidé par l’annexion à la France, lui permit de développer son
économie.
Grenoble devint alors une ville parlementaire et militaire, à la
frontière avec
la Savoie.
Ses habitants se distinguèrent lors des différents évènements que
connut le
pays, tant lors des Guerres d'Italie que de la Révolution française, ou
encore
durant la Seconde Guerre mondiale.
Grenoble vit son importance s’accroître par son développement
industriel. Il
commença véritablement au XVIIIe siècle avec la ganterie et s’accentua dans la
deuxième partie du XIXe siècle, avec la
découverte de la Houille Blanche. Mais sa
croissance la plus forte, Grenoble l'a connue durant les Trente
Glorieuses.
La tenue des Jeux Olympiques d’hiver symbolisa cette période de grands
bouleversements pour la ville. Son
développement continuant, Grenoble s'affirme aujourd’hui comme un grand
centre
scientifique européen2.
En termes de population, Grenoble est la 16e ville
intra-muros de France et son unité urbaine la 12e,
juste après celle de Strasbourg et devant celle de Rouen. Son aire
urbaine concentrait 532 746 habitants en 2007, en
prenant les limites de 19993.
Ce qui en fait la 13e aire urbaine4 du pays juste après celle de
Douai-Lens et devant l'aire urbaine
de Rouen.
Géographie
Situation
Localisation
Agglomération grenobloise
Téléphérique de la Bastille
La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au
Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaîne de
Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie
française des Alpes.
La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le
Drac. Située sur la plaine alluviale de
l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est une commune disposée sur un
large
plateau avec un très faible relief. Son altitude moyenne (avec très peu
de
différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la
rend propice au
déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait
dire à
Stendhal « Au
bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne, et
en
particulier le ski, donnent à Grenoble un attrait touristique certain :
une
vingtaine de stations de ski entourent la ville
dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.
Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent de ce que l'on appelle
symboliquement le serpent
et le dragonN 1 ,
mais contre les contreforts de la Bastille, au
seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un
pont :
l'Isère vient alors buter contre l'éperon sud du Rachais et ne se perd
pas dans des méandres qui bougent
sans cesse.
Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive
construite sur une hauteur
culminant à près de 475 mètres,
accessible depuis le centre-ville par le téléphérique de
Grenoble Bastille, dont les cabines appelées communément « les bulles »,
sont devenues depuis, un des symboles marquants de la ville. Derrière la
Bastille commence le parc naturel régional de
Chartreuse.
Climat
Quais de l'Isère au pied de la Bastille
Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu
atypique, avec
une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la
température peut
descendre relativement bas (-5° de minimum en général), en été la ville
subit
les chaleurs les plus fortes du pays (plus de 35°C, parfois plusieurs
jours de
suite comme en 2003, 2005, 2006, 2009). Les montagnes environnantes
forment une
cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause
du
faible renouvellement de l'air.
Le climat est semi-continental, mais avec diverses
influences (méditerranéennes, montagnardes (beaucoup d'orages, et une
météo
« capricieuse »)).
Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En
effet, on peut avoir de longues périodes
d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont
compensées par
de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.
À Grenoble le Versoud a été enregistrée le 23 juillet 2009 une
minimale de
26,5 °C 6 lors
d'un exceptionnel effet de
foehn.
Il a fait jusqu'à -19.6 à Fontaine ville de l'agglomération
Grenobloise en février 2007.réf. nécessaire
Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations
pour la
période 1961 - 1990:
Relevé météorologique de Grenoble
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
moyenne (°C) |
1,8 |
3,6 |
5,9 |
8,8 |
13,2 |
16,6 |
19,5 |
18,9 |
15,8 |
11,6 |
5,9 |
2,7 |
10,4 |
| Précipitations
(mm) |
66,0 |
72,6 |
82,8 |
81,9 |
107,2 |
94,1 |
63,4 |
74,9 |
91,4 |
94,1 |
80,3 |
70,7 |
979,5 |
Ce
tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses
sources.
Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales
et
maximales :
| Mois | J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D |
| Températures
maximales records (°C) |
16,5 |
20,7 |
25,3 |
28 |
35,5 |
37 |
38,3 |
39,5 |
33,6 |
28,1 |
24,8 |
19,5 |
| Années
des
températures maximales |
1995 |
1991 |
1990 |
1949 |
2009 |
2003 |
1983 |
2003 |
1949 |
1977 |
1968 |
1989 |
| Températures
minimales records (°C) |
-27,1 |
-17,1 |
-18,2 |
-7,9 |
-2,3 |
2,4 |
4,8 |
3,8 |
-1,2 |
-5,3 |
-10,9 |
-17,3 |
| Années
des
températures minimales |
1971 |
1952 |
1949 |
2003 |
1976 |
1949 |
1970 |
1986 |
1972 |
1950 |
1971 |
1968 |
| Source: INSEE,
Lameteo.org7 et
Météo-Grenoble (record de chaleur de mai 2009)8 |
| Ville | Ensoleillement | Pluie | Neige | Orage | Brouillard |
| Paris |
1 797 h/an |
642 mm/an |
15 j/an |
19 j/an |
13 j/an |
| Nice |
2 694 h/an |
767 mm/an |
1 j/an |
31 j/an |
1 j/an |
| Strasbourg |
1 637 h/an |
610 mm/an |
30 j/an |
29 j/an |
65 j/an |
| Grenoble |
2 031 h/an |
979 mm/an |
17 j/an |
32 j/an |
28 j/an |
| Moyenne nationale |
1 973 h/an |
770 mm/an |
14 j/an |
22 j/an |
40 j/an |
Voies
de
communication et transports
Article détaillé : Transport à Grenoble.
Voies routières
Article détaillé : Périphérie routière
de Grenoble.
- La Rocade et le réseau autoroutier
Réseau autoroutier de Grenoble.
Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon (116 km) par
l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry (57 km)
par l'A41, au Sud-Ouest à Valence (98 km) par l'A49 et enfin au Sud
l'A51, qui si elle était prolongée,
relierait Grenoble à Aix-en-Provence (244 km) en passant par Gap (102 km).
La ville est entourée par deux rocades.
- la rocade Sud, qui part du Sud-Ouest (Échirolles-Ouest) jusqu'au
Nord-Est (Meylan)
- l'A480 à l'Ouest (Rocade Ouest).
Ce périphérique est donc inachevé.
- Projet de Rocade Nord
Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la
rocade par
le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble.
Cela
permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais
(Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait
d'avoir une
périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet a été soumis à une
consultation (très critiquée 9)
organisée par le Conseil Général de
l'Isère. Ce projet continue à faire l'objet de critiques et de plusieurs
recours
juridiques.
Déplacements
cyclables
"Métro Vélo gare", la vélostation en gare de Grenoble, et aussi la
Station
« Métro Vélo Campus » située sur le campus, permet de combiner train et
vélo
pour les déplacements inter-urbains, soit en louant un vélo, soit en
déposant
son propre vélo à la consigne pour les trajets réguliers. Des consignes
individuelles automatiques seront prochainement installées en périphérie
pour
favoriser la multi-modalité, 28 stations totalisant 450 places
sécurisées
(société Smoove).
Grenoble dispose d'un réseau de pistes cyclables de plus de 300
kilomètres10.
Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy a attribué
son Guidon d’or à la ville de Grenoble pour la généralisation des
double-sens
cyclables.
Transport
ferroviaire
Grenoble intra-muros n'abrite qu'une seule gare. Mais l'agglomération
grenobloise en comprend six au total :
- la gare de
Grenoble dispose de lignes à destination de Lyon/Dijon, Paris/Lille
(TGV), Nantes, Valence (Ville et
gare TGV), Chambéry/Annecy/Genève, de Gap/Briançon ;
- la gare de
Grenoble-Universités-Gières ;
- la gare
d'Échirolles, nouvelle gare, inaugurée en septembre 2004 ;
- la gare de
Saint-Egrève ;
- la gare
de Pont-de-Claix.
