Argenteuil est une commune française, située dans le
département du Val-d'Oise, dont elle est la
ville la plus peuplée, et en région Île-de-France.
Ville d'origine très ancienne célèbre pour le séjour d'Héloïse au
Moyen Âge et le pèlerinage de la Sainte
Tunique du Christ, haut lieu de l'impressionnisme, la ville à vocation
essentiellement agricole et viticole a connu une importante
industrialisation à
la fin du XIXe siècle avant de devenir la troisième ville
d'Île-de-France par sa
population.
Géographie
Description
Argenteuil est une commune chef-lieu d'arrondissement de la banlieue
nord-ouest
de Paris, sur la rive droite de la Seine. Elle est, de loin, la commune
la plus
peuplée du Val-d'Oise et la
troisième ville en population de la région Île-de-France après Paris et
Boulogne-Billancourt. Enfin elle se classe
au 38ème rang des villes les plus peuplées de France.
Les communes limitrophes sont Bezons à l'ouest, Cormeilles-en-Parisis
au nord, Sannois et Saint-Gratien au nord-est dans le
même département du Val-d'Oise ; Épinay-sur-Seine à
l'est, dans le département de la Seine-Saint-Denis ; Gennevilliers et
Colombes au sud dans le département des Hauts-de-Seine ; enfin,
Sartrouville à l'ouest, dans le
département des Yvelines.
Argenteuil est une ville étendue (1770 hectares) longée au sud par la
Seine
sur cinq kilomètres. La ville s'est développée en plaine mais s'étend
également
sur les buttes-témoins de Cormeilles (167 m) et de Sannois (124 m),
ensemble nommé buttes du Parisis.
Le sol est composé de dépôts géologiques de l'Éocène supérieur et de
l'Oligocène inférieur, avec du gypse et des marnes. Argenteuil est une
commune du Val-d'Oise,
mais jouxte également les départements de la Seine-Saint-Denis à l'est,
des Hauts-de-Seine au sud et
des Yvelines à l'ouest.
L’habitat pavillonnaire est prédominant à Argenteuil, occupant 40,5 %
de la
surface communale, soit 617 hectares. Cet habitat est en grande partie
constitué
de pavillons du XXe siècle et plus
récemment, de villas contemporaines.
Il entoure un centre-ville axé sur l'avenue Gabriel-Péri, constitué d'un
mélange
d'habitat collectif de moyenne et grande dimension et d'un habitat
continu bas
de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Les principales zones d'activités se
concentrent sur la rive de la Seine au sud, et en limite de
Sartrouville, à
l'ouest ; elles occupent 194 hectares soit 12,7 % du territoire
communal. Les
grands collectifs et grands ensembles se concentrent à l'ouest pour
l'essentiel (Val d'Argenteuil) et dans une moindre mesure à l'est
(Orgemont). En
plus des parcs urbains, les principaux espaces verts ou non construits
sont
situés sur les buttes du Parisis, au nord et à l'est et
occupent une surface totale de 442 hectares soit 25 % de la surface
communale.
Argenteuil est également détentrice du panneau "ville fleurie" et
possède deux
fleurs. Il faut noter enfin que 189 hectares, soit 12,4 % du territoire
sont
utilisés pour les voies de communication, en particulier l'importante
gare de
triage ferroviaire1.
Réseau
de
communication
La commune est longée à l'est par l'autoroute A 15 à deux fois quatre
voies, et longée au sud, sur les quais de Seine, par la RD 311 (Le
Vésinet - Sarcelles), aménagée à deux fois deux
voies avec carrefours à niveau et limitée à 90 km/heure. Ces deux axes
routiers
ont un trafic très élevé et constituent les principaux axes de desserte
de la
ville. Les autres principaux axes de la ville sont la D 909, qui
naissant à
Paris, porte d'Asnières, traverse le pont d'Argenteuil et se dirige vers
Sannois et la vallée de
Montmorency, au nord-est, en second lieu, la D 122, qui traverse le
centre-ville (avenues Gabriel-Péri et de Verdun), enfin, le boulevard de
la
Résistance, principal axe de desserte du Val d'Argenteuil, en direction
de Sartrouville. La D 392, qui
relie La Défense à la Patte d'Oie
d'Herblay, marque la limite occidentale de la commune.
Deux grands axes ferroviaires traversent par ailleurs la ville : la
ligne radiale Paris -
Mantes-la-Jolie par la rive-droite, et la ligne de
Grande Ceinture, rocade ferroviaire francilienne ouverte exclusivement à
un
important trafic de marchandises. La ligne Paris-Saint-Lazare
- Ermont-Eaubonne se débranche de l'axe Paris - Mantes au nord de la
gare d'Argenteuil et se dirige vers Ermont au nord-est. La
Seine constitue également un important axe historique de transport de
marchandises : Argenteuil se situe face au port de Gennevilliers,
premier port
fluvial français.
Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact souvent
élevé en
termes de pollution
sonore selon la réglementation2.
Les principales voies routières et
ferroviaires sont classées de catégorie 1 (A 15, ligne de
Grande Ceinture) ou 2 (D 311), de niveau élevé3.
