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Grenoble

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Grenoble est une commune du sud-est de la France, chef-lieu du département de l'Isère, ancienne capitale du Dauphiné, capitale des Alpes françaises. Elle est la ville-centre de la deuxième agglomération de la région Rhône-Alpes après celle de Lyon.

L’histoire de Grenoble recouvre une période de plus de deux mille ans. Au départ simple bourg gaulois, la ville a vu son importance accrue durant le XIe siècle lorsque les Comtes d’Albon la choisirent pour la capitale de leur Etat, le Dauphiné. Ce statut, consolidé par l’annexion à la France, lui permit de développer son économie. Grenoble devint alors une ville parlementaire et militaire, à la frontière avec la Savoie.

Ses habitants se distinguèrent lors des différents évènements que connut le pays, tant lors des Guerres d'Italie que de la Révolution française, ou encore durant la Seconde Guerre mondiale.

Grenoble vit son importance s’accroître par son développement industriel. Il commença véritablement au XVIIIe siècle avec la ganterie et s’accentua dans la deuxième partie du XIXe siècle, avec la découverte de la Houille Blanche. Mais sa croissance la plus forte, Grenoble l'a connue durant les Trente Glorieuses. La tenue des Jeux Olympiques d’hiver symbolisa cette période de grands bouleversements pour la ville. Son développement continuant, Grenoble s'affirme aujourd’hui comme un grand centre scientifique européen2.

En termes de population, Grenoble est la 16e ville intra-muros de France et son unité urbaine la 12e, juste après celle de Strasbourg et devant celle de Rouen. Son aire urbaine concentrait 532 746 habitants en 2007, en prenant les limites de 19993. Ce qui en fait la 13e aire urbaine4 du pays juste après celle de Douai-Lens et devant l'aire urbaine de Rouen.

 

Géographie

Situation

Localisation

Agglomération grenobloise
Téléphérique de la Bastille

La commune de Grenoble est située entre les massifs du Vercors (au Sud-Ouest), de la Chartreuse (au Nord) et la chaîne de Belledonne (à l'Est). Elle est approximativement au centre de la partie française des Alpes.

La ville est principalement bâtie au confluent de l'Isère avec le Drac. Située sur la plaine alluviale de l'Isère, jadis zone glaciaire, Grenoble est une commune disposée sur un large plateau avec un très faible relief. Son altitude moyenne (avec très peu de différence d'un quartier à l'autre) est de 214 mètres, ce qui la rend propice au déplacement à vélo. La ville entourée de montagnes très proches faisait dire à Stendhal « Au bout de chaque rue, une montagne… ». Les sports de montagne, et en particulier le ski, donnent à Grenoble un attrait touristique certain : une vingtaine de stations de ski entourent la ville dont les plus proches ne sont qu'à trente minutes par la route.

Elle ne fut pas bâtie à l'origine au confluent de ce que l'on appelle symboliquement le serpent et le dragonN 1 , mais contre les contreforts de la Bastille, au seul endroit de la vallée du Grésivaudan permettant d'accueillir un pont : l'Isère vient alors buter contre l'éperon sud du Rachais et ne se perd pas dans des méandres qui bougent sans cesse.

Elle est dominée par la Bastille, une ancienne forteresse défensive construite sur une hauteur culminant à près de 475 mètres, accessible depuis le centre-ville par le téléphérique de Grenoble Bastille, dont les cabines appelées communément « les bulles », sont devenues depuis, un des symboles marquants de la ville. Derrière la Bastille commence le parc naturel régional de Chartreuse.

Climat

Quais de l'Isère au pied de la Bastille

Grenoble et son agglomération bénéficient d'un climat un peu atypique, avec une amplitude des plus élevées en France. Alors qu'en hiver, la température peut descendre relativement bas (-5° de minimum en général), en été la ville subit les chaleurs les plus fortes du pays (plus de 35°C, parfois plusieurs jours de suite comme en 2003, 2005, 2006, 2009). Les montagnes environnantes forment une cuvette géante, dans laquelle la chaleur devient parfois lourde, à cause du faible renouvellement de l'air.

Le climat est semi-continental, mais avec diverses influences (méditerranéennes, montagnardes (beaucoup d'orages, et une météo « capricieuse »)).

