Brest est une commune française de Bretagne, chef-lieu
d’arrondissement du département du Finistère. Ses habitants sont appelés
les Brestois et
Brestoises.
C'est un port important, notamment militaire, à l'extrémité ouest de
la Bretagne et de la France. La ville se situe à la pointe occidentale
de
l’Europe continentale, d'où l'expression
« L'Europe de Brest à Brest »2.
Géographie
Situation
Localisation
Le plateau du Léon domine la rade de Brest du haut de falaises
presque rectilignes qui matérialisent une des failles
majeures du Massif
armoricain. Ce mur n’est pratiquement interrompu que par un aber
encaissé, la Penfeld, vestige du lit de l’Aulne avant qu’elle ne creuse
le passage du
Goulet. À son embouchure un éperon rocheux qui porte le château
de Brest est le site originel de la « cité du Ponant ». Un dicton
populaire affirme que
« l’on ne passe jamais par Brest, il faut y avoir une raison d’y
aller ». Brest
est située à l’ouest de la Bretagne,
dans le nord du Finistère,
département dont elle est une sous-préfecture.
Installée sur une péninsule, le Léon, Brest est quasiment dépourvue
d’arrière-pays : au sud, elle donne directement sur une vaste rade,
au-delà de laquelle
la presqu’île de Crozon regarde vers Quimper, tandis qu’à l'ouest et au
nord
la mer n’est qu’à une vingtaine de kilomètres, et à l’est Landerneau et
Morlaix ont longtemps limité son influence.
Voies
de
communication et transports
Voies routières
L'automobile reste le moyen
de transport individuel privilégié par les Brestois, le vélo n’étant que
peu utilisé, pour partie
en raison du relief de la ville et pour partie par insuffisance en terme
d'aménagements adaptés. Les travaux
actuels de construction du tramway provoquant des embouteillages que les
vélos
peuvent éviter, et l'apparition de nombreux VAE semblent
indiquer que cette tendance est en train de basculer en faveur du vélo.
De plus
ces travaux s'accompagnent de la mise au norme de nombreuses voies
(notamment
par la création de bandes cyclables, principalement dans le sens
montant, sens
dans lequel la différence de vitesse entre les vélos et les autres
véhicules est
la plus dangereuse).
Deux voies express de
type autoroutier et gratuites
relient Brest à Rennes (RN
12) et à Nantes (RN 165). Une
troisième route nationale, la RN 265, permet de
les relier à l'est. Un tronçon de cette voie fait partie de la rocade
qui contourne
partiellement la ville.
Transport
ferroviaire
La gare de Brest fut
construite entre 1936 et 1937, dans un style Art déco (architecte Urbain
Cassan). Le bas-relief en granit rose dont
il ne reste plus que la partie basse, représente des sujets évoquant la
Bretagne (sculpteur Lucien Brasseur) 3.
Elle est desservie quotidiennement par plusieurs TGV la reliant
directement à la gare
de Paris-Montparnasse à Paris. Les
trains les plus rapides relient Paris à Brest en 3h59. Le projet
Bretagne à
Grande Vitesse a comme ambition de réduire ce temps de trajet à 3h10
d'ici à
2020.
Transports en
commun
Un véhicule du réseau Bibus
Desservie par une gare
ferroviaire et routière qui surplombe le port de commerce, Brest et son
agglomération est également dotée d’un réseau de bus appelé Bibus (CTCUB jusqu'en 1986) composé de 22 lignes dont
3 à la demande. Une ligne de tramway est en travaux depuis l'été
2009 (maître d'œuvre : Semtram) ; le fer étant le mode retenu. Il
parcourra à
partir de fin 2012 la ville d’est en ouest
en reliant le Technopôle à Kergaradec et au Froutven4.
Transports
aériens
L’aéroport de Brest Bretagne,
situé sur la commune de Guipavas,
est le 1er aéroport breton pour le trafic
passagers,
représentant 45 % de ce trafic dans la région. Une nouvelle aérogare,
d'une forme évoquant une
raie manta, est en service
depuis le 12 décembre 2007, et porte la capacité de l’aéroport à 1,8
million de
passagers par an5.
Transport maritime
Le port de Brest,
surtout dédié au transport de vrac,
d'hydrocarbures et de conteneurs,
est aussi utilisé pour le petit transport de passagers, à destination de
la presqu'île
de Crozon et des îles de la mer d’Iroise.
Climat
Article connexe : Climat du Finistère.
En raison de sa situation sur le littoral de l'Océan Atlantique, le
climat de Brest est
tempéré océanique. La
ville est soumise aux influences maritimes toute l'année.
