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Brest

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Brest est une commune française de Bretagne, chef-lieu d’arrondissement du département du Finistère. Ses habitants sont appelés les Brestois et Brestoises.

C'est un port important, notamment militaire, à l'extrémité ouest de la Bretagne et de la France. La ville se situe à la pointe occidentale de l’Europe continentale, d'où l'expression « L'Europe de Brest à Brest »2.

 

Géographie

Situation

Localisation

Topographie de Brest
Brest et ses alentours

Le plateau du Léon domine la rade de Brest du haut de falaises presque rectilignes qui matérialisent une des failles majeures du Massif armoricain. Ce mur n’est pratiquement interrompu que par un aber encaissé, la Penfeld, vestige du lit de l’Aulne avant qu’elle ne creuse le passage du Goulet. À son embouchure un éperon rocheux qui porte le château de Brest est le site originel de la « cité du Ponant ». Un dicton populaire affirme que « l’on ne passe jamais par Brest, il faut y avoir une raison d’y aller ». Brest est située à l’ouest de la Bretagne, dans le nord du Finistère, département dont elle est une sous-préfecture.

Installée sur une péninsule, le Léon, Brest est quasiment dépourvue d’arrière-pays : au sud, elle donne directement sur une vaste rade, au-delà de laquelle la presqu’île de Crozon regarde vers Quimper, tandis qu’à l'ouest et au nord la mer n’est qu’à une vingtaine de kilomètres, et à l’est Landerneau et Morlaix ont longtemps limité son influence.

Voies de communication et transports

Voies routières

L'automobile reste le moyen de transport individuel privilégié par les Brestois, le vélo n’étant que peu utilisé, pour partie en raison du relief de la ville et pour partie par insuffisance en terme d'aménagements adaptés. Les travaux actuels de construction du tramway provoquant des embouteillages que les vélos peuvent éviter, et l'apparition de nombreux VAE semblent indiquer que cette tendance est en train de basculer en faveur du vélo. De plus ces travaux s'accompagnent de la mise au norme de nombreuses voies (notamment par la création de bandes cyclables, principalement dans le sens montant, sens dans lequel la différence de vitesse entre les vélos et les autres véhicules est la plus dangereuse).

Deux voies express de type autoroutier et gratuites relient Brest à Rennes (RN 12) et à Nantes (RN 165). Une troisième route nationale, la RN 265, permet de les relier à l'est. Un tronçon de cette voie fait partie de la rocade qui contourne partiellement la ville.

Transport ferroviaire
La gare de Brest

La gare de Brest fut construite entre 1936 et 1937, dans un style Art déco (architecte Urbain Cassan). Le bas-relief en granit rose dont il ne reste plus que la partie basse, représente des sujets évoquant la Bretagne (sculpteur Lucien Brasseur) 3.

Elle est desservie quotidiennement par plusieurs TGV la reliant directement à la gare de Paris-Montparnasse à Paris. Les trains les plus rapides relient Paris à Brest en 3h59. Le projet Bretagne à Grande Vitesse a comme ambition de réduire ce temps de trajet à 3h10 d'ici à 2020.

Transports en commun
Un véhicule du réseau Bibus

Desservie par une gare ferroviaire et routière qui surplombe le port de commerce, Brest et son agglomération est également dotée d’un réseau de bus appelé Bibus (CTCUB jusqu'en 1986) composé de 22 lignes dont 3 à la demande. Une ligne de tramway est en travaux depuis l'été 2009 (maître d'œuvre : Semtram) ; le fer étant le mode retenu. Il parcourra à partir de fin 2012 la ville d’est en ouest en reliant le Technopôle à Kergaradec et au Froutven4.

Transports aériens

L’aéroport de Brest Bretagne, situé sur la commune de Guipavas, est le 1er aéroport breton pour le trafic passagers, représentant 45 % de ce trafic dans la région. Une nouvelle aérogare, d'une forme évoquant une raie manta, est en service depuis le 12 décembre 2007, et porte la capacité de l’aéroport à 1,8 million de passagers par an5.