Hydrographie
Le territoire communal est longé sur toute sa longueur méridionale
par la Seine, qui constitue également sa limite
communale avec Gennevilliers et Colombes. La ville n'est traversée par
aucun autre
cours d'eau significatif4.
Argenteuil est alimentée en eau par la station de traitement de
Méry-sur-Oise, gérée par
la société Veolia Environnement. L'eau potable à
Argenteuil est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de
nitrates, étant peu
fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de
la
nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution5. L'eau
distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des
eaux de
l'Oise6,7.
Quartiers
Argenteuil est divisée en six quartiers : le centre-ville, Orgemont -
Volembert, le Val Notre-Dame, les Coteaux, le Val d'Argent Nord et le
Val
d'Argent Sud. Chacun des quartiers de la ville se différencie par une
très forte
identité architecturale, sociale et culturelle. Les quartiers sont
toutefois
complémentaires les uns des autres.
Le centre ville reste encore très marqué par une forte densité
urbaine
des années 1960. Le
centre ville est le symbole même de la diversité culturelle de la ville
où le
cœur historique (ayant fait l'objet de rénovations), avec son riche
patrimoine,
vit en harmonie avec le centre moderne de la ville, très animé. Même si
l'on
voit apparaître de plus en plus d'immeubles modernes et de standing, la
ville
conserve encore aux abords de la mairie de belles demeures en pierre
meulière
datant du début du XXe siècle.
Orgemont - Volembert est le quartier est de la ville. Au bas
du
quartier longeant la Seine, y figurent
principalement des pavillons ou maisons ouvrières marquant le passé
industriel
de la ville. Cette architecture est très visible autour de l'église
Saint-Ferdinand. Le haut du quartier (Orgemont), principalement
pavillonnaire,
préserve encore sa nature et son calme principalement grâce à la butte
d'Orgemont d'où l'on a une vue imprenable sur la capitale et sa
banlieue : on peut y
admirer, entre autres, la Tour
Eiffel, Montmartre, la Tour Montparnasse, le Lac d'Enghien et La
Défense. Orgemont
toutefois est à double tranchant. En effet, juste au-dessus du quartier
pavillonnaire calme, on retrouve plusieurs logements sociaux classés par
l'État
en Zone Urbaine Sensible en raison de la pauvreté et de la forte
délinquance. Le
quartier comporte aussi un bidonville, un peu plus à l'écart, à l'entrée
de la
partie du quartier où se trouve la cité Joliot Curie.
Le Val Notre-Dame, situé à l'ouest du centre ville, demeure
surtout
pavillonnaire avec une architecture des années 1960 et 1970 où l'on peut
encore parfois apercevoir
des maisons d'ouvriers (Porte Saint-Germain). Certaines zones du
quartier sont
légèrement en hauteur avec des cités telles que Les Champioux,
l'ensemble
d'immeubles de l'Avenue du Château, Les Courlis, etc., où l'architecture
datant
des années 1970 montre un style plutôt moderne, spacieux et non
conventionnel.
Le quartier, placé en ZUS à
cause de son taux de délinquance élevé et son implication dans les
affaires de
stupéfiants fait l'objet d'une aide du département pour l'insertion des
sans-papiers ainsi que des aides et des activités pour les jeunes du
quartier.
Les Coteaux est le quartier le plus récent. Longtemps délaissé
au XXe siècle du fait de son accès difficile et de
son
éloignement du centre ville, le quartier était surtout constitué de
plaines, de
buttes et de terrains vierges. Au cours des années 1980, il a su très
rapidement séduire
par ses atouts. Situé en hauteur, il offre, tout près du moulin de
Sannois,
l'une des plus belles vues de la banlieue ouest et de La Défense. Ce
quartier pratiquement
exclusivement pavillonnaire présente les plus belles demeures
d'Argenteuil, aux
architectures contemporaines et parfois surprenantes, attirant très
largement
une population plutôt aisée et bourgeoise. C'est le quartier comprenant
le moins
de logements sociaux de toute la ville.
Le Val d'Argent Nord & Sud est desservi par la gare du
Val d'Argenteuil. Le 11 octobre 1961 est défini un périmètre de 346
hectares pour une Zone à Urbaniser en
Priorité (d'où le surnom du quartier La ZUP) appelée alors « Val
d'Argent »8.