Les records de température maximale et minimale à Brest (aéroport de
Guipavas6)
entre 1945 et 2001 sont
respectivement de 35,2 °C le 12 juillet 1949 et -14 °C le 28 janvier 19477. La température moyenne est de 10,9 °C. Les précipitations sont supérieures à 2,5 mm 112 jours par an8.
Relevé météorologique d'une ville
| mois | jan. | fév. | mar. | avr. | mai | jui. | jui. | aoû. | sep. | oct. | nov. | déc. | année |
| Température
minimale moyenne (°C) |
4,2 |
4,2 |
5,1 |
5,8 |
8,5 |
10,8 |
12,8 |
13 |
11,4 |
9,3 |
6,5 |
5,2 |
| Température
maximale moyenne (°C) |
9,1 |
9,4 |
11 |
12,5 |
15,6 |
18,1 |
20,4 |
20,6 |
18,7 |
15,3 |
11,9 |
10 |
| Précipitations
(mm) |
138,4 |
115,8 |
97,5 |
81,8 |
72,6 |
56,4 |
50,9 |
60,4 |
89,2 |
119,1 |
121 |
141,6 |
1 144,7 |
| Nombre
de jours avec pluie |
17,6 |
14,6 |
14,6 |
11,9 |
11,3 |
8,9 |
8,7 |
9,3 |
10,9 |
14,5 |
16,2 |
17,3 |
Source :
Organisation météorologique mondiale
Urbanisme
Morphologie
urbaine
Perspective monumentale de la place de la Liberté, ouvrant
sur la rue de Siam, avec la
rade en arrière-plan, et
sur la droite, le clocher de l'église Saint-Louis dépassant du centre
reconstruit.
Si Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal
militaire et
sa rue de Siam, elle l’est
aussi par son urbanisme décrié :
d’abord louée comme la ville la plus moderne de Bretagne dans les années
1950-1960, surnommée « Brest
la blanche » (dû à l’utilisation massive des enduits blancs qui étaient
les
seuls hydrofuges efficaces bon marché)9, l’image de la ville ne tarda pas à
se
ternir dans les années 1970 ; les dernières années ont vu l’ébauche de
coloration des façades dont beaucoup étaient devenues grises avec le
temps.
Le château et la tour Tanguy sont les
deux monuments les plus anciens dans une ville dont le bâti a été
quasiment
entièrement renouvelé dans sa partie historique après-guerre ;
néanmoins, à Recouvrance,
les cent mètres du bas de la rue Saint-Malo, authentique habitat
populaire du
XVIIIe siècle, constituent une promenade pittoresque
qui
rappelle la ville d’avant-guerre.
Le vieux Brest
Le théâtre, place du Champ de Bataille (architecte : Gabriel Pierre
Martin
Dumont)
Le vieux Brest, ceinturé dans des remparts, s’organisait autour de
deux rues
principales qui partaient de la porte Landerneau : La
Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907), l’artère principale de
la
ville qui descendait jusqu’à l’arsenal, et la rue de Siam. Les bâtiments
officiels et militaires
étaient marqués par une architecture rigoureuse et classique. La
Reconstruction a eu raison du peu que la guerre avait épargné : le bagne
(1750)
et les corderies, pourtant relativement épargnés, furent rasés pour
faire place
au boulevard Jean-Moulin à
la fin des années 1940 ; la façade du théâtre (1766) ne subira le même
sort qu’en 196010.
Un des rares témoins de cette époque est
le bâtiment des commissaires dans l’arsenal.
Les constructions du Bâtiment aux Lions et de l’austère prison de
Pontaniou, qui ne sera
désaffectée qu’en février 199011,
datent
de Napoléon Ier.
Du XIXe siècle à la
destruction de la ville
Les ateliers du
plateau des Capucins
Sous le Second
Empire, Brest commence à changer de visage avec l'arrivée d'une
architecture
industrielle qu’illustrent les ateliers du
plateau des Capucins, ainsi que d’autres bâtiments de l’arsenal et
évidemment
le pont
National (aujourd’hui disparu et remplacé par l’actuel pont de
Recouvrance depuis la Reconstruction), qui permit de relier
Brest-même et Recouvrance. Le XIXe siècle
vit aussi la ville se développer hors de ses
murs, notamment avec l’Annexion, futurs quartiers Saint-Martin et
Saint-Michel qui furent peu touchés par la Seconde Guerre mondiale.