Une gare supplémentaire se joindra probablement à cette liste d'ici
2012 :
- la gare de Domène, aujourd'hui
ouverte pour la vente de billets uniquement, devrait rouvrir à moyen
terme ;
L'agglomération à mis en place des voies supplémentaires à
Grenoble-Universités-Gières (réalisé en 2007), pour disposer à l'avenir
d'un réseau de trains de
banlieue. Ces trains circulant à intervalles très réguliers (déjà
toutes les
20 minutes en heure de pointe les jours ouvrables entre Rives et Gières
en 2008), devraient alléger une partie du
problème de trafic routier qui règne aux heures de pointe. En effet,
l'on
pourrait atteindre Grenoble en quelques minutes, depuis la banlieue. Ce
réseau
serait une alternative au métro, qui serait très onéreux à mettre en
place à
Grenoble à cause des nappes phréatiques.
Aux alentours de 2015, l'axe ferroviaire du Sillon Alpin sera
entièrement
électrifié, ce qui offrira des TER entièrement à traction électrique,
seule la
ligne des Alpes restera assurée par autorails modernes, et futures
locomotives à
traction autonome, d'abord diesel (conformes aux nouvelles normes
anti-pollution, remplaçant les actuelles BB 67300 de Chambéry,
bruyantes,
polluantes, et amiantées). Puis, ultérieurement, des engins à traction
autonome,
soit hybrides, soit bi-modes (comme le BGC Bombardier), soit à pile à
combustible, ou hydrogène, en cas de raréfaction du pétrole.
L'électrification
totale de Grenoble-Veynes, n'est pas envisageable, même à long terme,
mais peut
l'être, seulement, dans le bassin grenoblois, dans le cadre des projets
de
tram-train (problèmes avec RFF pour négocier les péages d'utilisation
des voies
ferrées par un tiers tel que les organismes de transports publics
locaux).
Transports en
commun
Article détaillé : Tramway de Grenoble.
Plan des lignes de tramway de l'agglomération
grenobloise.
Gare routière de Grenoble
Transport urbain, via le réseau TAG (transport
de l'agglomération grenobloise) :
- Réseau de tramway :
- Quatre lignes de tramway sont en service. Ce sont les lignes A, B, C
et D
qui seront prolongées en 2011 pour la ligne
B vers le polygone scientifique, et en 2013 pour la ligne A des deux
côtés de la ligne (vers le terminus de la ligne 16 à
Pont de Claix pour le prolongement Sud, et vers Sassenage pour le
prolongement
Nord) ;
- La ligne E, d'une dizaine de kilomètres, devrait voir le jour en
2012, en remplacement de l'actuelle ligne de
bus 3. Elle reliera le Fontanil-Cornillon aux grands boulevards de
Grenoble en
se raccordant à la ligne C. À l'horizon 2014, cette ligne doit se
poursuivre jusqu'à Meylan.
- Réseau de bus : vingt-cinq lignes
de bus.
- Réseau de nuit Noctibus : trois lignes de bus en soirée (de 21 h à
minuit)
et quatre lignes de tram (circulant jusqu'à 1 h du matin).
- Réseau de trolleybus :
projet à l'étude pour les lignes 1, 31 et 32 par le SMTC
Grenoble
Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant
du Conseil général de
l'Isère et rassemblant tous les transporteurs comprenant :
- cent lignes de bus (dont une ligne reliant directement l'aéroport de
St-Étienne-de-St-Geoirs (dit aéroport de
Grenoble - Isère) à Grenoble) ;
- trois lignes Express (Voiron-Crolles, Voreppe-Vizille et Express
Tencin).
Transports
aériens
Un ancien site d'aviation, l'aéroport de Grenoble-Mermoz a
été supprimé en 1967 pour laisser place aux
installations olympiques, et a été remplacé par deux plates-formes :
- l'aéroport de
Grenoble - Isère situé à quarante kilomètres de Grenoble, actuellement
en
plein développement, est une plate-forme permettant des liaisons vers de
nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil
(jusqu'au Boeing 747-400).
- l'aérodrome de Grenoble - Le
Versoud propose une autre plate-forme proche de Grenoble (13 km)
pour le trafic léger avec une piste en
dur de 900 mètres.
Urbanisme
Article détaillé : Morphologie urbaine de
Grenoble.