Transport maritime

Le port de Brest, surtout dédié au transport de vrac, d'hydrocarbures et de conteneurs, est aussi utilisé pour le petit transport de passagers, à destination de la presqu'île de Crozon et des îles de la mer d’Iroise.

Climat

Article connexe : Climat du Finistère.

En raison de sa situation sur le littoral de l'Océan Atlantique, le climat de Brest est tempéré océanique. La ville est soumise aux influences maritimes toute l'année.

Les records de température maximale et minimale à Brest (aéroport de Guipavas6) entre 1945 et 2001 sont respectivement de 35,2 °C le 12 juillet 1949 et -14 °C le 28 janvier 19477. La température moyenne est de 10,9 °C. Les précipitations sont supérieures à 2,5 mm 112 jours par an8.

Relevé météorologique d'une ville
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 4,2 4,2 5,1 5,8 8,5 10,8 12,8 13 11,4 9,3 6,5 5,2
Température maximale moyenne (°C) 9,1 9,4 11 12,5 15,6 18,1 20,4 20,6 18,7 15,3 11,9 10
Précipitations (mm) 138,4 115,8 97,5 81,8 72,6 56,4 50,9 60,4 89,2 119,1 121 141,6 1 144,7
Nombre de jours avec pluie 17,6 14,6 14,6 11,9 11,3 8,9 8,7 9,3 10,9 14,5 16,2 17,3
Source : Organisation météorologique mondiale

Urbanisme

Morphologie urbaine

Perspective monumentale de la place de la Liberté, ouvrant sur la rue de Siam, avec la rade en arrière-plan, et sur la droite, le clocher de l'église Saint-Louis dépassant du centre reconstruit.

Si Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal militaire et sa rue de Siam, elle l’est aussi par son urbanisme décrié : d’abord louée comme la ville la plus moderne de Bretagne dans les années 1950-1960, surnommée « Brest la blanche » (dû à l’utilisation massive des enduits blancs qui étaient les seuls hydrofuges efficaces bon marché)9, l’image de la ville ne tarda pas à se ternir dans les années 1970 ; les dernières années ont vu l’ébauche de coloration des façades dont beaucoup étaient devenues grises avec le temps.

Le château et la tour Tanguy sont les deux monuments les plus anciens dans une ville dont le bâti a été quasiment entièrement renouvelé dans sa partie historique après-guerre ; néanmoins, à Recouvrance, les cent mètres du bas de la rue Saint-Malo, authentique habitat populaire du XVIIIe siècle, constituent une promenade pittoresque qui rappelle la ville d’avant-guerre.

Le vieux Brest

Le théâtre, place du Champ de Bataille (architecte : Gabriel Pierre Martin Dumont)

Le vieux Brest, ceinturé dans des remparts, s’organisait autour de deux rues principales qui partaient de la porte Landerneau : La Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907), l’artère principale de la ville qui descendait jusqu’à l’arsenal, et la rue de Siam. Les bâtiments officiels et militaires étaient marqués par une architecture rigoureuse et classique. La Reconstruction a eu raison du peu que la guerre avait épargné : le bagne (1750) et les corderies, pourtant relativement épargnés, furent rasés pour faire place au boulevard Jean-Moulin à la fin des années 1940 ; la façade du théâtre (1766) ne subira le même sort qu’en 196010. Un des rares témoins de cette époque est le bâtiment des commissaires dans l’arsenal.

Les constructions du Bâtiment aux Lions et de l’austère prison de Pontaniou, qui ne sera désaffectée qu’en février 199011, datent de Napoléon Ier.

Du XIXe siècle à la destruction de la ville

Les ateliers du plateau des Capucins

Sous le Second Empire, Brest commence à changer de visage avec l'arrivée d'une architecture industrielle qu’illustrent les ateliers du plateau des Capucins, ainsi que d’autres bâtiments de l’arsenal et évidemment le pont National (aujourd’hui disparu et remplacé par l’actuel pont de Recouvrance depuis la Reconstruction), qui permit de relier Brest-même et Recouvrance. Le XIXe siècle vit aussi la ville se développer hors de ses murs, notamment avec l’Annexion, futurs quartiers Saint-Martin et Saint-Michel qui furent peu touchés par la Seconde Guerre mondiale.