L’ex-palais du Commerce : immeuble caractéristique de l’Art
déco brestois
L’Art déco tient une place
importante dans le style architectural privilégié dans
l’entre-deux-guerres,
avec ses immeubles à bow-windows ; la
présence américaine a poussé Brest à se moderniser et l’on y construit
notamment
le Palais du Commerce dit maison Esders (immeuble Art déco de
1926,
architecte Aimé Freyssinet), l’hôpital Augustin-Morvan et
une nouvelle gare12.
On
trouve aussi des lotissements mêlant style Art déco et régionalisme bon
marché censés
répondre aux besoins des ouvriers et des employés13.
Entre 1940 et 1944, la ville subit les bombardements des Alliés. La
ville
sera la cible de 165 bombardements indiscriminés faisant d'innombrables
victimes
parmi les civils. Du 7 août au 18 septembre 1944, Brest reçoit 30 000
bombes et
100 000 obus. À l’issue des bombardements, sur les 16 500 immeubles que
comptait
initialement la ville, 7 000 sont totalement détruits (42 %). Sur les
4 000
immeubles du centre historique seuls 400 étaient intacts en septembre
1944. En
1944, seuls 200 immeubles étaient encore debout, dont 4 dans le
centre-ville.
Les faubourgs de la ville n’ayant subi que peu de dégâts, les
constructions
de ces époques sont toujours bien visibles aujourd’hui dans le tissu
urbain de
Brest, par opposition à la vieille ville malheureusement disparue ;
certains de
ces immeubles donnent lieu localement à des opérations de rénovation14.
Architecture
de la Reconstruction
Le plan Mathon tel qu’il fut adopté en 1948 ; la zone
verte qui était en lieu et place des remparts et douves sera
régulièrement
mitée jusqu’à ne quasiment plus exister de nos jours.
Le centre-ville, débarrassé de ses remparts et reconstruit suivant
les plans
de l’urbaniste en chef Jean-Baptiste Mathon, secondé par Maurice
Piquemal15,
l’ex-intra-muros, s’organise autour deux lignes fortes : un axe
majeur
nord-sud, la rue de Siam,
avec pour extrémité la place de la Liberté avec
l’hôtel de ville d’un côté et le pont de Recouvrance de l’autre ; et un
axe
mineur est-ouest bordé par nombre d’administrations publiques se
terminant par
le tribunal sur le cours Dajot en passant par l’immeuble de la
banque de France et la place Wilson (ancien champ de bataille).
En
leurs intersections devait se trouver un forum que la librairie Dialogues (fondée en 1976) occupe
depuis quelques années16. La place de la Liberté construite
sur les anciens remparts a pour rôle de relier le cœur historique
reconstruit de
la ville avec ses faubourgs Saint-Martin ou l’Annexion en une
espèce
d’agora ; la place ne jouera ce rôle qu’après son réaménagement en 1996
par l’architecte Bernard Huet17.
L’immeuble Comœdia, place Wilson
La monotonie admise du style de la ville reconstruite contraste avec
la
diversité des façades (aucune n’est identique). Cette diversité
architecturale
de la ville vient du fait que les chefs d’îlot censés harmoniser la
reconstruction étaient parfois propriétaires d’autres parcelles et ainsi
s’arrangeaient entre eux18.
La rigueur, le monumental et l’impression
de répétition règne dans la ville où les corniches jouent un rôle
unifiant à
l’échelle des groupes d’immeubles d’angle.
Venant casser ce style haussmannien simplifié, il n’y a
guère que les bâtiments d’État qui ont le droit à un pavement en granite
ainsi que les immeubles
monumentaux de la place de la Liberté et de
l’avenue Georges-Clemenceau (architectes Jean de
Jeagher, Y. Francès et M. Philippe19), la nouvelle église Saint-Louis avec
son
parement de pierre de Logonna et l’immeuble Comœdia (architecte
M. Ouchacoff). De l’avant-guerre dans l’ex-intra-muros, ne
subsistent que quelques immeubles longeant le cours Dajot, un immeuble
dans le bas de la
rue du Château et l’ex-palais du commerce dans la rue d’Aiguillon.
Période
contemporaine et projets d’aménagements
Les Lacs de Marta Pan au milieu de la rue de Siam.
Dans les années 1980, les municipalités successives de Brest ont
tenté de
embellir la ville en faisant appelle à des artistes contemporains de
premier plan : les
fontaines de Marta Pan (1988) en
plein centre de la rue de
Siam sont emblématiques de cette volonté. Ces fontaines en granite noir
d'Afrique du Sud - dont le coût avait défrayé la
chronique à l'époque, ainsi que le résultat -, Marta Pan les avaient
appelé les
Lacs et elles étaient le prélude à une tentative avortée de
remodeler
l'ensemble de la rue de Siam qui devaient former un parcours d'eau. Ce
parcours
devait prendre comme source la place de la Liberté, se
continuer dans la partie existante, et se terminer en delta, dans la
partie
basse de la rue. Un changement de majorité à la mairie a eu raison de ce
projet.