Le temps d'ensoleillement annuel est toutefois proche de Toulouse. En effet, on peut avoir de longues périodes d'ensoleillement sur le bassin grenoblois, mais ces périodes sont compensées par de fortes précipitations qui peinent à se déplacer.

À Grenoble le Versoud a été enregistrée le 23 juillet 2009 une minimale de 26,5 °C 6 lors d'un exceptionnel effet de foehn.

Il a fait jusqu'à -19.6 à Fontaine ville de l'agglomération Grenobloise en février 2007.réf. nécessaire

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1961 - 1990:

Relevé météorologique de Grenoble
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température moyenne (°C) 1,8 3,6 5,9 8,8 13,2 16,6 19,5 18,9 15,8 11,6 5,9 2,7 10,4
Précipitations (mm) 66,0 72,6 82,8 81,9 107,2 94,1 63,4 74,9 91,4 94,1 80,3 70,7 979,5
Ce tableau est sujet à caution car il ne cite pas ses sources.

Le tableau ci-dessous indique les records de températures minimales et maximales :

Mois J F M A M J J A S O N D
Températures maximales records (°C) 16,5 20,7 25,3 28 35,5 37 38,3 39,5 33,6 28,1 24,8 19,5
Années des températures maximales      1995 1991 1990 1949 2009 2003 1983 2003 1949 1977 1968 1989
Températures minimales records (°C) -27,1 -17,1 -18,2 -7,9 -2,3 2,4 4,8 3,8 -1,2 -5,3 -10,9 -17,3
Années des températures minimales      1971 1952 1949 2003 1976 1949 1970 1986 1972 1950 1971 1968
Source: INSEE, Lameteo.org7 et Météo-Grenoble (record de chaleur de mai 2009)8
Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Grenoble 2 031 h/an 979 mm/an 17 j/an 32 j/an 28 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

Voies de communication et transports

Article détaillé : Transport à Grenoble.
Voies routières
Article détaillé : Périphérie routière de Grenoble.
La Rocade et le réseau autoroutier
Réseau autoroutier de Grenoble.

Grenoble est reliée au Nord-Ouest à Lyon (116 km) par l'intermédiaire de l'A48, au Nord-Est à Chambéry (57 km) par l'A41, au Sud-Ouest à Valence (98 km) par l'A49 et enfin au Sud l'A51, qui si elle était prolongée, relierait Grenoble à Aix-en-Provence (244 km) en passant par Gap (102 km).

La ville est entourée par deux rocades.

  • la rocade Sud, qui part du Sud-Ouest (Échirolles-Ouest) jusqu'au Nord-Est (Meylan)
  • l'A480 à l'Ouest (Rocade Ouest).

Ce périphérique est donc inachevé.

Projet de Rocade Nord

Depuis des années (au moins 1973), un projet de bouclement de la rocade par le Nord associé à un tunnel sous la Bastille est à l'étude à Grenoble. Cela permettrait de se rendre du Grésivaudan (Nord-Est) au voironnais (Nord-Ouest) sans emprunter la rocade Sud. De plus cela permettrait d'avoir une périphérie routière achevée à Grenoble. Ce projet a été soumis à une consultation (très critiquée 9) organisée par le Conseil Général de l'Isère. Ce projet continue à faire l'objet de critiques et de plusieurs recours juridiques.

Déplacements cyclables

"Métro Vélo gare", la vélostation en gare de Grenoble, et aussi la Station « Métro Vélo Campus » située sur le campus, permet de combiner train et vélo pour les déplacements inter-urbains, soit en louant un vélo, soit en déposant son propre vélo à la consigne pour les trajets réguliers. Des consignes individuelles automatiques seront prochainement installées en périphérie pour favoriser la multi-modalité, 28 stations totalisant 450 places sécurisées (société Smoove).

Grenoble dispose d'un réseau de pistes cyclables de plus de 300 kilomètres10.

Lors de l’assemblée générale du 25 avril 2009, la FUBicy a attribué son Guidon d’or à la ville de Grenoble pour la généralisation des double-sens cyclables.