L’ex-palais du Commerce : immeuble caractéristique de l’Art déco brestois

L’Art déco tient une place importante dans le style architectural privilégié dans l’entre-deux-guerres, avec ses immeubles à bow-windows ; la présence américaine a poussé Brest à se moderniser et l’on y construit notamment le Palais du Commerce dit maison Esders (immeuble Art déco de 1926, architecte Aimé Freyssinet), l’hôpital Augustin-Morvan et une nouvelle gare12. On trouve aussi des lotissements mêlant style Art déco et régionalisme bon marché censés répondre aux besoins des ouvriers et des employés13.

Entre 1940 et 1944, la ville subit les bombardements des Alliés. La ville sera la cible de 165 bombardements indiscriminés faisant d'innombrables victimes parmi les civils. Du 7 août au 18 septembre 1944, Brest reçoit 30 000 bombes et 100 000 obus. À l’issue des bombardements, sur les 16 500 immeubles que comptait initialement la ville, 7 000 sont totalement détruits (42 %). Sur les 4 000 immeubles du centre historique seuls 400 étaient intacts en septembre 1944. En 1944, seuls 200 immeubles étaient encore debout, dont 4 dans le centre-ville.

Les faubourgs de la ville n’ayant subi que peu de dégâts, les constructions de ces époques sont toujours bien visibles aujourd’hui dans le tissu urbain de Brest, par opposition à la vieille ville malheureusement disparue ; certains de ces immeubles donnent lieu localement à des opérations de rénovation14.

Architecture de la Reconstruction

Le plan Mathon tel qu’il fut adopté en 1948 ; la zone verte qui était en lieu et place des remparts et douves sera régulièrement mitée jusqu’à ne quasiment plus exister de nos jours.

Le centre-ville, débarrassé de ses remparts et reconstruit suivant les plans de l’urbaniste en chef Jean-Baptiste Mathon, secondé par Maurice Piquemal15, l’ex-intra-muros, s’organise autour deux lignes fortes : un axe majeur nord-sud, la rue de Siam, avec pour extrémité la place de la Liberté avec l’hôtel de ville d’un côté et le pont de Recouvrance de l’autre ; et un axe mineur est-ouest bordé par nombre d’administrations publiques se terminant par le tribunal sur le cours Dajot en passant par l’immeuble de la banque de France et la place Wilson (ancien champ de bataille). En leurs intersections devait se trouver un forum que la librairie Dialogues (fondée en 1976) occupe depuis quelques années16. La place de la Liberté construite sur les anciens remparts a pour rôle de relier le cœur historique reconstruit de la ville avec ses faubourgs Saint-Martin ou l’Annexion en une espèce d’agora ; la place ne jouera ce rôle qu’après son réaménagement en 1996 par l’architecte Bernard Huet17.

L’immeuble Comœdia, place Wilson

La monotonie admise du style de la ville reconstruite contraste avec la diversité des façades (aucune n’est identique). Cette diversité architecturale de la ville vient du fait que les chefs d’îlot censés harmoniser la reconstruction étaient parfois propriétaires d’autres parcelles et ainsi s’arrangeaient entre eux18. La rigueur, le monumental et l’impression de répétition règne dans la ville où les corniches jouent un rôle unifiant à l’échelle des groupes d’immeubles d’angle.

Venant casser ce style haussmannien simplifié, il n’y a guère que les bâtiments d’État qui ont le droit à un pavement en granite ainsi que les immeubles monumentaux de la place de la Liberté et de l’avenue Georges-Clemenceau (architectes Jean de Jeagher, Y. Francès et M. Philippe19), la nouvelle église Saint-Louis avec son parement de pierre de Logonna et l’immeuble Comœdia (architecte M. Ouchacoff). De l’avant-guerre dans l’ex-intra-muros, ne subsistent que quelques immeubles longeant le cours Dajot, un immeuble dans le bas de la rue du Château et l’ex-palais du commerce dans la rue d’Aiguillon.

Période contemporaine et projets d’aménagements

Les Lacs de Marta Pan au milieu de la rue de Siam.