La vieille ville
Grenoble11,
enfermée dès le IIIe siècle dans une enceinte de neuf hectares, n’a
guère
conservé de bâtiments marquants antérieurs à la fin du Moyen Âge, hormis
le groupe cathédral et une
église collégiale, mais le tracé actuel des rues conserve le souvenir de
sa
physionomie urbaine : un réseau irrégulier de voies étroites aboutissant
aux
portes de l’enceinte vers la plaine et au pont franchissant l’Isère.
Quelques extensions, de faible ampleur, n’ont guère changé la
morphologie de la
ville intra-muros, même si son aspect architectural a accompagné le
renouvellement de ses bâtiments. Ses murailles étaient en effet
partiellement
agrandies à chaque extension, suivant l’évolution de l’art des
fortifications,
en particulier aux XVIe et XVIIe siècle. A la fin du XVIIIe siècle l’agglomération se présentait donc comme un petit noyau urbain
de
quelques 20 000 habitants, serrée dans son enceinte au pied de la
Chartreuse, entourée de villages reliés
à la ville par des chemins qui deviendront, presque inchangés, les
grands axes
de l’agglomération, au moins jusqu’à la seconde
guerre mondiale.
L'ère
industrielle
Ce n’est qu’au XIXe siècle que la morphologie de Grenoble, puis de
l’agglomération va se transformer profondément. Une première fois, entre
1832 et 1836 avec la création d’une nouvelle enceinte fortifiée au
sud de la précédente. Ce territoire accueillit une urbanisation
radicalement
différente de la ville ancienne : un quadrillage régulier d’avenues
autour d’une
place (celle de Verdun) dont les quatre côtés virent se bâtir les
édifices
symboles de l’importance croissante de Grenoble : la préfecture, le
musée-bibliothèque, le cercle militaire
et l’hôtel de la garnison, puis l’université. La création d’un pont
suspendu sur le Drac en 1840, puis, en 1858,
l’arrivée du chemin de fer, dont le terminus fut rejeté en dehors de
l’enceinte,
entraîna alentour la création d’un quartier d’ateliers et d’habitat
ouvrier,
hors des murs, le long d’un réseau de voies résultant autant du
parcellaire que
d’un essai de tracé régulier. Cette urbanisation commença à déborder au
débouché
du pont, de l’autre côté du Drac, sur la commune de Fontaine.
La croissance de l’activité industrielle et de la population entraîna
le
renforcement de l’urbanisation qui déborda des remparts ; mais Grenoble
étant
considérée comme une place forte, ce sont les fortifications qui ont été
en
partie déplacées : la nouvelle enceinte engloba le nouveau quartier
jusqu’au
Drac. De ce fait l’espace occupé par l’ancienne enceinte Ouest devint
disponible. Situé entre la ville ancienne et les quartiers ouvriers, fut
édifié,
à partir de la dernière décennie du XIXe siècle, un nouveau centre sur
un tracé
aussi régulier que le permit la forme triangulaire du terrain libéré.
Issues
d’une place centrale (Victor Hugo), des avenues bordées d’immeubles
« haussmanniens » assurent une relative soudure entre les urbanisations
précédentes.
La poursuite du développement industriel et démographique entraîna
l’amorce
de nouveaux quartiers au sud des fortifications (la Bajatière,
les Eaux Claires ...) et sur les communes mitoyennes. Durant
l’exposition
internationale de 1925 furent détruits
les remparts sud de la ville. Leur suppression permit la création des
Grands Boulevards.
L’expansion de
l'après-guerre
L’après seconde guerre mondiale accéléra le développement : Grenoble
et les
communes périphériques tendirent à ne plus former qu’une seule
urbanisation,
encore ponctuée de nombreux espaces non bâtis. Quelques grandes
« cités » de
logements sociaux, dans plusieurs communes, répondirent partiellement à
la
demande croissante. De même, face au développement universitaire, un
campus
regroupant la plupart des établissements fut créé sur un des espaces
encore
libres.