Roland
Dubrulle est nommé architecte en chef de la zone et dessine le plan d'un
grand ensemble d'environ
8000 logements. Les travaux commencent en 1965 et s'achèvent en 1976 par
la
patinoire. Les architectes Jean Ginsberg et Marcel Lods réalisent eux
aussi un certain nombre
de logements et d'équipements publics. Le quartier, devenu Val d'Argent
et
accueillant 27 000 habitants, comme beaucoup de grands ensembles, se
paupérise et se dégrade
rapidement. Il entre dans la plupart des cadres de la Politique de la
ville : des « îlots sensibles » aux « grands projets de villes »9. Il a
subi une modernisation avec la réhabilitation de la fameuse dalle,
la
rénovation de l'Institut universitaire de
technologie (IUT) et l'ouverture de la gare du Val d'Argenteuil. C'est
dans
ce quartier que s'est produit l'incident avec Nicolas Sarkozy au cours
duquel
fut prononcée la fameuse phrase comportant le mot « racailles » et où il
fut
insulté et caillassé. Aujourd'hui encore ce quartier est la priorité
politique
de la ville puisque réputé pour être l'un des quartiers les plus
sensibles du
département du Val-d'Oise. Le Val d'Argent (notamment le quartier de la
Poste au
Val d'Argent Sud ainsi que « La Dalle » au Val d'Argent Nord) est
aujourd'hui un
quartier sous vidéosurveillance en raison de nombreuses agressions,
braquages et
autres faits de délinquances. En Juillet 2009, la police a réussi à
démanteler
tout un trafic de stupéfiants à la Cité de La Marche (Val d'Argent Sud)
ainsi
qu'un réseau sur La Dalle (Val d'Argent Nord).
Climat
Argenteuil comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat
océanique dégradé. La localisation de la commune au sein de
l'agglomération parisienne provoque
une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en
fonction des
conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France.
Cet écart
est particulièrement notable au lever du jour par temps calme et
anticyclonique, et la situation a
tendance à s'accentuer au fil des années. La température moyenne
annuelle est de
11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les
plus
chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre
moyen
de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30
°C.
Dans le sud du Val-d'Oise,
depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719
heures10.
| Mois | Janv | Fév | Mars | Avr | Mai | Juin | Juil | Août | Sept | Oct | Nov | Déc | Année |
| Températures
maximales moyennes (°C) |
6 |
7 |
11 |
14 |
18 |
21 |
24 |
24 |
21 |
15 |
9 |
7 |
14,8 |
| Températures
minimales moyennes (°C) |
1 |
1 |
3 |
6 |
9 |
12 |
14 |
14 |
11 |
8 |
4 |
2 |
7,1 |
| Températures
moyennes (°C) |
4 |
4 |
7 |
10 |
14 |
17 |
19 |
19 |
16 |
12 |
7 |
5 |
11,2 |
| Source : Climatologie
mensuelle - Aéroport de Roissy, France11 |
Héraldique
|
Les armes d'Argenteuil se blasonnent ainsi :
De gueules à la couronne dentée d’or remplis d’une fontaine et
engrenant
quatre pignons d’or posés en son chef, à sa pointe et à ses flancs, ces
deux
derniers rayonnant chacun de quatre éclairs d’argent et celui du chef
accosté de
deux demi-vols aussi d’argent, au chef d’azur chargé de la
Sainte-Tunique
d’argent accostés de deux fleurs de lys d’or
Écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelée d’or,
maçonnée et
ouverte de sable. Il est soutenu par deux pampres d’or fruités chacun de
trois
pièces de gueules et sur lesquels pampres sont posées, mouvant de la
pointe,
deux bottes d’asperges d’argent liées d’or. La croix de guerre 1939-1945
au
naturel appendue à la pointe de l’écu brochant sur la croisée des
pampres
La composition de ces armoiries, créées en 1952, est due à
l'héraldiste Robert Louis. Le chef reprend
les armes de l'ancienne abbaye d'Argenteuil, reproduisant notamment la
Sainte
Tunique du Christ conservée dans la basilique Saint-Denys. Les
engrenages et
les ailes symbolisent les activités industrielles et aéronautiques qui
se sont
développées dans la commune12.
|
Histoire
Préhistoire
et Antiquité
Des traces de présence humaine sur les hauteurs de la ville remontent
à la période acheuléenne, vers
400 000 ans, du moustérien et de la technique Levallois (60 000 ans). De
nombreuses fouilles réalisées à
Argenteuil depuis 1877 en attestent. Mais
les premières traces de sédentarisation embryonnaire ne remontent qu'au
Néolithique récent, entre
3400 et 2700 avant J.-C.
Deux grandes sépultures collectives préhistoriques et leur mobilier
de la
civilisation Seine-Oise-Marne ont été mises au jour à Argenteuil, rue
des
Déserts en 1867 et dans la cour de l'usine
Vivez en 1946. Les hommes de cette
civilisation sont sédentaires et pratiquent l'élevage et l'agriculture,
mais les
matériaux périssables utilisés pour l'édification des habitations n'ont
laissé
subsister que les allées couvertes funéraires. Celles
d'Argenteuil contenaient les ossements de plusieurs centaines
d'individus13.
Durant l'époque antique, la population qui occupe le territoire
d'Argenteuil
se répartit en petites exploitations agricoles de type villa. Des traces
de ces
habitats ont été localisées : des fondations d'une maison gallo-romaine à
Orgemont,
et dans le centre-ville actuel, rue Defresne-Bast. Deux nécropoles
gallo-romaines ont également été
retrouvées dans le sous-sol, près du lycée Jean-Jaurès au Val Notre-Dame
et près
de la gare, en centre-ville14.
Au IVe siècle, les romains apportent à Argenteuil la
culture
de la vigne.