Dans les années 1980, les municipalités successives de Brest ont tenté de embellir la ville en faisant appelle à des artistes contemporains de premier plan : les fontaines de Marta Pan (1988) en plein centre de la rue de Siam sont emblématiques de cette volonté. Ces fontaines en granite noir d'Afrique du Sud - dont le coût avait défrayé la chronique à l'époque, ainsi que le résultat -, Marta Pan les avaient appelé les Lacs et elles étaient le prélude à une tentative avortée de remodeler l'ensemble de la rue de Siam qui devaient former un parcours d'eau. Ce parcours devait prendre comme source la place de la Liberté, se continuer dans la partie existante, et se terminer en delta, dans la partie basse de la rue. Un changement de majorité à la mairie a eu raison de ce projet. À noter que Bernard Huet a en partie repris l'idée du parcours d'eau, ainsi que celle de fosse, lorsqu'il a rénové l'ensemble place de la Liberté, Square Mathon et haut de Siam (1996 à 2001).

En ce qui concerne les nouvelles constructions, on peut citer le bâtiment très ajouré de la librairie Dialogues, la salle de spectacle Quartz située dans ce qui devait être la "zone verte" du plan Mathon (remanié par Pierre Henri Argouarch en 200820), La faculté des Lettres et Sciences Sociales (1994, architecte : Massimiliano Fuksas), et plus récemment, la salle des musiques actuelles la Carène (architecte : Jacques Ripault) rappelant le style International sur le port de commerce, et le cinéma multiplexe Liberté (architecte : Pierre Chican) reconnaissable par son placage rouille.

Le centre de ville de Brest devrait connaître son plus profond remaniement depuis la reconstruction de la ville et la rénovation de la place de la Liberté, avec l'arrivé du tramway : la rue de Siam deviendra piétonne, augmentant le trafic, donc l'importance des rues adjacentes ; c'est surtout la partie basse de la rue du Siam qui trouvera sa morphologie la plus transformée, avec le réaménagement la place des Français Libres. La rue Jean-Jaurès ne sera plus passante que dans un sens, la désengorgeant ainsi. Le pont de Recouvrance recevra un nouveau tablier aux formes plus arrondies ; enfin, la rue commerçante de Recouvrance, la rue de la Porte, se trouvera totalement transformée. Les travaux ont débuté août 2009, et devraient se terminer fin 2012 (si aucun retard).

Autres projets21 :

  • Création du quartier de centre-ville des Capucins (sur 15 hectares), sur le plateau du même nom, rétrocédé par la Marine Nationale. Les ateliers du plateau des Capucins accueilleront, entre autres, L'école des Beaux-Arts de Brest, actuellement en centre-ville. Il est aussi question d'une passerelle enjambant la Penfeld, reliant le nouveau quartier au centre-ville, mais elle reste hypothétique. Le quartier neuf sera en contre-haut des ateliers, et il sera desservi par le tramway. Le projet a été confié à l'architecte Bruno Fortier22. Fin théorique des travaux : 2020.
  • Rénovation des halles Saint-Louis, avec la destruction des actuelles halles et construction d'un nouveau bâtiment en style contemporain comportant les halles proprement dites, et un centre commercial. La gestion du site a été confié à la Compagnie de Phalsbourg, alors qu'elle était municipale jusque-là. Début retardé des travaux, automne 2012, et ouverture, printemps 2015. La place Saint-Louis devrait aussi devenir piétonne.
  • Rénovation de la salle de spectacle le Mac Orlan à Recouvrance (réouverture prévue pour 2011).
  • Rénovation et réouverture du Comœdia.
  • Projet de stade (non confirmé)
  • Projet d'un zénith (non confirmé)

Logement

La rue de Siam

Le nombre total de logements dans la commune est de 76 94123. Parmi ces logements, 91,7 % sont des résidences principales, 1,4 % sont des résidences secondaires et 6,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 25,1 % des maisons individuelles, 72,1 % sont des appartements et enfin seulement 2,8 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 43,2 %23. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 54,1 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %23. On peut noter également que 2,7 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 10,7 % sont des studios, 16,3 % sont des logements de deux pièces, 24,1 % en ont trois, 24,7 % des logements disposent de quatre pièces, et 24,2 % des logements ont cinq pièces ou plus23.