Transport ferroviaire
La gare de Grenoble

Grenoble intra-muros n'abrite qu'une seule gare. Mais l'agglomération grenobloise en comprend six au total :

  • la gare de Grenoble dispose de lignes à destination de Lyon/Dijon, Paris/Lille (TGV), Nantes, Valence (Ville et gare TGV), Chambéry/Annecy/Genève, de Gap/Briançon ;
  • la gare de Grenoble-Universités-Gières ;
  • la gare d'Échirolles, nouvelle gare, inaugurée en septembre 2004 ;
  • la gare de Saint-Egrève ;
  • la gare de Pont-de-Claix.

Une gare supplémentaire se joindra probablement à cette liste d'ici 2012 :

  • la gare de Domène, aujourd'hui ouverte pour la vente de billets uniquement, devrait rouvrir à moyen terme ;

L'agglomération à mis en place des voies supplémentaires à Grenoble-Universités-Gières (réalisé en 2007), pour disposer à l'avenir d'un réseau de trains de banlieue. Ces trains circulant à intervalles très réguliers (déjà toutes les 20 minutes en heure de pointe les jours ouvrables entre Rives et Gières en 2008), devraient alléger une partie du problème de trafic routier qui règne aux heures de pointe. En effet, l'on pourrait atteindre Grenoble en quelques minutes, depuis la banlieue. Ce réseau serait une alternative au métro, qui serait très onéreux à mettre en place à Grenoble à cause des nappes phréatiques.

Aux alentours de 2015, l'axe ferroviaire du Sillon Alpin sera entièrement électrifié, ce qui offrira des TER entièrement à traction électrique, seule la ligne des Alpes restera assurée par autorails modernes, et futures locomotives à traction autonome, d'abord diesel (conformes aux nouvelles normes anti-pollution, remplaçant les actuelles BB 67300 de Chambéry, bruyantes, polluantes, et amiantées). Puis, ultérieurement, des engins à traction autonome, soit hybrides, soit bi-modes (comme le BGC Bombardier), soit à pile à combustible, ou hydrogène, en cas de raréfaction du pétrole. L'électrification totale de Grenoble-Veynes, n'est pas envisageable, même à long terme, mais peut l'être, seulement, dans le bassin grenoblois, dans le cadre des projets de tram-train (problèmes avec RFF pour négocier les péages d'utilisation des voies ferrées par un tiers tel que les organismes de transports publics locaux).

Transports en commun
Article détaillé : Tramway de Grenoble.
Plan des lignes de tramway de l'agglomération grenobloise.
Gare routière de Grenoble

Transport urbain, via le réseau TAG (transport de l'agglomération grenobloise) :

  • Réseau de tramway :
    • Quatre lignes de tramway sont en service. Ce sont les lignes A, B, C et D qui seront prolongées en 2011 pour la ligne B vers le polygone scientifique, et en 2013 pour la ligne A des deux côtés de la ligne (vers le terminus de la ligne 16 à Pont de Claix pour le prolongement Sud, et vers Sassenage pour le prolongement Nord) ;
    • La ligne E, d'une dizaine de kilomètres, devrait voir le jour en 2012, en remplacement de l'actuelle ligne de bus 3. Elle reliera le Fontanil-Cornillon aux grands boulevards de Grenoble en se raccordant à la ligne C. À l'horizon 2014, cette ligne doit se poursuivre jusqu'à Meylan.
  • Réseau de bus : vingt-cinq lignes de bus.
  • Réseau de nuit Noctibus : trois lignes de bus en soirée (de 21 h à minuit) et quatre lignes de tram (circulant jusqu'à 1 h du matin).
  • Réseau de trolleybus : projet à l'étude pour les lignes 1, 31 et 32 par le SMTC Grenoble

Transport interurbain, via le réseau Transisère dépendant du Conseil général de l'Isère et rassemblant tous les transporteurs comprenant :

  • cent lignes de bus (dont une ligne reliant directement l'aéroport de St-Étienne-de-St-Geoirs (dit aéroport de Grenoble - Isère) à Grenoble) ;
  • trois lignes Express (Voiron-Crolles, Voreppe-Vizille et Express Tencin).
Transports aériens

Un ancien site d'aviation, l'aéroport de Grenoble-Mermoz a été supprimé en 1967 pour laisser place aux installations olympiques, et a été remplacé par deux plates-formes :

  • l'aéroport de Grenoble - Isère situé à quarante kilomètres de Grenoble, actuellement en plein développement, est une plate-forme permettant des liaisons vers de nombreuses villes européennes et pouvant accueillir tout type d'appareil (jusqu'au Boeing 747-400).
  • l'aérodrome de Grenoble - Le Versoud propose une autre plate-forme proche de Grenoble (13 km) pour le trafic léger avec une piste en dur de 900 mètres.