À l’occasion de la préparation des Xe Jeux
Olympiques d’hiver en 1968, la
réalisation d’infrastructures routières et ferrées donna une ossature
plus
lisible à l’urbanisation d’ensemble. L’urbanisation se poursuivit par
des
opérations concertées de plusieurs centaines, voire milliers de
logements, avec
leurs équipements résidentiels. Ces opérations furent plus ou moins bien
reliées
aux urbanisations existantes, mais dans tous les cas, en diffèrent
profondément
par leur architecture. Un « centre secondaire », destiné à fournir aux
quartiers
sud de l’agglomération un ensemble de services et d’accueillir des
équipements
qui ne peuvent trouver place dans le centre ancien, fut réalisé dans une
urbanisation concertée entre Grenoble et Echirolles : la Villeneuve. Sa
morphologie urbaine, pour
différente qu’elle soit entre les quartiers, reflète un renouveau urbain
et
architectural, fondé sur les principes de la Charte
d’Athènes.
Dans les années 1960/70, les « vieux quartiers » grenoblois
entamèrent leur
réhabilitation. Après un essai d’inscription d’une architecture nouvelle
dans
l’ancienne trame urbaine, (rue de la République, Mutualité...) qui ne
fut pas
concluante, la rénovation respecte désormais la morphologie urbaine
existante
tout en renouvelant l’architecture. Face à l’augmentation de la
circulation
automobile, le réseau de transport en commun, obsolète, est renouvelé
dès le
début des années 1970. La création des lignes de tramway suscita un
renouvellement du tissu urbain, tant dans les « vieux quartiers »
grenoblois que
dans les communes traversées. Dans la dernière décennie du XXe siècle, la création d’ Europole entraîna un
renouvellement
architectural des quartiers voisins, sans en la trame urbaine, et
induisit un développement des fonctions centrales vers l’ouest (palais
de
justice, université...).
Agglomération
grenobloise
Au 1er janvier 2005,
la communauté
d'agglomération Grenoble Alpes Métropole s'étend sur les communes
suivantes : Claix,
Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon,
Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey,
Poisat, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères,
Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage,
Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize
et Vif.
Le territoire actuel de cette communauté
d'agglomération comptait 396 657 habitants en 2006
(estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007).
L'unité urbaine de Grenoble comptait 427 659 habitants en 2006 et
l'aire urbaine de Grenoble, 531 440 habitants.
Quartiers
grenoblois
Plan des quartiers de Grenoble
Grenoble comprend au total vingt-deux quartiers, parmi lesquels, on
peut
citer :
- L’Île Verte est une presque-île
située au nord-est de la ville.
- Chorrier-Berriat : également appelé Saint-Bruno situé à
l'ouest de la
ville, l'ancien quartier ouvrier.
- Europole : situé à l'Ouest du
centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, considéré comme le
quartier des affaires.
- Le Polygone scientifique : situé sur la
presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au
Nord-Ouest d'Europole.
- Alpexpo - Grand'place : grand complexe au
Sud de Grenoble.
- Les Quartiers Sud (dont la villeneuve de Grenoble) : les
quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud,
formant une
couronne qui jouxte les quartiers populaires des communes du Sud de la
périphérie.
- Notre-Dame : le centre historique de
la ville. Il comprend de nombreuses rues et places piétonnes, et une
ambiance
nocturne très vivante.
- L’Hyper-centre :
il réunit les places Verdun, Vaucanson, Victor Hugo et Grenette. Couplé
au
vieux-centre, ils forment les deux points les plus agités de la ville.
- Le quartier Exposition-Bajatière à
l'intérieur duquel se trouve le parc Paul Mistral, abritant aujourd'hui
l'Hôtel
de Ville, la tour Perret et de nombreux équipements
sportifs.
- Les Grands boulevards : il s'agit
d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble.
Toponymie
Dans l'antiquité la bourgade se nommait Cularo (littéralement,
le
village acculé à la montagne, nom d'origine celtique) à proximité d'un
gué. Puis
la ville deviendra Gratianopolis sous le règne et en l'honneur de
l'empereur
Gratien.
Actuellement la commune de Grenoble est surnommée la Capitale des
Alpes. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne
reprendra son nom que sous Napoléon.
Histoire
Articles détaillés : Histoire de Grenoble et
Chronologie
de Grenoble.