À noter que Bernard Huet a
en partie repris l'idée du parcours d'eau, ainsi que celle de fosse,
lorsqu'il a
rénové l'ensemble place de la Liberté, Square Mathon et haut de Siam
(1996 à 2001).
En ce qui concerne les nouvelles constructions, on peut citer le
bâtiment
très ajouré de la librairie Dialogues, la salle de spectacle Quartz
située dans ce qui devait
être la "zone verte" du plan Mathon (remanié
par Pierre Henri Argouarch en 200820),
La
faculté des Lettres et Sciences Sociales (1994, architecte :
Massimiliano
Fuksas), et plus récemment, la salle des musiques actuelles la Carène
(architecte : Jacques Ripault) rappelant le style
International sur le port de commerce, et le cinéma multiplexe Liberté
(architecte : Pierre Chican) reconnaissable par son placage rouille.
Le centre de ville de Brest devrait connaître son plus profond
remaniement
depuis la reconstruction de la ville et la rénovation de la place de la
Liberté, avec
l'arrivé du tramway : la rue de Siam deviendra piétonne, augmentant le
trafic, donc l'importance des rues adjacentes ; c'est surtout la partie
basse de
la rue du Siam qui trouvera sa morphologie la plus transformée, avec le
réaménagement la place des Français Libres. La rue
Jean-Jaurès ne sera plus passante que dans un sens, la désengorgeant
ainsi.
Le pont de
Recouvrance recevra un nouveau tablier aux formes plus arrondies ;
enfin, la
rue commerçante de Recouvrance, la rue de la Porte, se
trouvera totalement transformée. Les travaux ont débuté août 2009, et
devraient
se terminer fin 2012 (si aucun retard).
Autres projets21 :
- Création du quartier de centre-ville des Capucins (sur 15 hectares),
sur le
plateau du même nom, rétrocédé par la Marine Nationale. Les ateliers du
plateau des Capucins accueilleront, entre autres, L'école des Beaux-Arts
de
Brest, actuellement en centre-ville. Il est aussi question d'une
passerelle
enjambant la Penfeld, reliant le
nouveau quartier au centre-ville, mais elle reste hypothétique. Le
quartier neuf
sera en contre-haut des ateliers, et il sera desservi par le tramway. Le
projet
a été confié à l'architecte Bruno Fortier22. Fin
théorique des travaux : 2020.
- Rénovation des halles Saint-Louis, avec la destruction des actuelles
halles
et construction d'un nouveau bâtiment en style contemporain comportant
les
halles proprement dites, et un centre commercial. La gestion du site a
été
confié à la Compagnie de Phalsbourg, alors qu'elle était municipale
jusque-là.
Début retardé des travaux, automne 2012, et ouverture, printemps 2015.
La place
Saint-Louis devrait aussi devenir piétonne.
- Rénovation de la salle de spectacle le Mac Orlan à Recouvrance
(réouverture prévue pour 2011).
- Rénovation et réouverture du Comœdia.
- Projet de stade (non confirmé)
- Projet d'un zénith (non confirmé)
Logement
Le nombre total de logements dans la commune est de 76 94123.
Parmi ces logements, 91,7 % sont des
résidences principales, 1,4 % sont des résidences secondaires et 6,9 %
sont des
logements vacants. Ces logements sont pour une part de 25,1 % des
maisons
individuelles, 72,1 % sont des appartements et enfin seulement 2,8 %
sont des
logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur
logement
est de 43,2 %23.
Ce qui est inférieur à la moyenne
nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de
54,1 %
sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale
qui est de
39,8 %23.
On peut noter également que 2,7 % des
habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors
qu'au
niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours
sur
l'ensemble des logements de la commune, 10,7 % sont des studios, 16,3 %
sont des
logements de deux pièces, 24,1 % en ont trois, 24,7 % des logements
disposent de
quatre pièces, et 24,2 % des logements ont cinq pièces ou plus23.
Communes
limitrophes
|
Guilers |
Bohars et Gouesnou |
Guipavas |
|
| Plouzané |
N |
Le Relecq-Kerhuon |
| O Brest E |
| S |
| Rade de
Brest |
Rade de
Brest |
Plougastel-Daoulas |
Toponymie
En latin elle s'appelait Bresta super Caprellam, c'est-à-dire
Brest-sur-Chevrette ou Brest-war-ar-C'havrig en breton ;
la
Chevrette étant l'ancien nom de la Penfeld. Plusieurs hypothèses
prévalent quant à
l'origine de son nom. Pour certains, son nom en français proviendrait du
nom
breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du
château). Pour d'autres, dans son nom, qui n'est pas directement
traduisible en
français, on retrouverait l'élément /bre/, fréquent en toponymie
bretonne sous
les formes /bran/, /bre/, /brec’h/, /bren/, /bri/, qui signifie
« mamelon,
colline, mont »24.