Urbanisme

Article détaillé : Morphologie urbaine de Grenoble.

La vieille ville

Plan de Grenoble, 1575

Grenoble11, enfermée dès le IIIe siècle dans une enceinte de neuf hectares, n’a guère conservé de bâtiments marquants antérieurs à la fin du Moyen Âge, hormis le groupe cathédral et une église collégiale, mais le tracé actuel des rues conserve le souvenir de sa physionomie urbaine : un réseau irrégulier de voies étroites aboutissant aux portes de l’enceinte vers la plaine et au pont franchissant l’Isère. Quelques extensions, de faible ampleur, n’ont guère changé la morphologie de la ville intra-muros, même si son aspect architectural a accompagné le renouvellement de ses bâtiments. Ses murailles étaient en effet partiellement agrandies à chaque extension, suivant l’évolution de l’art des fortifications, en particulier aux XVIe et XVIIe siècle. A la fin du XVIIIe siècle l’agglomération se présentait donc comme un petit noyau urbain de quelques 20 000 habitants, serrée dans son enceinte au pied de la Chartreuse, entourée de villages reliés à la ville par des chemins qui deviendront, presque inchangés, les grands axes de l’agglomération, au moins jusqu’à la seconde guerre mondiale.

L'ère industrielle

Grenoble en 1929

Ce n’est qu’au XIXe siècle que la morphologie de Grenoble, puis de l’agglomération va se transformer profondément. Une première fois, entre 1832 et 1836 avec la création d’une nouvelle enceinte fortifiée au sud de la précédente. Ce territoire accueillit une urbanisation radicalement différente de la ville ancienne : un quadrillage régulier d’avenues autour d’une place (celle de Verdun) dont les quatre côtés virent se bâtir les édifices symboles de l’importance croissante de Grenoble : la préfecture, le musée-bibliothèque, le cercle militaire et l’hôtel de la garnison, puis l’université. La création d’un pont suspendu sur le Drac en 1840, puis, en 1858, l’arrivée du chemin de fer, dont le terminus fut rejeté en dehors de l’enceinte, entraîna alentour la création d’un quartier d’ateliers et d’habitat ouvrier, hors des murs, le long d’un réseau de voies résultant autant du parcellaire que d’un essai de tracé régulier. Cette urbanisation commença à déborder au débouché du pont, de l’autre côté du Drac, sur la commune de Fontaine.

La croissance de l’activité industrielle et de la population entraîna le renforcement de l’urbanisation qui déborda des remparts ; mais Grenoble étant considérée comme une place forte, ce sont les fortifications qui ont été en partie déplacées : la nouvelle enceinte engloba le nouveau quartier jusqu’au Drac. De ce fait l’espace occupé par l’ancienne enceinte Ouest devint disponible. Situé entre la ville ancienne et les quartiers ouvriers, fut édifié, à partir de la dernière décennie du XIXe siècle, un nouveau centre sur un tracé aussi régulier que le permit la forme triangulaire du terrain libéré. Issues d’une place centrale (Victor Hugo), des avenues bordées d’immeubles « haussmanniens » assurent une relative soudure entre les urbanisations précédentes.

La poursuite du développement industriel et démographique entraîna l’amorce de nouveaux quartiers au sud des fortifications (la Bajatière, les Eaux Claires ...) et sur les communes mitoyennes. Durant l’exposition internationale de 1925 furent détruits les remparts sud de la ville. Leur suppression permit la création des Grands Boulevards.

L’expansion de l'après-guerre

Grenoble en 1944

L’après seconde guerre mondiale accéléra le développement : Grenoble et les communes périphériques tendirent à ne plus former qu’une seule urbanisation, encore ponctuée de nombreux espaces non bâtis. Quelques grandes « cités » de logements sociaux, dans plusieurs communes, répondirent partiellement à la demande croissante. De même, face au développement universitaire, un campus regroupant la plupart des établissements fut créé sur un des espaces encore libres.