Du bourg gaulois à la
capitale dauphinoise
Entrée de l'exposition internationale
La première référence à Grenoble remonte à -43N 2. Au départ simple bourg gaulois
(vicus) du nom de Cularo, la
bourgade, située à un endroit stratégique sur la voie romaine entre
Vienne et
l'Italie par le Montgenèvre, est fortifiée sous Dioclésien et Maximilien
(entre
284 et 293), puis accède au rang de chef-lieu de cité suite à la venue
de
l’empereur Gratien en 379. Elle est
alors rebaptisée Gratianopolis. Des troupes y stationnent en
permanence (cohors prima Flavia) et un évêché, avec à sa tête
l'évêque
Domnin, est attesté au moins depuis 38112.
François de Bonne, duc de Lesdiguières
Il faut attendre le XIe siècle pour
voir l'importance de la cité augmenter
considérablement, lorsque les Comtes
d’Albon, futurs Dauphins de viennois, la choisissent comme capitale de
leurs
Etats, le futur Dauphiné13.
Grenoble se retrouve alors capitale d’un
Etat indépendant au sein du Saint-Empire romain germanique.
Les dauphins successifs fondent l’université en 1338 et le Conseil
delphinal s'installe à Grenoble en 1340.
En 1349, la ville se retrouve rattachée au royaume de France suite au
rachat
du Dauphiné. Grenoble devint capitale provinciale. La venue de Louis XI
renforça
ce statut de ville parlementaire, avec la création du troisième
Parlement de France14.
La
ville devint également un lieu de garnisons, à la frontière du pays.
Elle
s'affirma comme la principale ville de la province.
Grenoble eut à souffrir des affrontements des Guerres de religion et
en sortie affaiblie.
Ils furent marqués par de nombreux massacres et destructions. Les
conflits
prirent fin avec la victoire finale de Lesdiguières,
lorsqu'il s'empara de Grenoble en 1590. Devenu administrateur du
Dauphiné, il
modifia et agrandit considérablement la capitale dauphinoise15. Il lança notamment la construction
de la
première génération des fortifications de la Bastille.
L’expansion
économique
Le développement économique de la cité lui permit d’asseoir son
importance.
La présence de notables et autres parlementaires permit le développement
de la
ganterie, qui prospéra au cours du XVIIème siècle et connu son apogée
durant le
XIXème siècle. Les gants grenoblois s’exportaient alors dans le monde
entier.
La révolution industrielle fut
cependant un moteur tout autant considérablement de l’expansion
économique de
Grenoble. La découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès assura
l’industrialisation rapide de la région. La tenue de l’exposition
internationale de la Houille Blanche et du tourisme en 1925 mis en
lumière
ce développement16.
Cependant, c'est durant les Trente Glorieuses que Grenoble a connu sa
croissance la plus forte, grâce la tenue des Jeux olympiques de 1968. Ce
fut l’occasion de bouleversements considérables et du développement
d’importantes infrastructures. D’autre part, la tradition d’innovation
grenobloise se conserva favorisant un fort développement de la recherche
scientifique à partir des années 1950 sous l’impulsion de Louis Néel.
Aujourd’hui, Grenoble constitue
l’un des grands centres scientifiques européens.
Les
Grenoblois dans l’histoire
Tout au long de son histoire, Grenoble s'illustra par les actes de
ses
citoyens lors des grands évènements historiques. Ainsi, durant la guerre
de Cent
Ans, la noblesse dauphinoise participa aux conflits contre l’Angleterre
et ses alliés. De même
durant les guerres
d’Italie, elle se distingua sous la figure de Bayard17, le « chevalier sans peur et sans
reproche ».
Ce fut également à Grenoble que se firent sentir les prémisses de la
Révolution française en 1788. La
population se mobilisa en effet pour défendre ses parlementaires lors de
la Journée des
Tuiles en attaquant les troupes royales, ce qui aboutit à la tenue des
États
de Vizille. Ce furent ces états qui entraînèrent les États généraux.
Antoine Barnave et Jean-Joseph
Mounier furent d'illustres acteurs grenoblois durant la Révolution.