Communes limitrophes


Guilers Bohars et Gouesnou Guipavas
Plouzané N Le Relecq-Kerhuon
O    Brest    E
S
Rade de Brest Rade de Brest Plougastel-Daoulas

Toponymie

En latin elle s'appelait Bresta super Caprellam, c'est-à-dire Brest-sur-Chevrette ou Brest-war-ar-C'havrig en breton ; la Chevrette étant l'ancien nom de la Penfeld. Plusieurs hypothèses prévalent quant à l'origine de son nom. Pour certains, son nom en français proviendrait du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Pour d'autres, dans son nom, qui n'est pas directement traduisible en français, on retrouverait l'élément /bre/, fréquent en toponymie bretonne sous les formes /bran/, /bre/, /brec’h/, /bren/, /bri/, qui signifie « mamelon, colline, mont »24. Il trouve également ses racines en gaulois dans le mot brista signifiant combat en français et dit brezel en breton, signifiant guerre. En français, Brest se prononce bʁɛst, en breton brest et en gallo Brèsst.

Histoire

Articles détaillés : Histoire de Brest et Chronologie de Brest.

Héraldique

Article détaillé : Armorial des communes du Finistère.

Blasonnement
Parti d’azur à trois fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de Bretagne
Commentaires : Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, et que figurent sur la moitié gauche les armes de France (trois fleurs de lis dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite les armes de Bretagne (hermine plain : un semis de mouchetures noires sur fond blanc). C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises25.
Elles sont identiques à celles de la ville de Bourg-la-Reine.

Préhistoire

Dès l’âge du bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la route de l’étain.

Antiquité

Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois armoricain des Osismes ou Osismii. Ils occupaient à peu près l’espace du Finistère actuel.

La naissance de Brest correspond à la construction d’un camp fortifié romain nommé Gesocribate26, à la fin du IIIe siècle. Ce castrum est contemporain des murailles de Vannes, Nantes, Rennes et Alet érigées à chaque fois avec le matériau prélevé sur les monuments publics de ces villes démolies pour cette occasion, indice d’une grande urgence : il fallait d’une part se protéger des assauts répétés de pirates dits « Saxons » ou « Frisons », des bagaudes, qui pillaient les campagnes et attaquaient même les villes non défendues, et d’éventuelles troupes barbares dont on craignait l’arrivée. D’autre part, le gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui s’appellera au siècle suivant le Tractus armoricanus et nervicanus avec constitution d’une flotte, la Classis armoricana pour le contrôle des côtes.

Il a été proposé que la capitale des Osismes eût été transférée de Vorgium (Carhaix) à Brest, pour des raisons de défense et de contrôle maritime, et qu’elle aurait vu emménager à l’abri de ses murs les élites carhaisiennes. Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le cantonnement d’une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est demeurée chef-lieu jusqu’à la dissolution des structures administratives gallo-romaines due à l’immigration bretonne.

Les Coriosolites ont été dans le même cas, doublant leur capitale (dans les terres) de Corseul par le port nouvellement fortifié d’Alet (l’actuelle ville de Saint-Servan, entre Manche et Rance). L’absence d’évêché attesté à Carhaix et Corseul, mais aussi à Brest et Alet (avant le VIIIe siècle pour cette dernière ville) est aussi à rechercher dans l’organisation religieuse des premiers Bretons continentaux, basée sur des abbayes-évêchés (Landévennec, Saint-Pol, Tréguier, Dol…). La dépopulation de Brest au IXe siècle lui fera préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d’un diocèse divisé désormais entre Léon et Cornouaille : le souvenir des Osismes s’était évanoui.

Le castrum romain du IIIe siècle endommagé et en partie ruiné fut renforcé d’une nouvelle construction, le Castellum, bâti à l’intérieur du vieux Castrum par le comte Morvan de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région. Cette ville fortifiée deviendra château au XVIe siècle quand la population civile l’évacuera pour peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu’au XXe siècle.