Moyen Âge
En 656, un monastère de bénédictines y est
fondé. C'est là que vint se retirer Héloïse après le malheur d'Abélard.
L'histoire raconte que, sous Charlemagne, l'impératrice Irène envoya à
ce prince la robe sans
couture de Notre Seigneur Jésus Christ. L'empereur donna cette relique
au prieuré
d'Argenteuil, parce que sa fille Théobrade15 en
était abbesse. Lors de l'invasion des Normands, les religieuses, pour
soustraire
la robe de Jésus Christ à la profanation des barbares, l'enfermèrent
dans une
muraille, où elle resta jusqu'en 115616.
Le nom d'Argenteuil apparaît pour la toute première fois dans la
charte de la
fondation de Childebert III en 665 qui accorde le droit d'élever un
monastère à
Argentoialum. On ne connaît pas l'origine étymologique du nom
d'Argenteuil, les trois hypothèses les plus courantes sont :
- Argent, couleur de gypse et du plâtre affleurant (carrières),
suivi
du suffixe celtique -ialo (clairière), ayant évolué en -euil ;
- Argent, dans le sens de rivière (surface miroitante...) ;
- Ar Gen Ti Eul, qui en langue celtique signifierait « la petite
maison
blanche ».
À cette époque, un bourg se développe sur les rives de la Seine,
grand axe
commercial, le long de l'actuelle rue Paul-Vaillant-Couturier qui
constitue
l'axe historique de la cité. Des implantations humaines se multiplient
sur cet
axe et dans son prolongement, rue Henri-Barbusse, près de la chapelle
Saint-Jean-Baptiste, sous l'emprise du centre commercial « Côté Seine »,
et au
sud de l'ancien château du Marais. Aux IVe et Ve siècles, les
invasions germaniques ruinent la
bourgade17.
Les premières traces d'un réel développement urbain remontent aux XIIe et XIIIe siècles. L'abbaye Notre-Dame, qui apparaît pour
la
première fois dans les textes en 697,
constitue le centre du bourg puis de la ville médiévale. Le monastère
est
reconstruit au IXe siècle ; il occupe une
vaste surface comparativement
à la ville, en bordure du fleuve (approximativement du boulevard
Héloïse, alors
bras de la Seine, à l'actuelle rue Notre-Dame, et de la rue du 8 mai
1945 à la
ruelle de l'Hôtel-Dieu). Argenteuil est une seigneurie ecclésiastique
sous le
contrôle du prieur ; l'abbaye y possède de nombreuses terres qu'elle
exploite ou
qu'elle loue, et détient le pouvoir économique. Le marché ne s'y tient
pas
devant l'église paroissiale, mais devant l'église abbatiale, bien plus
vaste.
durant tout le Moyen Âge, Argenteuil connaît un important développement
qui
n'est interrompu que par les guerres, la Grande Peste ou les famines.
Héloïse fait ses études à
l'abbaye vers 1110. Elle y acquiert une
culture exceptionnelle, que remarque plus tard Abélard. Une fois le
secret de leur mariage
connu, elle se retire à l'abbaye et en devient l'abbesse. Mais elle en
est
chassée en 1129 lorsque Suger obtient du pape la rétrocession du
monastère à l'abbaye de Saint-Denis.
À cette époque, la culture de la vigne est très importante à
Argenteuil et y
fait vivre 1500 villageois. On considérait alors le vin
d’Argenteuil comme un très bon vin, apprécié par le roi François
Ier que
ce dernier envoyait aussi comme cadeaux diplomatiques. Cette qualité
changera
beaucoup par la suite. Pour faire circuler le vin, notamment, une
activité
portuaire importante apparaît18.
La ville possède la Sainte Tunique du Christ, offerte
selon la légende par l'impératrice Irène de Byzance à Charlemagne en
l'an 800, lors de son sacre comme empereur d'Occident. Ce
dernier la confie au prieuré d'Argenteuil, dirigé par sa fille Théodrade15 qui en
est la chanoinesse principale19.
C'est
en 1129 peu après leur installation que des
moines de Saint-Denis découvrent la relique dans un mur, probablement
mise à
l'abri lors des invasions normandes du IXe siècle.
Le plus ancien texte évoquant l'existence de
la Sainte Tunique remonte à 1156. Il s'agit
de la 'Charte' dite d'Hugues
d'Amiens, archevêque de Rouen dont la
datation est d'ailleurs contestée et qui a disparu, de manière
troublante, en
1984. Ce n'est qu'au XVIe siècle que les
pèlerinages sont attestés. Ils connaissent leur
essor durant le XVIIe siècle20.
Ancien régime
Argenteuil vers 1780, carte de Cassini.
Durant les XVIe et XVIIe siècles, la présence de la Sainte
Tunique du Christ provoque un essor commercial et la multiplication des
communautés religieuses.
En 1544, François
Ier autorise la construction de
fortifications
autour du bourg pour protéger cette relique. Mais l'édification des
remparts a
également une importance économique, permettant de contrôler les denrées
entrant
et sortant de la cité et de les taxer. Les fortifications sont érigées
en
moellons et s'ouvrent par plusieurs portes donnant sur le fleuve et la
campagne ; des tours de huit mètres de hauteur en assurent la défense.