Les grenoblois s’illustrèrent également durant la seconde
Guerre mondiale dans leurs actes de Résistance face
à l’occupant. Suite à l’arrivée allemande en 1943, les affrontements se
firent
de plus en plus violents (attentats, arrestations multiples,
Saint-Barthélemy
grenobloise). Le 4 mai 1944, la ville fut nommée compagnon de la
Libération18 par le
général de
Gaulle pour son rôle dans la Résistance française19.
Héraldique
Article détaillé : Armoiries de Grenoble.
Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine
de ce
blason varie selon les
historiens. Pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la
Houille Blanche, les trois
roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : Saint Vincent,
patron du diocèse de Grenoble ; Saint André, patron des
Dauphins ; saint
Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la
représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge,
gouvernaient la cité.
Politique
et
administration
Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec
les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons,
six secteurs, vingt-deux quartiers.
Les six cantons de Grenoble sont :
- le 1er canton (Mutualité, St Laurent,
l'Île
Verte, Abbaye-Jouhaux, Teisseire) compte 32 833 habitants ;
- le 2e canton (Hyper-centre, Parc Paul
Mistral) compte 24 169 habitants ;
- le 3e canton (Alliés-Alpins, l'Alliance,
Malherbe,
Vigny-Musset, Baladins, Géants) compte 21 868 habitants ;
- le 4e canton (l'Aigle, la Capuche)
compte 21 494 habitants ;
- le 5e canton (Polygone scientifique,
Europole, Berriat-St Bruno,
les Eaux Claires) compte 31 944 habitants ;
- le 6e canton (Mistral, le Rondeau,
Beauvert, Village
Olympique, Arlequin) compte 23 799 habitants.
En 2010, la commune de Grenoble a été
récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »20.
Tendances
politiques
Place Saint-André et son marché paysan
Politiquement, Grenoble est une ville de Gauche, ayant eu seulement
deux maires de Droite depuis
l’après-guerre. La figure symbolique de ce progressisme grenoblois reste
Hubert Dubedout, modèle
du socialisme
municipal. Sous son administration, la ville fut un véritable
laboratoire
social, avec des réalisations utopiques telles que la Villeneuve. On
parlait
alors de « mythe grenoblois »21.
Le maire actuel, Michel Destot, reconduit pour un troisième
mandat, appartient au Parti Socialiste, de même que Marc
Baïetto, président de la Métro,
ou André Vallini,
président du Conseil général. Aujourd'hui, la
ville affiche la plus forte densité associative de France22.
À l’élection
présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Ségolène
Royal avec 36,31 % (soit 26 004 voix), suivi de Nicolas Sarkozy avec
26,77 % (soit 19 177
voix), suivi de François Bayrou avec 19,65 % (soit 14 079
voix), et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,58 % (soit 4002
voix), aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %23.
Au second tour, les électeurs ont voté à 58,04 % (soit 40 093 voix)
pour
Ségolène Royal contre seulement 41,95 % (soit 28 976 voix) pour Nicolas
Sarkozy,
résultats radicalement opposés à la moyenne nationale qui fut, au second
tour,
de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour
cette
élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On
compte 84
686 inscrits sur les listes électorales, 85,32 % ont participé au 1er
tour, le
taux d’abstention fut de 14,68 %23.
La
participation fut légèrement inférieure au second tour.
Ces dernières années, Grenoble s’affiche de plus en plus comme un
centre
important de l’écologisme politique en France. Aux dernières
municipales, les Verts ont obtenu un score de 22,49 % au
deuxième tour24 tandis
qu’aux dernières
européennes, la liste Europe Écologie termina en 1ère position,
avec plus de 29 % des voix25.
Enfin, lors des élections
régionales de 2010, Europe Écologie totalisa 26,51% des suffrages
exprimés26.
Grenoble est également de tradition pro-européenne. Au référendum sur
le traité
constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les grenoblois ont
majoritairement voté pour la Constitution, avec 55,7 % de Oui contre
44,29 % de
Non avec un taux d’abstention de 33 %27 (France entière : Non à 54,67 % - Oui
à
45,33 %). Encore une fois, la ville se trouva en opposition à la
tendance
nationale.