Il
trouve également ses racines en gaulois dans le mot brista signifiant
combat en français et dit brezel en breton, signifiant guerre. En
français, Brest se prononce bʁɛst, en breton brest et en gallo Brèsst.
Histoire
Articles détaillés : Histoire de Brest et
Chronologie de
Brest.
Héraldique
Article détaillé : Armorial des communes du
Finistère.
|
Blasonnement
Parti d’azur à
trois
fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de
Bretagne
Commentaires : Ceci signifie que
l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, et que figurent sur
la
moitié gauche les armes de France (trois fleurs de lis dorées sur fond
bleu) et
sur la moitié droite les armes de Bretagne (hermine plain : un semis de
mouchetures noires sur fond blanc). C’est dans un registre de
délibérations du
conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première
mention
de ces armoiries brestoises25. Elles
sont identiques à celles
de la ville de Bourg-la-Reine.
|
Préhistoire
Dès l’âge du
bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la route de l’étain.
Antiquité
Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois
armoricain des Osismes ou Osismii. Ils occupaient
à peu près l’espace du Finistère actuel.
La naissance de Brest correspond à la construction d’un camp fortifié
romain
nommé Gesocribate26, à
la fin du IIIe siècle. Ce castrum est contemporain des
murailles de Vannes, Nantes, Rennes et Alet érigées à chaque fois avec
le
matériau prélevé sur les monuments publics de ces villes démolies pour
cette
occasion, indice d’une grande urgence : il fallait d’une part se
protéger des
assauts répétés de pirates dits « Saxons » ou « Frisons », des bagaudes,
qui
pillaient les campagnes et attaquaient même les villes non défendues, et
d’éventuelles troupes barbares dont on craignait l’arrivée. D’autre
part, le
gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui
s’appellera au siècle suivant le Tractus armoricanus et nervicanus avec
constitution d’une flotte, la Classis armoricana pour le contrôle
des
côtes.
Il a été proposé que la capitale des Osismes eût été transférée de
Vorgium (Carhaix) à Brest, pour des raisons de défense et de
contrôle
maritime, et qu’elle aurait vu emménager à l’abri de ses murs les élites
carhaisiennes. Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le
cantonnement d’une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est
demeurée chef-lieu jusqu’à la
dissolution des structures administratives gallo-romaines due à
l’immigration
bretonne.
Les Coriosolites ont été dans le même cas, doublant leur capitale
(dans les
terres) de Corseul par le port
nouvellement fortifié d’Alet (l’actuelle ville de Saint-Servan, entre
Manche et Rance). L’absence
d’évêché attesté à Carhaix et Corseul, mais aussi à Brest et Alet (avant
le VIIIe siècle pour cette dernière ville) est aussi à
rechercher dans l’organisation religieuse des premiers Bretons
continentaux,
basée sur des abbayes-évêchés (Landévennec, Saint-Pol, Tréguier, Dol…).
La
dépopulation de Brest au IXe siècle lui fera
préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d’un
diocèse divisé désormais entre
Léon et Cornouaille : le souvenir des Osismes s’était évanoui.
Le castrum romain du IIIe siècle
endommagé et en partie ruiné fut renforcé
d’une nouvelle construction, le Castellum, bâti à l’intérieur du
vieux
Castrum par le comte Morvan
de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région. Cette
ville
fortifiée deviendra château au XVIe siècle
quand la population civile l’évacuera pour
peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu’au XXe siècle.
Moyen Âge
La ville de Brest comprenait deux paroisses, Saint-Louis et
Saint-Sauveur, et
faisait partie de l'archidiaconé d'Ac'h relevant de l'évêché de
Léon.
Au Moyen Âge, la
configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du
trafic
maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des
falaises et de
l’abbaye Saint-Mathieu, dont dépend alors Brest, un
des ports les plus importants de tout l’Occident.
En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent
port
naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher
d’environ
200 mètres dans sa plus grande longueur
qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par
un ravin
sur son troisième côté.
Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du
royaume d’Angleterre.