Les
vestiges de l'une d'elles subsistent au sud du boulevard Karl-Marx.
Achevées en
1549, les murailles figent la forme étirée
de la cité ancienne. Assiégé par les huguenots, en 1565, Argenteuil fut
pris
d'assaut le 12 octobre, par le
nommé Rouvray. Néanmoins, en 1567, le
monastère est ravagé par les Huguenots. C'est à cette époque que
commence à
Argenteuil la production de figues blanches.
Les boutiques se développent le long de la Grande Rue et autour du
monastère,
dont de nombreuses auberges ou commerces de souvenirs pieux. Les
Augustins
s'installent dans la ville en 1632, les
Bernardines en 1635 puis les Ursulines en 164721. À la fin du XVIIIe siècle, plusieurs moulins à vent sont
construits sur
les coteaux. Argenteuil abrite également une garnison de gardes
suisses du Roi. Il faut cependant attendre le XIXe siècle
pour voir la cité déborder de ses remparts et
entamer une profonde mutation.
XIXe siècle
Argenteuil
Édouard Manet, 1875
Passerelle d'Argenteuil
Sisley, 1872
Le 2 juillet 1815, il y eut, à Argenteuil, un combat fort vif entre
les
Français et les Anglais. Les Français, quoique bien inférieurs en
nombre,
repoussèrent l'ennemi et lui prirent deux drapeaux.
Au début du XIXe siècle, Argenteuil
demeure une cité peuplée en
majorité de vignerons et agriculteurs. La vigne occupe l'essentiel du
territoire, très morcelé avec 35 000 parcelles très étroites. Le bourg
est
essentiellement formé de maisons vigneronnes et maraîchères. La
production
s'adapte à la demande parisienne22.
Les fortifications de la ville sont
rasées et servent à combler un bras de Seine (l'actuel boulevard
Héloïse). En 1832, un pont est construit sur la Seine. Il
est payant jusqu'en 1910. Argenteuil voit
apparaître manufactures et lotissements, et devient une destination
dominicale
pour les Parisiens en mal de verdure. Argenteuil possède également une
industrie
plâtrière, qui remonte à l'époque gallo-romaine, mais connaît son apogée
au XIXe siècle grâce à la proximité du plus gros
gisement de
gypse d'Europe et des grands travaux haussmanniens à Paris23.
C'est avec le chemin de
fer en 1851 que la ville connaît un
spectaculaire développement industriel. Sa population triple durant la
seconde
moitié du siècle et le groupe impressionniste y vient fréquemment pour
peindre des toiles devenues célèbres : Claude Monet y séjourne de 1871 à
1878, Alfred Sisley, Édouard Manet, Gustave
Caillebotte, Camille Pissarro, Van Gogh profitent aussi de la « douceur
des
bords de Seine » et de l'ambiance des guinguettes.
Rue de la Chaussée à Argenteuil
(« Paul Vaillant-Couturier »
de nos jours)
Sisley,
1872
Les asperges d'Argenteuil, que l'on cultive entre les rangs de
vignes,
commencent à devenir célèbres grâce notamment à Louis Lhérault, « le
parmentier de l'asperge ». La basilique Saint-Denys est construite en
1866 par l'architecte et Prix de Rome Théodore Ballu.
À partir des années
1850, les usines s'installent au bord du fleuve : les établissements
métallurgiques Joly fondent une des premières à Argenteuil, elle réalise
par
exemple les Halles de
Paris de Baltard, les piliers de la Tour Eiffel ou la gare
Saint-Lazare24,
puis surtout à partir de 1890, des constructeurs de bateaux, d'avions
(Dassault-Bréguet, Lorraine-Dietrich, Donnêt-Leveque, Schreck)
ou encore l'industrie métallurgique, largement encouragée par la
municipalité
d'alors, et ce malgré la protestation des habitants qui en dénoncent les
nuisances25.
Le XXe siècle :
une ville industrielle et ouvrière
Basilique Saint-Denys, où est conservée la Sainte
Tunique du Christ. On notera au fronton la devise
républicaine.
Au début du XXe siècle, Argenteuil voit
cohabiter une intense
activité industrielle et une importante vie agricole. Elle est la
première ville
industrielle et ouvrière de l'ancienne Seine-et-Oise, et accueille de
nombreuses
industries, liées à l'automobile naissante, aux pneumatiques et aux
cycles (Lorraine-Dietrich26,
Morel,
devenu Dunlop), à la construction navale
(Claparède) et à l'aéronautique et
l'hydravion (Lioré et Olivier, Leduc, puis Dassault)25.
En 1912, Jérôme Donnet et Henri Lévêque
créent sur les ateliers d’Argenteuil et Bezons la société
Donnet-Lévêque,
la première de France spécialisée en hydravions, qui fit d'Argenteuil
l'un des berceaux
des hydravions avec ses Type B biplan de 9,50 mètres d’envergure
et
Type C de 10,40 mètres d’envergure. Le premier est propulsé par
un moteur
rotatif Gnôme OMEGA
de 50 chevaux, le second par un moteur identique LAMBDA de 80 chevaux.