À l’occasion de la préparation des Xe Jeux Olympiques d’hiver en 1968, la réalisation d’infrastructures routières et ferrées donna une ossature plus lisible à l’urbanisation d’ensemble. L’urbanisation se poursuivit par des opérations concertées de plusieurs centaines, voire milliers de logements, avec leurs équipements résidentiels. Ces opérations furent plus ou moins bien reliées aux urbanisations existantes, mais dans tous les cas, en diffèrent profondément par leur architecture. Un « centre secondaire », destiné à fournir aux quartiers sud de l’agglomération un ensemble de services et d’accueillir des équipements qui ne peuvent trouver place dans le centre ancien, fut réalisé dans une urbanisation concertée entre Grenoble et Echirolles : la Villeneuve. Sa morphologie urbaine, pour différente qu’elle soit entre les quartiers, reflète un renouveau urbain et architectural, fondé sur les principes de la Charte d’Athènes.

Dans les années 1960/70, les « vieux quartiers » grenoblois entamèrent leur réhabilitation. Après un essai d’inscription d’une architecture nouvelle dans l’ancienne trame urbaine, (rue de la République, Mutualité...) qui ne fut pas concluante, la rénovation respecte désormais la morphologie urbaine existante tout en renouvelant l’architecture. Face à l’augmentation de la circulation automobile, le réseau de transport en commun, obsolète, est renouvelé dès le début des années 1970. La création des lignes de tramway suscita un renouvellement du tissu urbain, tant dans les « vieux quartiers » grenoblois que dans les communes traversées. Dans la dernière décennie du XXe siècle, la création d’ Europole entraîna un renouvellement architectural des quartiers voisins, sans en la trame urbaine, et induisit un développement des fonctions centrales vers l’ouest (palais de justice, université...).

Agglomération grenobloise

Au 1er janvier 2005, la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole s'étend sur les communes suivantes : Claix, Corenc, Domène, Échirolles, Eybens, Fontaine, Fontanil-Cornillon, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Gua, Meylan, Murianette, Noyarey, Poisat, Pont-de-Claix, Saint-Égrève, Saint-Martin-d'Hères, Saint-Martin-le-Vinoux, Saint-Paul-de-Varces, Sassenage, Seyssinet-Pariset, Seyssins, Varces-Allières-et-Risset, Veurey-Voroize et Vif.

Le territoire actuel de cette communauté d'agglomération comptait 396 657 habitants en 2006 (estimé à 398 906 habitants au 1er janvier 2007). L'unité urbaine de Grenoble comptait 427 659 habitants en 2006 et l'aire urbaine de Grenoble, 531 440 habitants.

Quartiers grenoblois

Plan des quartiers de Grenoble

Grenoble comprend au total vingt-deux quartiers, parmi lesquels, on peut citer :

  1. L’Île Verte est une presque-île située au nord-est de la ville.
  2. Chorrier-Berriat : également appelé Saint-Bruno situé à l'ouest de la ville, l'ancien quartier ouvrier.
  3. Europole : situé à l'Ouest du centre-ville, derrière la gare SNCF et routière, considéré comme le quartier des affaires.
  4. Le Polygone scientifique : situé sur la presqu'île, au confluent du Drac et de l'Isère au Nord-Ouest d'Europole.
  5. Alpexpo - Grand'place : grand complexe au Sud de Grenoble.
  6. Les Quartiers Sud (dont la villeneuve de Grenoble) : les quartiers populaires de la ville s'étendent sur toute sa partie Sud, formant une couronne qui jouxte les quartiers populaires des communes du Sud de la périphérie.
  7. Notre-Dame : le centre historique de la ville. Il comprend de nombreuses rues et places piétonnes, et une ambiance nocturne très vivante.
  8. L’Hyper-centre  : il réunit les places Verdun, Vaucanson, Victor Hugo et Grenette. Couplé au vieux-centre, ils forment les deux points les plus agités de la ville.
  9. Le quartier Exposition-Bajatière à l'intérieur duquel se trouve le parc Paul Mistral, abritant aujourd'hui l'Hôtel de Ville, la tour Perret et de nombreux équipements sportifs.
  10. Les Grands boulevards : il s'agit d'une des plus grandes artères urbaines de Grenoble.

Toponymie

Dans l'antiquité la bourgade se nommait Cularo (littéralement, le village acculé à la montagne, nom d'origine celtique) à proximité d'un gué. Puis la ville deviendra Gratianopolis sous le règne et en l'honneur de l'empereur Gratien.