Moyen Âge

La ville de Brest comprenait deux paroisses, Saint-Louis et Saint-Sauveur, et faisait partie de l'archidiaconé d'Ac'h relevant de l'évêché de Léon.

Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des falaises et de l’abbaye Saint-Mathieu, dont dépend alors Brest, un des ports les plus importants de tout l’Occident.

En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent port naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher d’environ 200 mètres dans sa plus grande longueur qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par un ravin sur son troisième côté.

Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d’Angleterre.

L'arsenal, sous Henry IV et Colbert

Vue cavalière (fin XVIIe siècle-début XVIIIe siècle)
La maison de la Fontaine, dans le quartier de Recouvrance, est l’une des maisons brestoises les plus anciennes (fin XVIIe siècle, début XVIIIe siècle)

En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la Penfeld. Ces constructions nécessitèrent une main-d’œuvre abondante qu’il fallut loger.

La population passe de 2000 habitants en 1661 à 6000 en 1683, en seulement vingt ans, sous l'action de Colbert27. En vingt ans aussi, la flotte royale passe de 36 à 276 bâtiments, Brest étant capable de fabriquer une frégate en 22 heures contre 30 heures à Rochefort28. En 1683, Vauban fortifia la ville, qui compte environ quinze mille habitants en 1715.

En 1686, venus par la mer à bord de l’Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam.

Au XVIIIe siècle, l’ingénieur brestois Antoine Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera désaffecté qu’au milieu du XIXe siècle. Vidocq, fils d’un boulanger d’Arras et le plus célèbre forçat brestois, parviendra à s’en évader.

Parmi les amiraux de l’Ancien Régime qui ont commandé la Marine, le port et la ville de Brest, mention spéciale doit être faite de la dynastie des amiraux de Roquefeuil dont le père Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet puis le fils Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet ont occupé cette fonction pendant trente-trois ans à eux deux (1728-1740 puis 1761-1782). Une rue du quartier de Recouvrance porte encore leur nom.

Révolution

Plan de Brest en 1779

Sous la Révolution, Brest prend une nouvelle importance. Ce grand port militaire doit à tout prix rester acquis à la France. En 1789, la ville s’engage majoritairement pour la Révolution. Plus grande ville de l’ouest de la Bretagne, on lui préféra pourtant Quimper comme chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous l’Assemblée constituante en 1791. En 1792, ce sont même les fédérés brestois qui, avec les fédérés marseillais, prennent les Tuileries, lors de la journée du 10 août, afin d’emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation révolutionnaire, notamment le coup d’État des Montagnards contre les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement girondine, se détache de la nouvelle orientation. Elle prend part à ce qu’on appelle alors le « fédéralisme ».

Vue de l'ancienne église Saint-Louis et de la Grand-rue descendant jusqu'aux rives de la Penfeld.

Après l’échec de ce mouvement, la répression est activée : le 5 février 1794, les représentants du peuple en mission, Tréhouart et Laignelot installent le Tribunal révolutionnaire de Brest, qui juge cent soixante-quinze personnes et condamne soixante-dix accusés à la guillotine. Parallèlement, la marine est redressée par André Jeanbon Saint André. Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive à Brest tardivement et n’engendre dans un premier temps aucun changement : la guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des prisonniers de la Terreur sont libérés : ceux-ci lancent un vaste mouvement d’opinion contre les Jacobins qu’ils appellent rapidement « terroristes ». Ils les accusent notamment d’avoir été sanguinaires et même d’avoir bu le sang des victimes (sans qu’il n’y ait aucune trace dans les sources). La surenchère amène finalement l’arrestation de la plupart de ceux qui ont été liés à la Terreur.

Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir lors des débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein des organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les nouvelles assemblées directoriales, trois Girondins sont élus. En 1800, Joseph Caffarelli est nommé préfet maritime.

Article connexe : Liste des préfets maritimes de Brest.