En
septembre 1912, le Type C N°10 est vainqueur du concours de
Tempse-sur-Escaut en
Belgique27,28.
La ville s'étend le long de la Seine et déborde largement de ses
anciennes
fortifications. L'industrie influence pour une large part l'urbanisation
de la
ville, qui se partage entre habitations à bon marché (HBM) et
cités-jardins
d'une part, et développement anarchique de lotissements peu ou pas
équipés
d'autre part, en particulier durant les années 1920. Certains secteurs
des quartiers
d'Orgemont ou du Val Notre-Dame ne possèdent ni adduction d'eau, ni gaz,
ni
électricité ni voirie. En réponse à l'anarchie urbanistique, la
municipalité
réalise la cité-jardin d'Orgemont et les entreprises elles-mêmes, dans
un souci
d'hygiénisme paternaliste, en érigent d'autres comme celle de Lorraine.
Contrairement aux lotissements, les cités-jardins possèdent des maisons
bâties
sur un même plan, une voirie organisée, des jardins privatifs, le tout
autour
d'équipements publics facilement accessibles.
En 1921, la ville dénombre environ cent
entreprises industrielles et une multitude de petits ateliers. En 1924,
c'est à Argenteuil qu'a lieu l'épreuve olympique d'aviron. Durant
l'entre-deux-guerres, l'urbanisation incontrôlée fait sans cesse reculer
les
cultures viticoles et maraîchères. La crise des banlieues, le
mécontentement qui s'en suit, et la présence massive à Argenteuil de
« mal-lotis » n'est probablement pas étrangère à l'arrivée d'une
municipalité
communiste lors des élections municipales de 1935, élément de la
ceinture rouge de Paris.
D'une cité agricole, la ville devient une cité ouvrière, où la culture
populaire
figurant l'ouvrier laborieux doté d'un savoir-faire et en lutte pour ses
droits
sociaux marque profondément les mentalités29.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les habitants
de la ville subissent un épisode du régime de Vichy du fait de
l'existence
d'un Centre de rassemblement des
étrangers.
Avec la proximité du port de Gennevilliers, la ville subit des
bombardements et est sinistrée à 36 %, d'autant plus que les usines
d'aviation
et de mécanique de précision travaillant pour les Allemands (Jumo,
Sagem) et les
usines de la rive gauche (centrale électrique, pneumatiques, moteurs
d'avions)
sont des cibles de choix, malheureusement souvent manquées par les
avions alliés
au détriment des Argenteuillais.
L'urbanisation massive
d'après-guerre
Après guerre, l'évolution urbaine de la ville est très importante et
sa
population ne cesse d'augmenter : elle est passée de 13 000 habitants en
1906 à près de 80 000 en 1961. Les besoins en logements sont criants et
5000
demandes de logements sociaux sont déposés en mairie en 1960.
Durant les années
1950, le centre-ville, très éprouvé par les bombardements, est remodelé
selon les conceptions de l'architecte-urbaniste Roland Dubrulle. Il
imagine une
percée monumentale partant du fleuve et débouchant devant l'hôtel de
ville :
l'avenue Gabriel-Péri est inaugurée en 197030. Il préconise par ailleurs d'édifier
« un
nouveau quartier de part et d'autre de la voie ferrée jusqu'à la route
interurbaine de Seine-et-Oise et l'hôpital »31. Cet urbanisme brutal n'hésite pas à
faire
table rase du passé, l'esplanade Allende est ainsi édifiée à
l'emplacement de
caves médiévales détruites. Dès 1956, il est
décidé de construire un grand ensemble à Argenteuil. Une ZUP est décidée
en 1961 et est construite entre 1965 et 1976 constituant l'actuel
quartier du Val d'Argent32.
Il ne subsiste plus à la fin du siècle
que quelques vergers ou lieux de culture maraichère dans le nord de la
ville,
maigre souvenir de plusieurs siècles de tradition rurale. Par la volonté
brutale
des urbanistes d'après-guerre, Argenteuil se trouve éclatée en quartiers
sans
cohérence urbaine globale, source des futurs maux sociaux.
Années 2000
Au début du XXIe siècle, Argenteuil
cherche à mettre en valeur son
histoire et ses spécificités : la Seine, son patrimoine historique, les
espaces
verts, la vigne, la figue, l'impressionnisme, et bénéficie d'une
restructuration et revalorisation urbaine. Profitant d'une position
géographique
avantageuse à proximité de Paris et du
quartier d'affaires de La
Défense ainsi que d'une forte expansion immobilière, la ville a vu ainsi
émerger en quelques années de nouveaux quartiers (les Coteaux) situés en
hauteur
offrant une vue panoramique sur la capitale et sa banlieue ouest
attirant
principalement une population plutôt aisée.
En 2003, la municipalité de droite entame
son grand projet de rénovation urbaine et décide en 2007 de mettre en
application le P.L.U. (Plan local
d'urbanisme) permettant de définir les aménagements et équipements
futurs de
la ville33.