L'arsenal, sous Henry IV et
Colbert
Vue cavalière (fin XVIIe siècle-début XVIIIe siècle)
La maison de la
Fontaine, dans le quartier de Recouvrance, est l’une des maisons
brestoises les plus anciennes (fin XVIIe siècle, début XVIIIe siècle)
En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et
en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors
le port et les arsenaux, sur les rives de la Penfeld. Ces constructions
nécessitèrent une
main-d’œuvre abondante qu’il fallut loger.
La population passe de 2000 habitants en 1661 à 6000 en 1683, en
seulement
vingt ans, sous l'action de Colbert27. En vingt ans aussi, la flotte royale
passe de 36 à 276 bâtiments, Brest étant capable de fabriquer une
frégate en 22
heures contre 30 heures à Rochefort28. En 1683, Vauban fortifia la ville,
qui compte environ quinze mille habitants en 1715.
En 1686, venus par la mer à bord de
l’Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois
ambassadeurs
du roi de Siam accompagnés de six mandarins,
trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques,
chargés de
nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à
Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre,
ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam.
Au XVIIIe siècle, l’ingénieur brestois Antoine
Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne
de Brest qui ne sera désaffecté qu’au
milieu du XIXe siècle. Vidocq, fils d’un boulanger
d’Arras et le plus célèbre forçat
brestois, parviendra à s’en évader.
Parmi les amiraux de l’Ancien Régime qui ont commandé la Marine, le
port et
la ville de Brest, mention spéciale doit être faite de la dynastie des
amiraux
de Roquefeuil dont le père Jacques Aymar de
Roquefeuil et du Bousquet puis le fils Aymar Joseph de
Roquefeuil et du Bousquet ont occupé cette fonction pendant trente-trois
ans
à eux deux (1728-1740 puis 1761-1782). Une rue du quartier de
Recouvrance porte encore leur nom.
Révolution
Sous la Révolution, Brest prend une
nouvelle importance. Ce grand port militaire doit à tout prix rester
acquis à la
France. En 1789, la ville s’engage
majoritairement pour la Révolution. Plus grande ville de l’ouest de la
Bretagne,
on lui préféra pourtant Quimper comme
chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous
l’Assemblée
constituante en 1791. En 1792, ce sont même les fédérés brestois qui,
avec les
fédérés marseillais, prennent les Tuileries, lors de la journée du 10
août, afin
d’emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation
révolutionnaire,
notamment le coup d’État des Montagnards contre
les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement
girondine, se détache de la nouvelle orientation. Elle prend part à ce
qu’on
appelle alors le « fédéralisme ».
Vue de l'ancienne église Saint-Louis et de la
Grand-rue descendant jusqu'aux rives de la Penfeld.
Après l’échec de ce mouvement, la répression est activée : le 5
février 1794, les représentants du peuple en mission,
Tréhouart et Laignelot installent le Tribunal révolutionnaire de Brest,
qui juge
cent soixante-quinze personnes et condamne soixante-dix accusés à la
guillotine. Parallèlement, la
marine est redressée par André Jeanbon Saint André.
Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive à
Brest tardivement et n’engendre dans un premier temps aucun changement :
la
guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des
prisonniers de la
Terreur sont libérés :
ceux-ci lancent un vaste mouvement d’opinion contre les Jacobins qu’ils
appellent rapidement « terroristes ». Ils les accusent notamment d’avoir
été
sanguinaires et même d’avoir bu le sang des victimes (sans qu’il n’y ait
aucune
trace dans les sources). La surenchère amène finalement l’arrestation de
la
plupart de ceux qui ont été liés à la Terreur.
Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir
lors des
débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein
des
organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les
nouvelles assemblées directoriales, trois
Girondins sont élus. En 1800, Joseph Caffarelli est nommé préfet
maritime.
Article connexe : Liste des préfets
maritimes de Brest.
.
XIXe siècle
Le port de Brest en 1864, par Jules Noël (Brest, musée des
Beaux-Arts)
La ville perd cependant beaucoup d’influence : en raison du blocus
anglais
permanent, la Marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle
d’avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase
d’accalmie. Le
témoignage de Jules
Michelet décrit bien l'ambiance de ce port en 1833 lors de sa visite,
mais
aussi les difficultés qu'y rencontre la Marine :
« À l'autre bout, c'est Brest, le grand port militaire, la pensée
de Richelieu, la main
de Louis XIV ;
fort, arsenal et bagne, canons et vaisseaux, armées et millions, la
force de la
France entassée au bout de la France : tout cela dans un port serré, où
l'on
étouffe entre deux montagnes chargées d'immenses constructions. Quand
vous
parcourez ce port, c'est comme si vous passiez dans une petite barque
entre deux
vaisseaux de haut bord ; il semble que ces lourdes masses vont venir à
vous et
que vous allez être pris entre elles. L'impression générale est grande,
mais
pénible. C'est un prodigieux tour de force, un défi porté à l'Angleterre
et à la
nature. J'y sens partout l'effort, et l'air du bagne et la chaîne du
forçat.