Administration
municipale
Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones
dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des
arrondissements
municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.
- Secteur 1 : Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno,
Centre-Gare et Eaux Claires Nord ;
- Secteur 2 : Hyper-centre, Championnet, Mutualité, Île
Verte, Saint-Laurent, Bastille ;
- Secteur 3 : Aigle, Rondeau, Eaux-Claires, Mistral ;
- Secteur 4 : Capuche, Alliés-Alpins, Exposition-Bajatière ;
- Secteur 5 : Parc Paul Mistral, Abbaye-Jouhaux, Teissère, Malherbe ;
- Secteur 6 : Arlequin, Baladins-Géants, Village Olympique.
Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal
de
Grenoble :
|
| Groupe | Président | Effectif | Statut |
|
|
Gauche plurielle-Modem |
Michel Destot |
44 |
majorité |
|
|
UMP-NC |
Fabien de Sans Nicolas |
9 |
opposition |
|
|
Les Verts-ADES-Alternatifs |
Maryvonne Boileau |
6 |
opposition |
Liste des maires
L'Hôtel de Ville dans le parc Paul Mistral.
Article détaillé : Liste des maires de
Grenoble.
Maires de Grenoble
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
| 1835 |
1842 |
Hugues
Berriat |
… |
… |
| 1881 |
1888 |
Édouard Rey |
… |
… |
| 1896 |
1896 |
Félix Poulat |
… |
… |
| 1908 |
1910 |
Félix
Viallet |
… |
… |
| 1919 |
1932 |
Paul Mistral |
SFIO |
… |
| 1932 |
1935 |
Léon Martin |
SFIO |
… |
| 1935 |
1944 |
Paul Cocat |
… |
… |
| 1945 |
1947 |
Léon Martin |
SFIO |
… |
| 1948 |
1949 |
Raymond
Perinetti |
PCF |
… |
| 1949 |
1959 |
Léon Martin |
SFIO |
… |
| 1959 |
1965 |
Albert
Michallon |
UNR |
… |
| 1965 |
1983 |
Hubert
Dubedout |
GAM/PS |
… |
| 1983 |
1995 |
Alain
Carignon |
RPR |
… |
| 1995 |
→ en cours |
Michel Destot |
PS |
… |
| Toutes les données ne sont pas encore
connues. |
Instances judiciaires et
administratives
Préfecture, place de Verdun
Grenoble est le siège d’une Cours d’Appel qui regroupe les
départements de l’ancien Dauphiné, à savoir l’Isère, la Drôme et les
Hautes-Alpes. La
ville comprend également un tribunal d’instance et de commerce ainsi
qu'un Conseil des prud’hommes.Elle
comporte également un tribunal administratif important (six chambres
depuis le 1er septembre
2009).
La commune de Grenoble est membre de la communauté
d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La
Métro.
Grenoble abrite également la préfecture de l’Isère et un rectorat
couvrant les départements de l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, la
Haute-Savoie et la Savoie.
L'agglomération est enfin le siège du Centre d'études de la neige,
une unité de recherche de Météo-France.
Politique
environnementale
AD
Isère Drac Romanche : l'actualité des digues du bassin grenoblois.
En juillet 2005, sous la conduite de la Métro, l’agglomération
grenobloise a
signé le premier plan climat local de France28.
Jumelages
et
coopération
Jumelages
Depuis les années soixante, la Ville de Grenoble s’est engagée dans
des
accords de jumelage afin de concrétiser son attachement à ses
populations
d’origine étrangère et favoriser les échanges culturels, scolaires et
sportifs29.
- Catane (Italie) depuis 1961
- Innsbruck (Autriche) depuis 1964
- Sfax (Tunisie) depuis 196830
- Essen (Allemagne) depuis 1976
- Halle (Allemagne) depuis 1976
- Chişinău (Moldavie) depuis 1977
- Corato (Italie) depuis 1982
- Rehovot (Israël) depuis 1984
- Oxford (Royaume-Uni) depuis 1988
- Phoenix (États-Unis) depuis 1990
- Kaunas (Lituanie) depuis 1997
- Suzhou (Chine) depuis 1998
- Constantine (Algérie) depuis 1999
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