Outre
la construction de logements ou l'implantation de nouvelles entreprises,
le
projet phare est la restructuration du Val d'Argent, classé en zone
franche
urbaine depuis le 1er janvier 2004, un des
plus
importants projets de renouvellement urbain de France. Ce projet de
rénovation a
pour but d'améliorer l'attractivité du quartier par la démolition des
immeubles
les plus dégradés, la construction de nouveaux logements, la suppression
de la
voirie en impasse qui crée une situation d'enclave dans la ville. Le
coût de 280
millions d'euros sur cinq ans sera financé à 11 % par la commune, le
reste étant
pris en charge par d'autres contributeurs, essentiellement l'ANRU et les
bailleurs sociaux34.
Ce vaste projet fait suite à la
reconstruction du marché des Champioux, rouvert en novembre 2006, à la
remise à
neuf de la rue Paul-Vaillant-Couturier en centre-ville et à la
modernisation des
deux centres de santé municipaux35.
Durant cette période, la politique culturelle est annoncée comme un
autre axe
majeur de développement : un nouveau cinéma a été édifié dans le parc de
la
mairie, et un projet de centre culturel lancé à l'emplacement de
l'ancien cinéma
« Le Galilée » a abouti à l'ouverture du « Figuier blanc », complexe
pouvant
accueillir concerts et autres manifestations. Un centre de musique, la
« Cave
dîmière »36,
est
également ouvert depuis mars 2007, proposant des concerts de jazz
notamment.
Démographie
Avec l'arrivée du chemin
de fer en 1851, Argenteuil, à l'image
des communes voisines, connaît une forte expansion, qui ne fut ralentie
que par
les guerres.
Évolution démographique
(Source : Cassini37 et
INSEE38,39)
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
| 5 356 |
4 609 |
4 249 |
4 423 |
4 542 |
4 536 |
4 377 |
4 586 |
4 767 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
| 5 857 |
7 269 |
8 176 |
8 389 |
8 990 |
11 849 |
12 809 |
13 339 |
15 116 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
| 17 375 |
19 829 |
24 282 |
32 173 |
44 538 |
70 657 |
59 314 |
53 543 |
63 316 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | |
| 82 321 |
90 480 |
102 530 |
95 347 |
93 096 |
93 961 |
102 683 |
102 572 |
|
Nombre retenu à partir de 1962 : population
sans doubles
comptes
Autres données40 :
- 1250 : 450 habitants
- 1520 : 3 000 habitants
- 1870 : 7 148 habitants
- 1901 : 16 116 habitants
- 1921 : 32 173 habitants
- 1931 : 50 378 habitants
- 1936 : 59 013 habitants
- 1959 : 73 295 habitants
- 1968 : 90 929 habitants
- 1978 : 106 000 habitants
- 1990 : 93 157 habitants
- 1999 : 95 340 habitants
Tableau
démographique depuis 1900
Administration
Argenteuil est le chef-lieu du
plus petit arrondissement du Val-d'Oise en superficie et accueille une
des
trois sous-préfectures du département. La commune est divisée en trois
cantons
(canton d'Argenteuil-Nord, Canton
d'Argenteuil-Est et Canton d'Argenteuil-Ouest) ; les
conseillers généraux élus à Argenteuil sont en 2008 : Alain Leikine
(Argenteuil-Ouest, Divers-Gauche), Philippe Doucet (Argenteuil-Nord, PS,
Maire de
la Ville) et Philippe Métézeau (Argenteuil-Est, UMP).
Depuis 2008, la ville est dirigée par le
Parti Socialiste, son maire est Philippe Doucet.
La ville a constitué en 2006 avec sa
voisine la Communauté
d'agglomération Argenteuil-Bezons. Les deux villes coopèrent à de
nombreuses
opérations et projets :
La société d’économie mixte Semarg (Rives de Seine développement)
- La MIDEC (Mission intercommunale de développement économique du
bassin
d’Argenteuil-Bezons) ;
- L’Office public intercommunal d’HLM Argenteuil-Bezons (OPIAB) ;
- L’Epafab (établissement public d’action foncière
d’Argenteuil-Bezons) ;
- Un réseau de transports inter-urbains ;
- Développement économique ;
- Aménagement urbain de l’espace communautaire ;
- Habitat et de la politique de la ville.
En 2005, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »41 puis en
2007 « Ville Internet @@@ »42.
Axe
politique de la
ville
Après plusieurs décennies d'administration par le parti communiste
français,
Argenteuil bascule en 2001 en faveur d'une
majorité conservatrice dominée par l'UMP qui gérera la ville
pendant sept années, avant d'être à son tour remplacée par une nouvelle
majorité
progressiste conduite par le parti socialiste en 2008.