C'est justement à cette pointe où la mer, échappée du détroit de la
Manche,
vient briser avec tant de fureur que nous avons placé le grand dépôt de
notre
marine. Certes, il est bien gardé. J'y ai vu mille canons29. L'on n'y entrera pas ; mais l'on
n'en
sort pas comme on veut. Plus d'un vaisseau a péri à la passe de Brest30. Toute
cette côte est un cimetière. Il s'y perd soixante embarcations chaque
hiver. La
mer est anglaise d'inclination ; elle n'aime pas la France ; elle brise
nos
vaisseaux ; elle ensable nos ports31. »
— Jules Michelet, Histoire de France, 1861, Chamerot,
Paris. (tome II, pages 9-10)
La Penfeld en 1901,
avec le pont
National tournant.
Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le
Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un
pont sur la Penfeld. L’empereur et l’impératrice furent reçus
magnifiquement
quand ils séjournèrent à Brest du 9
août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit
agrandir l’arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu’à
Brest et
créa le port de commerce.
XXe siècle
En 1917, alors que la Première Guerre
mondiale touche à sa fin, Brest devient port de débarquement des
américains à
destination des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes
allemandes entrent à Brest le 19
juin 1940. Ils y construisent alors une
base sous-marine. C'est à Brest qu'eut lieu, de la part d'un groupe de
jeunes
militants trotskistes, une des
rares tentatives de recruter et d'organiser des soldats allemands
anti-nazis32.
Les
premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et
dureront jusqu’à l'occupation de la ville le 18
septembre 1944 par les troupes étasuniennes
après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Les dégâts
sont
immenses.
Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique
destruction de Brest dans ces quelques vers :
«
(…)
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il
pleuvait
avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie
de deuil
terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de
sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des
chiens
qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au
loin
Au
loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
»
La commune de Brest s'agrandit de façon importante en 1945, quand
commença sa reconstruction, en absorbant trois
communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon.
Les habitants
réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment)
rentrent alors
reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle
(1946-1961) selon les
plans de Jean-Baptiste Mathon ; une ville enfin
hygiénique (Brest d'avant guerre était connue comme l'une des villes les
plus
insalubres de France), débarrassée de ses remparts et aplanie (alors que
la
ville était très vallonnée jusque-là). Du vieux Brest il ne reste
aujourd'hui quasiment rien . Seuls le château et une partie de
Recouvrance dont la rue Saint-Malo et les faubourgs ont résisté aux
bombes et à la reconstruction. On construisit
des baraques en bois pour ceux qui n’avaient nulle part où aller. Une
prise de
guerre, un trois-mâts école
allemand, rebaptisé Duchesse Anne, sert
de logement militaire à partir de 194933. Le plan de ville de la
reconstruction
puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et
dans le
mouvement
moderne, mais respecte les formes géométriques dessinées par Vauban. À
l'inverse de
celui de villes reconstruites quasiment à l'identique comme Saint-Malo,
il n'a pas été visé la conservation de
l’esthétique et du patrimoine historique de la ville d'avant guerre,
tant
l'insalubrité était dans les mémoires ; le plan Mathon, bien vite
adopté, est
fondamentalement conservateur d'un point de vue organisation et n'eut
pas
l'ambition qu’eut celui d'Auguste Perret au Havre16.
Article détaillé : Brest#Architecture de la
Reconstruction.
En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des
ouvriers de la
reconstruction, pour une augmentation de salaire. Suite à une
manifestation
agitée le 16 avril 1950, réunissant 1 000 à
2 000 ouvriers, des responsables du Parti communiste et de la CGT sont
arrêtés. Le lendemain, 2 500 grévistes dénoncent ces arrestations et
affrontent
violemment les forces de l’ordre. La répression fait quarante-neuf
blessés et un
mort, Édouard
Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête.
Les
syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son
enterrement
réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide
de
ne blâmer officiellement que la violence des grévistes34.
Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa
prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à
la fin du
XXe siècle, la reconversion des activités
économiques
vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.
Administration
La sous-préfecture, occupe rue Parmentier l'aile gauche du
bâtiment
départemental dominant le cours Dajot, construit après la dernière
guerre par l'entreprise Marc, l'aile droite hébergeant à l'origine la
chambre de
commerce et d'industrie de Brest, transférée dans les années 1980 à
proximité de
la gare SNCF, sur l'ancien parking de la gare routière. Désormais cette
aile
droite de l'ensemble immobilier sous-préfecture-CCI a été récupérée par
les
services du conseil général. La sous-préfecture a été agrandie dans les
années
1990 par un appendice de style résolument moderne, dédié à l'accueil du
public.