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XIXe siècle

Le port de Brest en 1864, par Jules Noël (Brest, musée des Beaux-Arts)

La ville perd cependant beaucoup d’influence : en raison du blocus anglais permanent, la Marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle d’avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase d’accalmie. Le témoignage de Jules Michelet décrit bien l'ambiance de ce port en 1833 lors de sa visite, mais aussi les difficultés qu'y rencontre la Marine :

« À l'autre bout, c'est Brest, le grand port militaire, la pensée de Richelieu, la main de Louis XIV ; fort, arsenal et bagne, canons et vaisseaux, armées et millions, la force de la France entassée au bout de la France : tout cela dans un port serré, où l'on étouffe entre deux montagnes chargées d'immenses constructions. Quand vous parcourez ce port, c'est comme si vous passiez dans une petite barque entre deux vaisseaux de haut bord ; il semble que ces lourdes masses vont venir à vous et que vous allez être pris entre elles. L'impression générale est grande, mais pénible. C'est un prodigieux tour de force, un défi porté à l'Angleterre et à la nature. J'y sens partout l'effort, et l'air du bagne et la chaîne du forçat. C'est justement à cette pointe où la mer, échappée du détroit de la Manche, vient briser avec tant de fureur que nous avons placé le grand dépôt de notre marine. Certes, il est bien gardé. J'y ai vu mille canons29. L'on n'y entrera pas ; mais l'on n'en sort pas comme on veut. Plus d'un vaisseau a péri à la passe de Brest30. Toute cette côte est un cimetière. Il s'y perd soixante embarcations chaque hiver. La mer est anglaise d'inclination ; elle n'aime pas la France ; elle brise nos vaisseaux ; elle ensable nos ports31. »

— Jules Michelet, Histoire de France, 1861, Chamerot, Paris. (tome II, pages 9-10)

La Penfeld en 1901, avec le pont National tournant.

Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L’empereur et l’impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l’arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu’à Brest et créa le port de commerce.

XXe siècle

En 1917, alors que la Première Guerre mondiale touche à sa fin, Brest devient port de débarquement des américains à destination des tranchées de la Première Guerre mondiale.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. C'est à Brest qu'eut lieu, de la part d'un groupe de jeunes militants trotskistes, une des rares tentatives de recruter et d'organiser des soldats allemands anti-nazis32. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à l'occupation de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes étasuniennes après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Les dégâts sont immenses.

Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :

Port de Brest, août 1944
« 

(…)
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.

 »

La commune de Brest s'agrandit de façon importante en 1945, quand commença sa reconstruction, en absorbant trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment) rentrent alors reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon ; une ville enfin hygiénique (Brest d'avant guerre était connue comme l'une des villes les plus insalubres de France), débarrassée de ses remparts et aplanie (alors que la ville était très vallonnée jusque-là). Du vieux Brest il ne reste aujourd'hui quasiment rien . Seuls le château et une partie de Recouvrance dont la rue Saint-Malo et les faubourgs ont résisté aux bombes et à la reconstruction. On construisit des baraques en bois pour ceux qui n’avaient nulle part où aller. Une prise de guerre, un trois-mâts école allemand, rebaptisé Duchesse Anne, sert de logement militaire à partir de 194933. Le plan de ville de la reconstruction puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et dans le mouvement moderne, mais respecte les formes géométriques dessinées par Vauban. À l'inverse de celui de villes reconstruites quasiment à l'identique comme Saint-Malo, il n'a pas été visé la conservation de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville d'avant guerre, tant l'insalubrité était dans les mémoires ; le plan Mathon, bien vite adopté, est fondamentalement conservateur d'un point de vue organisation et n'eut pas l'ambition qu’eut celui d'Auguste Perret au Havre16.

Article détaillé : Brest#Architecture de la Reconstruction.

En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la reconstruction, pour une augmentation de salaire. Suite à une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1 000 à 2 000 ouvriers, des responsables du Parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2 500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression fait quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes34.

Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.

Administration

La sous-préfecture, occupe rue Parmentier l'aile gauche du bâtiment départemental dominant le cours Dajot, construit après la dernière guerre par l'entreprise Marc, l'aile droite hébergeant à l'origine la chambre de commerce et d'industrie de Brest, transférée dans les années 1980 à proximité de la gare SNCF, sur l'ancien parking de la gare routière. Désormais cette aile droite de l'ensemble immobilier sous-préfecture-CCI a été récupérée par les services du conseil général. La sous-préfecture a été agrandie dans les années 1990 par un appendice de style résolument moderne, dédié à l'accueil du public.