De 2001 à 2008, de nombreux chantiers sont engagés par la nouvelle
municipalité de droite (rénovation urbaine, voirie, sécurité...)35,
mais plusieurs actions du maire Georges Mothron ont
provoqué la polémique par leur tonalité politique très conservatrice :
peu de
temps après son élection, le boulevard Lénine et l'avenue Marcel-Cachin
qui
traversent la ville sont rebaptisés (respectivement, boulevard du
Général-Leclerc et avenue Maurice-Utrillo), sans la moindre consultation
des
riverains pour choisir le nom des rues qu'ils habitent désormais, ceci
pour
« changer l'image » selon le maire, tout en précisant que « Maurice
Thorez appartient
à une époque révolue. Il est temps de passer à autre chose. » ; pour
effacer le
passé politique de la ville par une véritable « chasse aux sorcières »
selon ses
opposants43.
En
2007, Georges Mothron créé de nouveau la polémique en dotant les équipes
d'entretien de la ville d'un produit répulsif, le malodore, à diffuser
en certains lieux afin d'éloigner
les SDF. Les
agents municipaux ayant refusé ce travail, il a finalement été confié
aux agents
d'entretien du centre commercial44,45.
L'opposition politique de gauche, restée très présente sur la ville
entre
2001 et 2008, était traversée par de fortes divisions entre les
différents
partis : le PCF qui « gardait des vues » sur
la commune, le Parti socialiste souhaitant lui
prendre le leadership de l'opposition, les Verts, la Ligue communiste
révolutionnaire et Lutte ouvrière.
Toutefois, le 26 septembre 2007, les socialistes argenteuillais
désignent Philippe Doucet,
conseiller général, pour mener une liste composée par le Parti
socialiste, le
Parti communiste français, Lutte ouvrière, des militants écologistes et
des
personnalités locales aux élections municipales de mars 2008. La liste
de ce
dernier remporte les élections avec 335 voix d'avance faisant rebasculer
la
mairie de droite à gauche46.
Depuis le 16 mars 2008, l'équipe municipale a pris un certain nombre
d'initiatives : gel des démolitions programmées de logements sociaux
dans le
cadre des projets de renouvellement urbain (Val d'Argent Nord et cité
Joliot-Curie), création d'un hebdomadaire gratuit L'Argenteuillais,
lancement du festival associatif « ARGENTEUIL fait son FESTIVAL » au
mois de
juin, mise en place d'un accueil de nuit pour les SDF, ouverture du
nouveau
centre culturel « Le Figuier Blanc », refonte de l'agglomération
Argenteuil-Bezons, journée du handicap, nouveaux projets de
développement
économique.
Tendances
politiques
À l’élection
présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer en tête
Ségolène Royal avec 34,58 %, suivi par Nicolas Sarkozy avec 25,82 %,
François Bayrou avec 16,38 %, Jean-Marie Le Pen avec 9,36 %, enfin
Olivier
Besancenot avec 4,50 % et Marie-George Buffet avec 3,28 %, aucun
autre candidat ne dépassant le seuil des 2 %. Le second tour a vu
arriver
largement en tête Ségolène Royal avec 57,42 %
(national : 46,94 %) contre Nicolas Sarkozy avec 42,58 % (résultat
national : 53,06 %)47.
Maires
d’Argenteuil
Liste des maires successifs48
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
| 2008 |
2014 |
Philippe
Doucet |
PS |
Cadre dans le secteur privé |
| 2001 |
2008 |
Georges
Mothron |
UMP |
Ingénieur chimiste |
| 1995 |
2001 |
Roger Ouvrard |
PCF |
|
| 1977 |
1995 |
Robert
Montdargent |
PCF |
Journaliste |
| 1945 |
1977 |
Victor Dupouy |
PCF |
|
Dérouler
Suite de la
liste des maires (De 1790 à 1945)
| Période | Identité | Étiquette | Qualité |
| 1940 |
1945 |
Délégation spéciale |
- |
- |
| 1935 |
1940 |
Victor Dupouy |
PCF |
|
| 1929 |
1935 |
Jean
Baptiste Decoman |
|
|
| 1925 |
1929 |
Léopold
Gautherin |
|
|
| 1922 |
1925 |
Jean
Taillandier |
|
|
| 1919 |
1922 |
Alfred
Labriere |
|
|
| 1912 |
1919 |
Jacques
Defresne Bast |
|
|
| 1904 |
1912 |
Lemoine
Riviere |
|
|
| 1900 |
1904 |
Jacques
Defresne Bast |
|
|
| 1896 |
1900 |
Alfred
Labriere |
|
|
| 1892 |
1896 |
Jacques
Defresne Bast |
|
|
| 1878 |
1892 |
Gustave
Dantier |
|
|
| 1871 |
1878 |
François
Charpentier |
|
|
| 1870 |
1871 |
Louis
Taillandier |
|
|
| 1865 |
1870 |
Louis
Eugène Aubry |
|
|
| 1851 |
1865 |
Charles
Touzelin |
|
|
| 1848 |
1851 |
Jacques
Isidore Recappee |
|
|
| 1848 |
1848 |
Jean-Jacques
Collas |
|
|
| 1847 |
1848 |
Étienne
Olivier Chevalier |
|
|
| 1847 |
1847 |
Nicolas
Jacques Chevalier |
|
|
| 1847 |
1847 |
Charles
Touzelin |
|
|
|
| Fermer |