Actuellement la commune de Grenoble est surnommée la Capitale des Alpes. La ville fut rebaptisée Grelibre à la révolution et ne reprendra son nom que sous Napoléon.

Histoire

Articles détaillés : Histoire de Grenoble et Chronologie de Grenoble.

Du bourg gaulois à la capitale dauphinoise

Blason du Dauphiné
La Journée des Tuiles
Entrée de l'exposition internationale
Vasque olympique

La première référence à Grenoble remonte à -43N 2. Au départ simple bourg gaulois (vicus) du nom de Cularo, la bourgade, située à un endroit stratégique sur la voie romaine entre Vienne et l'Italie par le Montgenèvre, est fortifiée sous Dioclésien et Maximilien (entre 284 et 293), puis accède au rang de chef-lieu de cité suite à la venue de l’empereur Gratien en 379. Elle est alors rebaptisée Gratianopolis. Des troupes y stationnent en permanence (cohors prima Flavia) et un évêché, avec à sa tête l'évêque Domnin, est attesté au moins depuis 38112.

François de Bonne, duc de Lesdiguières

Il faut attendre le XIe siècle pour voir l'importance de la cité augmenter considérablement, lorsque les Comtes d’Albon, futurs Dauphins de viennois, la choisissent comme capitale de leurs Etats, le futur Dauphiné13. Grenoble se retrouve alors capitale d’un Etat indépendant au sein du Saint-Empire romain germanique. Les dauphins successifs fondent l’université en 1338 et le Conseil delphinal s'installe à Grenoble en 1340.

En 1349, la ville se retrouve rattachée au royaume de France suite au rachat du Dauphiné. Grenoble devint capitale provinciale. La venue de Louis XI renforça ce statut de ville parlementaire, avec la création du troisième Parlement de France14. La ville devint également un lieu de garnisons, à la frontière du pays. Elle s'affirma comme la principale ville de la province.

Grenoble eut à souffrir des affrontements des Guerres de religion et en sortie affaiblie. Ils furent marqués par de nombreux massacres et destructions. Les conflits prirent fin avec la victoire finale de Lesdiguières, lorsqu'il s'empara de Grenoble en 1590. Devenu administrateur du Dauphiné, il modifia et agrandit considérablement la capitale dauphinoise15. Il lança notamment la construction de la première génération des fortifications de la Bastille.

L’expansion économique

Le développement économique de la cité lui permit d’asseoir son importance. La présence de notables et autres parlementaires permit le développement de la ganterie, qui prospéra au cours du XVIIème siècle et connu son apogée durant le XIXème siècle. Les gants grenoblois s’exportaient alors dans le monde entier.

La révolution industrielle fut cependant un moteur tout autant considérablement de l’expansion économique de Grenoble. La découverte de la Houille Blanche par Aristide Bergès assura l’industrialisation rapide de la région. La tenue de l’exposition internationale de la Houille Blanche et du tourisme en 1925 mis en lumière ce développement16.

Cependant, c'est durant les Trente Glorieuses que Grenoble a connu sa croissance la plus forte, grâce la tenue des Jeux olympiques de 1968. Ce fut l’occasion de bouleversements considérables et du développement d’importantes infrastructures. D’autre part, la tradition d’innovation grenobloise se conserva favorisant un fort développement de la recherche scientifique à partir des années 1950 sous l’impulsion de Louis Néel. Aujourd’hui, Grenoble constitue l’un des grands centres scientifiques européens.

Les Grenoblois dans l’histoire

Tout au long de son histoire, Grenoble s'illustra par les actes de ses citoyens lors des grands évènements historiques. Ainsi, durant la guerre de Cent Ans, la noblesse dauphinoise participa aux conflits contre l’Angleterre et ses alliés. De même durant les guerres d’Italie, elle se distingua sous la figure de Bayard17, le « chevalier sans peur et sans reproche ».

Ce fut également à Grenoble que se firent sentir les prémisses de la Révolution française en 1788. La population se mobilisa en effet pour défendre ses parlementaires lors de la Journée des Tuiles en attaquant les troupes royales, ce qui aboutit à la tenue des États de Vizille. Ce furent ces états qui entraînèrent les États généraux. Antoine Barnave et Jean-Joseph Mounier furent d'illustres acteurs grenoblois durant la Révolution.