La Préfecture maritime de l'Atlantique se trouve dans le château de Brest.

La ville possède un tribunal de grande instance dont les bâtiments se situent rue Saint-Yves. Dans le cadre de la réforme des tribunaux, le T.G.I. de Brest se voit doté d'un pôle d'instruction chargé de cette fonction pour l'ensemble du département. Le Conseil de Prud'Hommes ainsi que la Banque de France se situe rue du Château.‎

Par exception à la règle d'implantation des services départementaux de l'État dans la ville chef-lieu, la trésorerie générale du Finistère a son siège à Brest, square Marc-Sangnier.

Administration municipale

Hôtel de ville de Brest

La Mairie principale de Brest se situe à l'Hôtel de Ville, place de la Liberté.

Depuis 1973, Brest forme avec 7 communes voisines une communauté urbaine, appelée Brest métropole océane.

Le conseil municipal est composé de 55 conseillers, dont le Maire et les 21 adjoints. Quarante quatre des conseillers appartiennent à la majorité municipale PS et 11 représentents l’opposition dont 8 UMP et 3 indépendants.

Maires de Brest

Liste des maires successifs

Période Identité Parti Qualité
2001 en cours François Cuillandre PS Maire, Député du Finistère, Président de Brest Métropole Océane
1989 2001 Pierre Maille PS professeur, Maire, Conseiller général du Finistère
1985 1989 Georges Kerbrat RPR médecin hospitalier, Maire
1983 1985 Jacques Berthelot RPR professeur, Maire
1982 1983 Pierre Maille PS professeur, Maire, Conseiller général du Finistère
1977 1982 Francis Le Blé PS chef de travaux de la Marine, Maire, conseiller général, président de la Communauté urbaine de Brest
1973 1977 Eugène Berest UDF professeur de Lettres au lycée de Brest, Député, Maire
1959 1973 Georges Lombard IPAS avocat, Maire, député du Finistère, Sénateur, conseiller régional
Source : les archives municipales - Voir la liste complète des maires de Brest

Quartiers

la ville de Brest est divisée en sept grands quartiers possédant chacun une mairie et un maire délégué35.

  • Bellevue - Jacqueline Héré, 20 489 habitants (Bellevue, Le Bergot, Bouguen, Kerbernier, Kergoat, Kerhallet, Lanrédec, Quizac)
  • Brest-centre - Réza Salami, 27 649 habitants (Kergonan, Pilier Rouge, Saint-Louis, Saint-Martin, Saint-Michel, Sanquer, Bas de Siam, Tour d'Auvergne)
  • Europe - Hosny Trabelsi, 18 545 habitants (Le Dourjacq, Kergaradec/l'Hermitage, Kerbernard/Pen ar Créac'h, Kergonan, Ménez-Paul, Pontanézen)
  • Lambézellec - Isabelle Le Glas, 24 008 habitants (Bonne Nouvelle, Kérédern, Kérellé, Kérinou, Kervao, Lambézellec, Loscoat, Pen ar C'hleuz, Le Restic, Tréornou/Croix Rouge)
  • Rive Droite - Jacques Quillien, 26 461 habitants (Le Carpon, Kerangoff, Kerbonne, Le Landais, Mesdoun, Plateau des Capucins, Prat-Lédan, Les Quatre Moulins, Quéliverzan, Recouvrance)
  • Saint-Marc - Nathalie Chaline, 22 715 habitants (Le Bot/Pont Neuf, Forestou, Le Guelmeur, Kérangall/Kérampéré, Kéruscun, Moulin Blanc, Petit Paris, Port de Commerce, Poul-Ar-Bachet, Saint-Marc, Sébastopol)
  • Saint-Pierre - Patricia Salaün-Kerhornou, 14 034 habitants (Cavale Blanche, Kéranroux, Kerargaouyat/Le Cruguel, Kérourien, Larc'hantel/Sainte-Anne, Maison Blanche/Le Portzic, Pouléder/Kernabat, Saint-Pierre, Valy-Hir)

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