La Préfecture
maritime de l'Atlantique se trouve dans le château de Brest.
La ville possède un tribunal de grande instance dont les
bâtiments se
situent rue Saint-Yves. Dans le cadre de la réforme des tribunaux, le
T.G.I. de
Brest se voit doté d'un pôle d'instruction chargé de cette fonction pour
l'ensemble du département. Le Conseil de Prud'Hommes ainsi
que la Banque de
France se situe rue du Château.
Par exception à la règle d'implantation des services départementaux
de l'État
dans la ville chef-lieu, la trésorerie générale du Finistère a
son siège
à Brest, square Marc-Sangnier.
Administration
municipale
La Mairie principale de Brest se
situe à l'Hôtel de Ville, place de la Liberté.
Depuis 1973, Brest forme avec 7 communes
voisines une communauté urbaine, appelée Brest métropole
océane.
Le conseil municipal est composé de 55 conseillers, dont le Maire et
les 21
adjoints. Quarante quatre des conseillers appartiennent à la majorité
municipale
PS et 11 représentents l’opposition
dont 8 UMP et 3 indépendants.
Maires de Brest
Liste des maires successifs
| Période | Identité | Parti | Qualité |
| 2001 |
en cours |
François Cuillandre |
PS |
Maire, Député du Finistère,
Président de Brest Métropole
Océane |
| 1989 |
2001 |
Pierre Maille |
PS |
professeur, Maire, Conseiller
général du Finistère |
| 1985 |
1989 |
Georges
Kerbrat |
RPR |
médecin hospitalier,
Maire |
| 1983 |
1985 |
Jacques Berthelot |
RPR |
professeur, Maire |
| 1982 |
1983 |
Pierre Maille |
PS |
professeur, Maire, Conseiller
général du Finistère |
| 1977 |
1982 |
Francis Le Blé |
PS |
chef de travaux de la Marine,
Maire, conseiller général, président de la Communauté urbaine de
Brest |
| 1973 |
1977 |
Eugène Berest |
UDF |
professeur de Lettres au lycée
de Brest, Député, Maire |
| 1959 |
1973 |
Georges Lombard |
IPAS |
avocat, Maire, député du
Finistère, Sénateur, conseiller régional |
| Source : les archives municipales -
Voir la liste
complète des maires de Brest |
Quartiers
la ville de Brest est divisée en sept grands quartiers possédant
chacun une
mairie et un maire délégué35.
- Bellevue - Jacqueline Héré, 20 489 habitants (Bellevue, Le Bergot,
Bouguen,
Kerbernier, Kergoat, Kerhallet, Lanrédec, Quizac)
- Brest-centre - Réza Salami, 27 649 habitants (Kergonan, Pilier
Rouge,
Saint-Louis, Saint-Martin, Saint-Michel, Sanquer, Bas de Siam, Tour
d'Auvergne)
- Europe - Hosny Trabelsi, 18 545 habitants (Le Dourjacq,
Kergaradec/l'Hermitage, Kerbernard/Pen ar Créac'h, Kergonan, Ménez-Paul,
Pontanézen)
- Lambézellec -
Isabelle Le Glas, 24 008 habitants (Bonne Nouvelle, Kérédern, Kérellé,
Kérinou,
Kervao, Lambézellec, Loscoat, Pen ar C'hleuz, Le Restic, Tréornou/Croix
Rouge)
- Rive Droite - Jacques Quillien, 26 461 habitants (Le Carpon,
Kerangoff,
Kerbonne, Le Landais, Mesdoun, Plateau des Capucins, Prat-Lédan, Les
Quatre
Moulins, Quéliverzan, Recouvrance)
- Saint-Marc - Nathalie Chaline, 22 715 habitants (Le Bot/Pont Neuf,
Forestou,
Le Guelmeur, Kérangall/Kérampéré, Kéruscun, Moulin Blanc, Petit Paris,
Port de
Commerce, Poul-Ar-Bachet, Saint-Marc, Sébastopol)
- Saint-Pierre - Patricia Salaün-Kerhornou, 14 034 habitants (Cavale
Blanche,
Kéranroux, Kerargaouyat/Le Cruguel, Kérourien, Larc'hantel/Sainte-Anne,
Maison
Blanche/Le Portzic, Pouléder/Kernabat, Saint-Pierre, Valy-Hir)