Les grenoblois s’illustrèrent également durant la seconde Guerre mondiale dans leurs actes de Résistance face à l’occupant. Suite à l’arrivée allemande en 1943, les affrontements se firent de plus en plus violents (attentats, arrestations multiples, Saint-Barthélemy grenobloise). Le 4 mai 1944, la ville fut nommée compagnon de la Libération18 par le général de Gaulle pour son rôle dans la Résistance française19.

Héraldique

Article détaillé : Armoiries de Grenoble.

Les armes de Grenoble sont d'or aux trois roses de gueules. L'origine de ce blason varie selon les historiens. Pour Auguste Bouchayer (1874-1943), un des pionniers de la Houille Blanche, les trois roses rouges seraient l’emblème des saints martyrs : Saint Vincent, patron du diocèse de Grenoble ; Saint André, patron des Dauphins ; saint Jean-Baptiste, patron des citadins. Les trois roses seraient la représentation symbolique des trois autorités qui, au Moyen Âge, gouvernaient la cité.

Politique et administration

Grenoble est divisée en deux circonscriptions (qu'elle partage avec les cantons de Meylan et de Fontaine-Sassenage), six cantons, six secteurs, vingt-deux quartiers.

La place Victor Hugo

Les six cantons de Grenoble sont :

  • le 1er canton (Mutualité, St Laurent, l'Île Verte, Abbaye-Jouhaux, Teisseire) compte 32 833 habitants ;
  • le 2e canton (Hyper-centre, Parc Paul Mistral) compte 24 169 habitants ;
  • le 3e canton (Alliés-Alpins, l'Alliance, Malherbe, Vigny-Musset, Baladins, Géants) compte 21 868 habitants ;
  • le 4e canton (l'Aigle, la Capuche) compte 21 494 habitants ;
  • le 5e canton (Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno, les Eaux Claires) compte 31 944 habitants ;
  • le 6e canton (Mistral, le Rondeau, Beauvert, Village Olympique, Arlequin) compte 23 799 habitants.

En 2010, la commune de Grenoble a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »20.

Tendances politiques

Place Saint-André et son marché paysan

Politiquement, Grenoble est une ville de Gauche, ayant eu seulement deux maires de Droite depuis l’après-guerre. La figure symbolique de ce progressisme grenoblois reste Hubert Dubedout, modèle du socialisme municipal. Sous son administration, la ville fut un véritable laboratoire social, avec des réalisations utopiques telles que la Villeneuve. On parlait alors de « mythe grenoblois »21. Le maire actuel, Michel Destot, reconduit pour un troisième mandat, appartient au Parti Socialiste, de même que Marc Baïetto, président de la Métro, ou André Vallini, président du Conseil général. Aujourd'hui, la ville affiche la plus forte densité associative de France22.

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu arriver en tête Ségolène Royal avec 36,31 % (soit 26 004 voix), suivi de Nicolas Sarkozy avec 26,77 % (soit 19 177 voix), suivi de François Bayrou avec 19,65 % (soit 14 079 voix), et enfin de Jean-Marie Le Pen avec 5,58 % (soit 4002 voix), aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %23.

Au second tour, les électeurs ont voté à 58,04 % (soit 40 093 voix) pour Ségolène Royal contre seulement 41,95 % (soit 28 976 voix) pour Nicolas Sarkozy, résultats radicalement opposés à la moyenne nationale qui fut, au second tour, de 53,06 % pour Nicolas Sarkozy et 46,94 % pour Ségolène Royal. Pour cette élection présidentielle, le taux de participation a été très élevé. On compte 84 686 inscrits sur les listes électorales, 85,32 % ont participé au 1er tour, le taux d’abstention fut de 14,68 %23. La participation fut légèrement inférieure au second tour.

Ces dernières années, Grenoble s’affiche de plus en plus comme un centre important de l’écologisme politique en France. Aux dernières municipales, les Verts ont obtenu un score de 22,49 % au deuxième tour24 tandis qu’aux dernières européennes, la liste Europe Écologie termina en 1ère position, avec plus de 29 % des voix25. Enfin, lors des élections régionales de 2010, Europe Écologie totalisa 26,51% des suffrages exprimés26.

Grenoble est également de tradition pro-européenne. Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du 29 mai 2005, les grenoblois ont majoritairement voté pour la Constitution, avec 55,7 % de Oui contre 44,29 % de Non avec un taux d’abstention de 33 %27 (France entière : Non à 54,67 % - Oui à 45,33 %). Encore une fois, la ville se trouva en opposition à la tendance nationale.

Administration municipale

Secteurs de Grenoble

Grenoble est divisée en six secteurs qui divisent la ville en zones dirigées par des antennes de la mairie. Ce ne sont donc pas des arrondissements municipaux, comme à Paris, Lyon ou Marseille.

  • Secteur 1 : Polygone scientifique, Europole, Berriat-St Bruno, Centre-Gare et Eaux Claires Nord ;
  • Secteur 2 : Hyper-centre, Championnet, Mutualité, Île Verte, Saint-Laurent, Bastille ;
  • Secteur 3 : Aigle, Rondeau, Eaux-Claires, Mistral ;
  • Secteur 4 : Capuche, Alliés-Alpins, Exposition-Bajatière ;
  • Secteur 5 : Parc Paul Mistral, Abbaye-Jouhaux, Teissère, Malherbe ;
  • Secteur 6 : Arlequin, Baladins-Géants, Village Olympique.

Voici ci-dessous le partage des sièges au sein du Conseil municipal de Grenoble :



Groupe Président Effectif Statut


Gauche plurielle-Modem Michel Destot 44 majorité


UMP-NC Fabien de Sans Nicolas 9 opposition


Les Verts-ADES-Alternatifs Maryvonne Boileau 6 opposition

Liste des maires

L'Hôtel de Ville dans le parc Paul Mistral.
Michel Destot
Article détaillé : Liste des maires de Grenoble.
Maires de Grenoble
Période Identité Étiquette Qualité
1835 1842 Hugues Berriat
1881 1888 Édouard Rey
1896 1896 Félix Poulat
1908 1910 Félix Viallet
1919 1932 Paul Mistral SFIO
1932 1935 Léon Martin SFIO
1935 1944 Paul Cocat
1945 1947 Léon Martin SFIO
1948 1949 Raymond Perinetti PCF
1949 1959 Léon Martin SFIO
1959 1965 Albert Michallon UNR
1965 1983 Hubert Dubedout GAM/PS
1983 1995 Alain Carignon RPR
1995 → en cours Michel Destot PS
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Instances judiciaires et administratives

Préfecture, place de Verdun

Grenoble est le siège d’une Cours d’Appel qui regroupe les départements de l’ancien Dauphiné, à savoir l’Isère, la Drôme et les Hautes-Alpes. La ville comprend également un tribunal d’instance et de commerce ainsi qu'un Conseil des prud’hommes.Elle comporte également un tribunal administratif important (six chambres depuis le 1er septembre 2009).

La commune de Grenoble est membre de la communauté d'agglomération Grenoble Alpes Métropole communément appelée La Métro.

Grenoble abrite également la préfecture de l’Isère et un rectorat couvrant les départements de l’Isère, la Drôme, l’Ardèche, la Haute-Savoie et la Savoie.

L'agglomération est enfin le siège du Centre d'études de la neige, une unité de recherche de Météo-France.

Politique environnementale

AD Isère Drac Romanche : l'actualité des digues du bassin grenoblois.

En juillet 2005, sous la conduite de la Métro, l’agglomération grenobloise a signé le premier plan climat local de France28.

Jumelages et coopération

Jumelages

Depuis les années soixante, la Ville de Grenoble s’est engagée dans des accords de jumelage afin de concrétiser son attachement à ses populations d’origine étrangère et favoriser les échanges culturels, scolaires et sportifs29.

  •  Catane (Italie) depuis 1961
  •  Innsbruck (Autriche) depuis 1964
  •  Sfax (Tunisie) depuis 196830
  •  Essen (Allemagne) depuis 1976
  •  Halle (Allemagne) depuis 1976
  •  Chişinău (Moldavie) depuis 1977
  •  Corato (Italie) depuis 1982
  •  Rehovot (Israël) depuis 1984
  •  Oxford (Royaume-Uni) depuis 1988
  •  Phoenix (États-Unis) depuis 1990
  •  Kaunas (Lituanie) depuis 1997
  •  Suzhou (Chine) depuis 1998
  •  Constantine (Algérie) depuis 1999

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